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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 20:34

paroles-de-poilus-lettres-et-carnets-du-front-1914-1918-jea.gifIndications bibliographiques

éditeurs : Jean Pierre Guéno et Yves Laplume                               

Titre : Paroles de Poilus 

Edition : 1998, la Fleche, Librio      

Genre  recueil de lettres de Poilus

Thème principal :  Lettres de Poilus de la grande guerre

Résumé :  Ils avaient entre dix-sept et vingt-cinq ans et partaient pour la guerre en devenant  artilleurs, fantassins... Beaucoup d'entre eux moururent du tétanos, de balles transperçant leurs corps ou bien d'éclats d'obus. Ils envoyèrent des lettres à leurs proches pour expliquer la vie à la guerre, et donner de leurs nouvelles. C'est grâce à ces lettres que le livre est sorti.

Choix d’ un  passage

" Je crois n'avoir jamais été aussi sale. Ce n'est pas ici une boue liquide,  comme dans L'Argone. C'est une boue de glaise épaisse et collante dont il est presque impossible de se débarrasser, les hommes se brossent avec des étrilles [...] par ces temps de pluie, les terres des tranchées, bouleversées  par les obus."(p.61).

Il montre bien l'esprit de la guerre.

Mon jugement

Ce livre est bien car il nous explique la guerre tout en nous donnant les détails. Les lettres sont écrites par les poilus dans les tranchées. Nous pouvons voir leurs niveaux de français.

Je le conseille.

Thomas M. 4 A, 9 octobre 2012


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Paroles de Poilus est un livre où sont rassemblées différentes lettres envoyées à leur famille par des soldats pendant la guerre 1914-1918.
C'est un livre qui est facile à lire une fois qu'on est bien concentré. On y rencontre parfois beaucoup de violence mais aussi beaucoup d'amour.
J'ai beaucoup aimé le lire car il est très intéressant, on peut presque se sentir dans la guerre. Je le recommande mais âmes sensibles s'abstenir.

extrait (fin de la lettre du 22 février 1915, de Maurice à Marie)
 

Ne crois-tu pas chère Marie que tous ces morts quels qu'ils soient doivent aller droit au ciel après de semblables actes d'héroïsme et ne crois-tu pas odieux, honteux, scandaleux que Messieurs les Députés à la chambre veuillent refuser ou même discuter l'attribution d'une " croix de guerre " à ces hommes, tous des héros, sous prétexte qu'il faut qu'ils soient cités à l'ordre de l'armée... Pour eux l'ordre du jour de la Division n'est pas suffisant. " Oh! injustice et ingratitude humaines " Tandis que vous vous promenez dans les rues ou les lieux de plaisir de Paris tandis que mollement assis dans un bon fauteuil de velours, au coin d'un bon feu, à l'abri de la pluie et scandalisés si un grain de poussière ou une goutte d'eau viennent ternir l'éclat de vos bottines, vous discutez pour savoir si l'absinthe est un poison ou si le mot " bar " est mieux que " débit de boissons " ou " établissement " tandis que loin du danger vous vous demandez d'un air fâché et dédaigneux : " Qu'est-ce qu'ils font donc? Pourquoi n'avancent-ils pas ? Si j'étais au feu je ferais cela.. " Pendant ce temps Messieurs les Députés, vos concitoyens fiançais, vos frères, les fantassins dont le nom seul évoque on ne sait pourquoi, le mépris le plus grand, les soldats en général sont en train de recommander leur âme à Dieu avant d'accomplir "dans l'ombre" sans rien attendre de la postérité le plus grand des sacrifices, le sacrifice de leur vie. Et c'est vous qui êtes si prompts à vous décerner mutuellement des décorations plus ou moins méritées par quelque beau discours ou quelque puissant appui, c'est vous dis-je qui refusez d 'accorder à nos soldats la petite " croix de guerre " si vaillamment méritée; bien petit dédommagement, en vérité pour une jambe ou un bras de moins, qu'un petit morceau de métal suspendu à un ruban quelconque, mais ce sera pourtant tout ce qui restera dans quelques années d'ici pour rappeler la conduite sublime de ces malheureux estropiés que le monde regardera d'un œil dédaigneux.
De plus c'est si simple et ça ferait tant de plaisir à ces braves, ça stimulerait tant le courage des autres. Certes, ce n est pas pour ça qu'ils se battraient; mais ce serait tout de même une juste récompense.
Alors que nos ennemis distribuent à tort et à travers des croix de fer, de cuivre ou de bronze, nous nous montrerions si parcimonieux. Excuse mon bavardage, ma chère Marie, mais je suis écœuré de toutes ces discussions à la Chambre.
Et que penser (tant pis si la censure arrête ma lettre), je ne cite d'ailleurs pas de noms, que penser de certains chefs qui lancent des hommes sur un obstacle insurmontable, les vouant ainsi à une mort presque certaine et qui semblent jouer avec eux, comme on joue aux échecs, avec comme enjeu de la patrie s'ils gagnent, un galon de plus.
Ne te scandalise pas, ma chère Marie, je t'écris encore sous le coup de l'émotion d'hier et de cette nuit et bien que je n ai pas du tout pris part à cette lutte, j'ai été très touché ainsi que d'ailleurs tous les officiers même supérieurs qui sont ici; l'un d'eux ce matin en pleurait de rage et de pitié.
Ne crois pas d'ailleurs que mon moral soit atteint le moins du monde, il est excellent.

