Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 15:37

L’auteur est Jacques Roubaud. Il est né à Caluire-et-Cuire le 5 Décembre 1932. C’est à la fois un dramaturge, un poète, un écrivain, un traducteur et un professeur de mathématiques. Étant un élève moyen, il a tout de même reçu en 1986 le Prix France Culture pour Quelque chose de noir ; en 1990 le Grand Prix National de la poésie et du ministère de la culture pour l’ensemble de ses œuvres et en 2008 le grand prix de la littérature Paul-Morand de l’académie française pour l’ensemble de ses œuvres. Il a écrit plus d’une soixantaine d’œuvres de 1944 a 2009 dont les plus connues sont : Quelque chose de noir, Poésie juvénile, Les Animaux de tout le monde, Les Animaux de personne, .... Il fait partie du groupe de l'Oulipo, Ouvroir de Littérature Potentielle

les_animaux_de_tout_le_monde.gifLe recueil que nous étudions s’intitule « Les animaux de tout le monde »
A partir du titre de ce recueil, les mots et associations de mots qui nous viennent à l’esprit sont : Un animal pour chacun, un animal correspond à une personne.
 Sur la couverture, on voit un âne habillé d’une veste rouge et d’un foulard jaune tenant sur son épaule un oiseau  blanc avec un foulard rouge et un béret bleu et sur son bras gauche, un escargot avec un chapeau marron. Derrière cet âne, un ours avec un pull rouge et une écharpe verte à pois blancs. La couleur dominante est le violet prune car c’est la couleur de fond.
Cette première de couverture attire car on se demande dans quelle situation les animaux sont habillés comment cela. Elle aide un peu à comprendre le titre du recueil car les animaux sont habillés comme des personnes, comme tout le monde.
La table des matières contient les titres des poèmes. Le titre qui semble le plus lié au recueil est « Le pélican de Jonathan » que voici :


Le capitaine Jonathan
revenant d'Extrême-Orient
prend avec lui son pélican
pour le montrer au docteur Lacan

"Voici, dit-il, un pélican.
Il pond, voilà, un œuf tout blanc
d'où sort un autre pélican
vous l'avouerez, très ressemblant."

"Bon, je mets ces deux pélicans
ici, l'un à côté de l'autre
je voudrais savoir maintenant
lequel des deux est le Grand Autre ?"

"Aucun, dit le docteur Lacan,
c'est Mille Francs."


Les principaux thèmes sont les animaux, la nature, les mathématiques…. Nous sommes plus sensibles  aux poèmes sur les animaux car il les imagine dans des drôles de situations.

Partager cet article
Repost0
24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 18:03

1272574_3176348.jpg

L’auteur du livre Une pluie de Poésie est Rolande Causse. Notre auteur est née le 1er mai 1937. Elle est auteur de littérature jeunesse française : romans et poèmes.
Rouge Braise, Ricochet jeunes, Gallimard jeunesses, Coll. Folio Junior 1998.
 
La guerre de Robert, Albin Michel jeunesse 2007.
Martin de Marseille, Thierry Magnier, Coll romans ados, 1999.

Elle a fondé une association nommée La Scriture. Elle est écrivain et librettiste (auteur de livrets d’opéra).


Le titre de ce recueil fait penser à plein de poèmes qui tombent du ciel, comme de la pluie. On aperçoit une mouette, une trompette et une lune qui décorent cette première de couverture de couleurs vanille et violet. Cette couverture est attirante car le titre évoque des rimes (pluie/ poésie) et les illustrations sont réussies… Cela donne envie de lire ce livre rempli de poèmes. En revanche les illustrations n’ont aucun rapport avec le titre du recueil.

Dans ce livre rempli de poèmes il n’y a pas de table des matières. Les titres que je trouve les plus liés au titre du recueil sont : « La lune à la une » car sur la couverture il y a une lune de dessinée et aussi le poème « Petit Matin » car au matin il y a la rosée et cela fait penser à la pluie. Les poèmes sont souvent en rapport avec la nuit, « La lune ». Le plus touchant est « Chanson » car les paroles sont magnifiques. Le voici :

 

Entre la plainte du jour
Et le rire des étoiles,
Sous les drapés de toile
Les rêves s'effilochent.

