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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 16:04

Dans ce gros roman de 600 pages et même plus _il faut bien ça pour parler de la Russie et de son histoire_ l’auteure croise la destinée de Nora une jeune femme indépendante et moderne, scénographe, et celui de sa grand-mère, une femme qui a dû renoncer à ses rêves de danseuse pour des raisons de santé, d'histoire, de mariage mais ne s'en est jamais vraiment consolée. Chacune d'elle a eu un fils, un seul :  Heinrich Ossetski, né en 1916, fils de Marroussia et de Jacob Ossetski, Yourik  fils "naturel"  de Nora Ossetski. Le père, Victor Tchepanovich,  est un camarade de classe, autiste, semble-t-il, et n'a pas reconnu son fils. Les deux femmes finiront d'ailleurs par élever seules leur fils, par choix : Jacob a été accusé de traitrise à l'égard des Soviétiques ce qui lui vaut des exils successifs durant plus de six ans et son épouse fait prononcer le divorce par contumace. Nora quant à elle voit  Victor quand elle le veut et le metteur en scène Tenguiz, l'homme qu'elle aime, quand il le veut.

Qu'advient-il de ces fils ?  Milkhaïl trahit son père  en témoignant contre lui devant le KGB, se marie et devient le père de Nora puis divorce. Yourik se passionne pour la musique, rejoint son père aux Etats-Unis, est rapatrié par Nora et Tenguiz qui le sauvent de la drogue et finit par devenir le père d'un nouveau petit Jacob Ossetski. "C’était le 10 janvier 2011. Le jour de l’anniversaire de Maroussia. Un jour que Jacob Ossetski avait honoré toute sa vie. Le centenaire d’une correspondance conservée dans une malle en osier."

Dans ce roman, une foule de personnages présentés avec beaucoup de réalisme créent l'illusion du réel. Beaucoup d'entre eux ont une culture très étendue.  La réalité culturelle et historique sert de cadre à toute l'histoire qui s'étend de 1911 à 2011. Les pogroms, la première guerre mondiale, la Révolution d'octobre, l'avènement des Bolcheviks, Lénine, puis Staline, le travail forcé et les goulags,   ... l'invasion de l’Afghanistan.

J'ai lu ce roman en traduction. Comme son héroïne, Nora qui a retrouvé la correspondance de sa grand-mère Maroussia, l'auteure, russe aussi, se fonde pour l'écrire sur la correspondance retrouvée de sa grand-mère, dit-elle dans l'épilogue.    

extrait chap 11 :

Huit heures du matin. (Ou plutôt de la nuit puisque, réveillé à sept heures, je garde la lumière allumée pendant encore deux heures. Dehors, c’est la nuit.)

 Ma chérie, ma Maroussia !

Tu me fais remarquer avec indignation que j’écris aux autres plus sérieusement et plus en détail qu’à toi. Pour satisfaire ne serait-ce que dans une seule lettre ta soif de connaissances et tes exigences (parfaitement justifiées), je vais commencer par… la description de ma vie quotidienne (ne t’étonne pas du changement d’encre, entre-temps, j’ai remonté toute la perspective Liteïny, traversé la Fontanka par le pont Sémionovski, descendu la rue Karavannaïa et une partie de la perspective Nevski, et je me trouve à présent dans les bureaux de la compagnie J. Blok, où j’écris cette lettre). D’après cette description, tu pourrais penser que je viens de faire cinq verstes, mais cela ne représente en tout et pour tout que onze ou douze minutes de marche. Il y a ici un nombre incalculable de ponts, et beaucoup sont grandioses, attends un peu, tu les verras. (Il arrive souvent qu’on croie se trouver dans une rue extrêmement large, mais non, c’est le pont de la Trinité ou le pont Liteïny.) Je continue.[…]

À cinq heures pile, je vais déjeuner. Je prends maintenant mes repas dans un restaurant historique, Le Capharnaüm. Tu as dû le rencontrer dans des livres, car il est chanté par nombre de nos grands écrivains. Le tout-Pétersbourg littéraire se retrouve là. (Au restaurant Vienne, on ne fait que souper, ici, tout le monde déjeune.) Ils sont tous venus ici, Dostoïevski, Griboïedov, Pouchkine, Lermontov, Joukovski, Saltykov, Scheller, Tourgueniev… Bref, ce serait trop long de les énumérer ! On y voit Kouprine, Potapenko, Barantsévitch, Porochine, Gradovski, Skabitchevski, Artsybachev – tous les modernistes, tous les « dératiboiseurs », en un mot, tout le monde ! Je suis là-bas chaque jour de cinq heures et demie à sept heures.[…]

Je m’épanouis comme de la bardane ! Je ne lis mes poèmes qu’à des écrivains et des poètes. [Lettre de Michaïl Kern a sa sœur Maroussia en 1910]

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2 février 2019 6 02 /02 /février /2019 19:11

3 raisons/3 mn par Éloïse, 4D

3 raisons / 3 mn par Côme, 4D

L'auteur du livre "Ma vie de monstre" est Anne Pouget, son éditeur est "Scrineo éditions". Anne Pouget a écrit d'autres livres comme "Le Mystère des pierres", "La Porteuse de mots" ou encore "Par-delà l'horizon".

