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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 14:25

A vos risques et périls de Pascale Maret 9782844205810.jpg

(Thierry magnier.-Roman 2007)

 
Six adolescents venus de milieux différents, se retrouvent sur une île soit disant déserte... pour un jeu de téléréalité. Mais l'aventure n'est pas celle prévue par la production.

 

Roman qui tient en haleine jusqu'au bout.

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 16:36

Titre : Un château du Moyen-âge9782010195563FS.gif
Auteur : Fiona Macdonald
Adaptation française : Serge Zolotoukhine
Illustrations : Mark Bergin
Collection : Au cœur de l’histoire
Edition : Deux coqs d’or

Genre : documentaire historique

Thème principal : C’est un documentaire sur les châteaux du Moyen-âge, de leur construction à leur fin.

Résumé : Au fil des pages de ce livre on nous explique les différentes étapes de vie des châteaux du Moyen-âge. Depuis le choix du site pour les construire, « endroits stratégique », en passant par les différents matériaux utilisés qui ont changé au fil des siècles et les moyens mis en œuvre pour les élever, sans grue et sans engins. Et puis, on nous décrit l’organisation au sein du château : son univers, la nourriture et les boissons, la table et les bonnes manières, les paysans, les nobles sans oublier la chasse, les armes et armures, les tournois, la vie du chevalier, et la guerre. Et pour clôturer ce livre, on découvre la fin des châteaux du Moyen-âge.

Passage remarquable, page24

"L’année du paysan
Janvier : Pour la nouvelle année voisins et amis se rassemblent pour festoyer.
Février : On fend le bois mort. C’est la principale source de combustible.
Mars : Taille de la vigne. Les sarments les plus robustes sont seuls conservés.
Avril : Sarclage des champs. Les mauvaises herbes étouffent le jeune blé.
Mai : Inspection des ruches. Le miel remplace le sucre, luxe coûteux.
Juin : Fenaison. Finement coupé et séché, le foin nourrit les bêtes pendant l’hiver.
Juillet : Moisson collective. Si le blé manque, c’est la disette presque assurée.
Août : Des paysans battent le blé au fléau pour séparer le grain de l’épi.
Septembre : Foulage du raisin pour le vin. On en conserve aussi pour faire du raisin sec.
Octobre : On sème le blé à la poignée dans les sillons labourés.
Novembre : Des villageois pâturent sur les prés communaux et les friches.
Décembre : On tue le cochon dont on conservera la viande par fumage et salage."

Jugement critique sur le passage : J’aime ce passage car il raconte la vie du paysan. On nous exprime la difficulté et la dureté de la vie de ce dernier. J’ai aimé ce côté très détaillé.

Jugement critique personnel sur le livre : Ce livre est bien réalisé. Il raconte en détail la vie au Moyen-âge. Ce livre était riche en explications, mais un peu long à mon goût. Le Moyen-âge ne me passionne pas. Je le conseille aux amateurs

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 20:04

Auteur : Michael MORPURGO

Edition : Gallimard - Jeunesse robin-des-bois-80518.jpg

Genre : Roman d'histoire d'aventures

Thème principal : Les aventures de Robin des bois

Date : 1996

Titre : Robin des bois

 