Entre le parchemin du ciel
Et la gravité des cœurs,
Marchent sans fin
Tant d'êtres humains.

Entre l'éclaircie juvénile
Et l'orage boueux,
Un collier de pensées
A l'imagination échevelée.

Entre la plaine lumineuse
Et le lac ensauvagé,
Cueille la chanson qui luit.

Partager cet article
Repost0
23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 19:05

Jean Pierre Siméon est né à Paris le 6 Mars 1950. Il est l’auteur de cinq romans, de livres p9782903705305.jpgour la jeunesse, de huit pièces de théâtre et de recueils de poésie. Il est l'auteur du livre La nuit respire qui est un recueil poétique.

 

L'image qui illustre la première de couverture est sombre, inquiétante, la couleur bleue est dominante mais il y a aussi u n peu peu de beige. L'image nous aide à comprendre le titre La Nuit respire car le bleu représente la nuit  et le beige les nuages, l’air, la respiration. Martine Mellinette est l'illustratrice, elle a utilisé la technique du collage.

 

Dans des poèmes de ce livre nous avons ressenti des émotions et perçu des sensations :


La couleur : « Les couleurs de l'invisible »

La nuit : « La nuit respire »

Le silence : « Apprenti du silence »

 

Voici quelques exemples de poèmes de ce recueil :

 

Les Couleurs de l’invisible

Je vous dirai la couleur
des choses invisibles
la couleur qu'on entend
la couleur qu'on respire

La guirlande bleue du violon
et la pourpre des guitares
le vert profond du vent
dans le soir
et l'or fragile
d'une caresse

Je vous dirai la voix perdue
dans l'indigo des solitudes
et le calme orangé
près des yeux doux qu'on aime

Je vous dirai l'arc-en-ciel
qui naît en vous
de la patience et de l'oubli
de la défaite du silence
et du geste réconcilié

car comme vous j'aime et je vis
dans l'arc-en-ciel de mes songes.

 

La nuit respire

 

La nuit respire

Qui va qui vient

Qui rôde et nous regardelar2--2-.jpg

Dans les failles de la nuit ? 

 

Le vent traque un loup d'ombre 

Sur les murs

 

Des oiseaux frôleurs

Ferment leurs ailes froides

Sur la lune

 

La ville s'égare

Dans ses futaies de pierre

 

La nuit respire

Et nous dormons tranquilles

Les yeux dans l'aube

Partager cet article
Repost0
20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 14:59

  L’auteur de ce recueil est Bernard Friot. Ecrivain français il est né à Saint Piat en Eure-et-Loir Friot-Bernard.jpgen 1951. Cet auteur de livre jeunesse pour les éditions Milan, Thierry Magnier, la Martinière ou encore Gallimard jeunesse était professeur de Lettres dans un collège à Lille puis responsable du Bureau du livre de jeunesse à Francfort pendant quatre ans. Aujourd’hui il s’est installé à Besançon où il se consacre à l’écriture et à la traduction française des livres allemands. Il a écrit de nombreux ouvrages notamment le recueil Je t’aime, je t’aime, je t’aime, des récits Histoires pressées et Nouvelles histoires pressées et Encore des histoires pressées ou Accord et désaccord qui est un roman adolescent.

Le livre que nous étudions s’appelle À mots croisés et c’est un recueil poétique qui est paru en 2009 dans l’édition Milan poche.

En lisant le titre et en regardant la couverture on pense à une distraction ludique ; à quelque chose d’amusant ; à des jeux de mots, de lettres.

