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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 16:22
Ferney Alice, Grâce et dénuement

Par ce roman publié en 1997, l'auteure nous fait découvrir la vie d'une famille de gitans relégués sur un terrain vague, en dehors du monde civilisé. Grace à son héroïne, Esther, une "gadjé" dont on ne sait presque rien (elle aurait un mari, et les gitanes se disent qu'il doit être très beau pour qu'elle ne le montre jamais et des fils que l'on ne voit pas davantage), on pénètre avec délicatesse dans le quotidien des gitans : leur fierté, leur mise à l'écart, leur promiscuité, leur pauvreté mais leur générosité lorsqu'ils invitent des plus pauvres à partager leur noël, leurs valeurs, le rôle des femmes, celui des maris, l'importance des enfants, le respect de l'aïeule ... Lorsque naît le petit garçon de Lulu, le père n'est pas admis à l'hôpital et son épouse l'est tout juste pour accoucher ; l'enfant n'est même pas déclaré à l'état civil, Lorsqu' Esther, qu' Angélique, la matrone du camp, finira par appeler "ma fille" parvient enfin à convaincre la directrice de l'école d'y inscrire la petite Anita, une porte semble enfin s'ouvrir mais peu après, les gitans sont chassés du terrain vague où ils séjournaient, Ester les voit moins régulièrement. Or, sa venue régulière au camp était pour les enfants puis pour tous un moment précieux car chaque semaine, elle lisait aux enfants de nouveaux livres et les écoutait réagir. A travers elle, le lecteur aussi découvre la sensibilité et l'intelligence de ces enfants avides de découvrir le monde et de rêver comme tous les enfants :

"Chaque mercredi (vers onze heures) Ester les installait l'un après l'autre dans la voiture. Elle laissait tourner le moteur et mettait le chauffage au plus fort. Tu vas bouziller ta batterie, disait Sandro. Tu crois ? s'inquiétait Esther. Il hochait la tête. Je coupe ? demandait-elle. Non ! hurlaient les enfants.Ils riaient. C'était toujours le même plaisir. La petite soufflerie ronflait. Esther prenait son livre. Ils ne bougeaient plus et hormis quelques reniflements, le silence était total. Elle ignorait qui, de la chaleur ou de l'histoire, les apaisait d'un seul coup, sans qu'ils ne demandent rien? Ils ne sont pas difficiles, se disait elle. Jamais ils ne réclamaient, jamais ils n'avaient soif ou faim comme d’autres enfants qui ont sans arrêt besoin de quelque chose . Elle lisait dans le calme. On entendait juste le ronflement d'air chaud. Les enfants avaient posé leurs mains sur leurs cuisses. "Un âne comme Cadichon est un âne à part. - Bah! tous les ânes se ressemblent et ont beau faire, ils ne sont jamais que des ânes. ". Ils entraient petit à petit dans la chose du papier, ce miracle, cet entre deux-deux. "Il y a âne et âne. " Certaines tournures leur semblaient drôle. Ils riaient sans retenue. Esther ne s'arrêtait plus de lire pendant près d'une heure, et quand elle finissait, ils s'étiraient, revenant de l'autre monde, plus enveloppant, plus rond, plus chaud que celui dans lequel ils retournaient à peine sortis de la voiture et qui les mordait au visage comme un chien fou."p 110, 111, Babel, Acte Sud

En somme, un très beau roman, plein de délicatesse.

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 16:22

Je viens de terminer la lecture de ce roman de Mathias Enard ou plus précisément l'auteur vient de finir de me lire son roman : 18 heures de lecture ! C'est un privilège que je dois à Babelio et à Audiolib.

J'y ai voyagé à travers les âges de la défaite des Ottomans après le siège de Vienne au XVIIe siècle à nos jours, à travers les pays et les civilisations de Vienne à Istanbul, à Damas, à Téhéran, à Darjeeling jusqu'au Sarawak en Malaisie, à travers le patrimoine culturel littéraire et musical de notre vieille Europe et celui des racines orientales. Il faut dire que les deux héros de ce roman Frantz et Sarah sont tous deux de fins lettrés, orientaliste et musicologue. On mesure alors à quel point l'Europe est proche de l'Orient aussi bien par Goethe et son Divan, que par Balzac, voire Verlaine et Rimbaud, Pessoa et aussi Liszt, Debussy, Berlioz, Beethoven, Schubert, le fado et beaucoup, beaucoup d'autres encore. Ces héros contribuent certes à construire ici l'édifice gigantesque de la culture européenne-orientale ou de l'étroite imbrication des deux mais ils forment aussi un couple presque aussi mythique que celui de Tristan et Iseut dont l'histoire ne cesse d'hésiter entre Eros et Thanatos ... Ce n'est pas pour rien que le prix Goncourt a couronné ce roman et il est vain de tenter de le résumer. D'ailleurs la renommée de l’œuvre a rempli la toile d'une glose tentaculaire sur ce récit.

Or mon propos concerne ici la lecture audio par l'auteur lui-même : pour moi qui ne connaît de l'orient que ce que j'en ai lu, l'écoute a été justement un tremplin vers l'inconnu que le roman nous convie à explorer : tous ces mots et noms étrangers me paraissent si imprononçables qu'ils freinent sans cesse la lecture. Écouter l'auteur les lire tout naturellement, comme si leurs sonorités lui étaient coutumières, contribue amplement au plaisir de la découverte de ces Orients que le roman explore. A cela s'ajoute, le rythme particulier de la phrase ou du chapitre, le mélange des registres entre humour, lyrisme et tragédie que l'auteur traduit par sa voix.

Difficile de choisir un extrait tant les possibilités sont multiples. En voici un, presque au hasard, tiré du chapitre 3 où il est question de Balzac et de ses relations avec l'Orient :

 

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 12:09
KRAMER, Pascale, Autopsie d'un père

Je remercie Babelio pour la réception de ce livre. Publié chez Flammarion en 2016, ce roman de Pascale Kramer m'a plongée dans une sorte de sidération. Cette autopsie apparait en effet comme un état des lieux, sans la moindre atténuation ou diversion, d'une situation de haine féroce et toujours plus folle en région parisienne.

Gabriel est dans le train en direction de Monceau. Dans la journée, il a reçu aux Épinettes, la visite de sa fille Ania et son petit-fils Théo qu'il n'avait pas revus depuis quatre ans. Ils regagnent Paris dans le même train mais ni lui, ni elle ne le savait. Il les observe sans signaler sa présence. En rentrant chez lui, il consigne dans ses carnets cette rencontre avec sa fille qu'il trouve empâtée et méconnaissable.

Gabriel est un homme de radio qui bénéficiait d'une notoriété certaine jusqu'au jour où "à la demande de l'ensemble de la rédaction" il est exclu de l'antenne. Gabriel avait provoqué un scandale en défendant deux jeunes qui ont massacré un Comorien… L'événement faisait même les gros titres de la presse et Gabriel avait envoyé un exemplaire du journal à sa fille avec le message : "Pour que tu saches" mais elle n'avait pas lu l'article. Ce père qui l'avait méprisée durant toute son adolescence pour ses difficultés scolaires, elle avait cessé de s'y intéresser. Elle vivait en banlieue avec Théo, son fils de six ans, dont le père, un jeune Serbe nommé Novak réapparaissait par intermittence.

Le suicide de Gabriel _dont on ne nous épargne rien_ et les jours qui suivent l'obligent pourtant à s'impliquer. Elle découvre alors Clara, la femme qui vivait avec son père et tout un aréopage qui gravite autour d'elle. Ania la laisse organiser le deuil et l'enterrement, elle semble experte. Le corps est ramené de Monceau aux Épinettes, le jour de l'enterrement est avancé, l'enterrement sera sans cérémonie, le lieu de l'inhumation est modifié au dernier moment, le jour de l'enterrement, une altercation a lieu à la sortie du cimetière, le lendemain la tombe est profanée, la maison des voisins est incendiée.

En somme, du désamour filial à la xénophobie, de la haine à l'extrémisme et à la surenchère de la haine, ce roman laisse bien peu de place à l'empathie. Seule la tendre relation d'Ania avec son fils donne un peu de douceur humaine dans cet univers de brutes : "Assis une jambe repliée sous lui, le petit Théo rêvassait face à la fenêtre. Gabriel le voyait coller son pouce comme pour stopper le défilement du paysage auquel devait se superposer l'ovale de son délicat visage coupé haut et droit par la frange. Le gamin n'avait pas encore remarqué que sa mère pleurait, des larmes rapides qu'elle étalait du bout des doigts. Mais bientôt, il chercha à attirer son attention, effleura la joue mouillée et se retourna pour l'entourer de ses bras, dans un élan tellement concerné, douloureux. Gabriel n'en revenait pas de l'intention et de l'empathie, le gamin lui avait paru emprunté, timide et terne tout à l'heure." (p.11)

Comment Gabriel est-il devenu un extrémiste xénophobe ? Des indices sont présents, épars, incertains. Sans doute serait-il malvenu d'expliquer au risque d'excuser.

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 19:36
FOENKINOS, David, Le Mystère Henri Pick

J'ai écrit en septembre dernier une critique très mitigée de La Délicatesse. Cette fois, je me dois de rendre justice à David Foenkinos : son Mystère Henri Pick est un vrai régal ! Bien sûr cette histoire de bibliothèque des refusés à Crozon est déjà une promesse tant l'idée est romanesque mais ensuite la promesse est tenue, jusqu'aux dernières lignes : les histoires s'entrelacent, se nouent ou se dénouent sans cesse, plus improbables les unes que les autres et l'auteur manie les fils en virtuose. L'histoire de la plantureuse bibliothécaire prête à quitter son mécanicien de mari pour un jeune poète rimbaldien est un sommet de cet art ! "C'est vrai que Magali n'était pas du genre à partir comme ça, sans prévenir ; de manière générale, elle n'était pas du tout du genre à faire quoi que ce soit de non prémédité ; son existence était une succession de planifications. [...] Elle ouvrit la porte de la bibliothèque au petit matin, tout était tellement calme, comme si les livres eux aussi dormaient, et traversa les rayonnages pour rejoindre son bureau. Son cœur battait d'une manière nouvelle, sur un rythme inédit. Elle aurait pu marcher vite, se précipiter vers ce qu'elle allait découvrir, mais elle aimait ce temps d'attente ; pendant quelques mètres, quelques secondes, tout était encore possible." (p. 219). Le narrateur, qui manifeste de temps en temps son omniscience, ménage le suspense et nous fait ici attendre avec Magali de découvrir si, oui ou non, Jérémie est encore là. Outre ces deux personnages, c'est tout une galerie de portraits que l'auteur trace avec précision et... délicatesse !

