Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 juillet 2020 6 11 /07 /juillet /2020 22:41

C’est le dernier livre de cette prolixe romancière. La ligne directrice engage trois personnages qui a priori auraient pu ne jamais se côtoyer : un universitaire germano-portugais venu du Brésil, une universitaire chilienne et une jeune immigrée guatémaltèque. Ces personnages se rencontrent à Brooklyn alors que le froid et la neige bloquent la ville et provoquent un banal accident de circulation. La rencontre lie les trois personnages de façon aussi rocambolesque que définitive : ils se dirigent ensemble et en pleine tempête de neige vers une cabane au Canada avec dans le coffre un cadavre et l’arme du crime.

Or cette aventure rocambolesque tient le lecteur en haleine alors que l’histoire de chacun des protagonistes est relatée :

Lucia Maraz a quitté le Chili de Pinochet alors que son frère venait d’être arrêté et que la menace pesait aussi sur elle. Elle a passé ensuite son temps à enquêter sur les disparus avant de venir s’installer à Brooklyn.

Le professeur Richard Bowmaster vit seul avec ses chats, rescapé d’une terrible histoire familiale qui l’a conduit du Brésil à Brooklyn.

Evelyn Ortega a dû quitter le Guatemala après que ses deux frères ont été cruellement assassinés par des bandes de narco trafiquants. Elle-même a subi cette violence sauvage au point qu’elle s’est retrouvée bègue et blessée obligée de quitter son pays et sa grand-mère et de franchir la frontière vers les USA malgré les dangers effroyables avant de retrouver sa mère à Chicago puis de venir travailler à New-York. :

"En fait, la traversée durait seulement quelques minutes. Ils retrouvèrent les deux autres sur l’îlot et se tapirent dans la végétation, sur le sol sablonneux. Immobiles, ils observaient la rive des États-Unis, si proche qu’ils entendaient la conversation de deux patrouilleurs à bord d’un véhicule dont le puissant projecteur pointait dans leur direction. Plus d’une heure passa de la sorte, sans que l’Expert manifestât la moindre impatience. En vérité, il semblait s’être assoupi, tandis que les autres tremblaient de froid, claquaient des dents et sentaient sur leur peau les insectes et le frôlement des reptiles. Sur le coup de minuit, l’Expert secoua son corps ensommeillé, comme s’il avait une alarme intérieure, et à cet instant précis le véhicule des gardes-frontières éteignit son faisceau. Puis ils l’entendirent s’éloigner.

De ce côté, il y a moins de courant, nous pouvons y aller tous ensemble en barbotant, mais attention, pas le moindre bruit une fois parvenus sur la terre ferme », ordonna-t-il.

Ils entrèrent à nouveau dans le fleuve, cramponnés au pneumatique. Sous le poids des six personnes, il s’enfonçait au ras de l’eau, mais ils le guidèrent en ligne droite. Peu après, ils touchaient le fond et gravissaient le versant marécageux de l’autre bord. Ils étaient arrivés aux États-Unis.

Ils entendirent alors le moteur d’un autre véhicule, mais ils étaient à l’abri de la végétation, hors de portée des projecteurs. »

L’amitié, l’empathie, l’amour sont les valeurs sur lesquelles repose l’unité du trio alors que leur point commun, ils sont « latinos » émigrés aux USA, évoque l’histoire des pays Sud-Américains et aussi l’actualité des flux migratoires entre Amérique du Sud et USA.

 

Partager cet article

Repost0
20 mai 2020 3 20 /05 /mai /2020 18:51

Ce récit faisait partie de la liste des titres retenus pour le Goncourt à l'automne dernier. Je ne l'avais pas lu à cette époque. Je viens de le finir. Est-ce un roman ? Il me semble que non, c'est l'histoire du grand-père de l'auteur, Vicente, qui rejetant  à la fois sa nationalité polonaise et sa judéité, avait quitté l'Europe pour vivre en Argentine où il s'était installé sans se soucier de sa mère et de son frère restés en Pologne :

 

"Vicente avait été un homme installé : quarante ans, marié, deux filles et un fils, des amis, un magasin qui marchait, une ville qui ne lui était plus étrangère. Il avait été un homme comme plein d’autres hommes, heureux et malheureux, chanceux et malchanceux, vif, fatigué, présent, absent, souvent insouciant, parfois passionné, rarement indifférent. Il avait été un homme comme tant d’autres hommes, et soudain, sans que rien n’arrive là où il se trouvait, sans que rien ne change dans sa vie de tous les jours, tout avait changé. Il était devenu un fugitif, un traître. Un lâche. Il était devenu celui qui n’était pas là où il aurait dû être, celui qui avait fui, celui qui vivait alors que les siens mouraient. Et à partir de ce moment-là, il a préféré vivre comme un fantôme, silencieux et solitaire."