C'est l'histoire d'un jeune homme qui vivait avec sa grand-mère. Un jour un ouragan a abattu toute une forêt. Il décida de partir à la recherche de son arbre et il creusa un trou avec ses mains et trouva une sépulture. Robin et son père se firent piéger dans la forêt par les hommes du shérif, mais son père lui ordonna de s'enfuir alors il le fit mais il y avait des hommes partout,il traversa les ruisseaux, escalada des talus et réussit à leur échapper, et là il rencontra une bande de bannis qui emmenèrent Robin chez eux. Robin partit à la recherche de son père à Nottingham. Quand il trouva son père avec les yeux crevés, celui-ci lui dit alors de repartir. Robin et son père partirent, les hommes du shérif les poursuivaient mais Robin et son père réussirent à leur échapper en se cachant dans un fossé. Après avoir tué tous les hommes du shérif avec l'aide des bannis, Robin fut désigné comme " chef des bannis ".Le shérif et le prince voulaient éliminer Robin des Bois. Alors Robin se décida de se cacher dans la forêt et de les attaquer par surprise au moment où ils ne s’y attendraient pas. Robin partit à la recherche d’un forgeron, d’un moine et d’un paysan pour pouvoir avoir des armes, recevoir des prières et à manger. Le shérif humilié par ce que lui avait fait Robin, décida de se venger en enlevant le fils de Robin et Marion, pour que Robin vienne le chercher au château et le shérif lui tendit un piège après avoir capturé Martin. Marion alla le rechercher dans le château en se déguisant en religieuse, elle réussit à récupérer son fils les bannis lancèrent l’attaque. Après avoir économisé assez d’argent pour payer la rançon du roi qui était retenu en Autriche, Robin et ses compagnons allèrent le chercher. Le roi qui était revenu à Nottingham ordonna de pendre le shérif et sir Guy de Gisbourne. Après avoir repris le commandement, le roi ordonna à Robin de former des soldats pour le roi qui repartit en conquête.

 

Passage remarquable : lignes 22 à 32 car c’est le moment où il rencontre les bannis et il apprend à communiquer avec eux et en faire des hommes bons.

 

Jugement personnel : J’ai trouvé ce livre assez intéressant avec de l’action du suspens mais je trouve que dans ce livre, il manque un peu d’humour et il est un peu triste.

 

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 11:02

Titre : Au temps des chevaliers et des châteaux forts : 1250-1350

Auteur : Pierre Miquel
Illustrateur : Pierre ProbstRO20147843.jpg
Editeur : Hachette

Collection : la vie privée de l’homme
Genre : documentaire historique

Thème: au moyen age les châteaux et les  villages alentour

Résumé du sujet : ce livre raconte la vie au Moyen-âge, la construction d’une place forte, les tache des paysans, les maladies et leurs causes.
Nombreux étaient les hommes qui travaillaient à la construction des places- fortes : bûcherons, couvreurs, tailleurs de pierre et artisans de toutes sortes. Ceci était nécessaire au développement du commerce, on trouvait dans les basses cours des maréchaux ferrants, des troubadours et des marchands de toutes sortes.

Extrait choisi : "La peste noire emporte des milliers de florentins. Les corps sont déposés dans la nuit au pied des maisons recouverts d’un drap. Ils sont enfermés au matin dans des cercueils par les hommes valides, qui se bouchent le nez pour ne pas respirer l’air empesté."


Jugement personnel : J’ai bien aimé ce livre car ça parle bien du Moyen-âge, des problèmes sanitaires et de la vie des gens.  Je conseille ce livre à d’autres personnes.

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 11:40

Titre: Sans Nom Ni Blason
Auteur:Jacqueline Mirande
Edition:Pocket Jeunesse

9782266143387.jpg

Genre:Roman
Thème:Aventure, Moyen Age, Fantastique, Imaginaire, rencontres.

Résumé :
Cette histoire se déroule au Moyen Age. Guillaume est un jeune homme de dix huit ans, orphelin qui a été abandonné très petit. Recueilli par un religieux "Arnaud de Craon" il a été élevé dans une abbaye en Aquitaine .Au début de l’histoire, Guillaume est le serf du Seigneur Bérard qui est cruel et malhonnête. Après s’être battu contre son seigneur, Guillaume s'enfuit et s

e réfugie dans son abbaye. Le jeune homme a des doutes sur son origine. Il pense être le fils du chevalier. Alors Arnaud de Craon, lui donne l'anneau que Guillaume portait le jour où il l a été retrouvé. Sur cet anneau il y avait deux pierres précieuses et deux symboles. Sur la pierre verte était représenté un croissant de lune et sur la pierre rouge une étoile .Guillaume pensait que cet objet de valeur l’aiderait à retrouver ses origines.