Au cœur de ce récit publié chez Gallimard, c'est aussi tout le monde de l'édition que l'on explore à travers les intrigues et les personnages : c'est chez Grasset que les choses se passent mais on devine bien que cela peut concerner la plupart des grands éditeurs. On découvre ici comment peut se créer un événement, de toute pièce, dans le monde littéraire et comment on accompagne la sortie d'un livre que l'on veut promouvoir pour des questions d'argent et plus encore pour des questions de renommée. On explore un monde d'ambitieux, de déchus, de ratés et de secrets. Cette histoire-là est moins légère et plus mélancolique mais l'auteur l'aborde sans pesanteur, l'entrelaçant avec les histoires de vies, romanesques et sentimentales.

En somme, un très bon moment de lecture, à ne surtout pas manquer !

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 20:34

Ce n'est ni le dernier, ni le plus célèbre des romans de Jean Echenoz mais c'est celui que je viens de découvrir et qui a su me détourner de mes habitudes de lectrice. Un roman qui vous transporte d'un terrible tremblement de terre à Marseille "de magnitude 7;9, sur l'échelle de Richter" (p 87) à l'espace au cours d'un voyage spatial, ce n'est ni un roman historique, ni un roman d'anticipation, ni vraiment un roman d'aventure tant tout y semble excessif. Pourtant l'auteur excelle à (re)créer des univers qui bousculent l'imagination du lecteur : "Décollée par-ci, décolorée par là, décorée de pâles clichés de l'Opéra, du château d'If et de la porte d'Aix dans les années cinquante, une peluche bordeaux tapissait le cage d'escalier, le tapis rouge et noir à palettes couvrant ses marches jusqu'au deuxième étage cédait plus haut la place à du sisal frangé. " (p 49); "Le Simoun, vent très chaud, se lève par bourrasques au sud du Maroc saharien. Il y produit des tourbillons compacts, brûlants, coupants, assourdissants, qui masquent le soleil et gercent le bédouin. Le simoun reconstruit le désert, exproprie les dunes, rhabille les oasis; le sable éparpillé va s'introduire profondément partout sous l'ongle du bédouin, dans le turban du Touareg et l'anus de son dromadaire [...] Croisant vers le nord, le tapis volant marocain touche Paris dans le milieu de la nuit, s'y dissémine uniformément sans omettre bien sûr le secteur Maroc, vers Stalingrad après la rue de Tanger : il recouvre la rue du Maroc, la place du Maroc, et l'impasse du Maroc au bout de laquelle réside Louis Mayer, homme astigmate et polytechnicien, quarante-neuf ans jeudi dernier, spécialisé dans les moteurs en céramique" (p 12/13)

Louis Mayer, on le voit là, est l'un des personnages principaux de ce récit : c'est lui qui quitte Paris pour rejoindre une amie près de Marseille et c'est lui dont les pérégrinations nous mènent à croiser la route d'une énigmatique conductrice d'une Mercedes jaune incendiée, conductrice qui reste nommée Mercedes faute de mieux jusqu’à ce qu'elle réapparaisse comme médecin embarquée à bord de la navette spatiale où se trouvent aussi Mayer et ses compagnons, dont le narrateur.

Ce narrateur justement est de nature à perturber un lecteur accoutumé à trouver toujours les mêmes repères. Ici le "je" du narrateur n'intervient vraiment comme personnage qu'à la fin et se trouve narrateur d'aventures alors même qu'il n'y participait pas comme narrateur personnage. Étrange narrateur:personnage par conséquent qui désarçonne le lecteur plus qu'il ne le guide. Ce lecteur d'ailleurs n'est-il pas inclus dans le trio annoncé par le titre "Nous trois" ? Les questions ici restent ouvertes.

Voici en video une présentation de l'histoire :

 


Jean Echenoz : Nous trois par ina

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 12:10
VIAN, Boris, L'Ecume des Jours

L'écume des jours est un roman d'amour écrit par Boris Vian. Boris Vian est un écrivain français. Le 20 Mars 1947, il publie ce roman rédigé entre mars et mai 1946 et dédié à son épouse Michelle. L'Écume des jours ne sera reconnu par son public qu'à la fin des années 1960.

On commence le livre avec une description de Colin le personnage principal puis de son cuisinier Nicolas ainsi que son ami Chick. Chick sort avec Alise, Colin étant jaloux de leur relation désire lui aussi trouver son amour, il décide alors d'aller à une fête, là il tombe sur la belle Chloé. Après cette fête il se marie avec elle et peu de temps après Chloé tombe malade, victime d'un nénuphar dans le poumon, Colin doit acheter des fleurs pour la sauver cela va le ruiner.

Les principaux thèmes de ce roman sont l'amour qui est vécu différemment: Colin et Chloé vivent un amour plus passionnel que celui entre Chick et Alise. Colin se ruine pour sauver le poumon de sa femme tandis que Chick dépense tout l'argent de Colin dans sa passion plutôt que d'épouser Alise. Il y a aussi le thème de l'argent: Colin qui est plus riche que Chick en début de roman aide son ami Chick. Mais bien sûr c'est la maladie de Chloé qui rythme un peu le roman et lance la suspense : on se demande si elle va s’en sortir.

Une particularité de l'œuvre est quelle utilise beaucoup de mots bien spécifiques et assez complexes à comprendre. Il faut avouer que ce monde dans lequel on pénètre est farfelu, plein de métaphores et il m'a été été difficile de savoir ce qui était réel ou pas. Mais après plusieurs pages, je me suis demandé : Et alors? C'était de la poésie à l'état pur, des personnages qui se ressemblaient tellement que leur seule différence se trouvait dans leur situation. Tous étaient sympathiques, ils s'aimaient tous d'une manière inconditionnelle mais la situation de l'un, n'est pas identique à l'autre ... Et voilà que ça part en cacahuète.
C'est une lecture assez rapide mais dans laquelle on s'en prend plein la face. Les images que j'avais dans ma tête étaient incroyables. Il n'y avait que dans cet endroit impénétrable, que j'aurais pu les imaginer. Un pianococktail, quelle agréable façon de recevoir ses amis, autour d'une musique et d'un verre! La maison qui se rétrécissait au fur et à mesure que les états d'âme se déchiraient, se brisaient…

Ce roman nous apporte une bonne leçon de vie car Colin possédait la fortune au début du roman puis il rencontre Chloé qui à cause de sa maladie le ruine à tout point de vue, physiquement ainsi que moralement. Colin va ressortir détruit de cette relation mais les autres personnages aussi vont tous être détruits de différente manière.

Floriane L, 1 STL

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 11:54

Albert camus est un écrivain né en 1913 mort en 1960 à l'âge de 47 ans. Albert Camus nait à Mondovi en Algérie, il est le second enfant de sa famille . Son père Lucien Camus fut mobilisé et mourut pendant la première guerre mondiale. Sa mère décida alors de partir vivre à Alger où grâce à l'aide de son instituteur, Albert obtint une bourse afin de poursuivre ses études. En 1932 il obtient son bac, il épousa Simone Hié en 1934. En 1942 il publia l'Etranger qui fut son premier roman ainsi que, Le Mythe de Sisyphe puis en 1945 il écrivit Caligula puis deux ans plus tard La Peste qui connaîtra un grand succès. Il fut élu en 1957 prix Nobel de l'année, il devint alors un modèle pour toutes les générations. Ici nous parlerons de l'Étranger publié en 1942, ce roman écrit au courant du XXe siècle, en pleine seconde guerre mondiale mêle registre absurde et tragique.

Dans ce livre on trouve plusieurs personnages principaux, Meursault le personnage principal narrateur du roman, est un Français qui travaille et vit à Alger ; on sait qu'il a abandonné ses études, perdu ses deux parents, c'est un personnage très intrigant car radicalement réfractaire à tous types de sentiments. Mais en revanche il semble très sensible aux cinq sens, il parle très souvent de la vue avec la lumière, de l'odorat… Ce personnage se présente comme un anti- héros.

Marie Cardona est décrite comme étant une jeune femme séduisante, c'est aussi une ancienne collègue de travail Meursault elle a une personnalité totalement opposée à celle de Meursault, très expressive et ouverte.

Raymond Sintès, le voisin de palier de Meursault prétend être marchand , il deviendra l'ami de Meursault et la source de ses ennuis.