La couverture nous attire grâce à son illustration composée de couleurs chaudes (jaune, orange …) et car on y voit de multiples petits personnages qui se parlent entre eux, tous en pleine activité. Cette illustration nous aide à mieux comprendre le contenu du livre en nous proposant A-mots-croises.jpgdéjà des mots dans tous les sens comme dans les mots croisés.

La table des matières est composée des titres des 48 poèmes contenus dans le recueil regroupés en cinq thèmes :

« Je n’ai pas envie de tourner la page »

« J’ai envie de commencer par la fin »

« Je n’entends pas ce que tu dis »

« J’aime les mots qui ont l’accent »

« J’écoute aux portes »

Les titres qui nous semblent le plus liés au recueil sont :

« J’aime les mots qui ont l’accent » car on parle de types de mots (avec accent)

« J’écoute aux portes » car lorsque l’on écoute aux portes on entend des mots.

« Je n’entends pas ce que tu dis » car quand on entend ce sont des bruits ou des mots.

Les thèmes principaux sont l’ouïe car certains titres ont un verbe de perception comme « J’écoute » ou « Je n’entends », et l’envie car on retrouve souvent ces mots « J’ai envie » ou « Je n’ai pas envie » qui donnent au poème toute sa valeur.

 

Nous sommes plus sensibles au thème de l’envie car il nous faut souvent la contrôler.


Choix de poèmes


Je n'ai pas envie de tourner la page

pas envie d'aller au bout de la ligne.

j'ai trop peur du point final

trop peur de la page blanche.

*****

Mots doux, mots sucrés, mots bonbon à sucer sur le bout de la langue

Mots durs, cassants, blessants, mots lame à raser qu’on enfonce en plein cœur

Grands mots, ronflants, gonflants, gonflés, mots ballons qui s’en vont au vent

Petits mots de tous les jours, mots cailloux à semer sur mon chemin

Mots comme ci et mots comme ça

Mots d’ici et mots de là-bas.

Tout un tas de mots

à moi.

*****

On dit... c’est fou tout ce qu’on dit.

On dit même que c’est fou tout ce qu’on dit

ce qui prouve bien que tout ce qu’on dit est fou

Du moins c’est ce qu’on dit.

*****

J’aime les mots qui ont l’accent

accent aigu

accent grave

accent circonflexe

accent pointu

et puis ceux qui roulent les rrrr

ceux qui zozotent un peu

qui chuchotent, qui chuintent

ceux qui sifflent aux oreilles.

J’aime les mots qui chantent

j’aime les mots qui sentent…

Partager cet article
Repost0
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 09:26

L’auteur de ce recueil est Michel Cosem. Il est né en 1939 à Tunis. Après des études de Lettres et de Sciences politiques à Toulouse, il exerce le métier de documentaliste puis Il fonde en 1960 la revue  Encres vives et devient directeur de collection. Il n’est pas seulement poète mais il est aussi romancier, conteur, éditeur, anthologiste. Il écrit énormément de livres dont son premier roman, Haute Serre en 1972 et son premier recueil de poésie, Le Temps Des Sèves en 1967… Ses distinctions littéraires sont : le prix Antonin Artaud en 1986, le prix Malrieu en 1993, le prix Renaudot Jeunesse en 2002…barrefleur15fx3

Le receuil Lisières futiles et rieuses est paru le 16 Novembre 2000. Son éditeur est Lo PaÏs  et sa collection est « d’Enfance ».

Les mots qui nous viennent à l’esprit à partir du titre du receuil sont : la nature, l9782910998394FS.gife rire, la légèreté, les choses sans importance ...

Sur la couverture nous voyons un champ avec des arbres pas comme les autre s : les troncs et les branches sont des mains auxquelles une feuille est rattachée à chaque bout de doigt. Derrière il y a une montagne et devant il y a une grosse fleur jaune. On dirait que le champ et que la montagne sont faits de papier. Ce paysage est encadré par des bouts de bois.

