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Le programme de troisième préconise la lecture d’œuvres du XIXème et XXème siècles. Vous trouverez ci-dessous une sélection de nouvelles et de romans parus lors des deux derniers siècles. C’est en lisant que vous découvrirez que lire est avant tout un plaisir et que c’est aussi le moyen idéal de se constituer une solide culture littéraire et générale.

Bonne lecture !

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à 19 ème siècle :

 

FMary Shelley, Frankenstein (1818) : ... ou le Prométhée moderne, indique le titre originel de ce roman de 1817 qui, tout en conservant les ingrédients du fantastique chers au roman noir, introduit un élément scientifique qui en fait, suivant certains auteurs, l'ancêtre moderne de la science-fiction. Il n'empêche que ce récit romantique, écrit par gageure par l'épouse du grand poète anglais, a servi de prototype à un nombre considérable de récits ou de films d'épouvante, où l'on a curieusement donné au monstre innommé le nom de son créateur, le docteur Frankenstein. Un classique.

FVictor Hugo, Le Dernier Jour d’un Condamné (1829) : Un condamné dont on ignore le passé et même le crime, tient le compte rendu des jours qui le séparent de son exécution. En quarante-neuf fragments, on le suit, de Bicêtre à la Conciergerie, dans la scansion d’un temps irréversible qui le précipite vers l’échafaud. Les sombres réalités pénitentiaires, les ironies atroces de sa célébrité, les tortures sentimentales des visites, la jubilation du public de la guillotine secouent cet effrayant reportage en direct, écrit d’un couloir de la mort, où la voix du « je » fait alterner le calme lugubre de l’hébétude et la terreur hallucinée des visions.

FHonoré de Balzac, Le Colonel Chabert (1832) : Chabert ! Un nom dur à porter pour cet homme foudroyé. Célèbre, certes, mais qui passe désormais pour un imposteur. Car Chabert, colonel, comte d'Empire, est mort à Eylau, et son décès, historique, est consigné dans les actes militaires. Enseveli vivant ! Tel fut le sort de Chabert. Jeté dans une fosse au milieu des cadavres, sortant de ce charnier par miracle pour rester pendant six mois entre la vie et la mort. Un espoir ultime reste à ce malheureux : retrouver son identité. Hélas ! Enterré sous des morts, le voilà maintenant enterré sous des actes. On le croit fou. Il gêne. Même sa veuve, remariée et héritière de ses biens, souhaite le voir rentrer sous terre... Un revenant qui dérange. Un fantôme en quête d'identité. Pas de place pour les héros dans la société bourgeoise de la Restauration. Dix ans après sa disparition à la bataille d'Eylau, le brave colonel Chabert revient en France : sa femme a hérité de sa fortune et s'est remariée. Un roman de La comédie humaine publié en 1832.

F Prosper Mérimée, Carmen (1847) : Un archéologue recueille à Cordoue le récit d’une passion fatale de la bouche d’un bandit condamné à mort, qu’il a rencontré auparavant et par qui il a été sauvé du guet-apens tendu par une bohémienne, la Carmencita. Jeune militaire basque, Don José est conduit par une bagarre entre femmes à Séville à arrêter Carmen la provocante, puis à la laisser s’enfuir, au mépris de son devoir. Elle se donne à lui, puis l’entraîne dans la contrebande, où elle joue la prostituée et la rabatteuse. Meurtrier d’un lieutenant, puis de son mari, il la conjure d’arrêter cette vie, et, devant son refus, la tue avant de se rendre. Une brève encyclopédie des mœurs gitanes conclut le récit.

F Emile Zola, L’Assommoir .(1877) : L'Assommoir était un bar, rue Poissonnière, à Paris, en 1870. C'est là, dans les vapeurs d'alcool, que se nouera la tragédie de Gervaise. Abandonnée par le père de ses deux enfants, elle épouse l'ouvrier zingueur Coupeau. Heureux, ils travaillent douze heures par jour jusqu'à ce que Coupeau tombe d'un toit. Ils s'enfoncent alors dans la pauvreté, le vice et l'alcoolisme. Ce roman, le septième volume de la grande fresque des Rougon-Macquart, eut un retentissement énorme. Le succès de Victor Hugo avec Les Misérables était dépassé. "C'est une oeuvre de vérité, dit Zola, le premier roman sur le peuple qui ne mente pas et qui ait l'odeur du peuple." C'est un torrent de mots qui évoque les rues de Paris, les jurons des femmes au lavoir, le cri des ivrognes, les chansons et l'argot des ouvriers. Le soir de sa parution, Zola dînait avec Maupassant, Flaubert et les Goncourt. L'école naturaliste était née qui allait tout dire des parfums comme des puanteurs de la vie, à la ville et à la campagne.