Maurice

 

Mélanie, 3D, 11 mars 2009

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Mon personnage préféré est un soldat qui a reçu une balle dans l'épaule, elle a traversé tout son corps et est venue se loger dans son pied  (page 24) . Vu la douleur je ne sais pas ce que j’aurais fait à sa place.

 

L’auteur continue le recueil les lettres de nouveaux personnages  (p13 et 14,  il y a deux lettres de Maurice Marechal). L'auteur a bien disposé les lettres  pour donner envie de continuer à lire. Il a disposé les lettres comme il faut pour faire poursuivre la lecture. L’élément le plus important à retenir est que la guerre est très dure et que les soldats, s’ils n’étaient pas tués, ils étaient  sûrs d’être blessés. Le livre montre la cruauté de la guerre et démontre comment les soldats ont pu souffrir. Si je rencontrais l'auteur, j'aimerais lui demander pourquoi il n’a pas classé toutes les lettres d’un soldat à sa famille ou à sa femme en chapitres ?

 

Il n’y a pas beaucoup d’humour dans ce livre mais parfois les soldats sont blessés très gravement mais ils montrent qu’ils sont plus inquiétés du sort des autres que de leur propre sort. Le style de l’écriture change car ces lettres émanent de plusieurs personnes.

Paul 4A Octobre 2013

 


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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 18:46

lA-TOUR-DU-SILENCE.jpgINDICATIONS BIBLIOGRAPHIQUES

Auteur : Christine Féret-Fleury

Titre : La Tour du silence

Edition : date : 2003 - éditeur : Flammarion - collection : Castor Poche.

GENRE : roman historique

THEME PRINCIPAL : la vie d'une jeune protestante emprisonnée à cause de sa religion

RESUME : Madeleine, une jeune fille de quinze ans, est emprisonnée dans une tour avec d'autres femmes parce qu'elles sont protestantes. Leurs gardiens proposent à Madeleine la liberté si elle se convertit à la religion catholique, mais elle refuse de renoncer à ses croyances. Elle envoie des lettres à sa soeur Sarah, où elle relate sa vie en prison. Un jour, les geôliers permettent aux femmes de se promener dans le jardin, et c'est alors que Madeleine rencontre un jeune homme qui lui fait tourner la tête. Chaque fois qu'elle déambule dans les allées du jardin, elle espère le revoir. Puis Elisabeth, l'une des prisonnières de la Tour avec qui elle s'est liée d'amitié, se convertit à la religion catholique et est ainsi libérée, délaissant ses compagnes et ses croyances.

