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4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 09:17

Je me suis laissé séduire par le titre, plein de promesse et par le sujet, l'amitié entre deux hommes qui ont marqué le XXe siècle, Marx et Engels. Comment interpréter le titre ? Est-ce à dire que dans la relation de ces deux hommes bat le cœur du monde et que son avenir en dépend ? Ce serait faire peu de cas de quelques autres grands noms qui ont pu incarner le cœur battant du monde. Mais surtout ce qui frappe dans ce roman, c'est qu'il retient de ces deux hommes la petite histoire, la vie privée, les motifs de scandale : Marx a eu un fils de la bonne de sa femme, une comtesse, Engels pourvoyait à tous ou presque les besoins matériels de Marx et de sa famille, Engels était en ménage avec une ouvrière d'origine irlandaise après l'avoir été avec sa sœur à moins qu'ils n'aient fait ménage à trois comme le dit le roman ... A vrai dire, malgré l'impressionnante somme documentaire consultée par l'auteur pour écrire ce roman, je trouve qu'il déçoit en focalisant sur les scandales de la vie privée quand il y a tant à dire.

Toutefois l'arrière-plan historique m'a bien plu : on découvre l'Angleterre industrieuse, complètement dépendante de la culture du coton en Amérique à tel point que la guerre de Sécession en Amérique provoque une terrible crise économique, les filatures et les teintureries fermant à tour de rôle. On découvre ensuite la reprise économique tout aussi soudaine lorsque les Nordistes américains ont vaincu les Sudistes. L'exode des irlandais victime du mildiou qui les a menés à la famine, puis à la misère dans les banlieues de Londres, leur engagement dans la guerre de Sécession, leur retour ensuite pour réclamer l'indépendance de l'Irlande sont des sujets forts intéressants et plutôt bien traités dans ce roman. Les personnages de pure fiction que sont Malte, Charlotte et dans une certaine mesure Freddy et les personnages historiques de 2nd plan comme Lydia ou Tussy tiennent en haleine le lecteur. En somme, le caractère le plus romanesque.

"La victime n’est qu’une pauvre fille. Ses bras sont secs et minces. Ses jambes ont si peu de gras qu’il sent les os à la moindre pression des doigts. Elle mange moins qu’à sa faim et fait plus que son corps.

Extrait du début du roman :  "Malte lui murmure qu’il va l’aider, qu’elle ne doit pas s’inquiéter. Il sait qu’en plaçant bien sa voix, au point subtil logé au fond de chaque patient, entre la confidence et l’ordre, il peut faire des miracles. La médecine commence là. Par le ton et le timbre. Les mots tuent, c’est connu. Ils peuvent aussi guérir quand ils sont bien dits.

La victime ouvre les yeux. Elle est déboussolée et cherche mollement du secours, dans le regard, dans la main de Malte. Elle ouvre à peine la bouche. Le choc a dû être frontal. Elle avait la tête dans l’estrade quand on l’a sortie de là.

« Il lui faut un peu d’air », rappelle le docteur.

Le policier sait faire. Il écarte les curieux. Des femmes râlent qu’on les prive des suites de cette affaire.

Malte se tourne vers le jeune policier.

Sa voix devient plus grave.

« Aidez-moi ! »

Le policier plante son récit et s’accroupit près de lui.

« J’dois faire quoi ?

– Tenez bien ses jambes, dit Malte. Bien droites, bien alignées. »

Malte cale la tête de la victime entre ses genoux. Une femme se retourne, indignée par la position du docteur dont l’entrejambe est collé au crâne de cette pauvre fille.

Malte place ses doigts autour de son nez dont le sang ne coule plus. Il le pince. La fille happe l’air comme un poisson sur la table de la cuisine. Elle jette des yeux fous autour d’elle, sans pouvoir bouger la tête. Malte serre ses doigts. Il sent le point de fracture. De sa main libre, il fouille son gilet et sort un portemine en métal, long, étroit. Il fait coulisser la bague qui retenait sa mine, laisse tomber le bâton de graphite et lui enfonce le tube métallique dans la narine.

Avec la chevalière qu’il porte à l’index et le tube creux qu’il enfonce de l’autre main, Malte fait masse autour du nez cassé. Il serre comme un étau. Redresse. Encore. Encore un peu jusqu’à ce qu’un craquement retentisse. La victime a perdu connaissance. Malte se relève en secouant ses poignets couverts de griffures. C’est le métier. Il y est habitué. Les patients font ce qu’ils peuvent pour dévier la douleur.