F Emile Zola, Germinal (1885) : 1885. Disparition de Hugo. Apparition de Germinal. Voici, dans la France moderne et industrielle, les "Misérables" de Zola. Ce roman des mineurs, c'est aussi l'Enfer, dans un monde dantesque, où l'on "voyage au bout de la nuit". Mais à la fin du prodigieux itinéraire au centre de la terre, du fond du souterrain où il a vécu si longtemps écrasé, l'homme enfin se redresse et surgit dans une révolte pleine d'espoirs. C'est la plus belle et la plus grande oeuvre de Zola, le poème de la fraternité dans la misère, et le roman de la condition humaine.

F   Guy de Maupassant, Boule de Suif (1880) :  L’action se déroule en Normandie pendant l’hiver de la guerre de 1870-71. Dix personnes fuient en diligence Rouen qui est occupée par les Prussiens. Parmi ces gens, se trouvent une prostituée surnommée Boule de Suif. Elle est au début méprisé par les autres voyageurs, qui comportent des bourgeois et deux bonnes sœurs. Mais quand la faim les pousse à manger les provisions qu’elle seule à penser à emporter, ils deviennent plus courtois avec elle. Arrivés dans la ville de Tôtes, un officier allemand les oblige à rester dans l’auberge jusqu’à ce que Boule de Suif cède à ses avances. La plupart des voyageurs se concertent pour pousser Boule de Suif à l’acte. Elle finit par se sacrifier et ils peuvent enfin repartir. Au retour dans la diligence, les voyageurs méprisent Boule de Suif pour ce qu’elle a fait et ils la laissent pleurer seule dans son coin.

F Robert Louis Stevenson, Le Cas étrange du Docteur Jekyll et Mr Hyde (1886) : http://www.chez.com/thorby/minigif.gifObsédé par la découverte qu'en tout individu cohabitent deux êtres, l'un bon et l'autre mauvais, le docteur Jekyll cherche, et trouve le moyen de se dédoubler physiquement en absorbant une substance chimique de son invention. Mais il lui faut prendre d'extrêmes précautions pour que personne ne se doute que le célèbre docteur Jekyll se transforme, à certaines heures, en un être démoniaque qui erre la nuit, dans les quartiers les plus sordides de Londres: le sinistre Mr Hyde...

FEugène Le Roy, Jacquou le Croquant (1899) :  A huit ans, Jacques se retrouve seul au monde . Son père, Martin Ferrol, dit le Croquant, tyrannisé et exploité comme tous les autres paysans de ce coin reculé du haut Périgord par le comte de Namsac et son régisseur, a tué ce dernier d’un coup de fusil. Il mourra aux galères. Sa femme le suit peu de temps après. Jacques jure de les venger. Celui-ci sera recueilli par le curé Bunel de Fan lac qui l’élèvera jusqu’à l’âge de vingt ans.

à     20 ème siècle :

FAlain-Fournier, Le Grand Meaulnes(1913) : Roman en grande partie autobiographique, dans lequel l'auteur raconte son unique, grand et douloureux amour pour Yvonne de Galais. Une oeuvre fascinante pour tous, en particulier pour les adolescents.

F  F. Kafka, La Métamorphose (1915) : "Lorsque Gregor Samsa s'éveilla un matin, au sortir de rêves agités, il se trouva dans son lit métamorphosé en un monstrueux insecte. Il reposait sur son dos qui était dur comme une cuirasse, et, en soulevant un peu la tête, il apercevait son ventre bombé, brun, divisé par des arceaux rigides, au sommet duquel la couverture du lit, sur le point de dégringoler tout à fait, ne se maintenait que d'extrême justesse. D'impuissance, ses nombreuses pattes, d'une minceur pitoyable par rapport au volume du reste, papillonnèrent devant ses yeux. ""Qu'est-il advenu de moi ?" pensa-t-il. Ce n'était pas un rêve. Sa chambre, une vraie chambre humaine quoiqu'un peu trop petite, était là, paisible entre les quatre murs familiers..."