PASSAGE REMARQUABLE

"Madame la Major est montée jusqu'ici pour remercier son ouvrière. Elle a pris mon amie à part et l'a entretenue longuement. [...] Elisabeth, debout, baissait la tête. Madame, assise sur une escabelle, tenait ses deux mains emprisonnées dans les siennes ; elle parlait bas, avec un accent de persuasion contenue.

- Ma chère petite, réfléchissez, je vous en conjure, ai-je entendu. Vous n'ignorez pas que j'ai le pouvoir de..." (page 44)

 C'est significatif pour le livre car à cause de Madame la Major, Elisabeth va se convertir à la religion catholique.

 JUGEMENT CRITIQUE PERSONNEL

Je n'ai pas aimé ce livre car je l'ai trouvé ennuyeux. Le fait qu'une jeune fille soit emprisonnée à cause de sa religion ne m'a pas particulièrement marquée. De façon générale, je n'aime pas les romans historiques, je préfère les romans fantastiques, d'aventure et de magie. Je conseille ce livre aux amateurs de romans historiques.

Emma L, 4C, octobre 2012

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Quentin                      

St Brandan 22800

02-**-74-**-54                                                                            3 février 2016 à St Brandan

Quentin@gmail.com                                                          

                                                                                                           

                                                                                               Christine Féret-Fleury

                                                                                                Auteure de La Tour du silence    

                                                                                               St Martin        

Objet : votre roman La Tour du silence   

 

            Chère auteure de La Tour du silence,

            Je vous écris cette lettre pour vous parler de votre livre qui m’a plutôt plu. Le personnage qui m’a le plus touché est Marie car cette femme veille au confort et au bien-être des autres femmes emprisonnées avec elle. Marie est fatiguée car elle n’a jamais une minute pour elle, toujours pour les autres. J’aurais aimé que les prisonnières soient libérées à la fin.

            Le style est un petit peu complexe, le livre est quand même agréable à lire mais il y a des moments où le vocabulaire est un peu trop dur à comprendre comme par exemple « huguenots » (p6 L17)). Je n’ai  pas pu m’identifier aux personnages car vous ne dites pas ce qu’ils font comme métier, on pouvait lire leurs prénoms mais on ne savait pas de qui vous parliez c’était très dur sauf pour quelques unes d’entre elles.

 Je me pose d’ailleurs quelques questions sur le livre La Tour du silence : Pourquoi sont elles emprisonnées dans une tour et non pas autre part ? Pourquoi n’ont-elles pas le droit de pratiquer leur religion à cette époque ?

Si vous acceptiez de m’éclairer sur ces questions, ce serait pour moi un très grand plaisir de vous lire.

            Veuillez agréer, chère auteure,  mes salutations distinguées.

                                                                                                              Quentin élève de 4ème                                       

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 17:06

Ce roman traduit de l'américain est signé de John Seinbeck (prix Nobel en 1962). Il a été écrit en 1939 et l'histoire a pour toile de fond la grande grise de 1929 aux Etats-Unis.les-Raisins.jpg

Tom Joad rentre au pays après quatre ans d'absence passés dans la prison Mac-Alester pour un homicide en situation de légitime défense. En route, il rencontre l'ancien pasteur, Casy, qui l'a autrefois baptisé et qui désormais a cessé de remplir la fonction de pasteur et ne sait plus où il en est..., il rencontre aussi une tortue qu'il tente de capturer et emporter pour offrir à ses frères et soeurs mais elle s'échappe à plusieurs reprises et manifestement, elle sait où elle va.

Quand avec le pasteur il arrive sur les terres de sa famille, il n'en revient pas, il n'y a plus personne, la maison est délabrée et branlante, la cour a disparu sous les cultures de coton, le puits est sec. Pire : il n'y a même plus de voisins. Surgit d'on ne sait où, un ancien voisin qui vit seul sur ces terres, se nourrisant de braconage et dormant dans une caverne. Celui-ci leur raconte comment les métayers ont été chassés de leurs terres et pourquoi ils sont partis. Casy et Tom reprennent la route, en quête de la famille Joad

Alternant avec les chapitres consacrés à la progression de Tom Joad, des chapitres s'intercalent pour nous faire découvrir le désarroi des familles confrontées à la sécheresse, les pérégrinations de la tortue, la dévastation de la campagne par les tracteurs qui remplacent les paysans, les turpitudes du marchand d'automobiles d'occasion, ...