Le livre "Ma vie de monstre" a été publié le 7 mai 2015, en français, il comporte 180 pages. Ce livre appartient au genre du roman d'actions et de divertissement. Il est destiné à montrer l'histoire vraie qui a inspiré La Belle et la Bête. J'aime beaucoup ce livre car nous voyons énormément d'actions et aussi beaucoup de bons moments que Tognina passe avec Odon et j’aime beaucoup l'histoire. En le lisant, j’ai pensé à des images et à des sons du film La Belle et la Bête.

C'est l'histoire d'une jeune fille nommée Tognina habitant à la cour avec ses parents et ses frères et sœurs. Son papa avait une pilosité importante et la jeune fille avait hérité de ce problème. Tognina aimait Odon qui était  protestant or Tognina était catholique. Elle craignait aussi de ne pas se faire aimer par Odon à cause de sa pilosité. Une guerre éclata dans la ville entre les catholiques et protestants pour la nomination d'un nouveau roi. La famille de Tognina fut vendue par la reine car ils furent traités comme des bêtes mais Tognina fut revendue par la famille et se retrouva toute seule dans une autre famille. Tognina reçut un jour une lettre de sa famille comme quoi ils allaient se revoir. Elle était enchantée. Elle reçut aussi une lettre d'Odon qui la toucha et l'émut. Mais Tognina ne reverra plus jamais sa famille, ni Odon.

Le personnage principal du roman est Tognina qui aime Odon, un protestant, sonneur de cloche à l'église Saint-Germain-L’auxerrois. Tognina subira dans sa vie des insultes comme la moquerie sur sa pilosité de la part des trois folles de la reine mère. Tognina sera vendue et ne reverra plus sa famille.

Mon extrait préféré est :

"- Quand on aime, on voit avec le cœur! Et puis regarde-toi: tu as de jolis yeux pétillants, un petit nez coquet, une bouche délicate...

- Mais ces maudits poils! se désespéra Tognina.

Marina rit à un souvenir qui lui revenait en mémoire. Relâchant son étreinte, elle se déporta pour se retrouver face à sa cadette:

- Te souvins-tu de ce jour ou tu avais soustrait l'un de ses rasoirs au barbier de la Cour?

A l'évocation de cet épisode, Tognina elle aussi se mit à rire".

J'aime beaucoup ce moment car j'aime ce dialogue entre sœurs de complicité.

Arthur, 4D

Ma vie de monstre est un livre écrit par Anne Pouget c'est la première œuvre de cette auteure que je lis.

Ma vie de monstre a été écrit en février 2018, d'après mes recherches je ne crois pas que ce soit une année particulière.

Ce texte a été écrit en français.Dans ce livre j'ai reconnu les caractéristiques d'un roman.

Quand je lisais ce roman je pensais à un château fort avec sa ville autour, je pensais aussi à des musiques d'actions dans un style un peu médiéval. En lisant ce livre j'ai eu le souvenir de mon voyage en Angleterre quand nous avons vu notamment le château de Warwick. En lisant ce texte j'ai aussi pensé au livre Le Retour de Martin Guerre de Nathalie Simon-Davis. La phrase qui m’a le plus marqué est : « Ne t'inquiète pas pour ton mal, il ne m'inspire aucun dégoût !» car ça voulait dire que la personne qui a dit ça ne faisait pas attention à la beauté extérieure mais à celle intérieure. Les personnages principaux sont Tognina (la fille chien) qui est catholique et qui a hérité du même mal mystérieux que son père , elle est exhibée dans toute l'Europe à cause de sa maladie , elle essaye de se battre pour que les gens voient sa beauté intérieure et non celle extérieure. Pedro Gonzalvès ou Pierre Consalvus son père, a donné sa maladie à sa fille, il est conseiller à la Cour de France, il a été éduqué par les précepteurs royaux (d'excellents professeurs). Sa femme Catherine Raffelin, fille d'un courtisan, regarde sa famille se faire exhiber sans pouvoir faire quoi que ce soit. Toute la famille est sous la protection de la reine-mère Catherine de Médicis. Odon est protestant, il est l'amour secret de Tognina mais ne se rend pas compte de l'amour qu'elle lui porte. Mais leur routine va être cassée à cause du Duc de Guise qui veut prendre prendre le pouvoir et envahit donc Paris avec ses troupes , tout cela se passe en 1588 pendant que les catholiques et protestants se livraient une guerre.