Passage remarquable :
"Arnaud de Craon se tenait immobile, yeux mis clos, dans la lumière de l'aube d’été.
L’air était frais et vif, un premier chant d oiseaux montait sou le premier soleil. Un reste de brume flottait le long du cloître de la nouvelle abbaye dont il venait d’être nommé prieur et dont les bâtiments se dressaient devant lui, groupés en carré, certains encore inachevés. C’était aux confins de la grande lande, à l'une des extrémités du pays de grave aquitains, juste à l’opposé du monastère de la sauve où Arnaud de Craon avait vécu ces vingt dernières années et dont il gardait la nostalgie."

Avis personnel :
Je n’ai pas aimé ce livre car il n’était pas facile à lire, il y avait beaucoup de violence.
Les garçons je pense préfèreraient ce livre car il y a beaucoup de violence.

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 20:52

Titre : Le Seigneur Sans Visage

Auteur: Viviane Moore

Édition : Castor Poche Flammarion Août 2006

Genre : Roman Historique

Thème Principal Meurtre dans un château : des apprentis écuyers à la recherche de la vérité vont essayer de trouver le criminel en surmontant des épreuves (Natation, Tir à L'arc, Combat corps à corps: combats d'épée, de pelle en fer …) Mais attention, il ne faut pas soupçonner des personnes sans preuves ...car cela peut tourner en drame.

 Résumé :

 C'est l'histoire d'un apprenti se nommant Michel de Gallardon qui vit au château de Roche-Guyon pour devenir chevalier.  Mais un jour, dans une épreuve de natation , il sauve un autre apprenti  nommé Thomas qui s'est pris l'épaule dans un tronc d'arbre. Il deviennent alors amis. Quelques jours plus tard , le maître d'armes indique à ses élèves  d'aller « servir »  Morgane, c'est la châtelaine. Le seigneur est  revenu au château après deux ans de croisades mais on ne l'a jamais aperçu  depuis son retour à Roche-Guyon. D'après les rumeurs, on dit qu'il est devenu fou. Morgane est en danger et c'est aux apprentis de la convaincre de partir.

Dans le donjon où vivait Morgane, on entendait régulièrement des hurlements, des cris de douleurs. Un jour, il y eut deux morts dans le château : le maître d'armes était tombé de sa fenêtre. Etait -ce  un accident , un suicide ? ou quelqu'un l'aurait -il poussé?  Et son serviteur  qui fut retrouvé, mort, une fourche dans le ventre. ll n'y a pas de doute : c'est un meurtre. Des personnes soupçonnaient  le seigneur, d'autres accusaient  son bouffon. Une enquête de plus pour Michel  et Thomas .

Un soir ,Thomas sortit  prendre l'air , pendant que Michel dormait. Le lendemain matin, Thomas était absent à l'appel et quelque minutes plus tard ,il était retrouvé  mort. Sans doute avait-il découvert le meurtrier? Michel  fit le serment de trouver le coupable et sans plus attendre , il alla voir le seigneur. Il comprit pourquoi ce dernier ne se montrait pas : Il était atteint de la lèpre. Tout s'explique, le bouffon voulait protégé son maître...

 

Passage remarquable du texte

 

« Une fois le calme revenu, je fus désigné comme premier combattant contre le plus âgé et le plus lourd d'entre nous : Hervé,celui que la curiosité avait poussé vers Thomas la veille au soir, un solide gaillard pesant bien ses cent kilos. Pour l'avoir vu combattre à plusieurs reprises, je savais qu'il valait mieux éviter ses coups. J'ôtai ma chemise, frissonnant dans l'air glacé , resserrai ma ceinture de cuir qui tenait mes braies et ôtai mes bottes et mes chausses pour rester pieds nus. Thomas me fit un clin d'œil d'encouragement et je m'avançai dans le cercle, attrapant la pelle que me tendait le maître. Nous nous faisons face Hervé et moi, le regard dur, les jointures blanchies sur le manche de bois . Pensant à dame Morgane , je levai ma pelle de fer et me mis à tourner lentement autour d'Hervé en attendant le signal du combat .

         -Aller! Fit simplement de Lulle. Le premier coup sur le nez me prit par surprise, La douleur était violente mais je me relevai et lui donnai un terrible coup sur le nez puis sur les fesses. Hervé sortit de la zone, il est donc éliminé. J'avais remporté la «nasarde », j'étais le chef des apprentis. »

 Commentaire:  Ce passage est important car le vainqueur des combats peut diriger les apprentis lorsque le maître d'armes n'est pas présent. Il montre aussi que l'on peut gagner contre des plus grands que soi, c'est une question de stratégie et de volonté. C'est aussi la 1ère épreuve gagnée par Michel.