Cette illustration nous attire car les couleurs sont vives et joyeuses. Les couleurs font très été. La couverture aide à comprendre le titre sauf pour le mot « futile » qui qualifie quelque chose de sans importance or la couverture nous montre la nature qui est importante. Sinon le mot « rieuse » se reflète bien dans les arbres non communs (formés par des mains) car c’est assez drôle et le mot « lisières » se reflète bien l’encadrage (les angles) car une lisière c’est le bord ou la limite de quelque chose.

Les principaux thèmes communs à plusieurs poèmes du receuil sont : les saisons, la nature, les animaux …

Le thème auquel nous sommes le plus sensibles est la nature car Michel Cosem nous montre un aspect irréel de la nature : un coquelicot avec des lèvres carnivores et des yeux ombrés, un arbre qui chuchote son histoire de lait et de colline…


Les oiseaux du matin
rêvent de voyages
d’îles bleues
qui dansent avec les palmiers
de terres aux lèvres rouges
de volcans comme de petits frères
allant sagement boire à l’océan

Les oiseaux du matin
aux ailes de dentelle
aux becs de sable
rêvent de lacs à la peau sauvage
et de légendes toutes enneigées de safran

barrefleur15fx3

Partager cet article
Repost0
18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 17:48

Titre : Et patati, et patata ! Les objets ont la parole

Auteur : Pierre Coran


A . Entrer dans l’univers du recueil1291183_3190786.jpg

Le nom de l’auteur est : Pierre CORAN
  
Les mots et associations de mots qui viennent à l’esprit à partir du titre de ce recueil sont : et puis ceci, et puis cela, parler, les objets sont vivants.

Sur la première de couverture de ce recueil, il y a une reine. Sur la robe de cette reine il y a un cœur, derrière elle il y a la carte de cœur. En face de la reine, il y a un roi avec une lance de pic, et derrière lui il y a une carte. Le tout sur fond orange.
Sur la quatrième de couverture, il y a un personnage avec des altères, et plusieurs couleurs en fond de couverture : rouge, orange et bleu.
La couverture de ce recueil ne nous paraît pas attirante car on dirait un recueil pour jeunes enfants. Cependant, cette couverture illustre bien le titre car nous pouvons distinguer deux cartes tirées d’un jeu. Les personnages sur les cartes semblent discuter ensemble, comme le titre l’indique : « Les objets ont la parole. »

B . Étudier le recueil

L’auteur
Pierre CORAN, de son vrai nom Eugène DELAISSE, est né en 1934 à Saint-Denis en Brocqueroie, près de Mons. Pierre CORAN est un poète et romancier Belge de langue française. Il écrit ses premiers textes rimés à l’âge de 9 ans. Il se voit consacré en 1989, à Paris, par l’obtention du premier « Grand prix de poésie pour la jeunesse ». Il est le père de l’écrivain Carl NORAC.

Pierre Coran a été récompensé et nominé pour plusieurs prix littéraires :

- 1966 Prix Hainaut (littérature)
- 1976 Prix Jean de la Fontaine
- 1989 Grand Prix de poésie pour la jeunesse
- 2000 Candidat Belge au Prix Hans Christian Andersen
- 2006 Candidat Belge au Prix mondial Hans Christian Andersen

Ses principaux recueils sont Jaffabules , Le prince hibou, Animalicieux, Comptines pour ne pas chuinter, Printemps d’artistes, Le Castor paresseux, Comptines en mots d’ici et d’ailleurs, Comptines de bouche à oreilles…

A ses débuts Pierre CORAN était instituteur, directeur d’école, puis professeur d’histoire de la littérature au conservatoire royal de Mons. Ensuite, il fonde «Le Cyclope » revue autour de laquelle graviteront un groupe de jeunes auteurs. Par la suite il composera des poésies et des comptes pour enfants, par l’incitation de ses élèves. Il compose également de nombreux albums, traduits en une douzaine de langues. Il développe des activités de scénariste, d’animateur et de romancier. Pierre CORAN est scénariste d’une centaine de bandes dessinées programmées dans toute l’Europe.

