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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 15:21

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Attirée par l a jolie présentation des éditions Alidades pour la collection Petite Bibliothèque Russe et par le nom de l'auteur dont j'apprécie l'art de conteur, j'ai acquis le numéro 154 (sur 200) de ce récit traduit par  Jacques Imbert. Ce récit a par ailleurs connu d'illustres traducteurs dont Prosper Mérimée et André Gide.

Le Coup de Pistolet, ce titre semble ouvrir sur une histoire déjà très convenue de duel, de crime, de vengeance, de jalousie mais il ne faut pas s'y laisser prendre : Pouchkine sait ménager le suspense et créer la surprise, il sait aussi créer un univers et camper des personnages sans pareils.

Ainsi qui est donc ce Silvio qui semble russe mais porte "un nom értranger", qui sabre régulièrement le champagne avec les jeunes officiers de troupes de l'armée russe alors qu'il est à leurs yeux un "vieillard" de 35 ans, ancien hussard retiré on ne sait pourquoi dans cette ville de garnison ?

Où, si ce n'est sous la plume de Pouchkine, trouver "dans un pauvre village du district de N***" dans lequel l'alcool semble le premier remède à l'ennui et à la solitude, un "riche domaine" plein de "livres et tableaux" et occupé par un comte "franc et amical" et une comtesse "splendide"?

Et surtout qui, en dehors de Pouchkine, oserait imaginer un crachat de noyaux de cerises en plein duel ?

Voici un extrait de ce récit (présenté dans cette édition en russe et en français) :

pouchline003 (2)

  Voici un extrait donné par l'éditeur en 4e de couverture :

"Je tenais enfin sa vie entre mes mains ; je fouillais du regard son visage, essayant d'y saisir l'ombre d'une inquiétude. Il était là, debout, à la merci de mon pistolet, triant dans sa coiffure les cerises mûres dont il crachait les noyaux jusqu'à mes pieds. Son sang-froid me mit en rage. Quel intérêt, pensai-je, de lui ravir la vie, alors qu'il n'y attache aucun prix ? Une idée perverse me vint à l'esprit. "Vous ne semblez pas pour l'instant d'humeur à mourir, lui dis-je ; déjeunez, s'il vous plaît, je ne saurais vous en empêcher". "Vous ne me gênez nullement, répliqua-t-il ; tirez, je vous en prie ; d'ailleurs, c'est votre tour et je demeure à votre disposition" Je déclarai aux témoins que je n'avais pas aujourd'hui l'intention de tirer, et le duel s'acheva là-dessus.
Je pris ma retraite et me retirai dans ce coin. Il ne s'est pas passé un jour depuis, sans que je repense à la vengeance. Maintenant mon heure est venue..."

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Publié par J. Bicrel - dans P
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pistolet a bille 10/09/2012 11:29


L'extrait est très bien choisi, ça montre toute la singularité du roman.

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