Les arabes sont des personnages importants car ils montrent le rapport Français/Algériens à cette époque Ce n'est pas le sujet principal mais c'est un sujet très sensible, on le remarque notamment grâce à l'appellation péjorative de Meursault et de son ami vis à vis des Algériens "les arabes"

L’histoire peut se résumer ainsi : Meursault est appelé par un télégramme à l'asile où sa mère vient de mourir à 80 km de Marengo, là-bas il accomplit la veillée funèbre. Il ne manifestera aucun sentiment et ira même jusqu'à fumer devant sa mère "j'ai offert une cigarette au concierge et nous avons fumé". Le lendemain à la plage il croise une ancienne amie et collègue de bureau Marie Cardona . Il se baigne avec elle et ils décident d'aller au cinéma voir un film comique avec Fernandel. Il ne prend pas la peine d'annoncer à Marie qu'il vient tout juste de perdre sa mère "elle m'a demandé si j'étais en deuil ". Le surlendemain son patron lui demande si il n'est pas trop fatigué et veut savoir l'âge de sa mère or, ne le connaissant pas Meursault répond "une soixantaine d'années " Le même jour en rentrant chez lui il se fait inviter par son voisin de palier Raymond qui lui parle de ses histoires avec sa maîtresse et avec les arabes , et il demande à Meursault de l'aider à écrire une lettre à sa maîtresse pour la punir. Meursault accepte et lui et Raymond deviennent alors amis. Les jours passent et Raymond invite Marie et Meursault à aller dans un cabanon chez un de ses amis près d'Alger à l'extrémité d'une plage. Une fois là - bas après avoir mangé, les trois hommes provoquent une bagarre avec deux arabes qui poursuivaient Raymond pour une histoire de femme. Après cette bagarre Meursault et ses deux amis rentrent au cabanon . Plus tard dans la journée Meursault retourne seul se promener sur la plage et dans un enchaînement de circonstances et d'impulsion et sans raison apparente, il tue un homme qu'il ne connaît même pas " j'ai tiré encore quatre fois sur un corps inerte ". Après son arrestation Meursault n'a pas conscience d'être un criminel. Il se demande même pourquoi prendre un avocat "je l'ai questionné pour savoir si il était absolument nécessaire d'en avoir un " et il trouvait pour ainsi dire son affaire très simple. Il paraissait donc au procureur juge et même à son avocat comme un étranger à leurs univers car il ignore tout des valeurs conventionnelles. Par la suite un juge d'instruction et Meursault ont un entretien et le juge lui demande encore de narrer sa version des faits. Et le juge sans raison apparente lui demande s’il est croyant et Meursault ne l'étant pas lui répond que non. Le juge, stupéfait, affirme que c’est "impossible et que tous les hommes croyaient en dieu». Le juge est tellement choqué de sa non croyance en Dieu qu’à chaque fois qu'il le voit il l'appelle "l'antéchrist». Le temps passe en prison. Marie n’a eu le droit de venir voir Meursault qu'une seule fois car ils n'étaient pas mariés et Marie lui a promis qu'à sa sortie ils se marieront et Meursault n'en éprouvant ni l'envie ni le besoin imminent lui dit "tu crois ".En prison il se rend compte que ce qui lui manque le plus ce sont les femmes. Lors de son passage au tribunal on ne l'accuse plus seulement de son crime mais aussi de l'insensibilité face à la mort de sa mère puis d'être allé avec Marie à la plage puis au cinéma.

Ce livre m'a plu car on retrouve dans le personnage de Meursault une certaine indifférence face à la vie, on le remarque notamment dans certaines de ses paroles comme par exemple quand Raymond lui demande si il veut être son ami, il lui répond que "ça lui est égal" ce qui marque un sentiment d'indifférence ainsi qu'une certaine ironie. Quand Marie lui demande aussi si il désire se marier avec elle il lui répond que "ça lui était égal" encore une fois on observe son indifférence et de l’ironie. On remarque aussi qu'il ne sait pas ou qu'il ne semble pas savoir ce qu'il désire : par exemple lorsque Meursault dit ne pas être croyant cela semble invraisemblable pour le juge d'instruction car selon lui tout homme croit en Dieu même ceux qui se détournaient de son usage . Cela ne facilite pas son intégration dans la société à partir du moment où il vit dans une société majoritairement constituée de croyant. Il se fait rejeter à cause de l'intolérance et des idées reçues. Mais il n'y a pas que ça, Meursault a aussi refusé de recevoir l'aumônier en prison mais il a dû s'y soumettre, ceci montre encore que pour s'intégrer dans une société il faut être identique à ceux qui nous entourent. On remarque aussi qu'on lui reproche le manque de sentiments face à la perte de sa mère. On constate donc qu'on ne le juge plus pour avoir condamné un homme à la mort mais on le juge car il n'entre pas dans le moule des personnes toutes semblables les unes aux autres. On le juge donc par rapport à son inintégration dans la société . Et c'est pour cela que j'ai apprécié ce livre car il nous montre et nous fait réfléchir sur le fait que tous les hommes ne sont pas identiques et que l'on nous pousse par tous les moyens à nous intégrer dans un corps social spécifique sous peine de rejet par la peur de l'autre face à une vision inconnue.

Je recommande ce livre car derrière le personnage ironique et indifférent de Meursault, on traite ici d'un sujet important, l'auteur cherche à faire réfléchir sur le sens de notre vie. Car en un sens Meursault se demande quel sens il faut donner à la vie puisqu'un jour nous allons mourir, il confronte donc l'homme à l’absence de sens de sa vie. De plus, son histoire illustre le fait que la société dans laquelle nous vivons nous impose trop de barrières et d'obligations de style de vie.

Audrey, 1 STL, mars 2016

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Publié par Audrey, Pauline LC, Pauline G, Amélie, Corentin, Justine, Ludmilla, 1STL - dans C
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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 11:49
De Kerangal Maylis, Réparer les vivants

En 287 pages, Maylis de Kerangal nous raconte 24 heures de la vie du cœur de Simon Limbres jeune homme de 19 ans. Ce coeur de jeune homme passionné de surf, amoureux de la vie et de son amie Juliette, grand frère de la petite Lou et fils de Marianne et Sean Limbres passe du Havre à Paris, migre de Simon à Claire Méjean, une femme de 51 ans, mère de trois enfants déjà grands, traductrice. Entre temps, Simon perd la vie dans un accident, ses parents sont terrassés, Pierre Révol, le médecin de garde au département Réanimation à l’hôpital du Havre appelle Thomas Rémiges responsable de la coordination des prélèvements d'organes et de tissus.... l'émotion serait insupportable sans des décrochages aussi soudains que variés qui donnent au récit sa respiration. Ainsi "Le jour où Thomas fit l'acquisition du chardonneret, la chaleur effaçait Alger sous un nuage de vapeur, et à l'intérieur de son appartement aux volets indigo Hocine s'éventait, jambes nues sous une djellaba rayée, étendu sur un sofa. La cage d'escalier était peinte en bleu, elle sentait la cardamome et le ciment." et l'auteur consacre ainsi tout un chapitre à l'achat d'un chardonneret à Alger par Thomas Rémiges, responsable de la coordination des prélèvements d'organes au Havre.(p 167 à 173)

Les phrases à rallonges, les paragraphes d'une page, de deux pages, les couleurs, les odeurs, les textures, les menus détails qui font la vie et lui donnent sa poésie apportent au drame qui se joue dans ces 24 heures l'indispensable respiration.

J.Bicrel, 29 Juillet 2015

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Réparer les vivants est un roman publié en 2014 et écrit par Maylis de Kerangal, Maylis de Kerangal est une auteure française née en 1967.

L'histoire nous entraîne dans la vie de Simon, un jeune de 19 ans qui, à la suite d'un accident de voiture et des complications qui s'en suivent se retrouve dans le coma. Le thème est simple, 24 heures de la vie d’un corps, de l’accident, jusqu’à la transplantation du cœur dans la poitrine d’un autre, la vie d'une personne va être sauvée par le don d'une autre personne qu'elle ne connaît pas.

Ce genre d'accident et de conséquences arrive tous les jours partout dans le monde. Dans ce livre on apprend et comprend les sentiments, les réactions des connaissances de la victime, on les suit dans leur malheur, cela les rends plus réels, on leur dit la vérité de manière crue pour ne pas leur donner de faux espoirs.

Le nombre de personnes mobilisées pour une transplantation d'organe est tout simplement énorme, il y a des gens qui dédient leur vie à sauver celle des autres, c'est un grand geste d'humanité, L'effort fourni par toutes ces personnes en un seul jour est remarquable. En moins de vingt quatre heures, les amis, la famille, les médecins et chirurgiens ainsi que de parfaits inconnus seront en contact avec Simon : les uns bouleversés par la perte de leur proche, les autres sauvés par ses organes. Le cœur reçu par le malade aura t-il des réactions différentes que celui qui était le sien auparavant ? S'emballera t-il pour des raisons inhabituelles ? Restera t-il calme dans des situations où le cœur original réagissait violemment ? Le foie hérité du donneur supportera t-il aussi bien le chocolat ? Changera t-il le goût ou les habitudes alimentaires ? Ce qui est raconté ici n’est pas simplement la transplantation cardiaque du point de vue médical. C’est la vie. On suit les derniers instants de Simon, vécus dans la joie, puis le lent et douloureux cheminement de ses parents. On observe le personnel soignant, ses héros du quotidien, tous ces hommes qui travaillent à en réparer d’autres.

Benjamin S, 1e STL, mars 2016

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Maylis de Kerangal est née le 16 juin 1967 à Toulon. Romancière et nouvelliste française, elle publie son premier roman intitulé « Je marche sous un ciel de traîne » en 2000.

Je vais m’intéresser à son roman « Réparer les vivants », publié en 2013 et pour lequel elle reçoit de nombreux prix littéraires.

Ce roman raconte l'histoire de l'acheminement / la transplantation d'un cœur, celui de Simon 20 ans, vers le corps de Claire 50 ans.

En amont de cette histoire, il y a l'histoire de Simon avant son accident de voiture qui aura lieu un dimanche matin d'été aux alentours de 5h50 après une séance de surf entre amis qui le mettra dans un état de mort cérébrale.

Le roman s’attarde aussi sur l'histoire des parents -Marianne et Sean- avant la naissance de Simon puis après son accident. Ils n’arrivent pas tout de suite à admettre sa mort alors qu'il est là, dans sa chambre d’hôpital encore chaud, encore respirant. Une toute autre vision de la mort nous est présentée, on peut s'en rendre compte car dans ce cas de figure nous avons Simon, mort mais seulement mort d'esprit. On peut faire le lien sur ce point avec les études de philosophie de Maylis de Kerangal.

On découvre aussi pratiquement toutes les histoires des personnes qui ont joué un rôle dans la vie de Simon comme Juliette, son premier amour, Lou sa petite sœur, Christophe et Johan ses meilleurs amis qui eux ont survécu à leur accident et ceux qui vont jouer un rôle par la suite en tant que médecins, infirmier/ère et secrétaire, sans oublier l'histoire de Claire.

Premièrement le Docteur Révol annoncera la mort de Simon, ce qui sera une nouvelle haute en émotions pour Marianne, qui est la première à être au courant et qui ne cessera d'essayer de joindre Sean son mari. Suivra l'arrivée de Sean quelques heures plus tard qui sera lui aussi tout autant dévasté.