La table des matières  du recueil contient les titres des poèmes.  Parmi ces titres ceux qui nous semblent les plus liés au titre du recueil ceux qui nomment des objets «le cartable », « la gomme », « le ballon », « le drap de lit », « la lampe de chevet », « le mouchoir », « la boîte aux lettres », « la carte à jouer », « l’horloge ». Ces titres reflètent bien le titre du recueil « les objets ont la parole », contrairement aux autres titres qui sont : «un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf et zéro ».

Les deux principaux thèmes de ce recueil sont : les objets et les chiffres.

Nous sommes plus sensibles au thème des objets car il nous semble plus facile d’animer les objets que les chiffres.

LA GOMME

 

Tel un chien de chasse,

Je suis à la trace

Les mots que les mines

Crayonnent, dessinent

Au gré des cahiers.

 

Tel un chien de chasse,

J’efface mes traces

Et je fais le pied

De grue

Comme une statue

Au fond d’un plumier.

 

PIERRE CORAN

Partager cet article
Repost0
18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 16:11

Auteur : Timothée de  Fombelle

Titre : Vango, Entre ciel et terre51500619.jpg

 Édition : Gallimard Jeunesse

Genre : Roman d’aventures

Thème principal : Un enfant cherche à déterminer son identité et à

retrouver les assassins de ses parents.

 

Le sujet :

Vango, lorsqu'il n'était encore qu'un nourrisson, a échoué sur une île proche de la Sicile, avec sa nourrisse, Mademoiselle, qui l’éduque. Il ne connaît pas son histoire, avant cet échouage sur la plage. Sur une île proche de la sienne, il fait la connaissance de Zefiro, « padre » d’un monastère clandestin, appelé le « Monastère Invisible ». Celui-ci l’envoie faire un tour du monde à bord d’un zeppelin appartenant au commandant Eckner, un ancien ami de Zefiro. Durant ce voyage, Vango fait la connaissance de la charmante Ethel qui tombe éperdument amoureuse de lui.

Quelques années après avoir quitté le commandant et son zeppelin, il s’aperçoit qu’il est la cible des services secrets russes et fait tout son possible pour leur échapper  mais les Russes ne sont pas les seuls à lui vouloir du mal pour des raisons qu’il ne connaît pas…

Ce volume comme sa suite raconte les péri

péties de la recherche de ses origines par le jeune homme et de son entourage, durant la montée en puissance de l’Allemagne nazie.

 

Passage remarquable :

Page 81 : « Je me souviens quand tu es arrivé .Tu n’étais pas en meilleure forme qu’aujourd’hui. D’où viens-tu ? »

Il regarda attentivement son ami .Vango était épuisé, il venait de traversé la France, la Suisse, l’Allemagne en échappant  à la police qui le cherchait.

 

Jugement critique personnel :

J’ai aimé ce livre car l’histoire est agréable et très bien imaginée avec de l’action à couper le souffle …Cela nous entraine dans un livre émouvant, passionnant, je vous le conseille malgré l’écriture un peu compliquée.

 

******

Voici l'auteur qui nous présente la parution du tome 2 au salon du livre de Paris :

Partager cet article
Repost0
14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 14:46

andree_chedid_est_morte.jpg  L’auteure de ce recueil est Andrée Chedid. D’origine syro-libanaise elle est née le 20 mars 1920 au Caire (Égypte).Elle est connue comme auteure et aussi comme  mère du chanteur Louis Chedid et grand-mère de Mathieu. Elle décède suite à la maladie d’Alzheimer le 6 février 2011 à Paris où elle vivait depuis 1946.

Elle était romancière, dramaturge, nouvelliste  et poète, prix Goncourt de la poésie en 2002.

Elle a écrit de nombreux recueils dont  les premiers sont On the Trails of my Fancy (son premier recueil (en anglais), le jardin perdu (1943). Son œuvre poétique est maintenant rassemblée dans deux volumes : Textes pour un poème (1949-1970) et Poèmes pour un texte (1970-1991).

