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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 22:03

 

Auteur/s: Patrick Raynal.

Titre: Ki Du.

Édition: 2003, Syros Jeunesse, Rat Noir.9782748501148FS.gif

 GENRE Roman policier.

 THEME PRINCIPAL Une enquête policière.

 RESUME

Manu, quinze ans, fils d’un couple de riches niçois a disparu ; depuis 6 mois, aucune trace de lui. Ses parents engagent un détective privé, Corbucci. On suppose qu'il se serait réfugié en Bretagne, c'est un passionné d'aventures maritimes. Pleins d'épreuves et d'indices attendent Corbucci en Bretagne.

Le ramener s'avère plus difficile que prévu...

 

CHOISIR UN PASSAGE REMARQUABLE D'UNE DIZAINE DE LIGNES

J'ai pris un vol pour Paris, un autre pour Lorient et j'ai atterri sur l'aéroport de Lann-Bihoué en essayant vainement d'apercevoir un bout de Bretagne dans le paquet de Coton qui semblait emballer l'avion. Dehors, c'était pire. Une couche épaisse de nuages descendait presque jusqu'aux éclairages de l'aérogare, étouffant les sons et les lumières sous une gangue humide et, bien qu'on soit en novembre, presque tiède. Les gens s'y déplaçaient comme des ombres brumeuses dans un silence irréel et, sur le parking, les voitures semblaient quitter leurs places sans bruit dans un halo de lueurs jaunes et rouges. Je me suis souvenu des lectures de mon enfance. L'irruption d'une bande de korrigans entourant la silhouette spectrale et décharnée de l'Ankou ne m'aurait pas plus étonné que ça. L'unique loueur de voitures ne proposait que des modèles d'un classicisme désolant et j'ai fini par me décider pour une berline Mercedes noire comme la nuit dont les sièges de cuir beige et l'acajou du tableau de bord me rappelaient vaguement le luxe discret de ma vieille Triumph.

 

J'ai sélectionné ce passage car c'est son arrivée en Bretagne, c'est un passage remarquable de l'histoire. Et j'aime beaucoup ce passage, c'est très bien détaillée, avec des mots qu'on ne connaît pas forcément, mais ça nous apprend d'autres choses.

JUGEMENT CRITIQUE PERSONNEL

L'histoire en elle même est intéressante, j'aime beaucoup les romans policiers, avec du suspens, des détails. J'ai beaucoup aimé ce roman, il est génial ! On apprend des nouveaux mots, c'est un des meilleurs livres que j'aie lus.

Camille, 5C, janvier 2013

 

 

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Auteur : Patrick Raynal
Editeur : Syros
Collection : Rat Noir
Parution : 15/05/2003
Nombre de pages : 152


J'ai bien aimé lire ce roman car c'est un roman policier avec des descriptions de toutes sortes de choses. On peut facilement se mettre à la place des personnages. On peut aussi découvrir des endroits que l'on ne connaît pas, comme Lorient. Ce passage, page 63 le montre bien :

"De l'autre côté, la route longeait bien des installations militaires, mais tout avait l'air aussi mort que les casemates aveugles, les hangars rouillés, les immeubles rongés par le sel et les canons périmés que l'âge avait fini par rendre pittoresques et qui jonchaient le décor comme les reliques d'une vieille guerre oubliée."

Voir sous ce lien la présentation de l'histoire.

Julien, 5B, octobre 2008

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 15:37

L’auteur est Jacques Roubaud. Il est né à Caluire-et-Cuire le 5 Décembre 1932. C’est à la fois un dramaturge, un poète, un écrivain, un traducteur et un professeur de mathématiques. Étant un élève moyen, il a tout de même reçu en 1986 le Prix France Culture pour Quelque chose de noir ; en 1990 le Grand Prix National de la poésie et du ministère de la culture pour l’ensemble de ses œuvres et en 2008 le grand prix de la littérature Paul-Morand de l’académie française pour l’ensemble de ses œuvres. Il a écrit plus d’une soixantaine d’œuvres de 1944 a 2009 dont les plus connues sont : Quelque chose de noir, Poésie juvénile, Les Animaux de tout le monde, Les Animaux de personne, .... Il fait partie du groupe de l'Oulipo, Ouvroir de Littérature Potentielle

les_animaux_de_tout_le_monde.gifLe recueil que nous étudions s’intitule « Les animaux de tout le monde »
A partir du titre de ce recueil, les mots et associations de mots qui nous viennent à l’esprit sont : Un animal pour chacun, un animal correspond à une personne.
 Sur la couverture, on voit un âne habillé d’une veste rouge et d’un foulard jaune tenant sur son épaule un oiseau  blanc avec un foulard rouge et un béret bleu et sur son bras gauche, un escargot avec un chapeau marron. Derrière cet âne, un ours avec un pull rouge et une écharpe verte à pois blancs. La couleur dominante est le violet prune car c’est la couleur de fond.
Cette première de couverture attire car on se demande dans quelle situation les animaux sont habillés comment cela. Elle aide un peu à comprendre le titre du recueil car les animaux sont habillés comme des personnes, comme tout le monde.
La table des matières contient les titres des poèmes. Le titre qui semble le plus lié au recueil est « Le pélican de Jonathan » que voici :