Ensuite Thomas, l'infirmier mettra en œuvre la persuasion des parents de Simon de faire de lui un donneur d'organes. Une décision je pense dure à prendre, à la limite de l'inqualifiable pour des parents. Songer seulement à faire de votre enfant de pièces détachées alors qu'il paraît seulement endormi est un événement que je ne peux pas envisager.

Après la finale acceptation de la demande de Thomas quoique très douloureuse, va suivre les recherches par Marthe de receveurs potentiels pour les organes qui vont être prélevés comme le foie, les reins, les poumons et le cœur de Simon.

Bien que les jeunes receveurs aient été trouvés, on se ciblera sur la receveuse de la « pièce principale » de Simon qui est Claire. De là va s'en suivre de l'histoire de Claire.

L'aboutissement de ce roman est le succès de la transplantation du nouveau cœur de Claire. Il est 5h49.

J'ai aimé ce roman, malgré certaines difficultés à le lire, à situer les histoires en parallèles avec l'histoire principale, dans ce roman la temporalité est très importante ; sans oublier que l'histoire se déroule en 24h.

Jessica S, 1STL, mars 2016

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Réparer les vivants est un roman de Maylis de Kerangal. Il parle d'une transplantation cardiaque, de Simon Limbre, un jeune homme qui va surfer une grosse vague à 5H50 avec ses deux amis, Christophe Alba et Johan Rocher, au Havre.

Après avoir eu un accident de voiture, le jeune homme Limbre tombe dans un coma dépassé, il ne pourra jamais se réveiller, il est donc le candidat idéal pour un don d'organe. Les parents de Simon dévastés de chagrin n’ont que quelques heures pour décider s’ils font le don d'organes de leur fils ou non. Les médecins et infirmiers n’ont aussi que quelques heures pour persuader aux parents pour que Simon devienne donneur d'organes pour des personnes qui sont dans le besoin, mais tout en respectant leur chagrin.

Ce roman a deux protagonistes, Simon et Claire, une femme de cinquante ans qui reçoit le cœur du jeune homme. Cette histoire se passe en 24 heure, une journée où Simon va perdre la vie et où Claire va se voir revivre.

Ce roman est écrit avec tant de précision, comporte une telle argumentation, qu'on se croirait dans une série télévisée ou dans un film, à une rythme effrénée, on se sent concerné et pris dans l'histoire. C'est bien plus qu'une fiction, car cette histoire peut se dérouler.

Maylis de Kerangal dans son roman fait que l'on se demande « qu'est-ce que la vie ? » ; « Qu'est-ce que la mort ? « qu'est-ce qu' un corps ? ». C'est aussi un roman où l'on comprend la douleur des parents, on souffre avec eux, un moment désastreux que l'on ne veut pas vivre.

Je pense que l'auteure a choisi Simon Limbre, car Limbre ressemble à Limbe, donc évoque les limbes, un espace métaphysique où les âmes des enfants non baptisés partaient, je pense que c'est pour cela qu'elle a choisi ce nom.

Contrairement à la pièce de théâtre Incendies de Wajdi Mouawad, ce roman est écrit dans l'ordre, même s’il y a des analepses (l’histoire d’amour de Simon, les souvenirs des parents,…) . Réparer les vivants est écrit, si on peut le dire, en continu, sous la forme d'une vague, avec le commencement de la vague quand Simon surfe sur cette grande vague, et se finit avec Claire, le début d’une nouvelle vague.

Sous la forme d'une vague car il y a la référence de la mer qui est présente dans ce roman, nous pouvons penser que quand la vague éclate, c'est le bruit de l'accident du jeune homme de 19 ans.

Maylis de Kerangal parle du cœur car pour tous les humains, la dimension symbolique du cœur n'est pas que l'organe, c'est aussi le lieu de l'amour dans notre corps. C'est un livre qui concerne plus le cœur que le cerveau.

Mathieu H 1ere STL

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Réparer les vivants est un roman de Maylis de Karangal publié en 2014. Ce livre nous raconte l’histoire de Simon un ado ayant eu un accident de voiture. Plus tard le Dr Révol annonce sa mort. Lors des suites de la mort, Thomas Rémige, infirmier coordinateur de greffe, chargé de convaincre des parents terrassés que leur fils est mort même si son cœur bat (mort cérébrale), leur parle de don d'organes. Ils acceptent et lorsque les données médicales arrivent, on trouve des receveurs pour chacun des organes (rein, poumon …), dont le cœur à Paris. Un des receveurs d'organe est Claire Mejean, quinquagénaire dont le cœur est fatigué. Alors s’ensuit une véritable course contre la montre pour acheminer par hélicoptère ou taxis, puis ensuite les organes sont transplantés.

Ce livre est vraiment intéressant car elle raconte en détails comment se déroule la transplantation du début (le don de l'organe) à la fin (la greffe). Ce livre est vraiment intéressant pour tous ceux qui ne connaissent pas le don d'organe, il raconte chaque étape avant la greffe. Ce livre nous parle de quelque chose qui nous concerne tous et nous raconte l’importance des dons d'organe, car ils sauvent de nombreuses vies.

Thomas, 1STL, mars 2015

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Publié par JBicrel, Benjamin S, Jessica S, Mathieu H. Thomas, 1 stl - dans K
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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 11:13

 

La petite fille de Monsieur LinhPhilippe Claudel est un auteur de talent aux nombreux livres à succès dont La Petite Fille de Monsieur Linh. L'histoire est aisément compréhensible, c'est celle d’un vieil homme contraint de quitter son pays ravagé par la guerre (au Vietnam ? ). Il débarque dans un environnement totalement inconnu à ses yeux, ce qui compte le plus pour lui c’est de protéger sa petite fille, Sang Diû, une enfant de douze semaines, rescapée d’un éclat de bombe.   P. Claudel imaginant la rencontre du vieil homme avec un vieil Occidental, Monsieur Bark, montre certes les différences culturelles et sociales entre M. Bark et M. Linh mais il montre aussi que l’Occidental qu’est le gros homme voit très bien que la petite fille n’en est pas une, mais que peu importe pour lui, il s’est trouvé un ami et c’est le principal. L'opposition est pourtant flagrante entre les deux hommes, l’un est gros et gras, bien portant, l’autre est maigre et sec, dans un état lamentable, il est habillé de guenilles, chaussé de simples chaussons. L’histoire est poignante : M. Linh est contraint de s’intégrer dans une société pour lui étrangère et qui est la nôtre, il  est passé de son pays à un autre en six semaines par la mer. Son séjour commence dans une maison d'accueil surchargée par la présence de deux familles et se poursuit dans un hôpital psychiatrique. Pour finir en apothéose, M. Linh, portant toujours sa petite fille, se fait renverser par une voiture alors qu’il traversait la chaussée afin de rejoindre l’Occidental M. Bark sans accorder grande importance au monde environnant.

L’illustration de première de couverture est bien représentative du livre, le banc, l’homme et l’enfant dans ses bras, c’est l’endroit où se passe l'essentiel de l’histoire, c’est le centre du roman. A la fin de ce roman, la chute fait s’effondrer tout ce que le lecteur a construit. Nous découvrons alors la véritable situation de Monsieur Linh. Les questions que se pose le lecteur sur le caractère calme, la longue diète de l’enfant, ses expressions de visage impassible, le fait que les enfants du refuge jouent avec elle,... trouvent enfin une réponse : la petite fille de Monsieur Linh est une poupée de chiffon, le corps inanimé qui était à côté du cratère creusé par la bombe sur les rizières est la véritable trace de l'existence de la petite fille.
La simplicité, la délicatesse, la facilité de lecture sont des atouts que l’auteur a réunis et je trouve finalement cette œuvre très accessible, par son contenu comme par le vocabulaire.

Gaëtan O, 2nde, 15 juin 2010

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 Simple, franc, délicat, vrai et plein de sous-entendus… Voici quelques mots illustrant parfaitement ce discret roman à l’allure insignifiante. En effet, il n’a rien en rapport avec ces gros pavés intimidants aux morales pesantes. Le roman de Philippe Claudel, au contraire, est intime et sans superflu. Il met à nu l’auteur qui invite simplement le lecteur dans son univers. Cependant, bien plus qu’intime, ce roman est juste et bouleversant sans pour autant tomber dans le sermon ni la culpabilité. Il exprime une réalité trop souvent passée sous silence mais il l’exprime sans exagération et tout simplement. Le message que l’auteur fait passer est aussi un message d’amour et d’espoir. Cette histoire nous prouve que, malgré les différences culturelles et sociales, nous pouvons tous nous mélanger. Il suffit juste d’accepter de s’ouvrir aux autres et ainsi accepter l’inconnu et le fait que ces rencontres nous changent parfois profondément et perturbent nos habitudes. La petite fille de Monsieur Linh… un petit livre, un grand texte.

Lucie P, 2nde, 15 Juin 2010 

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 Cette œuvre La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel m’a semblé étrange à cause de Monsieur Linh, le personnage principal, dont tout au long du récit, on découvre l’univers étrange : sa petite fille reste avec lui dans l’hôpital, il n’a pas le droit de sortir de sa maison de retraite… Elle m'a semblé émouvante aussi, sans pour autant tomber dans l’excès, notamment avec l’histoire d’amitié entre Monsieur Bark et Monsieur Linh, la relation entre Monsieur Linh et sa petite fille, Sang-Diû qui ne parle jamais et ne mange rien .On ne le comprendra qu’à la fin. La chute provoque la surprise du lecteur qui découvre enfin les règles et les personnages qui entourent Monsieur Linh. La singularité de ce personnage, si différent des autres, peut se comprendre : l’auteur quand il a commencé à écrire se cachait comme s’il avait honte, se rattachant à l’écriture en occultant ce qui l’entoure .Cela rappelle la relation entre Sang-Diû et Monsieur Linh.