Ce texte parle d'une personne différente qui voudrait qu'on la laisse vivre normalement sans qu'elle soit pointée du doigt et traitée comme une bête de foire, et elle va essayer que cela se produise.

 

Extrait du livre :

« Deux semaines étaient passées sans que Tognina n'ait revu Odon. Les querelles entre catholiques et protestants l'inquiétaient, au point qu'elle alla frapper à la porte du bureau de son père.

-Puis-je vous déranger un instant, papa ?

Pierre releva les yeux d'un dossier qu'il étudiait, approuva d'un signe de tête.

Sa fille osa :

-Pourquoi les gens se battent-ils au nom de la religion ? N'y a-t-il pas de place pour tous sur cette terre ?

Son père resta muet, attendant la suite. Tognina en vint au fait :

-Odon a décidé d'embrasser la foi protestante et je me fais du souci pour lui.

Pierre indiqua un siège à sa fille, tira le sien vers elle. Il confia :

-A mon sens,il n'y a pas de bonne ou de mauvaise religion mais, partout, de bons et de mauvais hommes. Il n'y a aucun mal à embrasser une religion plutôt qu'une autre autre si elle enseigne l'amour, la paix, le respect et la charité. »

 

J'ai choisi cet extrait car je trouve que les paroles de Pierre sont vraies et rassurantes pour les inquiétudes de sa fille et j'ai trouvé ça émouvant.

Je pense que ce texte est destiné à tout le monde car l'histoire est facile à comprendre et est intéressante, je pense que l'auteure veut nous dire qu'il ne faut pas forcément s'arrêter à la beauté extérieure et aller voir ce que les gens sont à l'intérieur. Anne Pouget nous fait passer ce message en nous faisant se révolter pour les injustices que subit Tognina et sa famille. Ses intentions sont faciles à percevoir et on ne peut pas hésiter sur le sens de son texte car l'auteure utilise souvent des mots simples mais qui touchent. J'ai éprouvé de la joie quand Tognina a reçu des nouvelles de Odon qui avait disparu. J'ai eu beaucoup de tristesse quand la famille de Pierre Consalvus a été séparé au quatre coins du monde pour être exposé comme des animaux exotiques, je ne suis resté indifférent à aucun moments de ce livre car l'auteure ne nous laisse pas nous ennuyer, tout est intéressant. J'ai été d'accord avec la totalité du livre et j'ai compris tout le livre car dans les notes de l'auteure à la fin du livre, tout était expliqué.

« Ma vie de monstre » est un livre que j'ai beaucoup apprécié je pense que je pourrais le mettre dans mes coups de cœurs.Je le conseille donc vivement à tout le monde !

Tristan E 4D

nuage de mots d'Arthur, 4D

nuage de mots d'Arthur, 4D

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31 janvier 2019 4 31 /01 /janvier /2019 18:54

Le nuage de mots de Mélinda, 4C

3 raisons/3mn par Emma, 4C

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28 janvier 2019 1 28 /01 /janvier /2019 21:52

Un hommage très touchant de Torreton à sa mémé. Un texte écrit avec beaucoup de sensibilité. Ce livre est aussi un témoignage sur la vie de ces gens simples mais si vrais, sans hypocrisie, sans faux-semblants, sans forfanterie.

C'est étrange, cette année j'ai aussi lu Idiss de Badinter, l'histoire d'une autre grand-mère racontée aussi par son petit-fils !

Extraits : " Pour toi l'argent doit aider, comme un outil. En avoir un peu sur ton compte te semblait absurde. Tu n'étais pas du genre à compter les décimales après virgule des taux d'intérêts, tu n'avais besoin de rien mais tu savais que tes enfants étaient déjà infectés du virus de la fièvre acheteuse, urbains que nous étions on devait tout acheter. Il fallait meubler le vide, s'équiper, changer de pneus, de Frigidaire, de cartables, de télévision, de literie, d'ampoules, de vélos, de crèmerie, de coiffure, d'apparence... Ces besoins répandus sur nos zones urbaines comme des pesticides nous faisaient croire que l'on vivrait mieux. Et ça marche encore. Travailler plus pour gagner plus et consommer toujours et encore des produits de moins en moins bons, de moins en solides. Du fabriqué ailleurs, de la culture d'obsolescence sur palettes, des produits pour pauvres qui rendent encore plus pauvres."