F  E. M Remarque, A l’Ouest Rien de Nouveau (1928) : "Quand nous partons, nous ne sommes que de vulgaires soldats, maussades ou de bonne humeur et, quand nous arrivons dans la zone où commence le front, nous sommes devenus des hommes-bêtes." Témoignage d'un simple soldat allemand de la guerre 1914 - 1918, A l'Ouest, rien de nouveau, roman pacifiste, réaliste et bouleversant, connut, dès sa parution en 1928, un succès mondial retentissant et reste l'un des ouvrages les plus remarquables sur la monstruosité de la guerre.

F Jean Giono, Regain (1930) : Aubignane, petit village près de Manosque, se meurt. Seuls trois fidèles occupent encore ce nid de spectres. Mais l'hiver finit par chasser le vieux forgeron, et la veuve du puisatier disparaît au printemps, avec la promesse qu'elle avait faite à Panturle de lui trouver une femme. Au village, maintenant, ne reste plus que ce chasseur qui devient peu à peu fou de solitude. Une femme viendra, par des chemins presque surnaturels. Et pour elle, Panturle rouvrira la terre jadis féconde, l'ensemencera de blé. Le blé du pain de l'amour, qui annonce au village de nouveaux enfants. Regain ou l'éclatante première manière de Giono : mystique, solaire, animale. Dernier roman de la Trilogie de Pan. La vie reprend dans un hameau de Haute-Provence par la grâce d'une simple femme.

F    John Steinbeck, Des Souris et des Hommes  (1937) : Évocation de l'univers pauvre de l'Amérique rurale à la fin des années 1930 (la grande dépression), à travers l'histoire de deux ouvriers agricoles de l'Ouest californien "de l'amitié informe et invincible nouée" entre un "doux colosse innocent" et un "petit homme aigu" (J. Kessel).

F    René Barjavel, Ravage (1942) : De l'autre côté de la Seine une coulée de quintessence enflammée atteint, dans les sous-sols de la caserne de Chaillot, ancien Trocadéro, le dépôt de munitions et le laboratoire de recherches des poudres. Une formidable explosion entrouvre la colline. Des pans de murs, des colonnes, des rochers, des tonnes de débris montent au-dessus du fleuve, retombent sur la foule agenouillée qui râle son adoration et sa peur, fendent les crânes, arrachent les membres, brisent les os. Un énorme bloc de terre et de ciment aplatit d'un seul coup la moitié des fidèles de la paroisse du Gros-Caillou. En haut de la Tour, un jet de flammes arrache l'ostensoir des mains du prêtre épouvanté. Le premier roman de science-fiction (1942) de cet auteur qui est devenu l'un des meilleurs représentants du genre en France. Il s'agit d'une apocalypse fort bien orchestrée et du recommencement des temps nouveaux. 

F    Boris Vian, L’Ecume des Jours (1946) : Chick, Alise, Chloé et Colin passent leur temps à dire des choses rigolotes, à écouter Duke Ellington et à patiner. Dans ce monde où les pianos sont des mélangeurs à cocktails, la réalité semble ne pas avoir de prise. On se marie à l'église comme on va à la fête foraine et on ignore le travail, qui se réduit à une usine monstrueuse faisant tache sur le paysage. Pied de nez aux conventions romanesques et à la morale commune, L'Ecume des jours est un délice verbal et un festin poétique. Jeux de mots, néologismes, décalages incongrus... Vian surenchérit sans cesse, faisant naître comme un vertige chez le lecteur hébété, qui sourit quand il peut. Mais le véritable malaise vient d'ailleurs : ces adolescents éternels à la sensibilité exacerbée constituent des victimes de choix. L'obsession consumériste de Chick, née d'une idolâtrie frénétique pour un certain Jean-Sol Partre, semble vouloir dire que le bonheur ne saurait durer. En effet, l'asphyxie gagne du terrain, et l'on assiste avec effroi au rétrécissement inexorable des appartements. On en veut presque à Vian d'être aussi lucide et de ne pas s'être contenté d'une expérience ludique sur fond de roman d'amour.

F    Ray Bradbury, Chroniques Martiennes (1950) : Recueil de nouvelles racontant les expéditions terriennes vers Mars, l'établissement de colonies et le retour de Mars à la solitude après le départ des colons, écrites dans un style poétique et évocateur, empreint de nostalgie, qui a fait la réputation de Bradbury .
 Les chroniques martiennes sont un étonnant travail. Ses histoires attentivement entrelacées, liées par des images récurrentes et des thèmes, racontent les tentatives répétées des êtres humains pour coloniser Mars, de la façon dont ils apportent leurs vieux préjugés avec eux, et de leurs rencontres ambiguës avec des Martiens aux formes changeantes.
En dépit du scénario de SF , il n'y a aucune évocation technologique. L'humeur est faite de solitude et de nostalgie; un regret méditatif envahissant le livre.