La pauvre. Ce qu’elle vient de subir n’est rien comparé à ce qui l’attend."

 

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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 17:45

Qu'est-ce qui rapproche un pirate de la Mer du Nord mort il y a 600 ans ; un militant qui attend le 31 mars

l'éclosion des roses d'Atacama ; un instituteur exilé qui rêve de son pays et se réveille avec de la craie sur les doigts ; un italien arrivé au chili par erreur, heureux à cause d'une énorme erreur et qui revendique le droit de se tromper ; un bengali qui aime les bateaux et les amène aux chantier où ils seront détruits en leur racontant les beautés des mers qu'ils ont sillonnées ?
Peut-être cette frontière fragile qui sépare les héros de l'Histoire des inconnus dont le nom restera dans l'ombre. Leurs pas se croisent dans les pages de ce livre. Voici, riche d'une humanité palpable, dans un style direct et incisif, toutes ces vies recueillies par un voyageur exceptionnel, capable de transformer la tendresse des hommes en littérature. ( Présentation de l'Edition 2001)

Ce livre est un effet un voyage dans le monde de Luis Sepulveda, dans la multiplicité des contrées qu'il a sillonnées non  pas vraiment à la découverte des terres, des paysages ou monuments mais toujours à la découverte des hommes. Souvent ceux qu'ils croisent sont des êtres exceptionnels qui pourtant vivent sans se distinguer des autres, ils ont combattu les régimes autoritaires, résisté, supporté la torture et relevé la tête. Ce livre est un monument à la gloire de ces hommes perdus dans la multitude, c'est une aussi une alerte, la folie des totalitarisme n'est jamais loin, l'Europe en particulier se laisse gagner par le néo nazisme. 

Voici un extrait qui illustre le propos mais aussi la magnifique écriture de l'auteur :

"Tout près du cimetière nous étendîmes nos sacs de couchage et nous nous mîmes à fumer et à écouter le silence, le murmure tellurique de millions de pierres qui, réchauffées par le soleil, éclatent imperceptiblement sous la violence du changement de température. Je me rappelle que je m’endormis fatigué d’observer les milliers d’étoiles qui illuminaient la nuit du désert, et qu’à l’aube du 31 mars mon ami me secoua pour me réveiller.

Les sacs de couchage étaient trempés. Je demandai s’il avait plu, Fredy répondit que oui, il était tombé une pluie douce et fine comme presque tous les 31 mars à Atacama. En me redressant je vis que le désert était rouge, d’un rouge vif, couvert de minuscules fleurs couleur de sang.

— Les voilà. Les roses du désert, les roses d’Atacama. Les plants sont toujours là, sous la terre salée. Les gens d’Atacama les ont vues, et les Incas, les conquistadors espagnols, les soldats de la guerre du Pacifique, les ouvriers du nitrate. Elles sont toujours là et fleurissent une fois par an. À midi, le soleil les aura calcinées, dit Fredy en prenant des notes dans son carnet.

Ce fut la dernière fois que je vis mon ami Fredy Taberna. Le 16 septembre 1973, trois jours après le coup d’état militaire fasciste, un peloton de soldats le conduisit en rase campagne aux environs d’Iquique. Il pouvait à peine bouger, ils lui avaient cassé plusieurs côtes et un bras, il ne pouvait presque plus ouvrir les yeux car son visage n’était plus qu’un hématome.

— Pour la dernière fois, vous vous déclarez coupable ? demanda un lieutenant du général Arellano Stark, lequel assistait à la scène.

— Je me déclare coupable d’être un dirigeant étudiant, d’être un militant socialiste et d’avoir lutté pour défendre le gouvernement constitutionnel, répondit Fredy.

Les militaires l’assassinèrent et enterrèrent son corps dans un endroit secret du désert. Des années plus tard, dans un café de Quito, un autre survivant de l’horreur, Ciro Valle, me raconta que Fredy reçut les balles en chantant à pleins poumons La Marseillaise socialiste.

Vingt-cinq ans ont passé. Neruda a peut-être raison quand il dit : « Nous, ceux d’alors, nous ne sommes plus les mêmes », mais au nom de mon camarade Fredy Taberna je continue de noter les merveilles du monde dans un carnet à couverture cartonnée."