" Tout ce qu’elle mangeait venait de son ici, et son ailleurs le plus lointain était un Prisunic pour les nouilles, le tapioca ou le savon qui venait perdre son accent sur l’évier de sa cuisine. Le reste poussait là, dans son potager, de l’autre côté des coquilles Saint-Jacques qui finissaient leur vie de coquillages recyclés en bordure de jardin. Pour la crème, il fallait pousser de l’autre côté de la haie, épaisse pour la mère, liquide pour la grand-mère ou le contraire. Je redemandais toujours avant d’y aller, armé de mes deux bocaux tintinnabulant dans mon sac plastique. La crémière était toute petite, à peine plus haute que ses bidons de lait, elle nous donnait un bonbon à chaque fois « pi ben l’bonjour à mémé ». Pour les légumes on pédalait chez la sœur de la crémière qui habitait plus haut et faisait pousser sa moustache et ses poireaux près de la forêt. Notre supermarché faisait donc six cents mètres de long et ne possédait que trois rayonnages, trois femmes solides et seules…
Aujourd’hui on appelle ça être « locavore », on fait des forums sur la Toile pour voir s’il ne pousserait pas du mouton ailleurs qu’en Nouvelle-Zélande. Chez mémé il gueulait de sa voix d’ado indigné au fond de la cour le mouton, et on appelait ça vivre à la ferme.
 
Une ferme de mémé c’est petit, un foutoir, on y trouve de tout mais rafistolé, pas neuf. Le matériel semble avoir toujours été là, immuable. Une ferme de mémé, c’est vivrier, mais si on peut vendre un peu de lait à la coopérative, deux ou trois veaux, de la crème, des œufs, des poulets, des légumes, du bois, du cidre, du calva, des canards, du foin, c’est toujours ça de pris…
Dans une ferme de mémé, avant de faire quelque chose il faut réparer l’outil, parfois il faut savoir le fabriquer, au minimum il faut affûter une lame ou deux. Et pour affûter il faut un arbre, une pierre à meuler et une boîte de conserve percée qui fera couler l’eau goutte à goutte pour humidifier l’acier et la pierre."

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28 janvier 2019 1 28 /01 /janvier /2019 19:57

Et je danse aussi est un étrange roman rédigé par Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat et publié aux éditions Fleuve en 2015.

Étrange car il ressemble à un échange de mails permanent entre deux personnes ou deux personnages, on met du temps à savoir si ce sont des personnages ou si ce sont des personnes. Une grande partie de l’échange consiste d’ailleurs à créer cette ambiguïté. Au départ le personnage masculin Pierre-Marie Sotto, écrivain reconnu mais en panne d’inspiration nous semble bien réel tandis que son interlocutrice, Adeline Parmelan nous paraît bien improbable. Un mystérieux paquet reçu par l’écrivain et envoyé par son interlocutrice sert de prétexte à leur échange épistolaire par internet. Sans cesse les personnages jouent de cette ambiguïté pour le plus grand plaisir du lecteur. Autour d’eux gravitent d’autres personnages qui prennent peu à peu consistance au point de sembler eux aussi des personnes familières. Ce qui les unit ce sont deux autres personnages tout à fait romanesques et qui brillent par leur absence. En somme les deux auteurs nous font ici réfléchir sur la notion de roman et de personnage de roman mais aussi sur la lecture et sur l’écriture de romans. Mais Et je danse aussi n’est pas un pensum bien au contraire : on est captif du suspense, on s’attache aux personnages. Bref on se prend au jeu.

Voici un extrait représentatif :

« Cette question : qui êtes-vous ? je la gardais pour mon courrier suivant, mais vous m’avez devancé. Vous avez eu raison. Il faut bien que la lumière se fasse. Je comprends ceci, maintenant, Adeline : nous ne sommes pas les héros de notre propre histoire. Nous n’en sommes, vous et moi, que les seconds rôles. Les deux personnages principaux sont plus fous, plus romantiques, plus passionnés, en tout cas plus passionnants que nous. Ils ont été capables de s’aimer éperdument, de brûler leur vie, de se séparer (pourquoi ? je l’ignore), de se saborder, de se retrouver après vingt-sept ans et de tout recommencer. Ils ont été capables d’être là, avec vous, avec moi, puis de nous quitter, de disparaître, ils ont été capables d’être cruels avec nous. Ils ne sont pas raisonnables. Les héros ne sont pas raisonnables. Ils ne peuvent pas se satisfaire de tisanes (pardonnez-moi) ni du Jeu des 1 000 euros à 12 h 45 ni du tic-tac de l’horloge quand les enfants ont quitté la maison. Il leur faut le feu et la déraison. Nous nous sommes trouvés sur leur passage, ils nous ont considérés, un peu, l’espace de quelques années, et ils se sont détournés de nous. Nous les aurons regardés passer dans nos vies » (p 146)