En effet, lorsque la guerre se déclare, que sa mère est enfermée de même que son frère, dans le ghetto de Varsovie, Vicence se mure à son tour dans son "ghetto intérieur", cessant de parler, de s’intéresser même à sa famille et dilapidant son argent aux jeux. A Buenos Aires il ne reçoit pourtant que des nouvelles parcellaires par le courrier et les journaux mais cela suffit à le tourmenter, il se sent coupable, d'avoir aimer la culture allemande dans sa jeunesse, de n'avoir pas insisté pour que sa mère le rejoigne, d'avoir renié sa judéité.

Pour pallier le manque d'informations précises de son héros, le narrateur  énonce parfois les épouvantes réalités, les terribles chiffres qu'il faut en effet rappeler et faire entendre pour éviter autant que possible le retour cyclique que redoutent Pythagore comme Borges.

"De la même manière que la plupart des Argentins, quarante ans plus tard dans cette même ville de Buenos Aires, allaient refuser de croire que la dictature militaire avait fait des milliers de disparus, les gens, en Allemagne, en Pologne, en Tchécoslovaquie, en Hongrie, en Roumanie, dans les pays baltes, en Crimée, en Ukraine, en Russie, comme partout dans le monde, préféraient ne pas parler, ne pas savoir. Tout le monde préférait ne pas parler de cette horreur pour une raison élémentaire et intemporelle : parce que l’horreur crue de certains faits permet toujours, dans un premier temps, de les ignorer."

Cela suffit à rendre à ce récit nécessaire mais j'ai du mal à le considérer comme un roman malgré la présentation éditoriale.

 

.

 

Partager cet article

Repost0
27 novembre 2019 3 27 /11 /novembre /2019 19:57

« Letter Bee » a été écrit en japonais et publié pour la première fois en 2006 au Japon par Hiroyuki Asada. C'est un manga qui appartient au genre fantastique ou fantasy car il se déroule sur une autre planète avec des insectes géants.


Il y est question d'un monde plongé quotidiennement dans la nuit nommé l'Amberground. L'action se passe principalement dans les contrées les plus éloignées du pays qui s'appellent le Yodaka. Les principaux personnages sont Lag Seeing qui est le héros de l'histoire ; il y a aussi Gauche Suede qui est un Letter-Bee, c'est-à-dire un postier ; et enfin il y a Niche qui va devenir le compagnon de Lag à la fin de leur long périple.
Cela me rappelle le roman « Seuls » tiré de la BD où plusieurs enfants et adolescents se retrouvent dans un monde hostile et se lient d'amitié petit à petit pour survivre. Cela me rappelle aussi la féérie des musiques de « La flûte enchantée ».
J'ai senti un certain attachement pour les personnages principaux. Je trouve aussi que l'histoire est intéressante et elle me donne envie de lire la suite. L'auteur a su mêler action, intrigue et amitié dans ce manga.

Mon quiz https://www.babelio.com/quiz/44629/Letter-bee
Thomas, 4C

Partager cet article

Repost0
11 novembre 2019 1 11 /11 /novembre /2019 21:48

Ludo est bousculé et moqué tous les jours par six garçons. Un jour les moqueries vont trop loin et Ludo se

fait frapper dans les douches du vestiaire, il est amené à l'hôpital. Il ne veut pas dénoncer les six garçons car il a peur d'eux et de retourner à l'école. Mais Alice, une fille qu'il connaît un peu, l'aide à reprendre confiance en lui. Il retourne à l'école un peu stressé mais les six garçons ne font pas attention à lui de la journée, comme s'ils l'avaient oublié. Maintenant Ludo va mieux mais il déménagera avec sa maman dans une autre maison et elle prendra plus de temps pour lui.
 

Le quiz de Florent et Gwenn https://www.babelio.com/quiz/44321/Six-contre-un

Le résumé puis le nuage de mots de Florent 4C :

Tous les jours Ludo va à l'école la peur au ventre , humilié, bousculé par un groupe de six garçons de son collège. Il ne dit rien pour ne pas empirer les choses, mais le harcèlement continue jusqu'à ce qu'il décide d'en finir en se jetant sous le train. Mais grâce à son amie Alice qui va l'empêcher de se suicider, ils vont en parler à leurs mamans, porter plainte et réapprendre à vivre sans la peur. Léo va retrouver confiance en lui .