C'est 1929 aux USA, c'est aussi l'écho du présent, ça fait froid dans le dos...

Voici un extrait du chapitre V particulièrement touchant :

"Certains représentants étaient compatissants parce qu’ils s’en voulaient de ce qu’ils allaient faire, d’autres étaient furieux parce qu’ils n’aimaient pas être cruels, et d’autres étaient durs parce qu’il y avait longtemps qu’ils avaient compris qu’on ne peut être propriétaire sans être dur. Et tous étaient pris dans quelque chose qui les dépassait. Il y en avait qui haïssaient les mathématiques qui les poussaient à agir ainsi; certains avaient peur, et d’autres vénéraient les mathématiques qui leur offraient un refuge contre leurs pensées et leurs sentiments. Si c’était une banque ou une compagnie foncière qui possédait la terre, le représentant disait : « La Banque ou la Compagnie… a besoin… veut… insiste… exige… comme si la Banque ou la Compagnie étaient des monstres doués de pensée et de sentiment qui les avaient eux-mêmes subjugués. Ceux là défendaient de prendre des responsabilités pour les banques et les compagnies parce qu’ils étaient des hommes et des esclaves, tandis que les banques étaient à la fois des machines et des maîtres. Il y avait des agents qui ressentaient quelque fierté d’être esclaves de maîtres si froids et si puissants. […]Et le représentant expliquait comment travaillait, comment pensait le monstre qui était plus puissant qu’eux-mêmes. Un homme peut garder sa terre tant qu’il a de quoi manger et payer ses impôts; c’est une chose qu’il peut faire.

Oui, il peut le faire jusqu’au jour où sa récolte lui fait défaut, alors il lui faut emprunter de l’argent à la banque.

Bien sûr… seulement, vous comprenez, une banque ou une compagnie ne peut pas faire ça, parce que ce ne sont pas des créatures qui respirent l’air, qui mangent la viande. Elles respirent les bénéfices; elles mangent l’intérêt de l’argent. Si elles n’en ont pas, elles meurent, tout comme vous mourriez sans air, sans viande.

C’est triste mais c’est comme ça. On n’y peut rien."

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 11:19

Octave Mirbeau est l'auteur du Journal d'une femme de chambre et pourtant le film qui en est tiré, avec Jeanne Moreau comme inoubliable héroïne, est bien plus célèbre que le livre et que son auteur. A travers ce livre, j'ai donc découvert, l'auteur et son écriture. Même si selon la 4e de couverture, Mirbeau fut "salué par les plus grands, de TolstoÏ à Apollinaire, en passant par Zola", les quatre nouvelles qui composent ce recueil ne m'ont pas vraiment convaincue :

memoire.jpg

 

"Mémoire pour un avocat" est la plus longue des quatre nouvelles (une cinquantaine de pages), elle se présente comme un "mémoire" envoyé par le narrateur à son avocat afin de l'aider à plaider sa cause dans son divorce. Ce qu'il reproche à son épouse, ce n'est pas une infidélité. En réalité, "sa conduite fut toujours parfaite". Ce qu'il lui reproche c'est au fond d'avoir cessé du jour au lendemain, dès leur mariage, de correspondre  à son idéal féminin de la femme semblable à lui-même en tous points par ses goûts, ses habitudes : "nous aimions les mêmes poètes, les mêmes paysages, la même musique, les mêmes pauvres". Dès leur départ en voyage de noces, Jeanne est devenue insensible, froide, dominatrice, calculatrice, avare et lui-même, a toujours été incapable de lui résister, "car j'abdiquai, tout de suite entre les mains de ma femme", dit-il. Plusieurs mois de fiançailles ne lui avaient pas laissé imaginer le calvaire que serait pour lui une vie conjugale avec Jeanne, il n'avait vu alors que sa beauté et la femme idéale dont il projetait l'image en elle.