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28 janvier 2019 1 28 /01 /janvier /2019 19:01

Auteur : Kwame Alexander

 

Date de parution : 2017

Il est écrit en Français à l’origine, ce texte appartient au genre du roman

Quand je lis ce livre je me fais des images dans ma tête : ça me fait penser à des photos de match de basket.

Le texte parle de deux frères Josh Bell et son frère jumeau Jordan. Tous deux stars de leur équipe de basket. Leur père était un ancien très bon joueur de niveau international mais il a arrêté sa carrière juste avant de devenir une grande star même si on l’appelait « le boss » aux Etats unis. Les deux frères sont inséparables et partagent la passion du basket. Une nouvelle fille arrive au lycée, Jordan tombe amoureux et s’éloigne de son frère.

L’histoire se passe la plupart du temps chez eux, au basket ou au lycée.

Les personnages principaux sont Jordan et Josh. Jordan tombe amoureux d’Alexia et s’éloigne de son frère, mais leur père a des problèmes de santé.

J’ai compris l’histoire et je l’apprécie : il fait éprouver un peu de tristesse pour le père mais aussi de la joie. Je ne suis pas resté indifférent

Les intentions de l’auteur sont faciles à percevoir, on ne peut guère hésiter sur le sens du texte. Il veut nous dire qu’il n’y a rien de tel que l’amour entre frères. Ce texte est destiné à tout public. L’auteur provoque de la joie quand les deux frères s’entendent bien mais de la tristesse pour les problèmes de santé de leur papa.

Baptiste, 4C

 

Nuage de mots de Gabin T, 4C

 

Ce livre a été écrit par Kwame Alexander d'origine américaine, et a été publié en France le 2 novembre 2017.

Le livre a été traduit par Alice Delarbre. L'époque dans laquelle cette histoire se passe n'est pas particulière mais elle est dans l'air du temps.

Le texte parle de John Bell et de son frère jumeau passionnés de basket. De plus leur père est un ancien joueur international qui a arrêté sa carrière à cause d'une blessure. Bien que les deux frères soient inséparables, Jordan tombe amoureux de la nouvelle du collège et s'éloigne de son frère qui ne se fait pas à cet abandon. Alors il donne toute son énergie dans le basket mais l'état de santé de son père est inquiétant. Perdu John, essaye de se battre au milieu de tous ses soucis.

« Durant le court trajet de l'hôpital à la maison, il n'y a ni jazz, ni conversation rien qu'un silence pesant, les non-dits sont accablants. Papa et maman sont plein de gravité, je les ai heurtés. JB, blessé, a appuyé sa tête bandée contre la fenêtre et, si moins d'un mètre nous sépare j'ai l'impression d'être à des kilomètres d'eux. »

Ce passage de la page 145 montre que John n'est vraiment pas bien dans sa peau.

Je pense que par ce récit l'auteur veut faire passer un message sur la relation parfois difficile entre deux frères,  jumeaux d'autant plus.

Thomas 4C

Le nuage d'Arthur, 4D

Le nuage d'Arthur, 4D

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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 21:19

Ce roman d’Anne-Laure Bondoux paru le 4 octobre 2018 chez Fleuve Editions nous raconte l’histoire de Valentine et de son frère Fred qui suivent à tour de rôle toute une série de cataclysmes dans leur vie personnelle : avant le début du récit, ils ont perdu leur mère, Monette.

Ce décès semble inattendu et Valentine en particulier en subit le contrecoup au point que son frère s’inquiète pour elle. Il faut dire que Valentine doit aussi se remettre d’une séparation avec son conjoint. Celui-ci, enfant de réfugiés grecs est très engagé en politique et vient de se joindre à la campagne électorale en vue des présidentielles en faveur de Macron. Comme il s’attend à la victoire, il souhaite être blanc comme neige et pour cette raison, il demande à Valentine de quitter l'appartement HLM qu’il détient depuis de nombreuses années abusivement. Perdre sa mère, son appartement, son conjoint, et savoir ses enfants loin, c’est un très gros poids pour notre héroïne. Mais son frère, Fred, n’est pas nécessairement plus avantagé : au fil de l’histoire il va découvrir lui aussi bien des surprises qui vont le déstabiliser.
L’histoire est un hymne à la fraternité, à la solidarité et à l’amitié. Ce sont les trois valeurs qui vont permettre à Fred et à Valentine de surmonter d’énormes déconvenues auxquelles  ils vont être confrontés dans le récit.
J’ai bien aimé ce roman, très humain, plein de tendresse et simplement agréable à lire. Les 406 pages se lisent avec délectation. Il rejoint dans ma bibliothèque les plus beaux romans d'amitié parmi lesquels je range Des Souris et des hommes de John Steinbeck et La Petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel,