 

Partager cet article

Repost0
28 octobre 2019 1 28 /10 /octobre /2019 11:27

"Il était une fois un pays qui avait construit des prisons pour enfants parce qu’il n’avait pas trouvé mieux que l’empêchement, l’éloignement, la privation, la restriction, l’enfermement et un tas de choses qui n’existent qu’entre des murs pour essayer de faire de ces enfants-là des adultes honnêtes, c’est-à-dire des gens qui filent droit."

Ainsi commence Le ciel par-dessus le toit. Le titre bien sûr nous rappelle le poème de Verlaine dans Sagesse et il sied comme un gant à ce court  roman où l’on enferme un jeune Loup, frère de Paloma et fils de Phénix, en prison où devenu « Écrou 16587 », il pense à ce poème appris quand il était à l’école, qui parlait du ciel par-dessus le toit mais ce n’est pas la même chose. » La prison pour mineurs, la vie de Loup, de sa sœur Paloma, de sa mère Phénix autrefois Aliette, non tout cela n’a pas grand-chose à voir avec le poème de Verlaine.  Aliette, victime de l’amour de ses parents, s’est retirée de la civilisation pour devenir Phénix et vivre en marge de la ville. Elle a couvert son corps de tatouages, un énorme dragon grime dans son dos, elle a deux enfants de pères inconnus et leur a donné des noms d’animaux, Paloma et Loup pour les protéger des humains. C’est sans compter l’irrépressible besoin de tendresse et d’amour qui malgré ses efforts fera tout pour ramener la famille au monde humain.  

La poésie du récit est aussi saisissante, poésie des images, des sons et des parfums : Phénix « sent la sueur, le fer, l’essence et, étonnamment, le jasmin ». Paloma a acheté des anémones et « Elle se penche sur elles, émerveillée de ce qu’elle découvre, c’est bien la première fois qu’elle remarque ce changement de couleur bien que ce ne soit pas la première fois qu’elle achète des anémones sur le quai du tram et elle chuchote C’est beau bleu.

Doucement, gentiment.

Elle sourit encore et c’est le même effet que le chatoyant de tout à l’heure et même si c’est bancal, c’est une phrase sincère qui sort de sa bouche et ce n’est pas rien. Plus tard, peut-être qu’elle reformera ces mots sans bruit pour se rappeler qu’elle a été une fois dans sa vie capable de parler aux fleurs, de dire quelque chose comme ça, quelque chose qui n’ait de sens que dans l’instant, qui n’ait de beauté que dans son imperfection. »

J’ai beaucoup aimé ce court récit, plein de fraicheur, de poésie et d’humanité.

Partager cet article

Repost0
6 décembre 2018 4 06 /12 /décembre /2018 21:48

Le titre de ce livre est « Molière vu par une ado et par son chien », collection 100% bio. L’auteur de ce livre est Cécile Alix et l’illustrateur est Chadia Loueslati.

Inès a 12 ans, elle est Youtubeuse, slameuse mais surtout archi fan de Molière. Depuis qu’elle a fait connaissance avec ce pro des mots, elle s’en est découvert une vraie passion qu’elle partage avec ses abonnés. Vous ne voyez pas ce qu’un vieux ringard a à vous apprendre ? Heureusement, Inès va vous montrez à quel point Molière est toujours d’actualité.                                                                                                                            Et oui, Molière avait plusieurs talents : auteur la nuit et rappeur la nuit. En plus, Inès vous raconte ça de façon très drôle. Molière va faire des apparitions dans le livre par des BD et va aider Inès en commentant ses expériences.

 

J’ai bien aimé ce livre car il nous montre de nombreuses faces cachées de Molière et nous aide à nous faire une autre image de ce célèbre écrivain.

Ce livre me fait penser aux textes que j’ai pu étudier en primaire. J’ai apprécié de le lire car il y a beaucoup d’images ce qui m’a permis de m’imaginer le texte en détails et de rendre le livre moins ennuyant. Je conseille ce livre aux gens qui n’aiment pas beaucoup lire car il est facile à lire et intéressant.

Emma, 4C

Partager cet article

Repost0
6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 20:20

                                                  

3 raisons/3 mn par Jade, 4D

                                                 

3 raisons/3 mn par Louis, 4D

 

3 raisons / 3 mn par Quentin P, 4D

 

3 raisons/3mn par Zachalie, 4C

Ce livre a été écrit par Isabelle Allard d'après le roman de Deborah Ellis. Je ne connais pas d'autres œuvres de cette auteure. Je sais juste que c'est un livre de l'année 2018. Cette époque est particulière mais sans lien particulier avec le sujet du livre. C'est un texte écrit en Français dès l’origine.