Dans "Clothilde et moi" le narrateur est encore le protagoniste principal. Pour profiter de trois mois en tête à tête avec Clothilde, la femme qu'il aime en cachette à Paris dans une relation adultère, il loue une "belle villa" sur la côte anglaise. Clothilde et lui attendent avec enthousiasme ces mois de liberté où ils seraient parfaitement libres de s'aimer. Pourtant, le moment venu, Clothilde arrive avec deux semaines de retard et "trente-trois grosses malles". Elle passe alors tout son temps à installer ses nombreuses toilettes dans la villa qu'elle envahit et qu'elle trouve trop petite et incommode, tant et si bien qu'elle finit par demander à celui qui n'a d'yeux que pour elle de sortir car elle manque de place. 

Dans "Le Pont", le narrateur vient d'épouser "une petite femme rose et blonde, très singulière, vive et charmante petite bestiole qui sautait, de-ci, de-là comme un chevrau dans la luzerne, et babillait, comme un oiseau dans les bois au printemps." Laure était sa "sixième épouse": des cinq autres deux étaient mortes on ne sait pourquoi, trois l'avaient quitté, on ne sait pourquoi. A la fin d'une promenade, Laure propose de prendre un raccourcis et de descendre vers la rivière pour regagner leur maison sur l'autre rive. Le narrateur a beau lui dire que c'est impossible car il n'y a pas de pont, elle s'entête et quand arrivée à la rivière, elle doit se rendre à l'évidence, elle rebrousse chemin, épuisée et fachée, irrémédiablement fachée. "Mon Dieu ! [pense le narrateur, ...], encore une qui m'échappe... Et Pourquoi ? ... Et que se passe-t-il en elle? [...] Déjà Clémence m'avait quitté, parce qu'un soir, en sortant du bal, il avait plu et que sa toilette fut perdue..."

"Veuve" est la dernière nouvelle du recueil : le narrateur est l'ami d'un couple très uni, Lucien et Lucienne. Un jour, il reçoit une lettre de Lucienne qui lui dit "Lucien est mort. Venez tout de suite." Il se précipite, persuadé qu'il y a une erreur, que c'est impossible, il trouve Lucienne en pleurs, Lucien est bien mort. Lucienne est éplorée, si éplorée, qu'elle... tombe dans ses bras.

Ces quatre nouvelles me paraissent finalement très datées : les narrateurs, sans doute très proches de l'auteur, semblent tous souffrir d'une méconnaissance des femmes ce qui les mène tous à la désillusion. Certains sans doute pourraient les taxer de misogynie mais cela me paraît excessif car ces narrateurs sont des êtres falots, sans caractère, prisonniers de leurs a priori. Quant à l'écriture, elle est très dépouillée mais manque un peu de relief à mon goût.

Publié dans la nouvelle collection étonnantiss!me de Flammarion, ce recueil est conçu pour la lecture cursive en 1e.  Il est en effet très facile à lire en lecture cursive.

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 19:05

Cette anthologie regroupe trois nouvelles écrites par trois des plus célèbres auteurs de récits du XIXe siècle. Ces trois nouvelles ont aussi pour points communs d'aborder le sujet scandaleuTROIS-CHRONIQUES-SCANDALEUSES.jpgx du parricide, présenté comme cause ou comme effet d'une vie dissolue que les auteurs rapprochent de celle de Dom Juan, Balzac et Stendhal faisant expressément référence au Don Juan de Molière.

Toutefois, dans L'Élixir de longue vie, Balzac aborde le sujet sous l'angle du récit fantastique et son Don Juan Belvidéro aidé du fameux élixir qui a le pouvoir de rendre la vie à qui l'a perdue, conduit l'histoire jusqu'à l'horreur, de "l'atroce pour jeune fille", disait Balzac. 

Stendhal quant à lui relate dans Les Censi un fait divers daté de 1599 qui s'est déroulé en Italie sous le Pape Clément VIII. Un avatar de Don Juan, l'exécrable François Censi est victime duBeatriceCenciHead.jpg parricide fomenté par ses fils, par sa seconde épouse Lucrèce et par sa fille Beatrix. Ceux-ci seront durement sanctionnés non pour ce parricide qui relève de la légitime défense mais plutôt en raison d'un concours de circonstances qui a rendu leur crime odieux. Comme l'explique l'auteur dans la préface, le contexte influence considérablement le jugement.