La lecture de ce roman est plutôt facile .Les scènes s’enchaînent rapidement grâce à une description un peu cinématographique même si l’on se perd parfois entre le point de vue du narrateur et celui de Monsieur Linh.
J.G,
2nde, 15 Juin 2010 

 

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 Ce livre, qui est assez facile à lire, est un roman avec peu de dialogues mais, pour autant, il n’ennuie pas le lecteur. Ce roman, surprenant, jusqu’à la dernière ligne, laisse le lecteur imaginer la suite. Le titre tout aussi simple mais pertinent n'a sûrement pas été choisi au hasard. L’illustration en est tout aussi perspicace, elle  représente et résume le livre tout comme le titre. Cette œuvre fait transparaître la solitude et la tristesse de Monsieur Linh qui quitte son pays à cause d’une guerre et emporte sa « petite fille » Sang Diû. Le lecteur, le narrateur et le personnage principal ressentent la même chose, ils se noient tous dans ces grandes émotions.

Anthea M 2nde, 15 Juin 2010 

 

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La petite fille de Monsieur Linh est un petit roman avec un grand texte qui repose sur la solitude d’un homme qui a tout perdu.  Cet homme, Monsieur Linh, arrive dans un nouveau pays avec sa petite fille, Sang-Diû, soit « matin doux », dans sa langue natale.  Au fil du temps il noue des liens avec monsieur Bark, un gros homme solitaire. L’auteur relate souvent ces rencontres au discours indirect. Philippe Claudel illustre ici les problèmes de l'altérité en alliant deux hommes, deux cultures, deux pays. Le pays natal de Monsieur Linh est décrit comme beau, calme, les gens n'y sont pas pressés et prennent le temps d’apprécier la vie alors que le pays dans lequel il vient d’arriver est décrit comme plein de monde, de bruit, de danger, les gens y sont toujours pressés, ils courent. Le lecteur ressent surtout la solitude de  Monsieur Linh, il  ressent aussi la douleur qu’il a d’avoir tout perdu. En effet, le vieil homme ressasse toujours son passé. Ce roman est émouvant et en même temps intriguant et pourtant, l’auteur, Philippe Claudel, a affirmé que ce roman ainsi que les autres qu’il a écrits l’ont été d’une traite. Il n’a pas relu ce roman avant de le publier. Il reconnaît cependant que pour lui, publier un roman est un acte intime mais c’est aussi une rencontre par livre interposé avec ses lecteurs. Ce roman, facile à lire, peut plaire aux plus jeunes comme aux lecteurs expérimentés. 

Tiphaine D, 2nde, 15 Juin 2010 

 

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  Lors de sa sortie en 2005, La petite fille de Monsieur Linh, a valu à son auteur, Philippe Claudel, une reconnaissance du milieu de la critique qui l’attendait au tournant après son œuvre Les Ames Grises. Pari réussi par un auteur qui s’est longtemps caché pour écrire. Aujourd’hui, son œuvre, La petite fille de Monsieur Linh, reste dans la mémoire de ses lecteurs comme une image. Un homme, Monsieur Linh, déraciné de sa terre, de ses origines et des siens, morts à la guerre, débarqué en Occident (France ?) garde comme seule attache, tout contre lui, sa petite fille Sang Diû, l’objet le plus fragile et le plus merveilleux qui soit pour lui. Il promène avec lui une « valise de cuir bouilli », contenant des vêtements usagés, une photo jaunie et un sac de toile avec de la terre de son pays. Cette œuvre touchante et saisissante dénonce la réalité de cette société contemporaine ; la guerre, la perte de ses repères et le rejet dont sont victimes les étrangers. Une fin poignante que l’on n’oublie pas…

Julie P, 2nde II,
 15 Juin 2010 

 

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Le livre de Philipe Claudel La petite fille de Monsieur Linh m’a plu , il est facile à lire et court mais demande une réflexion par rapport à ce qu’est vraiment cette petite fille. Monsieur Linh nous fait pitié avec sa naïveté qui le fait croire à l’existence certaine de sa petite fille. On dirait que le narrateur partage la naïveté de M. Linh car c’est seulement avec des indices disséminés que l’on découvre la réelle identité Sang-Diû. Le vieil homme se souvient ainsi au tout début du livre qu'il avait vu « plus loin la petite, les yeux grands ouverts, emmaillotée, indemne, et à côté de la petite une poupée, sa poupée, aussi grosse qu’elle ». Or  à la fin  du roman,« il serre la jolie poupée dans ses bras maigres […] il la serre comme il serrerait une vraie petite fille». Ce livre montre aussi que le lien entre deux personnes ne parlant pas la même langue peut être très fort

Élisa RAULT

 

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  Auteur a succès après la sortie de son livre Les Ames grises , Philippe Claudel revient en 2005 sur le devant de la scène avec une nouvelle œuvre : La petite fille de M. Linh . Ce livre, facilement abordable pour tous les lecteurs, est une surprise inattendue de la part de l’auteur : il y change radicalement de registre comme le signale Delphine Peras dans sa critique. Un certain M. Linh, étrange vieil homme, débarque d’un pays où la guerre a ravagé les siens, muni d’une simple valise à la main et de sa petite fille qui a survécu. Elle s’appelle Sang Diû, ce qui signifie « matin doux » dans la langue natale du vieil homme. Considérée comme la prunelle de ses yeux, elle ne pleure jamais, ne réclame jamais à manger et elle s’endort dès que son grand père lui chante une chanson bien particulière :
« Toujours il y a le matin
Toujours revient la lumière
Toujours il y a un lendemain
Un jour c’est toi qui seras mère. »
Dans la suite de l’histoire la rencontre entre M. Linh et M. Bark, un homme en retraite habitant le pays nouveau , représente très bien l’échange avec l’étranger. Les deux hommes se retrouvent tous les soirs sur un banc où Monsieur Linh offre à son nouvel ami deux paquets de cigarettes par jour. Et c’est d’ailleurs ce fameux banc que Philippe Claudel a dessiné pour illustrer la page de couverture de son livre, signe de l’importance de ce lieu de l'échange.
Yann Lachever 2nd 2

 

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  C’est une histoire bouleversante avec un caractère poétique. C’est aussi une histoire assez mystérieuse, car le passé de Monsieur Linh, celui de la petite fille participent de l’intrigue du livre. Tout au long de ce roman, le personnage principal, M. Linh, noue des liens d’amitié avec M.Bark. M. Linh est un vieillard asiatique qui a fui la guerre dans son pays avec dans ses bras une fille que l’on confond avec une poupée à certains moments de l’histoire. Monsieur Linh est toujours tout seul avant de rencontrer Monsieur Bark. Ce Monsieur Bark est un Occidental banal qui au fur et à mesure du roman apprend à connaître Monsieur Linh.

C’est un roman engagé mais un peu monotone.

Timothée Raulet, 2nde 2, 15/06/10

 

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  Deux ans après avoir écrit Les Ames grises , l’écrivain Philippe Claudel, né en 1962, publie cette fois-ci La petite fille de Monsieur Linh dont la première publication a été faite en 2005 ce qui est donc très récent. Philippe Claudel écrit ses œuvres sans réfléchir, il aime perturber ses lecteurs, il n’utilise pas de cadre spatio temporel comme cela son histoire peut se situer dans n’importe quelle ville, à n’importe quel moment, sont but est d’être imprécis géographiquement et aussi temporellement. L’auteur donne une grande importance à ses titres, il ne les choisit pas au hasard il faut qu’ils sonnent bien et qu’il y ait un accord profond entre eux et le texte, il les aime parfois intriguants, et poétiques. Les thèmes de l’exil, de l’étranger, de l’exclusion sont présents dans ses romans car il est plus intéressé par ceux qui souffrent que par la situation des nantis. Ainsi cet homme, Monsieur Linh, a dû quitter son pays où tout a été dévasté, il veut protéger sa douce et silencieuse petite fille nommée Sang Diû . Cet homme désemparé et seul se rattache aux souvenirs de son ancien pays, comme son odeur car à présent il ne sent plus rien. L’auteur met de la poésie dans son roman, le vieil homme chantonne souvent une petite chanson à sa petite fille :
‘’Toujours il y a le matin
Toujours revient la lumière
Toujours il y a le lendemain
Un jour c’est toi qui sera mère
‘’
Et puis un jour sur un banc il rencontre Monsieur Bark, tous deux ne se comprennent pas mais ils s’apprécient, leurs voix les apaisent , les rassurent. Il se crée une amitié même s'ils sont dans l’incapacité de communiquer à cause de leurs langues différentes.

Ce roman est court, il peut facilement être lu par tout le monde. L’histoire de cet homme et de sa protégée est marquante et émouvante. La chute est surprenante, sans trémolo, ce texte est un récit narratif qui comporte peu de description. Ce roman est donc une réussite pour Philippe Claudel.

Mélanie Basset

 

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 La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel est un livre qui m’a plu car d’une part il a un caractère bouleversant et d’autre part l’histoire des deux personnages est fondée sur des faits réels et ouverts sur d'autres pays.
Ce qui est bouleversant dans cette histoire, c'est l’association des sentiments :
_ Le passé des deux personnages éponymes, le peu d’éléments que l’on a de leur passé est très émouvant ; ils ont survécu à un massacre où tous les membres de leur famille sont morts. Le modèle du grand-père avec sa petite fille est très étonnant, on se doute que le grand-père n’a pas sa petite fille par hasard au début de l’histoire puis quand on découvre son passé, on comprend pourquoi il y est très attaché.
_La situation du vieil homme est bouleversante car il se réfugie dans un pays qu’il ne connaît pas, il n'en connaît même pas la langue, il n'y connaît aucune personne,  il ne sait même pas où il va dormir même si il trouve refuge dans un dortoir.
Tout cela donne à l’histoire un caractère émouvant d'autant plus qu'on sait que la situation de ces deux personnages est plus que misérable, ils n’ont pas d’argent.

D'autre part, cette histoire est ouverte au monde, on y dénonce les événements passés, le massacre dans les rizières, c’est le signe d'une liberté d’expression ! Le roman dénonce aussi le mépris affiché par la société occidentale envers les réfugiés comme ce vieil homme, M. Linh et sa "petite fille".
Ce que l’on peut reprocher à ce livre est de ne pas en dire davantage sur le passé des deux personnages : il aurait fallu commencer l’histoire à partir de la mort des parents de la petite fille. Cette histoire aurait eu un caractère plus émouvant.