 

Il appartient à un genre dont je reconnais les caractéristiques, c'est une bande dessinée constituée de bulles au-dessus des personnages et je reconnais la disposition des bandes dessinées. J’ai retenu tout particulièrement cette phrase : «II ne reste presque plus rien à manger» Elle témoigne de la pauvreté de la famille.

 

Cette BD parle d'une jeune fille qui s'appelle Parvana qui a onze ans, elle vit avec sa famille à Kaboul sous le régime des talibans. Son père travaille au marché, il lit des lettres aux personnes qui ne savent ni lire, ni écrire. Des hommes musclés  l’emmenèrent un jour en prison. Parvana ne pouvait pas vivre sans lui, elle établit un plan : se faire passer pour un garçon pour aller délivrer son père.

 

L’action se passe à Kaboul en Afghanistan sous le régime des talibans en Mai 2001.

Les personnages principaux sont Parvana et Shauzia. Elles essayent de délivrer le père de Parvana en se transforment en garçon.

 

J'ai beaucoup aimé ce livre car il montre la misère humaine et le mode de vie en Afghanistan. J'ai compris sans peine ce livre car l'écriture est facile à comprendre. On n’hésite pas sur le sens du texte et ses intentions sont faciles à percevoir. Pour moi je pense que l'auteur veut nous montrer la misère humaine et comment ça se passait en Afghanistan. Pour cela, l’auteure décrit, argumente et provoque.

Killian M

L'auteur de cette histoire est Deborah Ellis ; l’histoire est écrite à l’origine en Anglais. Ce livre a été écrit pendant la guerre de l'Afghanistan, c’est une bande dessinée.

C'est l'histoire d'une jeune fille se nommant Parvana qui habite à l'Afghanistan qui allait tous les jours au marché pour vendre, écrire ou traduire avec son père. Lui se nommait Baba mais les filles n'ont pas le droit de se montrer donc elle ne devait pas y rester. Une fois chez eux ils mangeaient quand les personnes du marché frappèrent à la porte et dirent que la place de Baba était en prison. Parvana était très déçue, elle dut aller au marché toute seule pour nourrir sa famille. Sa mère décida de lui couper les cheveux pour qu'elle ressemble plus à un gars. Une fois la journée du marché terminée, elle essayait de retrouver son père.

 Je trouve que cette histoire est passionnante parce qu'elle a du suspense et elle facile à lire. Elle explique la vie difficile de certains pays. Ce texte est surtout destiné aux enfants. L’auteure veut nous dire que la vie n'est pas facile partout (dans tous les pays).

Thomas, 4D

 

Parvana est paru en Novembre 2017, le livre a été écrit par Deborah Ellis, il a ensuite été formaté en bande dessinée. Enfin, le livre a été adapté en film par Nora Twomey.

Je ne connais pas pour l’instant d’autres œuvres de cette auteure.

Le roman a été écrit pendant la guerre en Afghanistan, où les conflits durent malheureusement toujours à l’heure actuelle.

Le texte est écrit français, il a sûrement été traduit car l’auteure est canadienne. Deborah Ellis est spécialisée dans l’écriture d’œuvres pour les enfants et la jeunesse.

 L’argent gagné grâce aux différents livres de la série Parvana est entièrement reversé à une association qui soutient la scolarisation des jeunes filles afghanes.

Le texte appartient à un genre d’histoire réelle et vécue.

 Parvana est le personnage principal de l’histoire. Les autres personnages principaux de la BD sont les membres de la famille de Parvana : sa mère Mama Jan, son père Nurullah Alizai surnommé Baba (papa en arabe), la grande sœur de Parvana, et son frère, Sulayman, qui est mort. Enfin, il y a son petit frère en bas âge, Zaki.

 

Tout commence au moment où Parvana et son père font le marché à Mandawi Bazaar pour survivre malgré la guerre. Baba, le père de Parvana lit et écrit : il est très instruit. Il a perdu son travail d’enseignant et vend donc des objets sur le marché pour acheter à manger.

Alors que les femmes n’ont pas le droit de se faire remarquer, les Talibans avertirent Parvana qu’elle ne devait pas venir au marché.

De plus, comme Baba est très instruit, il est très mal vu par les Talibans, qui le considèrent comme une menace.

Le soir même, Baba se fit arrêter. La famille de Parvana ne savait plus quoi faire car ils n’avaient presque plus rien à manger.

C’est alors que Parvana décida avec courage de se couper les cheveux pour ressembler à un garçon, pour pouvoir sortir seule et travailler. Son nom deviendra Aatish, qui veut dire feu.

Aatish travaille dans le but de nourrir sa famille et de faire sortir Baba de prison.

