Fragments du journal d'Orphée
Ce recueil se compose comme un chant avec des thèmes lancinants comme les douze "art, peau et tics" entrecoupés de refrains comme les sept "Résolutions" ou encore les sept "Rencontre" et aussi les six "Musique Maestro" et comme rimé par les titres qui se répètent : "Thérapeutique", "Portrait", "Tableau de chasse", "Au bistrot du coin", "Bruissements", "Mauvaise route", "Programme animalier" ... Dans cette vaste composition, quelques fragments isolés retiennent alors l'attention :
"Hors du cortège
L'heure de la foire a sonné. Il faut braire avec les foules. Je m'y refuse et quitte le cortège."
"Origine
Naissance amusante. Sorti des trompes de Calliope."
"Ni rime ni saison
J'ai beau forcer ma nature, elle continue à changer en toutes saisons".
Un chant aux thèmes lancinants, on n'en attendait pas moins d'Orphée, mythique créateur de la poésie lyrique, mais ici, "Pas de thrène pour le Thrace", le chant est plein de malice, de jeu et d'irrévérence :
"Musique maestro
Au seuil de la renommée, un âne enrhumé vaut mieux qu'une trompette mal embouchée"
"Mauvaise route
Une erreur et c'est l'errance pour l'éternité"
"Dyscalculique
Mon errance est sans mesure. Je ne compte sur personne. Mes vers sont irréguliers, ma vie dissymétrique. J'ai commencé avec une lyre à sept cordes. Aujourd'hui je lui en vois neuf. Mo compte finira par être bon."
Tout ce recueil est composé de fragments de deux ou trois lignes.
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La Musique n'adoucit pas les peurs
Ce second recueil est, lui aussi, consacré à Orphée, mais cette fois les vingt poèmes versifiés se composent d'une dizaine de vers répartis en strophes. Le poète s'adresse souvent à Orphée, sans se départir de son irrévérence qui donne sa saveur au recueil. Ainsi dans "Le présage du caniveau" :
" Un jour mon bel Orphée
des nymphettes joueront avec ta tête
dans le caniveau ! "
L'ensemble du recueil est habilement illustré à l'encre de Chine par Violaine Fayolle