Marc-Antoine Hamon 2nd2

 

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 Philippe Claudel écrit sans réfléchir. Avec cette œuvre insistante sur le manque, il cherche , deux ans après le fracas des Âmes grises , un équilibre entre deux situations différentes , ici celles de Monsieur Linh et de Monsieur Bark. Il passe d’une situation normale à une solitude plus ou moins « forcée ». L’œuvre repose sur l'histoire d'un grand-père qui recueille une petite fille lors d’une guerre dans son pays où les parents, fils et bru du grand-père, sont morts  laissant derrière eux , une petite fille… Le grand-père, Monsieur Linh, décide donc de quitter son pays actuel pour prendre la route pour un pays inconnu pour lui, hors de danger, accompagné de la fille de son fils. Ils sont là-bas classés parmi les immigrés, placés dans un centre d’accueil. Ainsi le grand-père fait la connaissance de plusieurs personnes, et une plus particulièrement de Monsieur Bark avec qui il passe la majorité de son temps. Se créent entre les deux hommes des liens d’amitié très particuliers.
Dès sa sortie, ce roman est perçu de façon positive par la plupart des lecteurs. Ce qui ressort le plus souvent est qu’il « sort de l’ordinaire », c'est ce que soulignent surtout ceux qui ont lu d’autres œuvres de Philipe Claudel comme Les Âmes grises. Je porte moi aussi un regard positif sur ce roman, car je trouve que c’est une histoire et un thème singuliers.

David Hellier

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Dans ce livre, Philippe Claudel met en avant les sentiments et l’histoire bouleversante d'un homme qui se nomme Monsieur Linh . Quand on lit ce livre, on voit l’attachement de Monsieur Linh pour sa petite fille Sang Diû. On peut remarquer que cet homme fait preuve de courage et affronte le regard des gens qui le dévisagent et le regardent plutôt méchamment, on pourrait le considérer comme un héros car il a récupéré sa petite fille lors d’une guerre où son fils et sa belle fille, les parents de la petite fille sont morts. Pour lui, sa petite fille est la seule personne importante qui lui reste. Sang Diû , lui donne le courage de vivre, de ne jamais baisser les bras.

A la suite de cela, il rencontre un homme, M. Bark. Leur rencontre est touchante car ils ne parlent pas la même langue mais se comprennent avec "bonjour" dans leur langue et en se regardant. Ces deux hommes sont blessés, mis à l’écart, ils souffrent mais pourtant se battent. A la fin, une chute, une grande surprise pour le lecteur : Sang Diu, la petite fille est ...

Ce roman évoque l’amour, le manque de tolérance de certaines personnes, l’intolérance et la souffrance des blessures. Philippe Claudel l'a écrit avec amour et il nous montre la
société telle qu’elle est aujourd’hui et l'on comprend qu'il faut qu’elle change.

J. Morvan

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  Le roman, La petite fille de Monsieur Linh fait maintenant partie des nombreux ouvrages écrits par Philippe Claudel. Ce natif de Lorraine change de registre et nous surprend avec cette nouvelle réaliste. L’œuvre raconte comment un homme trouve la force de survivre en quittant son pays détruit par la guerre (référence au Vietnam ?). C’est un déchirement pour le personnage principal, un petit vieillard, qui voit disparaître son pays de rizières et de coutumes ancestrales. Le bateau les emmène lui et sa petite fille, Sang Diû , dans un pays inconnu où la société dicte le mode de vie de chacun. Une personne va sortir de ce lot, c’est M. Bark. Lui seul offre à Monsieur Linh un accueil chaleureux , généreux mais qui reste curieux. Ce qui est admirable c’est que le séjour en hôpital psychiatrique et l’accident tragique de la fin n’ont pas entaché l’amitié des deux hommes.
La première de couverture illustre très bien le livre : un homme, M. Linh, une petite fille bien calme, Sang Diû et le banc, lieu essentiel de l'histoire.

Yoann Kerboëthau

 

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 La Petite Fille de Monsieur Linh est un roman écrit par Philippe Claudel après le succès des Âmes Grises. C’est l’histoire d’un vieil homme quittant sa terre natale pour donner un meilleur avenir à sa petite fille, orpheline à cause de la guerre. Il débarque en terre Occidentale ne connaissant rien de ce pays nouveau, si étrange, « sans odeur ». Tout au long de l’histoire il ne vivra que pour sa petite fille, il rencontrera Monsieur Bark qui deviendra son ami, malgré la barrière de la langue. Monsieur Linh nous inspire une amicale compassion par son innocence et ses simples difficultés qu’il affronte calmement mais avec obstination. Il saura attendre patiemment et garder espoir pour retrouver son ami, « Tout en marchant, il sent les forces revenir dans son corps».

Ce livre suscite des émotions : la compassion, la perplexité, l'étonnement...
Alice de Beauregard, 2nde II

 

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 La petite fille de Monsieur Linh, est un roman moderne laissant cours à l’imagination car il existe certaines zones sombres : on ne connaît pas le pays d’origine de Monsieur Linh, ni celui de sa petite fille, ni le pays où ils arrivent. « La petit fille », nouveau-né, dont il est question s’appelle Sang Diû, "matin doux", elle nous perturbe jusqu'à la fin du livre. Quant à Monsieur Bark, lui qui a perdu sa femme, va t-il retrouver la joie de vivre ?
Sans le vouloir et en écrivant d’une seule traite, Philippe Claudel dénonce une inégalité politique et sociale dans son livre. L’inégalité politique se distingue ici par le contraste entre le pays d'accueil et le pays en  guerre dont une imprécision géographique rend la situation indécise. La solitude de Monsieur Linh, sa peur et son manque de repères par rapport à ce changement de pays est une des marques de l’altérité. Dans les pays européens les voitures remplacent les bœufs, Monsieur Linh dit que « rien ne ressemble à ce qu’il connaît » et il s'étonne des contrastes : « Au village, il n’y avait qu’une rue, une seule ».
Philippe Claudel a su nous émouvoir mais sans excès, tout en rapportant les paroles de ses personnages, souvent au discours indirect. Ce livre peut être conseillé aux grands comme aux petits lecteurs, car il est court et facile à lire.

BOUCZO Anaïs le 9 juin 2010

 

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 Après le succès des Âmes Grises en 2003 qui s’est vendu à plus de 250 000 exemplaires, Philippe Claudel écrit un roman d’un nouveau genre tout à fait différent de son dernier succès. Le récit fondé sur le thème de l’étranger raconte l'histoire d'un homme âgé et de sa « petite fille » qui partent d’un pays de l’Est dont on ne connaît pas le nom. Suite à une guerre qui a ravagé leur pays, l’homme qui s’appelle Monsieur Linh a perdu sa femme, son fils et sa bru, il quitte alors son village pour « un pays sans odeurs ». Sa petite fille c’est tout ce qui lui reste avec sa valise , une poignée de terre dans un sac, sûrement le dernier souvenir avant que la terre soit retournée par la guerre et une vieille photographie toute abimée. Dans le bateau qui part de son pays il serre sa petite fille, son unique raison de vivre. Lorsqu’ils arrivent dans ce pays dont le nom n’est pas dévoilé dans le livre, il rentre dans un foyer d’immigration. Le vieil homme et sa petite fille extrêmement sage sont méprisés par les autres immigrants. Mais dans ses malheurs, Monsieur Linh rencontre Monsieur Bark , un homme qui partage avec lui ses émotions et qui comme lui, ne comprend pas le regard des autres.
Ce livre se lit facilement et en peu de temps. C'est un roman tout à fait bizarre puisqu’il ne contient pratiquement pas de dialogue direct et que les personnages principaux ne parlent pas la même langue. Le roman très court est à mon goût très ennuyeux car il n’est fondé que sur des descriptions tout au long de l'œuvre. C’est un livre que je ne conseille pas de lire.

Y.L.B

 

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 Philippe Claudel écrit ses œuvres sans réfléchir. Il aime perturber un lecteur surtout lorsque cette déstabilisation ouvre sur une faculté plus grande de conscience et de réflexion comme dans La petite fille de Monsieur Linh. Philippe Claudel s’inquiète plus pour les pauvres que pour les nantis comme nous le remarquons dans cette œuvre. Dans ce roman , il met en avant les sentiments et l’histoire bouleversante d'un vieil homme M. Linh, il montre aussi une amitié forte entre deux hommes qui ne se connaissent pas et ne se comprennent que par des regards ou un « Bonjour ». M. Linh fait preuve de courage et affronte les regards des gens qui le dévisagent. Sang Diû, sa "petite fille", lui donne le courage de vivre, de ne jamais baisser les bras. M. Linh et son nouvel ami, M. Bark sont deux hommes blessés par la vie et mis à l’écart mais pourtant ils continuent à se battre. Le courage mais aussi l’amour et également l'intolérance de certaines personnes et la souffrance sont au cœur du récit qui peut aussi nous ouvrir les yeux et nous faire réaliser que dans la société telle qu’elle est aujourd’hui les gens ne sont pas toujours solidaires les uns envers les autres.

Les lecteurs de La Petite Fille de Monsieur Linh n’ont pas tous perçu ce roman de la même manière mais on peut au moins s'accorder à le qualifier d'émouvant et même bouleversant.
Audrey

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Philippe Claudel avec très peu de mots sait nous narrer une intense histoire d’amitié entre deux hommes sans toutefois tomber dans le drame. Avec lui, tout est à la fois simple, beau et merveilleux. De plus, il nous charme avec une touchante révélation que de multiples indices pouvaient nous laisser prévoir bien qu'elle apparaisse comme une chute. Philippe Claudel en écrivant La Petite fille de Monsieur Linh réussit le pari fou de changer radicalement de registre, mais en sachant garder toutefois le succès qu’il a eu avec Les Âmes grises en 2003, souligne Delphine Peras.