Le recueil : Fêtes et lubies 

Genre : recueil poétique

Edition : Flammarion

Date d’édition : 1973

D’après le titre, les mots qui nous viennent à l’esprit sont : la fête, le plaisir, l’extravagance, les caprices.

FETES-ET-LUBIES-ETONNANTS-CLASSIQUES-GF.gifLa couverture représente un enfant tenant un œuf dans la main et regardant au loin, vers le ciel. Un oiseau semble posé sur son épaule. Leurs regards se dirigent vers un soleil et une feuille. Les couleurs dominantes sont le noir, le bleu et l’orange.

Nous trouvons cette couverture peu attirante du fait de couleurs peu attrayantes. De plus il est difficile de faire une relation entre le titre et l’illustration. Seul le mot lubies nous semble illustré par l’impression de rêve que donne l’illustration.

La table des matières contient les titres des parties du recueil puis dans chaque partie les titres des poèmes.

Les titres qui nous semblent les plus liés au titre du recueil sont:

« le ballon » car le ballon est un accessoire de fête

« la cérémonie »  car la fête et la cérémonie sont parfois liées

« le rêve de bubu » car le rêve peut être parfois extravagant (lubie)

Les thèmes les plus abordés dans ce recueil sont 

Les animaux : « le dinosaure », « la mort du pou » , « le chat mineur », « la fourmi et la cigale », « ozi le poisson », etc,

La nourriture : « vive la pomme », « quelle salade ! », « le petit pain », « l’artichaut  manchot » etc

Le mystère : « le rêve de bubu », « la voyante », « le secret », etc

La ponctuation :« Pavane de la virgule », « Éloge de l’accent », etc

Éloge de l'Accent

Aigu
Grave
Ou circonflexe
Avec zèle
J’annexe
Par kyrielles
Les Voyelles !

A E I O U, mes Belles !
Je vous suis providentiel !
 
Je vous coiffe à tire-d’aile
Je vous gèle
Je vous flagelle
Je vous grêle
Je vous ombrelle !

U O I E A, Agnelles!
Rendez-vous à mes appels ! 
   
Aigu
Grave
Ou circonflexe
Je le répète sans complexe :
C’est l’Accent
Qui fait le Texte !

 

Le thème auquel nous sommes le plus sensible est la nourriture car Andrée Chédid anime les aliments tels des personnages.


Pour en savoir plus sur Andrée Chédid, voici une courte video de l'INA :

 

Partager cet article
Repost0
12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 15:36

A . Entrer dans l'univers du recueil cathalo.jpg

 

L'auteur de ce recueil est Georges Cathalo . Sur la couverture, on voit un garçon avec une sacoche d'où sortent des lettres. Les couleurs dominantes sont l'orange et le bleu turquoise. La couverture nous attire car elle a des couleurs chatoyantes. Cette couverture aide à comprendre le titre car des lettres sortent de la sacoche or le titre est « Des mots plein les poches », on croirait que c'est une expression.  Les mots et associations de mots qui nous viennent alors à  l'esprit sont les jeux de mots et les mots .

  

B . Étudier le recueil

L'auteur du recueil est Georges Cathalo qui est né en 1947, il est instituteur à la retraite et auteur d'une vingtaine de recueils de poésie et d'ouvrages sur le modèle de brèves. ll n'est pas seulement poète mais il est aussi un critique littéraire qui donne de nombreux articles et des chroniques à diverses revues.

Les titres de ses principaux recueils sont :

Des mots plein les poches , A l'envers des nuages, Noms communs , Quotidiennes pour oublier , Noms communs deuxième vague,  L'échappée, Au carrefour des errances, Quotidiennes pour dire, Quotidiennes pour écrire

Dans ce recueil, Des mots plein les poches, il y a pas de table des matières . Aucun titre n'est clairement lié au titre du recueil car auncun titre ne renvoie à des poches remplies de mots. Les principaux thèmes du recueil sont en lien avec une action précise comme mitonner, pousser, attacher , …  

Nous sommes plus sensibles au thème de l'action car il se passe quelque chose dans chaque poème .