Le capitaine Jonathan
revenant d'Extrême-Orient
prend avec lui son pélican
pour le montrer au docteur Lacan

"Voici, dit-il, un pélican.
Il pond, voilà, un œuf tout blanc
d'où sort un autre pélican
vous l'avouerez, très ressemblant."

"Bon, je mets ces deux pélicans
ici, l'un à côté de l'autre
je voudrais savoir maintenant
lequel des deux est le Grand Autre ?"

"Aucun, dit le docteur Lacan,
c'est Mille Francs."


Les principaux thèmes sont les animaux, la nature, les mathématiques…. Nous sommes plus sensibles  aux poèmes sur les animaux car il les imagine dans des drôles de situations.

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 18:41

Titre: L'Amour en cage
Auteur: Maryvonne Rippert
Collection: Seuil Jeunesseamour_cage.gif
Genre : Triste


Résumé : Paul a 12 ans et il rentre en classe de 5ème. A l'école, tous ses camarades l'appellent Pècque car c'est un fils de paysan. IL n'a pas d'amis et il est triste. Mais un jour Paul rencontre Aïssatou, une jeune fille « à la peau si sombre qu'on la dirait découpée dans un bloc de nuit sans lune. » et ils deviennent amis.

Un soir, en rentrant chez lui,, il découvre dans son pré une pie tombée de son nid. Il décide de l'adopter. Ces deux amitiés le réconfortent. Mais cela ne vas pas durer car Aïssatou doit repartir dans son pays et la pie va guérir . Comment accepter le départ de ceux qu'on aime ?

Grâce à l'aide de sa soeur , il va essayer de comprendre et de trouver le chemin pour accepter. Aïssatou rejoint sa famille et la pie retrouve sa liberté mais Paul a compris la nécessité de ces séparations et son coeur est rempli de joie lorsque Aïssatou l'invite dans son pays et lorsque la pie vient tous les soirs le voir pour manger des graines. La vie peut séparer ceux qui s'aiment mais l'amour et l'amitié restent toujours...


Jugement personnel: Je trouve ce livre bien car c'est triste mais le garçon garde le moral . J'ai trouvé que c'est une bonne idée de mettre deux histoires dans le même livre ( une à l'école et l'autre chez lui ). Je conseille ce livre à tout qui ceux aiment les livres psychologiques, tristes ou à tous ceux qui se sentent exclus car il redonne espoir.

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 14:04

Les clefs de Babel de Carina Rozenfeld (Syros.-Soon 2009)

les-clefs-de-babel-carina-rozenfeld.jpg

 


Dix siècles après une catastrophe qui a obligé les survivants à se réfugier dans une tour, cinq adolescents vont essayer de trouver la porte qui permettra de quitter cet endroit.
Un monde et des personnages originaux.
Une belle histoire.

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 13:57
L'Ile des lézards est le tome 5 de la série des Chevaliers d'Emeraude dont les tomes 1, 2 et 7 sont présentés sur ce blog par Pierre P dans ces articles :

Robillard A, Les chevaliers d'Emeraude, Le feu dans le ciel

Robillard A, Les chevaliers d'Emeraude, Les dragons de l'Empereur noir

Robillard Anne, Les chevaliers d'Emeraude, L'enlèvement


Dans ce tome 5, les chevaliers doivent défendre le continent d'Enkidev contre les soldats insectes de l'Empire Noir mais ils sont attaqués par des hommes-lézards qui enlèvent les femmes humaines.
Les chevaliers partent alors sur l'île des lézards pour récupérer les femmes et sauver les femmes-lézards puis ils rentrent aux château pour célébrer leur victoire.

Livre disponible au CDI, cote
R ROB
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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 18:21
Le bateau ivre






Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,

Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sûres,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur ;

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?

Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.









Ophélie

Dans le cadre du Printemps des poètes, Télérama a produit cet enregistrement d'Ophélie un poème publié dans le recueil Une saison en enfer et inspiré de l'histoire de la fiancée d'Hamlet dans la pièce de Shakespeare que le peintre Millet a aussi représentée :


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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 14:04
C'est le tome 7 de la série des Chevaliers d'Emeraude éditée chez Michel Lafon.