 

Jugement critique personnel:

 J'ai bien aimé ce livre car il y a beaucoup de suspense , de l'imagination ... Je conseille ce livre à tous ceux qui aiment les enquêtes, l'action et le suspenses ...

Ce livre n'est pas difficile  à lire . J'ai bien aimé car il y a un lexique à la fin du livre pour les mots difficiles. Ce que je n'ai pas aimé, c'est que les chapitres ne sont pas nommés , il sont courts ( parfois,  ils font une page) et il y en a 41.

 

 Etienne J. 5D, le 20/10/2011

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Viviane Moore, née en 1960 à Hong Kong, photographe, journaliste puis écrivain, est l'auteur de ce roman publié en Castor Poche chez Flammarion.

J'ai bien aimé ce livre. On croit rapidement avoir percé le brouillard du suspense mais on découvre bien vite que l'on se trompe. Le héros quitte son château pour apprendre à manier les armes et devenir un homme, un vrai. Je m'identifie assez bien à cet adolescent car son désir est celui que devrait avoir tout adolescent. Le récit est bien construit de façon à nous envoyer sur de fausses pistes ou à jongler d'un coupable à l'autre. C'est aussi pour cette raison que j'ai bien aimé ce livre qui se lit aussi bien par les petits que par les grands.

Extrait (l'incipit) :
" La peur a tant de noms. Et soudain, j’ai l’impression de les connaître tous : épouvante, effroi, frayeur, horreur, panique, terreur…
Ici, dans le château de la Roche-Guyon, elle est partout. Elle rampe le long des murs humides, fait grincer portes et planchers, hurler les chiens au chenil, trembler les femmes et murmurer les hommes.
Elle est dans cette falaise et ce noir donjon qui la surplombe, dans ces souterrains qu’on dit mener aux Enfers. Ces souterrains où, en des temps reculés, parlaient les oracles.
La peur est ici chez elle, comme la brume est à sa juste place sur l’étendue boueuse des marécages."

 

Pierre-Louis, 5A le 03/032009

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 14:27

Titre : Double meurtre à l’abbaye

Auteur : Jacqueline Mirandedouble-meurtre.jpg

Date : 2003

Editeur : Flammarion

Collection : Castor poche

Genre : Roman policier et historique


Thème principal : Un meurtre dans une abbaye, au moyen-âge ( 12ème siècle )

 

Résumé : A la fin du 12ème siècle, au moyen-âge, dans l’enceinte de l’abbaye de Hautefage, Thomas le Rouge, le personnage principal, découvrit un pèlerin de Saint-Jacques assassiné dans un buisson. Alors l’enquête commença aussitôt. Un autre meurtre fut découvert, un homme avait été retrouvé noyé dans une rivière par une femme qui lavait son linge. L’enquête se poursuivit jusqu'à la découverte du meurtrier. La justice s’appliqua dans la grande salle du château de Pleaux et le roi de Pleaux commença son discours. Ainsi se finit l’histoire avec un événement inattendu.


Passage que je trouve remarquable :

« Un cri de femme aigu suivi du claquement précipité de sabots sur les degrés

de bois menant au premier logis de l'enceinte où le prévôt habitait pour le temps de la foire.

-Vite, cria la femme, venez vite, maître Taillefer, un homme s'est noyé.

Elle tapait la porte à coups redoublés avec son sabot. » p.46

J'ai choisi ce passage car la femme peut sauver une vie en aidant l'homme qui se noie.


Jugement critique personnel : Je ne vous conseille pas ce livre, car il parle de meurtres et je l’ai trouvé ennuyant, il comporte peu d'actions. 