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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 17:42

Lire en cette période de confinement Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson, œuvre couronnée par le prix

Médicis essai 2011, est une étrange expérience. Dès les premières lignes, nous voilà prévenus : "Je me suis installé pendant six mois dans une cabane sibérienne sur les rives du lac Baïkal, à la pointe du cap des Cèdres du Nord. Un village à cent vingt kilomètres, pas de voisins, pas de routes d’accès, parfois, une visite. L’hiver, des températures de –30 °C, l’été des ours sur les berges. Bref, le paradis.

J’y ai emporté des livres, des cigares et de la vodka. Le reste — l’espace, le silence et la solitude — était déjà là.

Dans ce désert, je me suis inventé une vie sobre et belle, j’ai vécu une existence resserrée autour de gestes simples. J’ai regardé les jours passer, face au lac et à la forêt. J’ai coupé du bois, pêché mon dîner, beaucoup lu, marché dans les montagnes et bu de la vodka, à la fenêtre. La cabane était un poste d’observation idéal pour capter les tressaillements de la nature.

J’ai connu l’hiver et le printemps, le bonheur, le désespoir et, finalement, la paix.

Au fond de la taïga, je me suis métamorphosé. L’immobilité m’a apporté ce que le voyage ne me procurait plus. Le génie du lieu m’a aidé à apprivoiser le temps. Mon ermitage est devenu le laboratoire de ces transformations.

Tous les jours j’ai consigné mes pensées dans un cahier.

Ce journal d’ermitage, vous le tenez dans les mains."

Il s'agit donc de suivre jour après jour le récit de ce confinement à l'envers puisqu'il s'agit ici de vivre dehors ou presque, dans une cabane de bois, près du lac Baïkal et de la forêt de Sibérie  mais loin de l'humanité et de la civilisation juste présente grâce à la bibliothèque emportée par l'écrivain-ermite. C'est à la fois, en cette journée ensoleillée de Pâques en Bretagne, un dépaysement radical en Sibérie à -35° parfois et une communauté de destin, toutes raisons gardées,  avec ce retrait du monde que nous vivons l'un comme l'autre, hormis les réseaux sociaux que le numérique nous permet ici et pas près du lac Baïkal. 

Extrait choisi :  "8 avril

Tempête.

Tout ce qui reste de ma vie ce sont les notes. J’écris un journal intime pour lutter contre l’oubli, offrir un supplétif à la mémoire. Si l’on ne tient pas le greffe de ses faits et gestes, à quoi bon vivre : les heures coulent, chaque jour s’efface et le néant triomphe. Le journal intime, opération commando menée contre l’absurde.

J’archive les heures qui passent. Tenir un journal féconde l’existence. Le rendez-vous quotidien devant la page blanche du journal contraint à prêter meilleure attention aux événements de la journée — à mieux écouter, à penser plus fort, à regarder plus intensément. Il serait désobligeant de n’avoir rien à inscrire sur sa page de calepin, le soir. Il en va de la rédaction quotidienne comme d’un dîner avec sa fiancée. Pour savoir quoi lui confier, le soir, le mieux est d’y réfléchir pendant la journée."

Je viens de découvrir qu'un film a été tiré de cet essai en 2016 !

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 22:01

En lisant Le Bal des Folles de Victoria Mas, que de fois j'ai eu l'impression de le relire ! c'est que ce roman,

premier roman de son autrice, a été très médiatisé. Il a d'ailleurs obtenu le prix Renaudot des lycéens. Comme il y a déjà nombre de chroniques sur ce roman, je tente plutôt un abécédaire :

Augustine dont on se sait ce qu’elle est devenue après avoir été la coqueluche de tout Paris grâce aux cours publics du Docteur Charcot.

 Blanche, la couleur de la blouse des infirmières la couleur des nuits que Geneviève y a passées et celle de la neige en février 1885 comme mars 1890

Cléry, la grand-mère, la mère, le fils Théophile, la fille Eugénie et le père qui en mars 1885 fait interner sa fille à la Salpêtrière

Docteur Charcot, le neurologue auréolé de gloire qui donne des cours à la Salpêtrière en se livrant à des séances d’hypnose d’où la jeune Louise ressort hémiplégique.

Eugénie, pauvre Eugénie Cléry, internée avec les folles de la Salpêtrière pour avoir osé indiquer à sa grand-mère qu’elle sentait la présence de son grand-père décédé.

Folles comme toutes les internées, Eugénie, Geneviève, Louise et tant d’autres à moins qu’elles ne soient juste mise au rebut de la société car trop dérangeantes.

