Publié en 2019, ce récit des aventures d'un héros toujours aussi atypique se déroule cette fois au Mozambique. Contrairement à ce qui se produit habituellement, à son arrivée à l'ambassade, le consul général l'accueille bien et voudrait même collaborer avec lui pour dénouer l'intrigue qui a conduit Mme Beliot en prison après l'assassinat de son mari. Mme Beliot est une "ressortissante" et il faut donc qu'il s'en occupe. Très vite, Aurel apprend que M Beliot s'était remarié avec une femme du Mozambique, Fatoumata, fille d'un chef de tribut et que celle-ci l'avait quitté à son tour laissant la place à toute jeune femme, Lucrecia, enceinte et bientôt prête à accoucher ! Autour de M Bériot gravitaient aussi l'ancien chef de la police, deux ou trois chasseurs et Piotr, un "genre de réfugié" Ukrainien qui servait d'émissaire. L'enquête promet d'être complexe !
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Aurel mène son enquête en luttant pour en écarter le consul général qui voudrait y participer. Mais voilà qu'une délégation d'écologistes de l'ONU arrive et le consul général est bien obligé de s'en occuper !
Lire les aventures d'Aurel, le consul, c'est à coup sûr, voyager et apprendre. Ainsi découvre-t-on que le Mozambique, ex-colonie portugaise, était "naguère" inclus dans le "pré carré" du ministère français de la Coopération et qu'il fait partie de la francophonie ! Il est vrai qu'il est voisin de Madagascar.
On réalise aussi que ce pays n'est pas à l'abri des trafics et notamment du trafic d'ivoire qui amène ici à tromper l'ONU et les engagements écologistes.
Et l'auteur nous fait aussi découvrir les paysages et jardins luxuriants : "De la terrasse, on apercevait, très loin en contrebas, un horizon boisé, vers lequel couraient des prairies en fleur et des champs d’orge mûr. Les touffes vert clair de grands bananiers venaient rompre par endroits cette harmonie alpestre. Le ciel était très bleu, de petits nuages s’effilochaient dans l’air limpide"
Extrait : C’était une des premières fois qu’Aurel quittait la ville. En s’éloignant du centre de Maputo, il découvrit les immenses quartiers africains qui entourent la capitale mais sont rigoureusement séparés des anciennes zones habitées par les colons. On y retrouve les rues de terre, les petites maisons enchevêtrées, la foule africaine bariolée. Rapidement, la route s’élève et aborde les premières collines. Aurel était agréablement surpris par le relief. Avec l’altitude, l’atmosphère devenait plus fraîche. Débarrassé des miasmes de la plaine, l’air était limpide et faisait ressortir les vives couleurs des collines semées de manioc et plantées d’araquiers.
La maison de Fatoumata était un domaine traditionnel africain, composé d’une ferme d’élevage sur laquelle avait été construite une maison plus résidentielle. Elle restait très campagnarde avec son toit de chaume et ses grilles forgées à la main. La voiture déposa Aurel dans un enclos où étaient plantés de gros piquets tordus auxquels on attachait les vaches. Les bêtes avaient poli le bois en s’y frottant. Il fallait encore franchir une haie d’épines sèches pour pénétrer dans la maison.
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