Léa LC, 5D

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Titre : Doubles meurtres a l’Abbaye
Auteur : Jacqueline Mirande
Illustrateur : Wilfried Bartoli
Editeur : Flammarion
Collection : Castor Poche
Genre du livre : Policier


Le sujet selon cette copie de la présentation de l'éditeur

Abbaye de Hautefage, fin du XIIè siècle, le matin de la grande foire de la Saint Martin, un homme est découvert assassiné. Il s’agit sans doute d’un pèlerin rentrant de Compostelle. Lire la suite sur le site http://livre.fnac.com/a270477/Jacqueline-Mirande-Double-meurtre-a-l-abbaye

Mon passage préféré :
"La porte maintenant grande ouverte, il jeta un regard de droite et de gauche. Rien ne bougeait encore. Il était trop tôt. Juste quelques servantes à moitié endormies s’en allaient tirer l’eau au puits pour leurs maîtresses couchant à l’hôtellerie.
Soudain, frère Jérôme fronça le sourcil. Que faisait là cet homme, étendu tout du long près de la porte, enveloppé dans sa cape et le chapeau couvrant le visage ?"

Raison de ce choix :

Avis personnel sur ce roman :   

Emma S, 5B

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Titre : Double meurtre à l'abbaye

Auteur : Jacqueline Mirande

Éditeur : Flammarion

Collection : Castor poche

Genre : Roman policier

 

À la fin du XIIè siècle, à l'abbaye de Hautefage , à l'aube de la foire de Saint Martin, un homme est retrouvé mort. Celui qui trouve le corps s'appelle Thomas le Rouge et il pense qu'il s'agit d'un pèlerin. Aussitôt, une enquête a été ouverte pour retrouver le meurtrier.

Quelques jours plus tard, une autre personne est retrouvée morte noyée, c'est une femme qui lavait son linge qui a retrouvé le corps.

Le meurtrier découvert, justice s'appliqua dans une salle du château de Pleaux.

 Passage préféré : « Quand au seigneur de Merle, il avait offert à Agnès pour ses noces un collier en or ciselé dont mieux valait sans doute ignorer l'origine …

Les grâces dites et les époux bénits, Agnès et Guy quittèrent l'abbaye. Depuis la porterie, frère Jérôme les regarda partir en souriant et il pensait que les meurtres qui sont assurément l'œuvre du diable, avaient parfois aussi du bon. »

Critique : Livre assez ennuyeux. Il serait plus intéressant s’il y avait un peu plus d'action lors des meurtres.

 Jérôme Maigret  5èC

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Voici un quizz à essayer pour tester votre lecture , cliquez et commencez.


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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 09:40

des_hommes_laurent_mauvignier_minuit_editions_list-copie-1.jpg

 

Bernard surnommé Feu de Bois traîne une existence d'exclu alcoolique et sale dans le village français de sa jeunesse où vit aussi toute sa famille. Il est revenu seul au village après avoir fondé une famille avec Mireille à Paris, à son retour d'Algérie. Nul ne sait ce que sont devenus sa femme et ses senfants.



Un après-midi d'hiver , il surprend tout le monde en offrant à sa soeur Solange, un cadeau d'anniversaire, un cadeau de valeur que tous perçoivent comme une provocation de la part d'un tel va-nu-pieds. 

 

 

 

"Après tout ce qu'on a fait pour toi.

Et qui aura parlé en premier de la Vieille. Qui aura dit : la mère.

T'es allé dépouiller la Vieille.

Et Solange lâchant d'un souffle,

Ça suffit,

Reprenant,

Taisez-vous." (p 36)


L'écriture, étrange par sa mise en page, ces phrases comme restées suspendues, fait peu à peu émerger  l'être humain sous sa rebutante carapace. Longtemps enfouis et pourtant si présents qu'ils provoquent chaque nuit les insomnies de Rabut, le cousin de Bernard, les souvenirs échappent peu à peu  au cahot : en 1960, le départ pour l'Algérie et puis cette guerre :