Enfin Maupassant raconte dans Un parricide une histoire réaliste dans laquelle le fils illégitime d'un couple de bourgeois retrouve ses parents qui viennent de se marier après le récent veuvage de l'épouse. Cet homme et cette femme avaient abandonné leur enfant conçu dans des relations   extraconjugales. Au moment où il retrouve ses parents, ceux-ci le renient à nouveau aussi le jeune menuisier du village voisin, Gorges Louis dit Le Bourgeois  les assassine puis vient devant la cour de justice raconter son histoire pour plaider sa cause.

Déçue par le caractère insoutenable presque jusque burlesque de la nouvelle de Balzac dont j'ai pourtant admiré le talent non seulement dans Le Père Goriot ou dans Illusions Perdues mais aussi La Peau de chagrin, j'ai  bien aimé le récit de Stendhal et sa préface. Quant à   Maupassant, il est passé maître dans ce genre de récit et celui-ci ne le dément pas.

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 14:54

J-AI-SOIF-d-INNOCENCE.jpgRomain Gary alias Roman Kacew alias Émile Ajar est sans doute plus connu pour son autobiographie,  La Promesse de l'Aube, et pour son roman, La Vie devant soi que pour ses nouvelles. Les six nouvelles présentées dans le recueil J'ai soif d'innocence dans la collection "Les contemporains classiques de demain" chez Larousse sont tirées du recueil Les Oiseaux vont mourir au Pérou, publié par Romain Gary en 1975 avec 15 nouvelles.

L'édition Larousse est une édition scolaire dans laquelle un appareillage scolaire très conséquent s'ajoute aux textes. On peut s'en servir ou l'oublier et se laisser porter par la lecture cursive. Les six nouvelles ont toutes un atout non négligeable : elles sont très courtes, de 130 à 500 lignes et réservent toutes une surprise en guise de chute. Elles sont aussi emplies des valeurs humanistes chères à l'auteur et teintées de son ironie.

"J'ai soif d'innocence" présente la quête d'innocence d'un narrateur fatigué des "fausses valeurs" de la civilisation, ses rêves semblent se réaliser sur cette île du Pacifique où il s'installe, avec la bienveillance d'une veille femme,Taratonga, pour commencer un nouvelle vie...

"Un humaniste" nous transporte à Munich, au moment où Hitler accède au pouvoir. Karl Loewy, un fabricant de jouets, jovial, bon vivant et doté d'une inébranlable confiance en la nature humaine, finit par se résoudre à se réfugier dans sa cave en attendant "la bonne saison". Ses domestiques se chargent d'apporter à leur patron nourriture, vin, nouvelles du dehors. Au début, il reçoit même les journaux et écoute la radio mais comme les nouvelles restent désespéreantes, il finit par y renoncer, ...

"Le faux" est une nouvelle qui se déroule dans le milieu huppé des marchands d'art qui achètent des Van Gogh et des Rembrandt. S... a acquis dans ce milieu la réputation d'un expert incontesté aussi lorsqu'il déclare que le Van Gogh acheté par Beretta est un faux, Beretta est furieux et menace S... : "Vous verrez que l'on apprend dans les rues de Naples des coups aussi foireux que dans celle de Smyrne" siffle-t-il avant de s'en aller.... 

"Citoyen pigeon" se passe à Moscou en 1932. Le narrateur et son associé Rakussen viennent de "subir à la Bourse de New-York des pertes désastreuses", ils quittent Wall Street pour l'URSS en quête de "valeurs nouvelles"...

"Tout va bien sur le Kilimandjaro" présente l'histoire de l'énigmatique et fabuleux Albert Mézigue. Ses concitoyens de Touchehagues, sur la route d'Aix, ont ouvert une salle de la mairie en guise de musée pour exposer "plus de mille cartes postales envoyées de tous les coins du monde" par cet "illustre pionnier de la géographie et conquérant des terres vierges" mais qui était réellement Albert Mézigue et pourquoi envoyait-il ainsi des cartes à tous ses concitoyens, sans même oublier son rival en amour ?

