Premier roman que je lis de Valérie Perrin suivant les conseils reçus de mon compagnon. Un roman de 660 pages en poche, ce qui semble promettre une longue et haletante compagnie.

Alors oui, ce roman vous retient jusqu'au bout, car il parvient à maintenir le suspense, notamment par les constantes ruptures temporelles, mais aussi par le biais des changements de narrateur et changement de point de vue et encore par la multiplicité des personnages et l'enchevêtrement des récits. Habile construction qui aboutit pourtant à des dénouements plutôt décevants à mon avis.
Des histoires d'amour, la plus belle me parait celle de l'avocat Gabriel et de la patronne d'une roseraie, Irène, dont le journal révèle la sensibilité et la délicatesse. Irène est certainement mon personnage préféré.
L'histoire de Violette est plus rocambolesque : serveuse dans un bar, elle épouse, un jeune homme qu'elle perçoit comme un Apollon, contre l'avis des parents du jeune homme et l'Apollon se métamorphose très vite en Casanova, délaissant Violette et leur petite fille, Léonine. Philippe, l'Apollon Casanova, est issu d'un milieu très bourgeois qui méprise Violette. Celle-ci devient garde-barrière jusqu'à l'électrification des passages à niveaux puis gardienne de cimetière où elle rencontre Sasha, un personnage qui semble sorti d'un conte asiatique qui l'initie à l'art de l'horticulture et au respect de la nature.
Un roman pour les vacances et l'été, prix de la maison de la presse en 2018 et des lecteurs du livre de poche en 2019 ! Je suis prête à parier qu'on en tirera un film !