 

Quand j’ai lu la bande dessinée cela m’a fait penser à des bruits de fusils, de hurlements et de bombardements. On ressent les sentiments de peur, d’appréhension et d’insécurité. Cela m’a aussi fait penser aux images que l’on voit à la télévision, avec les femmes voilées portant leurs enfants dans leurs bras pour quitter leurs pays et qui espèrent survivre.

Pour terminer, ce livre m’a aussi fait penser à une chanson de Vitaa et Claudio Capéo « Un peu de rêve » :

« Tendez-moi un peu de rêve, j’ai plus le temps, sauvez-moi, ici je crève, j’ai plus le cran, je veux déployer mes ailes et m’envoler……

Je cherche la paix, le bonheur, quitter l’enfer, ici j’ai peur, je cherche la paix, le bonheur… »

 

J’ai choisi cet extrait du livre qui m’a plu : « Il n’y a pas si longtemps, nous avons connu la paix, ici à Kaboul. Les enfants allaient à l’école, les femmes étudiaient à l’université. Tous les empires nous avaient oubliés. Du moins, pour quelques temps. Mais cela n’a pas duré, il y a eu un coup d’état. Ensuite, il y a eu une invasion…Puis une guerre civile. Dans ce chaos, certains se sont tournés vers ceux qui promettaient de ramener l’ordre. Mais à quel prix ? » (Pages 10/11)

 

Parvana est un très beau livre, qui raconte la réalité de la guerre en Afghanistan et qui explique la place des filles dans ce pays, qui n’ont pas les mêmes droits que les garçons.

 

Pour ce livre, je mets la note de 4/5.

 

Gabin T, 4e C

Le livre écrit en 2005 par Deborah Ellis, canadienne, est une bande dessinée. Il est publié en anglais pour la première fois au Canada et en français par les éditions Hachette en 2018. Le film de cette bande dessinée sortira au cinéma le 27 juin 2018.

www.archive-host.comstyle="font-size:14px;">Les personnages principaux sont Parvana et Shauzia.

Parvana vit en Afghanistan, pays en pleine guerre, dirigé par les talibans. Les femmes n’ont plus aucun droit, interdiction de se déplacer sans un homme, de travailler…

Le père de Parvana ayant refusé de donner sa fille en mariage se retrouve en prison. Parvana, sa mère, ses sœurs et son petit frère ne peuvent donc plus rien faire seuls. Parvana et son amie de classe, Shauzia, décident alors de se déguiser en homme pour pouvoir travailler et gagner de l’argent. Parvana pourra faire manger sa famille et retrouver son père. Elle pensait qu’en donnant un « pot de vin » au gardien de prison elle pourrait voir son père.

Elle trouve un travail dans une carrière d’argile mais là elle se fait démasquer par Idrees, celui qui voulait se marier avec elle. Elle doit donc fuir avec toute sa famille et décide de rejoindre son père.

À la prison elle voit son cousin Razaq, qui est gardien de la prison. Il l’aide à libérer son père mais trop malade, il meurt sur le chemin du retour.

J’ai bien aimé ce livre. L’auteur parle d’un pays différent du mien, un pays en guerre où les femmes n’ont aucun droit.

Côme, 4D

L’auteur de cette bande dessinée est Déborah Ellis qui a d’abord écrit le roman en 2003 en anglais puis la bande dessinée en 2018. Il a aussi été adapté en film en 2017.

Il s’agit de l’histoire de Parvana et de sa famille musulmane qui   vit à Kaboul en Afghanistan en 2001.Parvana est la fille de Baba Nurullah Alizai et de Mana Jan. Le papa de Parvana se fait arrêter alors qu’il n’a rien fait de mal. Il faut alors trouver comment nourrir et protéger la famille.

Avec sa mère et sa sœur, Parvana décide de se couper les cheveux pour qu’elle devienne un garçon et qu’elle puisse travailler pour nourrir sa famille et aussi la protéger.

 Cette histoire me fait penser aux traditions des musulmans et à la difficulté pour les femmes de s’imposer par rapport aux hommes. Cela me fait aussi penser à la violence subie par les hommes en temps de guerre et je crois qu’avant dans notre pays, c’était un peu la même chose .

J’ai bien aimé ce livre car il parlait du droit des femmes par rapport aux hommes. Je pense que l’auteur voulait dénoncer la violence par rapport aux femmes et la discrimination.