"Je parle de l'héroïsme" est l'histoire du narrateur, conférencier littéraire, invité à l'Institut français d'Haïti pour faire une conférence sur un sujet de son choix. Sans hésiter, il choisit l'héroïsme. Il réussit une brillante prestation devant un public de choix mais il est frappé par l'attention particulière d'une personne au premier rang. Lorsqu'il quitte l'estrade à la fin de son discours, cette personne vient vers lui, c'est le docteur Bonbon, il est chargé de transmettre au narrateur une demande particulière de ses lecteurs...

Ces nouvelles sont à la fois modernes, variées, imprévisibles, elles illustrent parfaitement le genre de la nouvelle à chute et peuvent constituer de jolis tremplins vers l'écriture.

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 08:11

Testez votre culture littéraire avec les quiz de Babelio.com

Mon score : 100%
20 bonnes réponses sur 20
1 minute 43 secondes



Q1: Victor Hugo:

1. Atlantide

2. Notre-Dame de Paris

3. La mer rouge


Répondre >>Bibliotheque
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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 15:21

pouchline001--2-.jpg

Attirée par l a jolie présentation des éditions Alidades pour la collection Petite Bibliothèque Russe et par le nom de l'auteur dont j'apprécie l'art de conteur, j'ai acquis le numéro 154 (sur 200) de ce récit traduit par  Jacques Imbert. Ce récit a par ailleurs connu d'illustres traducteurs dont Prosper Mérimée et André Gide.

Le Coup de Pistolet, ce titre semble ouvrir sur une histoire déjà très convenue de duel, de crime, de vengeance, de jalousie mais il ne faut pas s'y laisser prendre : Pouchkine sait ménager le suspense et créer la surprise, il sait aussi créer un univers et camper des personnages sans pareils.

Ainsi qui est donc ce Silvio qui semble russe mais porte "un nom értranger", qui sabre régulièrement le champagne avec les jeunes officiers de troupes de l'armée russe alors qu'il est à leurs yeux un "vieillard" de 35 ans, ancien hussard retiré on ne sait pourquoi dans cette ville de garnison ?

Où, si ce n'est sous la plume de Pouchkine, trouver "dans un pauvre village du district de N***" dans lequel l'alcool semble le premier remède à l'ennui et à la solitude, un "riche domaine" plein de "livres et tableaux" et occupé par un comte "franc et amical" et une comtesse "splendide"?

Et surtout qui, en dehors de Pouchkine, oserait imaginer un crachat de noyaux de cerises en plein duel ?

Voici un extrait de ce récit (présenté dans cette édition en russe et en français) :

pouchline003 (2)

  Voici un extrait donné par l'éditeur en 4e de couverture :

"Je tenais enfin sa vie entre mes mains ; je fouillais du regard son visage, essayant d'y saisir l'ombre d'une inquiétude. Il était là, debout, à la merci de mon pistolet, triant dans sa coiffure les cerises mûres dont il crachait les noyaux jusqu'à mes pieds. Son sang-froid me mit en rage. Quel intérêt, pensai-je, de lui ravir la vie, alors qu'il n'y attache aucun prix ? Une idée perverse me vint à l'esprit. "Vous ne semblez pas pour l'instant d'humeur à mourir, lui dis-je ; déjeunez, s'il vous plaît, je ne saurais vous en empêcher". "Vous ne me gênez nullement, répliqua-t-il ; tirez, je vous en prie ; d'ailleurs, c'est votre tour et je demeure à votre disposition" Je déclarai aux témoins que je n'avais pas aujourd'hui l'intention de tirer, et le duel s'acheva là-dessus.
Je pris ma retraite et me retirai dans ce coin. Il ne s'est pas passé un jour depuis, sans que je repense à la vengeance. Maintenant mon heure est venue..."