F    Pierre Boulle, La Planète des Singes (1964) : Y a-t-il des êtres humains ailleurs que dans notre galaxie? se demandent le professeur Antelle, Arthur Levain et Ulysse Mérou en observant, de leur vaisseau spatial, le paysage d'une planète curieusement semblable à celui de notre Terre. Après s'y être posés, les trois hommes découvrent qu'elle a de drôles d'habitants: c'est la planète des singes.

F    Bruce Lowery, La Cicatrice (1964) : " J'étais, sans le savoir, un enfant heureux, relativement heureux, il est vrai. Mais ce n'était qu'une impression d'ensemble. Car ma vie, même alors, ne manquait pas de petits malheurs auxquels je n'arrivais pas à m'habituer. Il faut remonter à novembre 1944. J'avais treize ans. " Jeff porte sur la lèvre un petit bec-de-lièvre que tout le monde nomme la " cicatrice ". Une infirmité dont il ne connaît pas la cause et qui lui vaut moqueries et méchancetés de toutes sortes. Parce qu'il ne sait s'en défendre, il intériorise toute cette douleur, toutes ces blessures morales répétées. A cet âge si sensible, s'enfermant peu à peu, il souffre et fait souffrir ceux qui l'aiment sans réserve...

F    (Anonyme) L’Herbe Bleue (1971) : "L'herbe bleue" est le journal intime d'une jeune droguée de quinze ans. Cet ouvrage ne prétend pas décrire le monde de la drogue chez les jeunes. Il n'apporte aucune solution à ce problème. C'est une chronique personnelle, spécifique, qui, en tant que telle, permettra peut-être de comprendre un peu l'univers de plus en plus compliqué dans lequel nous vivons. Les noms, les dates, les lieux et certains événements ont été changés, selon le désir de toutes les personnes mêlées à ce récit.

F    Fred Uhlman, L’Ami retrouvé (1972) : Deux jeunes Allemands, l'un de noble famille, l'autre juif, deviennent amis en 1932 jusqu'à ce que les sépare l'envahissante idéologie hitlérienne... jusqu'à ce qu'ils se retrouvent au-delà de la tragédie.

F    Jeanne Bourin, Les Amours Blessées (1989) : Te souviens-tu, Guillemine, du printemps de nos quinze ans ? C'était au temps du roi François, premier du nom." Ainsi parle Cassandre Salviati, à qui l'on vient d'annoncer la mort de Pierre de Ronsard. Ils se sont rencontrés un jour d'avril 1545, à la Cour. Jeune poète alors inconnu, il écrira : "Je la vis, j'en fus fou." Il est clerc tonsuré et ne peut se marier. Elle épousera Jean de Bray, un seigneur du voisinage. Mais Cassandre et Ronsard ne cesseront de s'aimer, de rompre, de s'aimer encore. Toujours. C'est quarante ans de sa vie que Cassandre évoque ici. Inspiratrice de Ronsard, parente de Catherine de Médicis, elle est surtout une femme de la Renaissance, cette époque contrastée où les arts et la littérature florissent, tandis que les femmes perdent leurs droits acquis au Moyen Age et que les guerres ravagent le pays.

F    Didier Daenincks, La Mort n’oublie Personne (1989) : Jeune historien, Marc travaille sur la période de la Libération dans le Pas-de-Calais. À Cauchel, il rencontre Jean Ricouart et s'intéresse au parcours peu banal de cet homme pendant la guerre. En 1944, il est manoeuvre dans une usine de réparation de wagons. À 17 ans, entré dans la résistance clandestine, il participe à diverses opérations jusqu'au jour où il se fait arrêter. Torturé et déporté en Allemagne, il survit à l'épreuve et rentre en France en 1946. À peine revenu, il est accusé de meurtre pendant la guerre, et condamné à sept ans de prison par un juge qui officiait déjà sous Pétain...  Cet itinéraire bouleversant d'"un rescapé de l'enfer" est un violent réquisitoire contre l'hypocrisie sociale et la lâcheté des hommes. La puissance d'évocation de Didier Daeninckx happe le lecteur et ne le laisse pas indemne. Certainement l'un des meilleurs ouvrages de ce pilier du roman noir français.