Je donne trois étoiles à cette BD.                                                                            Tihane, 4C

 

Le quiz de Tihane, 4C 

https://www.babelio.com/quiz/44171/BD-Parvana-une-enfance-en-Afghanistan

L’auteur de cette bande dessinée se nomme Déborah Ellis. Elle a été écrite en 2016 en anglais. Elle a été traduite par Shelley Tasaka. La BD a aussi été réalisée en film par Nora Twomey. C’est une bande dessinée car il y a des onomatopées dans plusieurs bulles et qu’il y a des images en couleur, bien plus que dans un roman.

Il s’agit de l’histoire de Parwana, une jeune fille de onze ans et de sa famille qui vit à Kaboul en Afghanistan sous le régime des Talibans. Son père se nomme Nurullah Aliyai, sa mère Mama-Jan, sa sœur s’appelle Soraya et son petit frère Zaki. Le père de Parvana s’est fait arrêter mais malheureusement lui seul avait le droit de travailler ; les femmes n’ont pas ce droit et elles ne doivent jamais sortir de chez elles. La famille de la jeune fille se retrouve alors en manque d’argent et donc manque de nourriture.

Parvana, le personnage principal, essaye d’aider sa famille en faisant des petits boulots, elle est accompagnée par une jeune fille de son âge, Shauzia, maintenant appeler Delinvar. Un jour, en allant au marché pour acheter de la nourriture pour sa famille, elle se fait poursuivre par des hommes ralliés aux Talibans. Ces hommes se battent contre les ennemis de l’Islam.

Quand j’ai lu ce livre ça m’a rappelé une personne de mon entourage qui s’est convertie à l’Islam.

Je pense que ce livre est destiné à tout le monde et que nous ne pouvons pas hésiter sur le sens du texte car il est flagrant. Déborah Ellis traite le sujet de l’inégalité entre les hommes et les femmes ; j’ai ressenti de la pitié pour ces femmes car elles n’ont aucun droit par rapport aux hommes. J’ai adoré lire cette BD car l’histoire est passionnante. Cependant, quand j’ai fini le livre, j’ai eu l’impression de ne pas avoir fini, la fin n’est pas complète. Je pense avoir compris le sens du livre même si je n’ai pas compris la fin. J’approuve le point de vue défendu par ce livre : il n’est pas juste que les femmes n’aient rien le droit de faire.

Ce qui m’a le plus marquée, c’est quand la mère se fait taper par un homme seulement car elle possédait une photographie.

Jessie, 4C

J’ai bien aimé ce livre car l’histoire était triste, j’ai choisi ces champs lexicaux de la violence, du courage et de l’inégalité pour mon nuage de mots car c’étaient les plus associés à ce livre .

Léo, 4C

 

nuage de mots de Gabin T 4C

nuage de mots de Gabin T 4C

Partager cet article

Repost0
20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 11:38

Ce roman a été publié en 1813, deux années plus tôt que le précédent que j'ai lu, Emma.

Qu'importe,ils se lisent indépendamment l'un de l'autre et on y retrouve les mêmes analyses sociales de la gentry et le même esprit frondeur ici incarné par Lizzy et non plus par Emma.

Lizzy est la seconde des cinq filles de Mr et Mrs Bennett. Celle-ci n'a qu'une préoccupation : marier ses filles. Pour Mrs Bennet, toutes les préoccupations tournent autour du nombre de livres de rentes que pourraient avoir ses gendres et, en conséquence, des maisons et des robes que pourraient avoir ses filles.Entre caprices et crises de nerfs, Mrs Bennet apparaît surtout comme une femme sotte et  vulgaire. Son époux est un gentleman, il s'est fait une raison : il se retire presque toujours dans sa bibliothèque et lorsqu'on le consulte, il prend presque toujours des décisions contraires à celles de son épouse.

Parmi les filles, Lydia, la troisième, épousera in extremis un aventurier sans foi ni  loi avec elle lequel elle s'était enfuie, L'honneur de la famille est atteint mais sauf. Jane et Lizzy, les deux aînées, plus proches de leur père, au terme de multiples péripéties, épouseront tout de même des gentlemen qui auront su vaincre par amour pour elles, orgueil comme préjugés.

Dans ce roman plus que dans le suivant, l'écart social est important. Le récit nous permet de découvrir quelques personnages représentatifs de ce microcosme. Parmi les portraits  soigneusement dressés, le plus souvent du point de vue de Lizzy, il y a l'obséquieux Mr Collins dont Lizzy a fort justement repoussé l'offre de mariage, la très orgueilleuse Lady Catherine de Bourgh, et bien sûr son neveu, le beau ténébreux Mr Darcy qu'épousera Lizzy après l'avoir  une première fois repoussé :

"Après un silence qui dura quelques minutes, il s'avança vers elle dans un état de grande agitation et commença ainsi :

_J'ai lutté en vain. Je n'en puis plus. Je ne puis dompter mes sentiments. Il faut que vous me permettiez de vous dire à quel point je vous admire et vous aime ardemment.