Extrait de la première partie :

Léon pénétra le premier dans la cuisine avec son allure de président du conseil. Le poil propre, la moustache fournie, il ne lui manquait qu’une paire de lunettes rondes pour ressembler définitivement à Blum, son homonyme humain. Il fit le tour de la table, vint se frotter contre les jambes de Valentine, puis sauta sur une chaise, et au même moment, Monette apparut sur le seuil.Contre toute attente, elle n’était pas en robe de chambre. Les traits détendus, légèrement maquillée, elle semblait presque sortir de chez le coiffeur et portait sur les épaules ce châle à grosses mailles que Valentine lui avait offert pour un anniversaire. Son regard flottait derrière les verres épais de ses lunettes.

— J’ai rêvé de toi cette nuit, dit-elle sans prendre le temps d’un bonjour. Quand je t’ai vue descendre du taxi, tout à l’heure, ça m’a fait drôle.

Elle vint déposer une bise sur la joue de sa fille.

— Tu aurais pu me prévenir, cocotte. Rien n’est prêt. Mais ça me fait plaisir que tu sois là. Très plaisir.

— Vraiment ? fit Valentine, déconcertée par tant de douceur. Eh bien… moi aussi je suis contente d’être là. J’ai fait du café.— C’est bien. C’est très bien.

Monette jeta un coup d’œil vers la fenêtre ; le rideau de pluie qui arrosait les coteaux progressait à présent vers la maison à la façon d’un arrosage automatique. Elle serra un peu plus le châle sur ses épaules, et lorsqu’elle fut assise, le chat quitta la chaise pour s’installer sur les genoux de sa maîtresse.

— Gros père, sourit Monette en lui grattant le dos.

Valentine remplit les tasses. Alors qu’elle se levait pour reposer la cafetière sur son socle, elle sentit le regard de sa mère peser sur elle."

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9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 21:46

J'ai lu un peu plus de la moitié avec obstination pour ne pas refermer trop tôt mais

j'abandonne. Le bovarysme au masculin teinté de provocation, de misogynie, d'homophobie dans un interminable coq à l'âne, même si ça veut passer pour de l'humour, je n'en peux plus. C'est à croire que l'auteur publie ce livre car son éditeur le presse de produire quelque chose.
Je ne comprends rien à Houellebecq ? Sans doute puisque d'autres s'extasient devant ce roman. Un livre n'est rien sans ses lecteurs.

Extrait (l'incipit):

"C’est un petit comprimé blanc, ovale, sécable.
 Vers cinq heures du matin ou parfois six je me réveille, le besoin est à son comble, c’est le moment le plus douloureux de ma journée. Mon premier geste est de mettre en route la cafetière électrique ; la veille, j’ai rempli le réservoir d’eau et le filtre de café moulu (en général du Malongo, je suis resté assez exigeant sur le café). Je n’allume pas de cigarette avant d’avoir bu une première gorgée ; c’est une contrainte que je m’impose, c’est un succès quotidien qui est devenu ma principale source de fierté (il faut avouer ceci dit que le fonctionnement des cafetières électriques est rapide). Le soulagement que m’apporte la première bouffée est immédiat, d’une violence stupéfiante. La nicotine est une drogue parfaite, une drogue simple et dure, qui n’apporte aucune joie, qui se définit entièrement par le manque, et par la cessation du manque.
 Quelques minutes plus tard, après deux ou trois cigarettes, je prends un comprimé de Captorix avec un quart de verre d’eau minérale – en général de la Volvic.
 J’ai quarante-six ans, je m’appelle Florent-Claude Labrouste et je déteste mon prénom",

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4 janvier 2019 5 04 /01 /janvier /2019 13:01

Paula, héroïne de ce roman a obenu un diplôme très spécifique dans le domaine de la peinture de décor et plus spécifique du trompe-l'oeil, "l'art de l'illusion".