F    Sébastien Japrisot, Un Long Dimanche de Fiançailles (1991) :  Cinq soldats français condamnés à mort en conseil de guerre, aux bras liés dans le dos. Cinq soldats qu'on a jetés dans la neige de Picardie, un soir de janvier 1917, devant la tranchée ennemie, pour qu'on les tue. Toute une nuit et tout un jour, ils ont tenté de survivre. Le plus jeune était un Bleuet, il n'avait pas vingt ans. A l'autre bout de la France, la paix venue, Mathilde veut savoir la vérité sur cette ignominie. Elle a vingt ans elle aussi, elle est plus désarmée que quiconque, mais elle aimait le Bleuet d'un amour à l'épreuve de tout, elle va se battre pour le retrouver, mort ou vivant, dans le labyrinthe où elle l'a perdu. Tout au long de ce qu'on appellera plus tard les années folles, quand le jazz aura couvert le roulement des tambours, ses recherches seront ses fiançailles, Mathilde y sacrifiera ses jours, et malgré le temps, malgré les mensonges, elle ira jusqu'au bout de l'espoir insensé qui la porte.

F    Gudule, La Vie à Reculons  (1994) : Mi-septembre, c’est la rentrée ! Dans la classe de quatrième 1, les filles ont les yeux rivés sur le nouveau, Thomas. Pour Elsa, il est * Le Grand Bleu *, ni plus ni moins. Admiration réciproque qui se traduit par un tendre flirt… Jusqu’au jour où un professeur, affolé, décide d’avertir les parents d’Elsa : Thomas est séropositif ! Bientôt, tout le collège est au courant. Colère d’Elsa et rage de Thomas…

F    Christian Lehmann, No Pasaran, le jeu(1996) : Thierry, Eric et Andreas, trois passionnés de jeux vidéo, héritent, dans des circonstances étranges, d'une disquette de jeux qu'ils se hâtent d'installer... " Choisissez votre mode jeu... " et basculez dans l'enfer du réel. A lire absolument. Roman à partir de 13 ans. Les personnages de ce roman fou, deux ados, Thierry et Eric, explorent l'infini sur leur ordinateur jusqu'à devenir les marionnettes d'une terrible machination. Ils vont frôler l'horreur, jusqu'à l'oubli de la vraie vie. Terrifiante emprise de ces CD-Rom, aussi captivants que ce roman de Christian Lehmann. Lui aussi accroche le lecteur, en fait sa proie. Presque tyrannique, il use des armes des jeux vidéo : suspense, images violentes et rythme suffocant. Quand la fiction rencontre le virtuel, ça fait des étincelles !

F    Azouz Bagag, Quand on est mort, c’est pour toute la vie (1998) : Il n'avait pas réglé le prix de la course…. Pour Amar, son frère, au-delà de la douleur et de l'incompréhension, il y a la colère, immense. Et les questions sans réponses. Il lui faut partir. Retourner là où dort son frère, là où vit peut-être sa mémoire, son histoire, son «arabe généalogique». Amar n'est pas rentré au pays depuis treize ans. Un monde le sépare de ce et ceux qu'il retrouve…

F    Daniel Pennac, Comme un roman (1992) : Daniel Pennac continue ici l'histoire de l'adolescent dont il décrit l' effort pour continuer sa lecture jusqu'à la fin mais qui finalement n'y arrive pas et recopie sa fiche de lecture sur une camarade de classe. L'auteur retranscrit alors la conversation entre le professeur de français et les parents de l'élève passablement déprimante.

F    Daniel Pennac, La fée Carabine (1997) : " Si les vieilles dames se mettent à buter les jeunots, si les doyens du troisième âge se shootent comme des collégiens, si les commissaires divisionnaires enseignent le vol à la tire à leurs petits-enfants, et si on prétend que tout ça c'est ma faute, moi, je pose la question : où va-t-on ? " Ainsi s'interroge Benjamin Malaussène, bouc émissaire professionnel, payé pour endosser nos erreurs à tous, frère de famille élevant les innombrables enfants de sa mère, coeur extensible abritant chez lui les vieillards les plus drogués de la capitale, amant fidèle, ami infaillible, maître affectueux d'un chien épileptique, Benjamin Malaussène, l'innocence même (" l'innocence m'aime ") et pourtant... pourtant, le coupable idéal pour tous les flics de la capitale.

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