Texte de 4e de couverture :

Le poète suit son traintrain bien tranquille, ramasse des mots usagés, cueille des poussières d'étoiles... et quand on croit le rencontrer, il a disparu pour toujours.

                                                                          

Partager cet article
Repost0
7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 18:00

Claude-Ber001--2-.jpgAuteure : Claude Ber, poète, dramaturge, professeur à Sciences Po et à la Sorbonne

Titre : Aux Dires de l'écrit

Editions : Chèvre feuille étoilée

Genre : recueil de sept textes, sortes d'essais tirés de conférences, articles, séminaires.

Thèmes : l'écriture et : la folie, la poésie, le féminin, l'oralité, l'enseignement, le travail, la poésie

Sujets et citations choisies :

1. "Aux déchirés de la parole, écriture et folie"

Ce texte est celui d'une conférence à l'université de Nice en 2009. Claude Ber s'y interroge sur l'écriture et la folie. Elle évoque quelques classements distinguant les "fous littéraires [...] dont la folie s'exprime par une production livresque" comme disait Shoshana Feldman, les témoignages sur la folie et l'écriture de la folie, celle de Nerval, d'Artaud, de Virgina Woolf... écriture qui "tente de faire oeuvre littéraire à partir de la folie, avec et malgré la folie". Très vite cependant elle mentionne le défaut de tels classements qui se dispensent de considérer l'histoire personnelle et de s'attarder sur la parole de la folie. Elle observe que l'analyse de l'écriture du fou peut en partie Convenir au texte poétique. Orphée qui incarne la figure du poète fait entendre son chant hors du temps et de l'espace, aux Enfers, tout comme le fou qui écrit à la marge, hors des limites et au contraire d'Oedipe qui raconte son histoire aux personnes qu'il rencontre en chemin. Tout de même, Claude Ber souligne qu' il y a une différence notable entre poète et fou : le "dérèglement raisonné de tous les sens" voulu par Rimbaud, l'expérience de la mescaline par Michaux sont des choix délibérés des poètes alors que le fou qui écrit ne choisit pas sa folie. De même que les fous ne sont pas plus criminels que la moyenne des humains, de même ils ne sont pas plus souvent que les autres des poètes ou des littéraires.

Partant du journal d'Evelyne Encelot Claude Ber insiste sur la souffrance de la personne qui se sent sombrer dans la folie et pour qui l'écriture est tentative de reconquête de soi. Claude Ber explique les fondements de sa réflexion en mentionnant son expérience personnelle d'accompagnement de ce glissement dans la folie jusqu'au mutisme et la publication du livre d'Evelyne Encelot . "Lire les textes, les lire lire avec une attention soutenue, ouverte et aiguë" recommande Claude Ber après avoir cité quelques vers d'E. Encelot pour illustrer la déliquescence du langage du fou :

"Maintenant je n'ai quasi plus rien que mes mots

 Alors j'ai tout le temps

 Et je voyage avec les survivants

 Avec ce qu'il y a

 Comme c'est

 Seulement

 Seulement"

2. La fable/l'histoire_ Notes sur Poésie et narration

Il s'agit ici de notes à visée opératoire plutôt que théorique, numérotés de 0 à 21 concernant la distinction entre poésie et prose et leur rapport avec la narration. Cette analyse est nécessairement à situer dans le temps et l'espace : la réflexion ne concerne que la poésie française actuelle, celle qui ayant "évacué le lyrisme, le chant, la subjectivité, l'expression des sentiments, le figuratif, le narratif, le discursif, etc" tend vers "un dire intransitif".

La note 5 oppose poésie et prose, en associant la première au retour, la seconde à l'avancée ce que le vers (versus) figure dans son retour à la ligne ; ce retour du poème  sur lui-même "débouche sur une langue pliée et reflétée au miroir -à la conscience_ d'elle-même".