Une première section du roman, Imbricata, constituée de 13 chapitres relate ses études en ce domaine dans une école de Bruxelles : "Parler un peu de la rue du Métal maintenant. Revoir Paula qui se présente devant le numéro 30 bis ce jour de septembre 2007 et recule sur le trottoir pour lever les yeux vers la façade – c’est un moment important. Ce qui se tient là, dans cette rue de Bruxelles au bas du quartier Saint-Gilles, rue quelconque, rue insignifiante, rue reprisée comme un vieux bas de laine, est une maison de conte : cramoisie, vénérable, à la fois fantastique et repliée. Et déjà, pense Paula qui a mal aux cervicales à force de renverser la tête en arrière, déjà c’est une maison de peinture, une maison dont la façade semble avoir été prélevée dans le tableau d’un maître flamand : brique bourgeoise, pignons à gradins, riches ferrures aux fenêtres, porte monumentale, judas grillagé, et puis cette glycine qui ceint l’édifice telle une parure de hanches. Alors, exactement comme si elle entrait dans un conte, exactement comme si elle était elle-même un personnage de conte, Paula tire la chevillette, la cloche émet un tintement fêlé, la porte s’ouvre, et la jeune fille pénètre dans l’Institut de peinture ; elle disparaît dans le décor"

Une seconde partie, Le Temps revient, relate les premiers chantiers de Paula dans la rue de ses parents  puis en Italie et particulièrement sur le site de Cineccita.

Puis une troisème partie Dans le rayonnement fossile, présente le travail de Paula chargée de travailler sur une réplique de la grotte de Lascaux.

Chaque découverte de Paula est l'occasion d'une analyse précise, fouillée, documentée sur les sites comme sur les matériaux ou sur les techniques artistiques de telle sorte que les lieux, matières, couleurs, les histoires se dessinent dans l'esprit du lecteur grâce aux mots comme ils se créent sous les princeaux "à lavis, les petit-gris à soies de porc, les épointés, les stripers, les effilés à hampe de bois en martre Kolinsky, le pinceau à laque en poils d’ours d’Alaska" de Paula Karst.

Finalement il semble bien que l'art du trompe-l'oeil soit aussi celui de l'auteure qui par son écriture nous rend présents voire palpables les marbres cerfontaine ou skyros, les dessins préhistoriques de Lascaux comme les décors de cinéma de Cineccita.

Si je n'en retenais qu'une phrase, ce serait peut-être celle-ci qui, bien qu'incomplète révèle cette tentative de la phrase de cerner une réalité complète pour la rendre palpable au lecteur :

"[...] elle repense à ce bleu que l’on obtenait au Moyen Âge dans des fioles emplies d’essence de bleuet coupée avec du vinaigre et « de l’urine d’un enfant de dix ans ayant bu du bon vin », et à cet outremer que l’on finit par utiliser aux premiers temps de la Renaissance en lieu et place de l’or, mais qui était plus éclatant que l’or justement, et plus digne encore de peinture, un bleu qu’il fallait aller quérir au-delà de la mer, derrière la ligne d’horizon, au cœur de montagnes glacées qui n’avaient plus grand-chose d’humain mais recelaient dans leurs fentes des gouttelettes cosmiques, des perles célestes, des lapis-lazulis que l’on rapportait dans de fines bourses de coton glissées sous la chemise à même la peau, les pierres pulvérisées à l’arrivée sur des plaques de marbre, la poudre obtenue versée dans un mortier puis mélangée selon la recette avec « du blanc d’œuf, de l’eau de sucre, de la gomme arabique, ou de la résine de prunier, de cerisier – de la merdaluna comme on disait alors à Venise – et broyée plus finement encore avec de l’eau de lessive, de la cendre, du sel d’ammoniac », avant d’être finalement filtrée dans une étoffe de soie ou de lin[...] "

 

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3 janvier 2019 4 03 /01 /janvier /2019 21:08

 Yaël Hassan et Rachel Hausfater sont les auteurs de ce livre. Je ne connais pas d'autre œuvre de ces auteurs. La version originale de ce livre est en français.

 

Les personnages principaux sont Suzanne, Madame Wiener, Nolwenn, Bénédicte, Anna-Sophie, Sofiane, Régime, Karim, Philippe, Simon, Leah.

Suzanne est la femme de ménage pour Madame Wiener dont le prénom est Régine. Nolwenn et Bénédicte sont sœurs. Anne -Sophie  doit aider Madame Wiener. Sofiane est le meilleur ami de Anne-Sophie.  Karim est le frère de Sofiane. Philippe est le docteur de Madame Wiener. Simon et Leah sont les enfants de Madame Wiener.