"comment on avait renoncé à croire aussi que l'Algérie, c'était la guerre, parce que la guerre se fait avec des gars en face alors que nous, et puis parce que la guerre c'est fait pour être gagné alors que là, et puis parce que la guerre c'est toujours des salauds qui la font à des types bien et que les types bien là il n'y en avait pas, c'étaient des hommes, c'est tout, et aussi parce que les vieux disaient c'était pas Verdun, qu'est ce qu'on nous a emmerdés avec Verdun, ça une saloperie de Verdun, combien de temps ça va durer encore, Verdun, et les autres après qui ont sauvé l'honneur et tout et tout alors que nous, parce que moi, avait raconté Février, tu vois, moi, j'ai même pas essayé de raconter parce qu'en revenant, il n'y avait rien pour moi..."  (p 229)

Aussi impossible à taire qu'inutile à dire, le souvenir tourmente les hommes et les photos ensoleillées ne disent rien de la peur, des horreurs, de l'ignominie et de l'impossibilité de s'en remettre tout à fait. 

Entre un "Après-midi" (premier chapitre) et un "Matin" d'hiver (dernier chapitre), Laurent Mauvignier plonge son lecteur au coeur des consciences, magma d'où émerge le passé des appelés, des fellagas, des harkis, des colons.

Un livre à lire, pour comprendre un peu...

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 14:18
Le Horla (1886 puis 1887) est une très célèbre nouvelle fantastique de Guy de Maupassant, disponible dans ses trois versions successives (Le Journal d'un fou de 1885 puis les deux versions du Horla de 1886 et 1887) en Folio ou ici en pdf.
Voici la version de 1887 lue pour littérature audio par Romy Riaud à écouter:



 
Le Horla  a déjà été adapté au cinéma à huit reprises, en série TV, courts métrages et films.
Ce court métrage français de Boris Labourguigne et Bastien Raynaud, remarqué au dernier Festival de Cannes, nous propose une autre lecture de l'oeuvre de Guy de Maupassant. L'oeuvre continue de fasciner ...


"In the form of a video-journal, the narrator conveys his troubled thoughts and feelings of anguish. All around him, he senses the presence of a being that he calls the "Horla". The presence of the Horla becomes more and more intolerable to the protagonist." Directors: Boris Labourguigne & Bastien Raynaud Running Time: 19'59 Country: France 

 

 

 

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 21:37

michauxCe  recueil a été publié en 1935. C'est sans doute son premier grand recueil. Le titre, comme souvent dans l'oeuvre de Michaux, est déjà tout un programme : qu'est-ce à dire ? La Nuit remue évoque cette étape éphémère, cette frontière fragile  entre sommeil et veille, entre néant et existence mais aussi cette frontière fragile et mouvante entre la paix sereine des certitudes diurnes et l'angoisse des cauchemars nocturnes. Tel un funambule, Michaux se promène sur ce fil étroit du réel et du rêvé, du clair et du sombre, de l"angoissant et du rassurant et pour cela, il renouvelle sans cesse les rythmes et les formes et fascine ses lecteurs comme sous l'effet d'une magie.  
Voici un choix de quelques poèmes, puisqu'il faut bien choisir, qui devraient convaincre bien mieux que mes paroles :

 






 P 9 "La nuit remue" I

« Tout à coup, le carreau dans la chambre paisible montre une tache. L'édredon à ce moment a un cri, un cri et un sursaut ; ensuite le sang coule. Les draps s'humectent, tout se mouille. L'armoire s'ouvre violemment ; un mort en sort et s'abat. Certes, cela n'est pas réjouissant. Mais c'est un plaisir que de frapper une belette. Bien, ensuite il faut la clouer sur un piano. Il le faut absolument. Après on s'en va. On peut aussi la clouer sur un vase. Mais c'est difficile. Le vase n'y résiste pas. C'est difficile. C'est dommage. Un battant accable l'autre et ne le lâche plus. La porte de l'armoire s'est refermée. On s'enfuit alors, on est des milliers à s'enfuir. De tous côtés, à la nage ; on était donc si nombreux ! Étoile de corps blancs, qui toujours rayonne, rayonne... »

 

 

 

p 30 "Un point, c'est tout"

" L'homme _son être essentiel_ n'est qu'un point. C'est le seul point que la Mort avale. Il doit donc veiller à ne pas être encerclé.
Un jour, en rêve, je fus entouré de quatre chiens, et d'un petit garçon méchant qui les commandait.
Le mal, la difficulté inouïe que j'eus à le frapper, je m'en souviendrai toujours. Quel effort ! Sûrement, je touchai des êtres, mais qui ? En tous cas mes adversaires furent défaits au point de disparaître. Je ne me suis pas laissé tromper par leur apparence, croyez-le ; eux non plus n'étaient que des points, cinq points, mais très forts.[....]"