Réjane

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Philippe Claudel, l’auteur des Âmes grises (2003) nous fait découvrir dans ce nouvel ouvrage une facette différente de ce que sont l’amitié et la fraternité telles que nous les connaissons. A travers ce vieil homme immigrant et le lien qu’il crée avec Monsieur Bark, on voit un étonnant sentiment d’amitié malgré les barrières culturelles et géopolitiques. Monsieur Bark est un pur Occidental, peut être Français, qui parle encore et toujours sans se demander si son voisin l’entend ou bien même le comprend. Monsieur Linh, réfugié de guerre après la mort de sa famille, a quitté son village pour sauver sa petite fille. Cette petite fille Sang Diû, toujours silencieuse, l'accompagne partout. Enveloppée dans plusieurs couches de vêtements, elle ne bouge pas et semble aussi fragile qu’une poupée de porcelaine.
Ce livre, écrit au présent avec un point de vue omniscient, nous plonge dans l’histoire et les sentiments de chacun des personnages. Les descriptions, si précises, créent des images quasi cinématographiques dans l'esprit des lecteurs. Nous sommes dans le bateau au début de l’histoire, dans la chambre avec les deux familles, sur le banc en face du parc... avec Monsieur Linh et sa "petite fille".
Lénaïg DAGORN 2nde II

 

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Dans cette œuvre de Philippe Claudel, La Petite Fille de Monsieur Linh, on rencontre un vieil homme, Monsieur Linh, étrangement lié d’amour avec une poupée qu’il prend pour sa petite fille. Il s’attache également à un homme, Monsieur Bark, là aussi, le sentiment d’amitié qui les lie est étonnant, la barrière de la langue ne leur permettant pas de communiquer. Ces mélanges de sentiments, la folie du vieil homme et sa naïveté rendent le roman assez intéressant et émouvant. On s’attache facilement à cet homme sans défense, perdu dans ce nouveau monde qui lui fait peur.

Laëtitia Prido 2nde II

 

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  De toute évidence, l’œuvre de Philippe Claudel est très facile à lire. Petite par la lecture et grande par l’émotion, La petite fille de Monsieur Linh, se fonde sur des faits réels, qui se sont passés par exemple la guerre , les bombardements et bien sûr l’exil des habitants et là de Monsieur Linh.
Ce dernier, un vieil homme fatigué, transporte avec lui « un bijou », sa petite fille Sang Diû, "matin doux", qui ne se plaint jamais, qui s’endort à chaque fois que l’on l’allonge.
On ne sait pas trop où l’on se situe. Le cadre spatio-temporel est confus, on peut penser que l’on se trouve en France ou dans un autre pays d’Occident. On découvre un mode de vie différent entre le pays d'origine de Monsieur Linh et son pays d'accueil car après son exil, le narrateur décrit, selon le point de vue du vieil homme, la ville avec des voitures, de grandes constructions alors que dans le pays de Monsieur Linh, c’est un paysage de rizières avec un village de petites maisons. Ce livre nous fait découvrir deux paysages et même deux environnements sonores contrastés car les images apportées de la ville sont dans un univers bruyant alors que les rizières sont plutôt un univers calme. Les barrières de la langue ne posent pas vraiment de problèmes entre Monsieur Linh et son nouvel ami, Monsieur Bark. Cette œuvre aborde en tous cas des sujets poignants, regroupés dans seulement 184 pages. Par rapport aux autres œuvres de l’auteur, ce récit sort du commun, il change radicalement de registre.

 Alexandre 

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 Cette nouvelle œuvre de Philippe Claudel marque un changement chez lui. Avant, Philippe Claudel se cachait et avait comme honte d’écrire, dit-il. Il se rattachait à ses livres. Ce livre est ouvert sur le monde et intimiste, universel et émouvant, c’est un des rares livres sur le manque. Ses thèmes principaux sont : l’absence, l’inexorable perte, la solitude forcée, l’existence déracinée. La lecture au premier abord peut déstabiliser car il y a des scènes étranges,  presque incohérentes : la petite fille, Sang-Diû paraît extraordinairement inexpressive jusqu’à la chute, à la fin du livre, où tout devient cohérent, on comprend alors l’histoire,  surtout au sujet de Sang-Diû. Ce passage renverse toute l’histoire en dévoilant la terrible vérité à propos de Sang-Diû. En somme, c’est un livre émouvant, très intense, à lire.

Alex Paillier

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Voici un roman que Philippe Claudel dit avoir écrit sans vraiment réfléchir. La petite fille de Monsieur Linh raconte une histoire d’amitié entre un homme du pays, Monsieur Bark et un réfugié,  Monsieur Linh toujours accompagné de sa petite fille Sang Diû. Ces deux hommes ne parlent pas la même langue mais Monsieur Linh aime être en compagnie de Monsieur Bark et réciproquement.

C'est un livre étrange, un peu comme muet car seul Monsieur Bark parle et Monsieur Linh se contente de dire « bonjour ». C'est aussi un récit étonnant car la petite fille ne grandit pas, ne pleure pas, ne mange pas. Le livre de Philippe Claudel est simple à lire, les lieux ne changent pas beaucoup, une seule personne parle, l’homme du pays, les réfugiés font tout le temps la même chose : les hommes jouent aux cartes, les femmes font la cuisine, les enfants jouent, courent,…. Le peu de choses qui change, ce sont les paroles de la seule personne qui parle, le temps, les personnes autour.
Ce livre paru en 2005 a rencontré le succès dans vingt-deux pays et deux cent cinquante mille exemplaires ont été vendus et traduits en vingt-deux langues.

RAULT Audrey

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 La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel est un roman captivant et poignant par l’histoire de ce vieil homme, Monsieur Linh, qui a quitté son pays natal avec sa « petite fille » Sang Diû à cause d’une guerre qui y fait rage depuis de nombreuses années. Il y a perdu sa famille ce qui l'a conduit à l'exil. L’auteur expose dans ce roman aux allures de nouvelle où le suspense règne jusqu'à la fin et même au-delà, le sentiment de manque que ressent le vieil homme ; il le fait comprendre au lecteur qui éprouve de la compassion pour lui. En effet, lorsque Monsieur Linh arrive dans ce nouveau pays sans rizières ni odeurs, on  s’imagine à sa place. On voit aussi la difficulté de s'intégrer dans un nouveau pays où l’on n’a aucun repère et où l’on ne connait personne. Dans le livre, Monsieur Linh a la chance de rencontrer Monsieur Bark avec qui il se lie d’amitié et avec qui il découvre la vie dans ce nouveau pays.

Raphaëlle Beaulieu

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 Après le succès du roman Les Ames Grises publié en 2003, La Petite Fille de Monsieur Linh était promis au succès. Auteur naturellement doué pour l'écriture, Philippe Claudel, qui avoue lui-même écrire sans réfléchir, nous transporte à nouveau dans un univers bouleversant, à travers ce vieil homme émouvant qu'est Monsieur Linh.
Son amour pour sa petite-fille, son appréhension face à ce pays inconnu, et l'amitié naissante entre lui et Monsieur Bark, un Occidental, nous rapproche de ce personnage fragile, nous touche. On ne sait presque rien de lui, et pourtant on se sent proche de cet homme et de son enfant si sage, si calme, presque trop.
Philippe Claudel amène encore une fois ses lecteurs à s'émouvoir, à se plonger avec passion dans l'histoire qui, bien que brève et se lisant facilement, nous marque.

Marie G.

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La petite fille de Monsieur Linh est un livre écrit par Philippe Claudel et paru en 2005. C'est l'histoire d'un vieil homme qui quitte son pays en compagnie de sa petite fille car il y a la guerre, toute sa famille s'est fait assassiner. Alors il débarque dans un pays inconnu, sans doute en Amérique. Il va y connaître divers événements. Un lien de fraternité et une amitié se nouent peu à peu  entre Monsieur Linh et un homme du pays, Monsieur Bark. C'est un roman assez troublant qui conjugue les thèmes de l'abandon, de la mémoire et du regard sur l'autre. Philipe Claudel souligne aussi les différences sociales et culturelles entre ces deux hommes. C'est l'auteur lui-même qui a illustré la première de couverture d'un dessin particulièrement sobre qui rappelle le langage très simple qu'il emploie pour écrire ce roman.

Justine Quinio

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Philippe Claudel, après avoir écrit Les Ames grises, a écrit La petite fille de Monsieur Linh, une histoire passionnante qui raconte la vie d’un vieil homme, Monsieur Linh. Après avoir quitté son pays, à cause de la guerre, ce vieil homme arrive dans un nouveau pays, sur une terre inconnue, avec sa petite fille « Sang Diû ». Ils sont seuls, ne parlent pas la langue du pays, pourtant ils vont faire la connaissance de Monsieur Bark, un homme qui vient de perdre sa femme. L’auteur, nous conte une histoire troublante dans laquelle se mêlent les thèmes comme la solitude, la tristesse, la perte d’un être cher et le regard des autres. Tous ces thèmes sont abordés dans une histoire brève, mais intense. C’est un roman facile à lire, c’est ce que l’ auteur cherchait, une lecture pour tous. C'est aussi une oeuvre intense, car il s'y passe plusieurs choses, il est question de sentiments, avec des péripéties. De plus, ce livre a une dimension universelle car il n’y a pas d’indications précises de lieu, ni de temps, l’auteur voulait que tout le monde puisse se sentir proche de Monsieur Linh, et suite au succès du roman Les Ames grises qu’il a écrit quelques années plus tôt et qui a été traduit en onze langues, Philippe Claudel voulait que l’histoire puisse être vraie partout. C’est également une histoire surprenante : la fragilité de Monsieur Linh qui fait tout pour protéger Sang Diû,  ces moments que Monsieur Linh et Monsieur Bark passent sur le banc sont représentatifs de l’histoire car Philippe Claudel écrit ces passages de façon à les rendre émouvants, marquants. Les nombreuses descriptions permettent au lecteur d'y être plus sensible encore. Puis, la fin nous émeut, elle nous trouble car c’est seulement à ce moment que le suspense tombe. Philippe Claudel a écrit cette histoire de façon à ce qu’ on ne la comprenne véritablement qu’à la fin.
Lauriane Carrée

 

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Après le grand succès des Ames grises Phillipe Claudel sort en 2005 un nouveau livre intitulé La petite fille de Monsieur Linh. Celui-ci raconte l’histoire d’un vieil homme, Monsieur Linh, qui fuit son pays à cause de la guerre. Celle-ci a emporté toute sa famille sauf sa petite fille qu’il surnomme Sang Diû. Tous deux rejoignent un nouveau continent pour entamer une nouvelle vie … Là Monsieur Linh entretient une vie assez banale : tous les soirs il se retrouve sur le même banc et donne deux paquets de cigarettes à un nouvel ami qu’il rencontre là bas, Monsieur Bark. Il commence à prendre ses marques et ses habitudes dans son nouveau pays. Ce livre est assez facile à lire et à comprendre, le vocabulaire employé par Phillippe Claudel est très simple et l'auteur pousse le suspense jusqu’au bout, en ne révélant pas réellement la véritable identité de la « petite fille » … Je vous conseille donc de lire ce livre pour sa simplicité et sa construction.