Sofiane est le meilleur ami de Anne-Sophie. Un jour Anne-Sophie doit partir en voyage avec sa tante mais elle doit aussi aider Madame Wiener alors Anne-Sophie demande à Sofiane s’il peut la remplacer. Sofiane accepte. Quelques mois après, Sofiane appelle Anne-Sophie et Anne-Sophie lui dit qu'elle est à Nice. Sofiane va aider Madame Wiener pendant longtemps. Puis un  jour la femme de ménage, Suzanne ne vient  pas faire son travail or Madame Wiener ne peut pas manger toute seule parce qu’elle est aveugle. Sofiane rentre chez lui pour préparer le repas pour son frère mais Sofiane pense à Madame Wiener. Il décide d'aller chez Madame Wiener pour lui donner le repas puis il rentre chez lui et son frère lui demande son repas. Sofiane lui répond qu’il a tout mangé. Son frère se met à le taper. Le lendemain, le docteur Philippe vient voir Madame Wiener pour voir si elle va bien. Régine c'est à dire Mme Wiener, est devenue très amie avec Sofiane. Quand sa mère lui demande où est passée l'assiette blanche. Sofiane lui dit qu'elle est chez une amie et qu’il la lui ramène tout à l'heure.

J’ai trouvé ce roman facile à lire et à comprendre. Je l’ai bien  aimé car il y avait de la joie, de la tristesse puis de l'éblouissement.

                                                                                                                 Melinda, 4C

 

Perdus de vue est sorti le 20 janvier 2016. Les auteurs sont Yaël Hassan et Rachel Hausfater. C’est l’histoire d'une amitié entre une vieille dame et un adolescent, cela se passe mal au début mais au fur et à mesure du temps ils se dévoilent et deviennent amis.  Il y a Sofiane l'adolescent et Régine la vieille dame. Sofiane s'occupe de Régine et elle lui raconte son passé ses problèmes. Au fil du temps ils tissent un lien très fort entre eux. Les scènes se passent chez Régine, dans la ville et un peu chez Sofiane, en été .

 

J'ai aimé ce livre. Il m’a émue par le lien que la vieille dame et l'adolescent peuvent avoir. Ses intensions sont faciles à percevoir : les auteurs veulent nous dire qu'il n'y a pas d'âges pour être amis. Je suis d’accord avec cette idée.

Extrait choisi :

Quand Régine a vu ses enfants sur le perron, elle s'est écriée :

- Leah ? Simon ?

- Mais maman, tu vois ? a demandé son fils, stupéfait.

Elle a eu l'air gêné et a simplement dit :

-Entrez, ne restez pas dehors.

Tout le monde a pénétré dans la maison en se faisant des politesses. Arrivé au salon, chacun a trouvé où s'asseoir. Personne ne disait mot et l’ambiance était à couper  au couteau. Finalement, Régine a pris la parole :

-Mes enfants… C'est si bon de vous revoir.

Car elle les voyait ! Ses yeux, de nouveau, vivaient.

J'avais bien remarqué, ces derniers jours, que son regard était moins vague, qu'elle ne semblait plus aussi aveugle. Mais je m'étais dit  que ce n'était pas possible, les miracles, ça n'existe pas. Et pourtant...

Elle a ajouté en soupirant :

- Cela fait si longtemps...

La réponse de sa fille a immédiatement fusé :

-Tu ne peux t'en prendre qu'à toi !

Régine a répondu :

- Je le sais bien, et je vous demande pardon, du fond du cœur, à tous les deux. J'ai mal agi et rien ne pourra réparer le passé.

Sa fille a rétorqué, d'un ton amer :

- Parlons-en justement du passé !

Mais son frère est intervenu :

- Non, justement, n'en parlons pas, en tous cas pas maintenant. On n'est pas venu pour reprendre encore et encore les mêmes querelles, ressasser les même rancœurs. Passons au présent, parlons au présent.

Il s'est alors tourné vers sa mère et a dit gravement :

-Maman, je te pardonne.

J'ai vu Régine reprendre son souffle et ses yeux se sont remplis de larmes. Elle a chuchoté :

- Merci, mon fils.

Puis elle a attendu.

Tout le monde attendait.

Et enfin, enfin, la voix de Leah, brisée et désarmée, s'est élevée :

-Moi aussi je te pardonne... maman !

Elle s'est mise debout et s'est jetée dans les bras de Régine. Simon les a rejointes et ils sont restés un long moment comme ça, enlacés.

Une famille  ...

Marie, 4C

nuage de mots de Jade, 4D

Le nuage de mots de Louis, 4D

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