 

 

 

 

p 79 "Contre !"

" Je vous construirai une ville avec des loques, moi.
Je vous construirai sans plan et sans ciment un édifice que vous ne détruirez pas
Et qu'une espèce d'évidence écumante soutiendra et gonflera,
Qui viendra vous braire au nez, et au nez gelé
De tous vos Parthénons, vos Arts Arabes et de vos Mings.
Avec de la fumée, avec de la dilution de brouillard et du son de peaux de tambours
Je vous assoirai des forteresses écrasantes et superbes,
Des forteresses faites exclusivement de remous et de secousses,
Contre lesquels votre ordre multimillénaire et votre géométrie
Tomberont en fadaises et galimatias et poussières de sable sans raisons.
Glas ! Glas ! Glas ! Sur vous tous! Néant sur les vivants!
Oui! Je crois en Dieu ! Certes, il n'en sait rien.
Foi, semelle inusable pour qui n'avance pas.
Ô monde, monde étranglé, ventre froid !
Même pas symbole, mais néant , je contre, je contre,
Je contre, et te gave de chiens crevés !
En tonnes, vous m'entendez, en tonnes je vous arracherai

 

 

 

http://poezibao.typepad.com/poezibao/images/michaux_montage_copie_basse_def_1.jpg

Ce que vous m'avez refusé en grammes!

Le venin du serpent est son fidèle compagnon.
Fidèle et il l'estime à sa juste valeur.
Frères, mes Frères damnés, suivez moi avec confiance;
Les dents du loup ne lâchent pas le loup.

C'est la chair du mouton qui lâche.

Dans le noir, nous verrons clair, mes frères!
Dans le labyrinthe, nous trouverons la voie droite!
Carcasse, où est ta place ici, gêneuse, pisseuse, pot cassé ?

Poulie gémissante, comme tu vas sentir les cordages tendus des quatre mondes !
Comme je vais t'écarteler !  "


Et l'un de mes préférés, dans le même recueil mais dans la section Mes Propriétés,

 

 

p 143, "Intervention"

"Autrefois, j'avais trop le respect de la nature. Je me mettais devant les  choses et les paysages et je les laissais faire.

 

Fini, maintenant j'interviendrai

J'étais donc à Honfleur et je m'y ennuyais.

Alors résolument, j'y mis du chameau. Cela ne paraît pas fort indiqué. N'importe, c'était mon idée. D'ailleurs, je la mis à exécution avec la plus grande prudence. Je les introduisis d'abord les jours de grande affluence, le samedi sur la place du Marche'. L'encombrement devint indescriptible et les touristes disaient : " Ah ! ce que ça pue ! Sont-ils sales les gens d'ici ! " L'odeur gagna le port et se mit à terrasser celle de la crevette. On sortait de la foule plein de poussières et de poils d'on ne savait quoi.

Et la nuit, il fallait entendre les coups de pattes des chameaux quand ils essayaient de franchir les écluses , gong ! gong ! sur le métal et les madriers !

L'envahissement par les chameaux se fit avec suite et sûreté.

On commençait à voir les Honfleurais loucher à chaque instant avec ce regard soupçonneux spécial aux chameliers, quand ils inspectent leur caravane pour voir si rien ne manque et si on peut continuer à faire route ; mais je dus quitter Honfleur le quatrième jour.

J'avais lancé également un train de voyageurs. Il partait à toute allure de la Grand-Place, et résolument s'avançait sur la mer sans s'inquiéter de la lourdeur du matériel ; il filait en avant, sauvé par la foi.

Dommage que j'aie dû m'en aller, mais je doute fort que le calme renaisse tout de suite en cette petite ville de pêcheurs de crevettes et de moules."

Deux exemplaires de La Nuit remue  sont disponibles au CDI du centre en 841 MIC

231-Honfleur.jpg

 

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