Geneviève, la cartésienne, l’infirmière qui ne croyait ni à Dieu, ni à diable mais dont les certitudes furent ébranlées par les propos d’Eugénie. 

Hôpital Salpêtrière, lieu où une fois l’an le tout Paris vient fêter le carnaval et s’encanailler au bal des folles avant de l’oublier pour tout le teste de l’année.

Intendante, c’est aussi la fonction de Geneviève à l’hôpital

Jeune comme la petite Louise, internée après avoir subi des agressions sexuelles et victime d’un viol par un Interne à l’hôpital.

Kardec Allan, l’auteur du Livre des Esprits qui rassure Eugénie et permet indirectement à son frère de la retrouver et de la libérer.  

Louise, jeune internée qui rêve d’une demande en mariage au bal des folles et s’y prépare avec impatience.

Marie-Antoinette, c’est le déguisement choisi par une aliénée qui frappe sans rythme sur un tambour accroché à sa taille.

Neige qui tombe Du début à la fin de ce roman comme une page blanche avant l’histoire et une autre après.

Oh non, non, ma p’tite Louise … Qu’est ce qu’ils t’ont fait ? demande Thérèse en découvrant que Louise ressort hémiplégique de la consultation du docteur Charcot.

Pétrifiée, Geneviève le fut en apprenant d’Eugénie que son père venait d’avoir un accident à Clermont.

Quelques couloirs et portes battantes séparent le dortoir de la loge attenante à l’auditorium où le docteur Charcot dispense ses cours exposant les aliénées devant médecins et internes masculins

Robe de gitane rouge avec des frous-frous dans le bas, c’est

Soufflot, rue dans laquelle Geneviève occupe un petit appartement, au sixième étage, entre Panthéon et jardin du Luxembourg.

Train pour Clermont, le dernier de la soirée, c’est celui que prend Geneviève pour aller voir son père dont elle a appris par l’intermédiaire d’Eugénie qu’il venait d’avoir un accident.

Un mouchoir à l’éther plaqué sur le visage, c’est ce qui menace toute personne qui ose se révolter contre les infirmières, les médecins, le médecin, cet hôpital.

Vicieux, truands, filles légères et maris infidèles, excentriques et artistes étaient réputés habiter Pigalle où Geneviève va retrouver Jeanne à la Nouvelle Athènes.

W, X

Yeux ouverts mais sans vie de Louise, plongée dans une catalepsie après son viol à l’hôpital par l’interne qui croyait-elle allait lui demander sa main

ZZZZ

 

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12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 23:05

 

Nos héros vont se rencontrer dans une décharge, que Théo surnomme: l’île des rêves. Théo se rendait à la décharge après avoir fini l’entretien de l’horloge. A son arrivée, il entend un bruit étrange et part

voir ce que c’est et là il voit Mia avec une aile en moins. C’est à ce moment-là que Théo décide de la ramener chez lui.  Quand Mia se réveille, elle ne se souvient de rien, ni de ses proches, ni de là où elle vient. Pour qu'elle soit moins triste, Théo lui lit tous ses livres et lui promet de lui créer une nouvelle aile. Mais quand Mia s'entraîne à voler avec ses nouvelles ailes, ils se font attaquer Théo est blessé mais Mia se retourne avec violence contre les attaquants...

 Swann, 4C

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12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 19:54

"Ma condition physique, enfin auditive ne m'interdit rien, et je suis les cours de gym comme tout le monde. J'ai été sourde

mais je n'ai pas de séquelles. J'entends comme les autres, sauf que j'ai des appareils aux oreilles. Par conséquences, j'évite d'attacher mes cheveux, mais un jour le prof m'a demandé de les tirer en arrière. J'ai baissé le nez, j'ai refusé. La classe me regardait et je ne suis pas la plus forte pour tenir tête aux professeurs. Je n'ai pas pu évoquer la raison de mon refus, alors j'ai fini par obéir. J'ai obéi en pensant à mes appareils auditifs que tout le monde allait voir. Dans quelques mois, ils seront de taille plus réduite. J'ai prié je ne sais pas qui pour qu'on ne les remarque pas. Mais franchement, c'est impossible de ne pas les voir. Et Romane les a vus en première. Elle m'a demandé ce que c'était, je lui ai expliqué que j'avais été sourde mais que c'était en voie de guérison."

 

La citation que j’ai choisie explique certaines périodes du livre où le personnage principal a des moments de tristesse à cause de son passé. De cela, on tire aussi une conclusion que certains problèmes que nous avons vécus plus petit peuvent nous gêner et nous causer des problèmes. 