La note 6 renforce cette idée de retour en évoquant les strates du poème, "millefeuilles" où rythme, sonorités, figures, dispositions... se superposent pour produire du sens. Le poème se caractérise ainsi par son épaisseur, sa "pluralité de sens non éparpillés" disait Heidegger.

Au contraire de la prose qui "renvoie à l'histoire" et se déploie plutôt horizontalement, la poésie revient sur "ce que parler veut dire" c'est à dire sur l'énonciation et le langage. (note 7). La prose "déroule" alors que la poèsie "enroule", là se trouve la frontière (note10).

Dans la note 11, Claude Ber reprend l'oposition entre Orphée et Oedipe puis explore quelques autres éléments de distinction de la poésie : elle est fragment, elle explore le son et l'oralité, les images, les rythmes et elle s'y "mire" ce que la prose ne fait pas..

Dans la note 15, Claude Ber insiste sur ce point : "Même narratif, même prose narrative, le mouvement du poème est [...] indissociable de [...] la démultiplication des reflets aux facettes des cristaux, là où la prose promène toujours, d'une certaine manière, le long du chemin, le miroir stendhalien."

Note 16, elle reprend le mythe d'Orphée pour observer que le chant naît quand l'histoire est finie. Dans le poème, la "fable" a tout perdu, temps, personnages alors que dans la prose elle renoue les fils de l"histoire. Le poème "dit intransitivement. La prose, elle, dévoile, révéle" précise-t-elle dans la note 18 avant d'ajouter, note 20, que la narration concerne aussi bien la prose que la poésie. Le poème "pose la question de la narration" alors que la prose privilégie la narration.

3. L'entre-deux ou une conscience du féminin dans l'écriture

Claude Ber choisit d'intervenir en tant qu'écrivain à ce séminaire où elle aborde la problématique du "féminin dans l'écriture". A ce titre, elle s'attarde sur les effets de la dénomination et observe que la muliplication des termes employés pour parler des femmes qui écrivent  révèle une difficulté. En ce qui la concerne, elle choisit un entre deux, elle est une ou la poète. Elle insiste sur l'acte d'écrire, travail tout à fait singulier, qui fonde l'identité de l'écrivain et de la sorte, parler d'écriture féminine revient à refuser aux femmes la reconnaissance de la singularité de leur travail d'écrivain alors que nul ne songe à parler d'homme-écrivain ou d'écrivain- homme. C'est que la place de l'homme à l'agora et dans la polis ne pose pas problème mais qu'à la femme est dévolue la domus. Pourtant, "Le je qui écrit, le sujet de l'écriture est autre et distinct de celui ou celle qui écrit." Le je, sujet de l'écriture "advient et devient en écrivant" ce qui rend inapprpprié le concept d'écriture féminine.

Réfléchissant à l'emploi du pseudonyme par les écrivains comme Jean-Baptiste Arouet (Voltaire), Aurore Dupin (George Sand), Mohamed Moulessehoul (Yasmina Khadra) elle note cepedant que "se nommer au masculin ou au féminin, écrire au masculin ou au féminin, change la donne" Elle-même choisissant de se prénommer Claude opte pour un prénom féminin et masculin qui la relie aux célèbres claudicateurs "de la lignée de Dionysos, Héphaïstos, Oedipe ou Jacob". En somme, comme l'annonçait le titre, elle se positionne dans "l'entre-deux" face à cette question.

4. Le dirécrire, variations


Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : LIRELIRE
  • : Ce blog est destiné à recevoir et à diffuser vos avis de lecteurs à propos des livres que vous avez choisis (élire) et lus (lire)
  • Contact

licence et trace carbone

Lirelire   Josiane Bicrel est mis à disposition selon les termes de la licence creativecommons by-nc-sa/4.0

Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes Conditions 

Lirelire est neutre en carbone.

 

Rechercher

Classement Alphabétique Des Auteurs