L'étonnement d'Élizabeth ne peut se dépeindre. Elle ouvrit de grands yeux, douta et garda le silence. Il prit cela pour un encouragement suffisant et l'aveu de tout ce qu'il avait éprouvé, et éprouvé depuis longtemps pour elle, suivit immédiatement. Il s'exprimait bien mais il n'avait pas que son amour à exprimer et l'orgueil ne parlait pas moins fort dans sa bouche.C'est ainsi que profondément convaincu de leur différence de rang, il mit en lumière l'abaissement auquel il consentait, les obstacles familiaux que son jugement avait toujours opposés à son inclination, le tout avec une chaleur que justifiait l'extrême importance donnée par lui à ces choses, mais qui paraissait peu propre à recommander sa demande.

En dépit de son antipathie profondément ancrée, elle ne put rester insensible au compliment que présentait pour elle l'affection d'un tel homme ; et, bien que sa résolution n'ait pas chancelé un instant, elle regretta, d'abord, la peine qu'elle allait lui faire...." (p 236/237)

 

Partager cet article

Repost0
22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 11:43

Jane Austen est une romancière anglaise de fin XVIII/début du XIXe siècle, elle a publié Emma en 1815, époque où chez nous Chateaubriand occupait largement la une littéraire laissant Mme de Staël Marceline Desbordes-Valmore bien en retrait. Or Jane Austen avec Emma écrit un vrai gros roman qui mêle intrigues sentimentales, analyses psychologiques, étude de moeurs, humour, sarcasme, critique sociale, suspense. En somme, un roman total, étonnamment moderne dans lequel Emma, une jeune femme de 21 ans, manigance et conjecture au sujet des personnes de son environnement de la gentry provinciale de Surrey ce qui donne l'occasion à l'auteure de créer des personnages parfois caricaturaux comme la trop bavarde Miss Bates, l'hypocondriaque Mr Woodhouse, parfois complexes et particulièrement travaillés comme Mr George  Knightley, Miss Jane Fairfax, Miss Hariett, l'odieuse Mrs Elton... Et cela offre aussi l'occasion d'explorer les moeurs provinciales de ce temps, soirées au coin du feu, soupers, pique-niques, visites, promenades et même un bal, de décrire la campagne anglaise et  de se livrer à une critique sarcastique des règles sociales en vigueur.

Extrait choisi, Emma vient de se moquer de Miss Bates au cours d'une journée de pique-nique collectif à Box Hill et Mr Gorge Knightley le lui reproche :

  "Oh ! s'écria Emma, je sais qu'il n'existe pas au monde une meilleure créature qu'elle, mais vous savez aussi que la bonté et le ridicule forment la base de son caractère.

_ Cela est vrai, dit-il, je l'avoue. Mais si elle était riche, j'admettrais même que le ridicule surpassât la bonté ; si elle avait de la fortune, je ne trouverais pas mauvais que ses absurdités fussent pour vous un objet de dérision. Si elle était votre égale par sa position, je ne vous ferais aucun reproche. Mais, Emma, considérez la distance qu'il y a de vous à elle : elle est très pauvre, elle est déchue de l'état de prospérité dans lequel elle était née, et, si elle vit longtemps, son sort deviendra encore plus malheureux. Sa situation devrait exciter en vous la pitié. En vérité, vous vous êtes mal conduite. Vous, qu'elle a vue enfant, vous qu'elle a vue grandir lorsque ses attentions vous honoraient, vous venez maintenant, par l'étourderie, par un orgueil mal entendu, de vous moquer d'elle, de l'humilier devant sa nièce et devant les gens dont quelques-uns imiteront votre exemple.Ce que je vous dis, Emma, ne vous est pas agréable, sans doute, et je vous assure que cela me l'est encore moins. Mais il est de mon devoir de vous faire ces représentations. Tant qu'il sera en mon pouvoir de vous dire la vérité, je le ferai. En vous donnant de bons conseils, je vous prouve la sincérité de l'amitié que j'ai pour vous : rt je me flatte qu'un jour ou l'autre vous me rendrez plus de justice que vous ne le faites à présent.