 

Anaïs, 4C

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21 février 2020 5 21 /02 /février /2020 17:57

Citation choisie : page 51

 

« Chère Kitty,

Nous ne savons pas très bien quelle attitude adopter. Jusqu’à présent, assez peu de nouvelles concernant les juifs étaient parvenues jusqu’à nous et il nous avez paru préférable de conserver autant que possible notre bonne humeur. Les rares fois où Miep laissait échapper une allusion au sort effroyable de quelqu’un que nous connaissions, maman ou Mme Van Daan éclatait en sanglots, si bien que Miep avait choisi de ne plus rien dire. Mais Dussel a été immédiatement assailli de questions, et les histoires qu’il nous a racontées étaient si atroces et si barbares qu’elles ne pouvaient pas entrer par une oreille et sortir par l’autre. Pourtant, quand ces nouvelles auront un peu décanté, nous recommencerons sans doute à plaisanter et à nous taquiner. Nous ne nous aidons pas nous-même, ni ceux du dehors, en restant sombre comme nous le sommes tous en ce moment, et à quoi sert-il de faire de l’Annexe une Annexe mélancolique ? ».

Quiz : https://www.babelio.com/quiz/47263/Journal-dAnne-Franck

 

Charline, 4C

Critique :

Ce qui m’a plu ce sont les émotions ressenties par Anne Frank tout le long de son quotidien. On se sent « immergé » dans cette histoire du début jusqu’à la fin. De plus cette histoire est une œuvre culte inspirée

de faits réels ce qui donne un réel plus.

Extrait du livre :

Toi notre benjamine, qui pourtant n’es plus une enfant,
Tu n’as pas la vie facile ; chacun prétend te faire la leçon, à ton grand dam : « tu peux en croire notre expérience ! » « Nous savons tout, fais-nous confiance, et connaissons les bonnes manières. » Voilà ton lot depuis l’année dernière. De ses propres défauts nul n’est jamais gêné, ainsi a-t-on beau jeu de te morigéner. Les fautes d’autrui, elles pèsent lourd et nous, tes parents, ne pouvons pas toujours régler les différends avec sérénité : Reprendre les ainés passe pour déplacé. Est-on parmi de vieux barbons qu’il faut gober tous leurs sermons. Comme on prend une amère potion ; c’est pour garder la paix de la maison. Les mois passés ici ne seront pas perdus, toi-même tu ne l’aurais pas voulu, mais quand toujours on apprend et on lit, on aurait bien du mal à découvrir l’ennui. Mais voilà une autre question, pire tourment : « que vais-je mettre ? Mes vêtements sont trop petits. Je n’ai plus de pantalon, mon chemisier est grand comme un napperon. Et mes chaussures, comme elles me blessent, tout me torture, quelle tristesse !

J’ai choisi cet extrait car c’est un moment important du livre. Anne a ses quatorze ans dans l’Annexe et son père lui offre un cadeau avec les moyens du bord.

Thomas, 4C

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12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 21:46

Le quiz de Loane : https://www.babelio.com/quiz/47109/Nos-eclats-de-miroir

Cléo est une jeune fille avec de très beaux idéaux, mais aussi avec des idées très noires. Elle possède une très belle plume poétique, qui lui permet d’exprimer ses peurs et ses peines sans que cela tourne à une série de pleurnicheries.

 

Elle décrit sa famille d’une belle manière. Entre son père disparu et qui lui manque, sa mère détachée de la réalité, et sa sœur aînée qui assume beaucoup de choses pour la protéger, Cléo nous dresse un tableau atypique.

Florence Hinckel nous propose une belle histoire, joliment rédigée. Je pense qu'elle pourrait toucher de très jeunes filles (12/13ans, comme nous) connaissant les mêmes préoccupations et qui s'identifieront facilement à l'héroïne. D'autant que ce roman est agréable à lire et très court mais le seul inconvénient qu’il pourrait y avoir ça serait que je trouve dommage que l’autrice ne décrit pas plus que ça Cléo .