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 21:18

Tolstoï est l'un de mes auteurs préférés. Guerre et Paix notamment me paraît toujours inégalé. La Sonate à Kreutzer est un roman écrit beaucoup plus tard en 1889 par Tolstoï, à l'époque où, influencé par la philosophie 9782878626698.jpgde Schopenhauer, il entame une profonde réflexion philosophique, idéologique et mystiqu e qui fera de lui un modèle pour Romain Rolland comme pour Gandhi.

Dans La Sonate de Kreutzer, son héros Pozdnychev raconte à son interlocuteur comment et pourquoi il en est arrivé à tuer son épouse, la mère de ses cinq enfants. Dans le cours de son récit, il se livre à une remise en question du mariage, de la fidélité, de l'amour, de la sexualité. En même temps, il reconstitue avec une précision extrême ce qui l'a conduit au crime et même les détails de ce crime. La Sonate de Kreutzer de Beethoven et en particulier son premier mouvement joué devant lui par son épouse et celui qu'il prend pour l'amant de son épouse constitue ainsi aux yeux de Pozdnychev une étape essentielle de son inexorable avancée vers le crime.

 

Pozdnychev est-il un sage ? Est-il un fou? Pour son interlocuteur comme pour le lecteur, cela semble impossible à déterminer. Cette interrogation entretenue par le narrateur principal qui note sans cesse les changements de physionomie de Pozdnychev contribue à tenir en haleine le lecteur ou l'auditeur.

Je remercie BABELIO  de m'avoir fait découvrir cette édition du roman aux Editions Thélème, en un CD de 3 h 09 composé de 28 MP3. La lecture est de Guillaume Rivoire, un extrait, l'évocation de la sonate est donné ci-dessus.

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 19:08

Titre : Zoé et Chloé. Cherche garçon sachant danser000983992.jpg
Auteur : Sue Limb
Edition : folio junior
Illustration : Linzie Hunter

Résumé : Zoé et Chloé sont deux meilleures amies. Dans une semaine a lieu le bal sismique qui vise à récolter des dons pour les pays ayant été victimes d’un tremblement de terre. Malheureusement, les deux amies n’ont pas de cavaliers…. Après avoir longuement réfléchi, elles décident de rédiger une annonce et de la poster dans un supermarché. Le lendemain, deux rendez-vous sont déjà programmés mais les choses ne se passent pas vraiment comme prévu. En plus de cela, la soeur de Zoé, Tam, a des soucis d’argent, Zoé a craqué pour un garçon qui ne s’intéresse nullement à elle et Chloé en fréquente un dangereux …. ! Comment vont s'en sortir les deux amies ?!

Mon avis : J’ai beaucoup aimé ce livre ! Certains passages m’ont fait beaucoup rire, et on se croirait à la place de Zoé. De plus, il y a beaucoup de situations inattendues et de rebondissements. C’est une amie qui me l’a conseillé et je le conseillerais à mon tour.

Extrait du livre : « Cette fois tout va bien se passer. Scott va être adorable. J’en suis sûre. J’ouvre et je découvre aussitôt, dans un écœurant éclair de lucidité, que ça se passe mal. Déjà.
Le mec le plus malingre du monde se tient sur le seuil. Il est chétif et il porte un jean moulant avec un tee-shirt gothique avec le mot VOMI imprimé en lettres à paillettes argentées sur fond noir […]
- Euh…salut, dit-il. Je suis au bon endroit ?
Il ne se présente même pas. Quel naze.
-Scott ? Je m’enquiers, mielleuse. […]
Je lui tends la main. Il frémit, l’air affolé, et s’efforce de me répondre comme il faut…mais sa main rate la mienne et continue d’avancer le long de mon bras en me déboîtant le pouce au passage.
-P- Pardon ! dit Scott.
Oh my God ,ce pauvre type est incapable d’exécuter le geste le plus élémentaire ! »
Extrait du livre page 109 ,ligne 3 à 26.

Pauline Q, 5D 18/06/12

 

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Et voici une autre lectrice, une autre lecture... Chaque lecteur a sa propre lecture de chaque livre : c'est bien ce qui fait l'intérêt de Lirélire.

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