Tout en parlant, ils s'approchaient de la voiture. Elle était prête et, avant qu'elle pût dire un mot, il lui avait donné la main pour y entrer. Il avait méconnu les sentiments qui l'avaient engagée à tourner la tête et l'avaient empêchée de parler. C'était un composé de colère contre elle-même, de mortification et de chagrin." (p 414-415)

J'ai dévoré ce roman qui m'a tenue en haleine d'un bout à l'autre car l'auteure sait créer et soutenir le suspense jusqu'au bout. Les manigances d'Emma pour prévoir et organiser des mariages, ses maladresses et les patients reproches de Mr Knightley qui se comporte toujours en sage gentilhomme sont pour beaucoup dans le plaisir de cette lecture. Emma est en effet un roman à suspense et aussi un roman d'initiation. Je ne m'attendais pas à une telle modernité dans une oeuvre datant de 1815. Je l'ai lue traduite pour l'édition archipoche par Hélène Seyrès.

Partager cet article

Repost0
20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 15:20
Ancion Nicolas, Carrière Solo

Nom de l’auteur: Nicolas Ancion.

Titre du livre: Carrière Solo.

L’éditeur: Mijade

Collection: /

L’illustrateur de la couverture: Guy Servais.

Le genre du roman: Social et sentimental.

C’est l’histoire de Mikaël un jeune homme qui était devenu une star de la chanson mais qui a décidé de tout laisser tomber pour aller vivre avec sa petite amie Julie qui dans la vie est top modèle. Mikaël n’obtient pas d’argent de son groupe alors qu’il était depuis longtemps dans ce dernier. De son côté un membre du groupe de rock just4you a quant à lui énormément d’argent car il vend beaucoup de disques et il a de nombreux fans. Mikaël a besoin d’argent car il n’a plus de travail donc il fait du chantage à Pietro qui est le leader du groupe de rock. Pietro ne voulant pas donner d’argent à Mikaël, ce dernier, pour que le leader du groupe n’ait pas d’autre choix que de lui donner ce qu’il attend, met en scène un braquage dans une station essence. Il en fait une cassette vidéo pour la montrer à Pietro, lui faisant croire que s’il ne lui donne pas d’argent il la dévoilera à la presse ce qui donnera une mauvaise réputation au groupe. Pietro ne voulant pas faire de tort à son groupe donne l’argent à Mikaël, soit environ 3000 euros.

Mikaël est le personnage principal. C’est un jeune garçon. Il est combatif mais il a un mauvais comportement. À la fin du livre il devient sociable. Il a des amis mais par la suite quelques-uns de ses amis deviennent ses ennemis.

Extrait choisi : « Quand j’ai entendu ça pour la première fois, terminait Ulysse, je n’ai pas pu écouter jusqu’au bout tellement je pleurais. Et ce n’est qu’un exemple. Tout est du chiqué. Depuis le lever du soleil jusqu’à la tombée de la nuit. Ce qu’on boit, ce qu’on dit, ce qu’on bouffe, tout est étudié, arrangé, composé, pour faire craquer les filles et, surtout, faire acheter. Des disques, bien sûr, mais aussi des posters, des calendriers, des magazines, des crayons, des gommes, des bracelets, des agendas, des cahiers, des cartables même, et, c’était prévu pour l’année prochaine: des tapis de souris, des fonds d’écran, des tasses, des maillots de bain. Just 4 you, rien que pour toi.

Oui, il avait bien fait. Il en avait marre d’être le prétexte à actionner le tiroir-caisse. Il en avait sa dose d’être manipulé, bichonné, façonné. Il n’avait envie que d’une seule chose, ce matin-là: la liberté et rien d’autre. Envie d’attendre le train, de regarder par la fenêtre, d’être n’importe qui, n’importe quand et se sentir soi-même, tout simplement. » Page 64.

J’ai choisi cet extrait de ce roman car il montre la vie d’un groupe ayant du succès.

Je trouve que Guy Servais (l’illustrateur) a bien illustré la couverture car la musique est au rendez-vous car il y a une guitare, un micro et en gros une caisse suspendue sur un fil et tenue par des pinces à linges et de plus ça reste assez simple.

Mon avis sur le livre est le suivant: l’histoire est très claire, les mots sont très compréhensibles, la mise en page est bien aérée, l’histoire est assez intéressante parfois un peu longue dans les explications. Je le recommande à ceux qui ont du mal à lire un livre jusqu’au bout, globalement c’est un bon livre.

Gaétan K, 4D, décembre 2015

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : LIRELIRE
  • : Ce blog est destiné à recevoir et à diffuser vos avis de lecteurs à propos des livres que vous avez choisis (élire) et lus (lire)
  • Contact

licence et trace carbone

Lirelire   Josiane Bicrel est mis à disposition selon les termes de la licence creativecommons by-nc-sa/4.0

Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes Conditions 

Lirelire est neutre en carbone.

 

Rechercher

Classement Alphabétique Des Auteurs