 « Un jour de ma vie, peut-être que dans mon pays on décidera que ma couleur de peau, ou de cheveux, ou d'yeux, n'est pas acceptable. Ou alors on condamnera ma façon de parler. Ou ma façon de penser. Ou encore d'écrire. Ce que je lis. Ce en quoi je crois. Ou ne crois pas. Ma démarche ? Mon prénom. Mon nom. Le nombre de mes dents. Leur emplacement. La mesure de l'espacement entre mes deux yeux. Entre mon nez et ma bouche. D'une oreille à une autre. Ma taille. Mon poids. Qui j'ai aimé. Qui j'aime. Qui je ne dois plus aimer. Où j'ai vécu. Ce qui se trouve dans ma poubelle. Les sites Internet que j'ai visités. Ce que je possède. Ce que je ne possède pas. Le lieu où je suis née. La date. La saison. L'heure. L'empreinte de mes doigts. Des orteils. Ma séquence ADN...

Cela peut arriver. Même si les fleurs de maman, ici, continuent à fleurir, à chatoyer, cela peut arriver. La seule chose à laquelle je puisse veiller, c'est de ne pas être parmi ceux qui décideront cela, ou qui obéiront à cela. » 

J’ai choisi cet extrait car je trouve que c’est le moment de l’histoire où elle se pose beaucoup de questions, elle se sent perdue et donc ça nous donne envie de continuer car il y a du suspense on ne sait ce que va se passer après .

Loane, 4C

 

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8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 22:30

Ce livre m'a plu car même on ressent ce qui se passe et ça nous met dedans. Ce livre est bien car l'histoire

parle d'amour entre deux filles, ça nous apprend que le harcèlement ne sert à rien. On parle d'amitié et ça m'a plu. J'ai choisi ce livre, car j'ai regardé la 4e de couverture. J'ai trouvé que le résumé avait l'air mystérieux et ce qui m'a marquée c'était l'écriture en gras rose « une comédie qui bouscule les préjugés ». Pour moi, ça voulait dire que c'était une histoire pour ceux qui aimaient ce genre d'histoire.


C'est l'histoire d’une licorne, qui s'appelle Lili elle adore le cinéma, les effets spéciaux et regardé des films de langues différentes. Lili a une tante qu’elle n’a jamais connue. Elle essaye de savoir pourquoi sa mère et sa tante ne se voient pas souvent et enquête sur son passé. Elle a grand frère, une mère et une tante aussi un chat : Ronfield. Elle va chez sa tante pour la 1ere fois dans un manoir gigantesque et magnifique. Il y a une sirène qui s'appelle Cris et elle est timide. Elle a une famille un peu exigeante. Elle a une chatte : Ecume. Toutes les deux cachent une blessure…
Elles ont un été pour se reconstruire, se découvrir et s'aimer.

Extrait choisi :

Moi c'est Lili. Lili pour Elisabeth, j’ai une grand-mère anglaise, ou pour licorne. Je suis une passionnée par les effets spéciaux et les maquillages de cinéma. J’ai 17 ans, j’aime la chimie, j’adore lire. Elle a une chatte en fait, elle s'appelle Écume. Cris à les mêmes yeux gris que ceux d’Écume, des cheveux châtains en bataille, des taches de rousseur qui ressortent et sous son bronzage, son corps fluide se perd dans un jean et un sweat trop larges, il porte des baskets défoncés, je lui donne 14 ans mais il fait sans doute plus jeune que son âge, il me sourit en retour et là je m’aperçois que je me suis sans doute plantée. « Cris pour Christelle » précise-t-elle je me suis plantée. C'est une fille.

J'ai choisi cet extrait car on parle des personnages principaux. C’est important de les présenter.
Ambre, 4C

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4 janvier 2020 6 04 /01 /janvier /2020 12:22

Le quiz de Mathilde https://www.babelio.com/quiz/45456/la-brigade-des-cauchemars-tome-1

Et le nuage de mots de Mathilde :

 

Ce qui m’a plu dans ce livre c’est la nouvelle technologie et les nouveaux systèmes pour réparer les cauchemars. Mais ce qui m’a déplu c’est la fin du livre car ce n’est pas complet !

 

L’extrait que j’ai sélectionné :

- Estéban « Regarde-moi Sarah ! Je sais ce qui te fais peur. Tu as peur de grandir ... Tu vois ton corps se transformer, devenir de plus en plus une adulte. Et ce monde, celui des adultes, il te terrorise. Quitter ta maison un jour, être encore abandonné et te retrouver seule … Mais tu n’es pas seule Sarah … Tu n’es pas seule ! »

 

 J’ai aimé cet extrait mais surtout la façon d’expliquer à Sarah qu’elle n’est pas seule car j’ai trouvé ça magnifique. 

Jessie, 4C

 

 

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