M Charles, 2nd II

 

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Philippe Claudel, auteur du célèbre roman Les Âmes Grises, écrit deux ans plus tard La Petite Fille de Monsieur Linh, un roman simple et émouvant où l'on découvre le vieux Monsieur Linh, un réfugié du Vietnam. Il est venu par la mer avec sa petite-fille et se rattache à elle comme à sa seule raison de vivre. Le roman montre l'amour aveugle que porte le vieil homme à une simple poupée, et par la suite l'amitié qui se lie entre Monsieur Linh et Monsieur Bark, plus forte que la barrière de la langue et de la culture... On s'attache très vite au vieux Monsieur Linh qui semble désorienté dans son nouvel environnement mais qui pourtant trouve quelques repères auxquels il tient plus que tout : sa petite-fille et son ami.

Léa Le Gonidec

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La petite fille de Monsieur Linh est un livre de Philippe CLAUDEL qui est un auteur français du vingtième siècle, il est également cinéaste et dramaturge. Très attaché à la Lorraine où il est né et réside toujours, il est maître de conférences à l'Université de Nancy au sein de laquelle il enseigne à l'Institut Européen du Cinéma et de l'Audiovisuel, en particulier l'écriture scénaristique. Philippe CLAUDEL a également été professeur en prison et auprès d'adolescents handicapés physiques. Ce livre est publié en 2005.

Personne n'aide Monsieur Linh à s'adapter, personne n'essaie de le comprendre, il est seul. Monsieur Bark est le seul qui le considère comme un être humain..
Le livre de Philipe CLAUDEL La petite fille de Monsieur Linh m’a plu , il est facile à lire et court mais on se pose des questions par rapport à ce qu’est vraiment cette petite fille.

Ce livre montre aussi que le lien entre deux personnes ne parlant pas la même langue peut être très fort.

Chloë A 1 STL

 

 

 

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Publié par 2nde 2, juin 2010, Choé A, 1STL, mars 2015 - dans C
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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 10:55
Le Clézio JMG, Désert

Lire Désert c'est se laisser charmer par la poésie de la langue de Le Clézio : "Ils sont apparus, comme dans un rêve, au sommet de la dune, à demi cachés par la brume de sable que leurs pieds soulevaient. Lentement, ils sont descendus dans la vallée, en suivant la piste presque invisible. En tête de la caravane, il y avait les hommes, enveloppés dans leurs manteaux de laine, leurs visages masqués par le voile bleu..." (p 7) "C'est l'eau qui est belle aussi. Quand il commence à pleuvoir, au milieu de l'été, l'eau ruisselle sur les toits de tôle et de papier goudronné, elle fait sa chanson douce dans les bidons, sous les gouttières..." (p .160) ...

Lire Désert c'est se laisser entrainer par les destinées de deux héros, Nour et Lalla, dans deux histoires parallèles, à deux époques différentes :

Nour est un jeune garçon qui en 1909/1910 arrive dans la vallée de la Sagiet el Mamra remontant du Sud Saharien dans une longue caravane de Touaregs fuyant l'invasion franco-espagnole. Avec Nour, nous suivons la lente progression de la caravane unie autour d'un chef charismatique, Ma el MaÏdine jusqu'à l'ultime bataille d'Agadir en 1912. La défaite était prévisible dès les premières pages. L'histoire de Nour et des hommes bleus de la caravane semblait vouée au désastre, "Peut-être que c'était ainsi que les choses devaient de passer, pensait Nour." (p 431)

Lalla est une jeune fille, une orpheline qui descend des "hommes bleus" du Sud Saharien. Elle vit dans une époque moderne non datée, dans "La Cité" un bidonville situé à la lisière du désert. Elle y passe une enfance heureuse malgré le dénuement mais le jour où elle s’aperçoit qu'elle ne pourra pas échapper à un mariage arrangé, elle s'enfuit. On la retrouve à Marseille où elle côtoie la misère des prostituées, des émigrés et des exclus. Mais "elle danse, pour partir, pour devenir invisible, pour monter comme un oiseau vers les nuages. Sous ses pieds nus, le sol de plastique devient brûlant, léger, couleur de sable, et l'air tourne autour de son corps à la vitesse du vent..." p 355 et elle retrouve finalement son pays d'enfance.

Lire Désert c'est aussi se familiariser avec l'histoire de ces peuples Sud Sahariens, une histoire de la résistance des Touaregs organisés autour de Ma el Aïnine face à l'invasion franco-espagnole et à la colonisation et puis un jour de 1910 "Le "fanatique" est acculé, d'un côté à la mer, de l'autre au désert. Le vieux renard va être obligé de capituler. N'a t-il pas été abandonné de tous ? Au Nord, Moulay Hafid a signé l'Acte d'Algésiras, qui met fin à la guerre sainte. Il accepte le protectorat de la France. Et puis, il y a eu la lettre d'Octobre 1909, signée du propre fils de Ma el Ainine, Ahmed Hiba, celui qu'ils appellent Moulay Sebaa, Le Lion.." se rassure l'observateur de l'armée du général Moinier à la veille du grand combat. Sombre et complexe histoire des "hommes bleus" du désert.

J.Bicrel

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L’œuvre romanesque Désert a été écrite par J.MG Le Clézio en 1990. Désert est sa 4ème œuvre principale et il a reçu le prix Nobel en 2008. Le Clézio est un romancier, nouvelliste et essayiste français, et précisément breton. Il a actuellement 76 ans. Désert est un roman tragique et descriptif.

Dans cette œuvre on trouve deux enfants-héros : Nour un garçon et Lalla une jeune fille.

Nour vit dans une caravane. C’est un garçon très observateur, particulièrement d’une certaine Ma el aïnine. Un jour il part avec les hommes bleus guidée par Ma el aïnine en direction d’une ville sainte. Mais ils sont poursuivis par les chrétiens et de nombreuses personnes mourront dont Ma el aïnine. Suite à cela Nour devient ami avec un soldat aveugle : «la main du guerrier aveugle le poussait en avant ». Nour continue la marche avec les survivants du massacre par les chrétiens et ils arrivent à la terre sainte : la ville promise. Arrivés là-bas, les survivants se font tuer par les chrétiens, il ne reste que Nour qui n’a pas été tué. Il retourne donc chez ses parents dans une ville voisine, où ils étaient restés. En En parallèle, Lalla est une orpheline qui vit dans un bidonville au Maroc avec sa tante, où elle est heureuse « tout le monde est très pauvre et personne ne se plaint jamais ». La vie là-bas lui plait : » il y a la promenade, l’eau de la fontaine, le feu, le bain, le marché et la fête ». Lalla est de religion musulmane. Elle est amie avec un jeune berger muet qui se nomme « le Hartani », elle va voir en secret Es Ser (« le secret »), c’est un homme mythique dont le corps est bleu. Elle va également rendre visite à Naman, un pêcheur âgé qui lui raconte des histoires sur des villes sur la côte méditerranéenne, comme Malaga en Espagne et Marseille en France. Sa tante ayant du mal financièrement pour nourrir ses fils et sa nièce, Lalla travaille mais celle-ci ne rapportant pas assez d’argent, Amma , sa tante, décide de la marier à un homme fortuné. Mais Lalla n’étant pas en accord avec ce mariage, elle décide de s’enfuir de chez sa tante, et se réfugie chez le pêcheur, qui meurt peu après. Elle va donc rejoindre Le Hartini. Lalla tombe enceinte du berger, et part en direction de Marseille où habite désormais Amma, une ville qu’elle connaissait par le pêcheur. Amma vit dans un quartier pauvre, et Lalla travaille comme femme de ménage. A Marseille, Lalla fait la rencontre d’un jeune mendiant, avec qui elle fera la rencontre d’un photographe. Celui-ci l’embauche comme mannequin. Avec tout l’argent qu’elle gagne et après la mort de Radics, le mendiant, elle repart dans le désert au Maroc, son pays natal. C’est là-bas qu’elle met au monde son enfant.

Ce roman est structuré de façon binaire, « le bonheur » qui se passe au Maroc et « la vie chez les esclaves » qui se passe à Marseille, en France. Il exprime les émotions et les sentiments d’une adolescente. A chaque fois qu’il y a quelque chose de nouveau qui intervient dans l’histoire, comme l’arrivée d’un nouveau personnage ou même un changement d’endroit, l’auteur nous le décrit comme pour nous faire l’imaginer dans les moindres détails et pour nous plonger dans l’univers des personnages : « il a de beaux cheveux très noirs et raides, et la peau cuivrée. Il a des yeux verts, et une petite moustache comme une ombre au-dessus de ses lèvres. Il a surtout un beau sourire(…) il porte un petit anneau »

J’ai assez apprécié le livre, mais il était difficile à mon goût à la compréhension et au suivi du fil conducteur de l’histoire, notamment par les longues descriptions mais aussi le caractère de l’écriture dont je n’ai pas l’habitude dans mes autres lectures. Ce livre m’a fait penser à Mariage de force de Leïla dont j’ai entendu parler, par rapport à l’homme qui lui est destiné par sa famille. Lalla et Leïla, qui raconte son autobiographie, s’opposent à leur mariage et s’enfuient.

Doriane B, 1STL

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Publié par J.Bicrel, Doriane B, 1STL - dans L
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