Wellan et ses chevaliers se battent toujours contre les insectes mais de retour à Emeraude, Wellan découvre que Elund le magicien d'Emeraude est mort. Hawke prend donc sa place auprès du roi et Farell, qui partage désormais son corps avec Onyx, l'aide en éduquant les futurs écuyers.
Lors d'une bataille contre la véritable armée d'Amecareth, Kevin est enlevé par Abseth et est emmené à Irianeth, le continent noir.
Wellan et Onyx décident de se rendre à Irianeth où Kevin est torturé par Abseth.



Quatrième de couverture
Après des siècles de paix, les armées de l'Empereur Noir Amecareth envahissent les royaumes du continent d'Enkidiev. Les Chevaliers d'Émeraude doivent alors protéger Kira, la princesse magique liée à la prophétie et qui peut sauver le monde.

Un départ tragique déclenche une série d'événements inattendus au Château d'Émeraude. Wellan reçoit en héritage un curieux bijou doté d'un fascinant pouvoir magique. Au même moment, il découvre que le renégat a emprunté un nouveau corps... Devra-t-il une fois de plus affronter Onyx ?

Lors d'une attaque sournoise du sorcier Asbeth, les hommes-insectes réussissent à s'emparer d'un Chevalier pour le livrer à l'Empereur Noir. Mais Wellan et son nouvel allié n'ont pas l'intention d'abandonner leur frère d'armes. Ensemble, ils conçoivent la plus périlleuse de toutes les missions jamais entreprises par les Chevaliers... Réussiront-ils ?
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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 18:31
Auteur : Celia Rees
Traductrice (d'anglais en français) : Anne-Judith Descombey

Editeur: Le Seuil,
Titre: Vies de sorciéres
Année de publication : 2004

C'est à la lecture du Journal d'une sorcière (roman publié en 2002 par Celia Rees) qu'Agnès Herne, jeune indienne Mohawk, comprend qu'il faut retrouver Mary. Elle a disparu trois siècles plus tôt.

A l'aide de sa tante, au Lac du Miroir , dans la loge de sudation, Agnès n'est plus Agnès, ni Karohisake!! elle s'appelle Mary ,elle est anglaise et fuit pour sauver sa vie...et Mary raconte son histoire !!! C'est l'histoire d'une adolescente fugitive recueillie par Geai et Aigle Blanc...
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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 19:11
Titre du livre : A l'ouest rien de nouveau
Titre original : Im Westen nichts neues
Auteur : Erich Maria Remarque
Collection: Le livre de poche
( Livre traduit de l'Allemand par Alzir Hella et Olivier Bournac)

Erich Maria Remarque est né en 1898 à Osnabrück. Il a été mobilisé pendant la Première Guerre mondiale d'où il en a écrit un roman publié en 1929. Le livre obtient un énorme succès mondial, il a été tiré à plusieurs millions d'exemplaires et traduit dans une vingtaine de langues.
L'encyclopédie universalis dit à son sujet : "
La notoriété internationale du romancier allemand Erich Paul Remark, sous le pseudonyme d'Erich Maria Remarque, est liée, avant tout, à la publication d'un roman de guerre d'inspiration pacifiste paru en 1929 : À l'Ouest rien de nouveau (Im Westen nichts Neues). D'emblée, ce livre connut un succès foudroyant ; il fut adapté au cinéma par Lewis Milestone en 1930, et provoqua la fureur des milieux nationalistes. Il obtient un tirage qui, aujourd'hui, en cinquante langues, doit avoisiner les vingt millions d'exemplaires. Le titre, qui se veut ironique, reprend la formule rituelle des communiqués d'état-major le plus souvent mensongers sur la situation au front.Fils de relieur, Remarque naît à Osnabrück dans une famille qui compte parmi ses ancêtres de lointains ascendants français. Il entreprend des études à Munich pour devenir instituteur, mais doit y renoncer en raison de son incorporation dans l'armée, à l'âge de dix-huit ans...." Un article Wikipedia précise que ce sont les nazis qui ont prétendu que son vrai nom était Kramer.


J'ai trouvé le livre intéressant mais pas facile à lire. Le vocabulaire employé est assez complexe c'est pour cela que je n'ai pas bien compris tous les mots.

Extrait : "Nous sommes devenus des animaux dangereux, nous ne combattons pas, nous nous défendons contre la destruction. Ce n’est pas contre des humains que nous lançons nos grenades, car à ce moment-là nous ne sentons qu’une chose : c’est que la mort est là qui nous traque, sous ces mains et ces casques. C’est la première fois depuis trois jours que nous pouvons la voir en face : c’est la première fois depuis trois jours que nous pouvons nous défendre contre elle. La fureur qui nous anime est insensée ; nous ne sommes plus couchés, impuissants sur l’échafaud, mais nous pouvons détruire et tuer, pour nous sauver… pour nous sauver et nous venger.

Nous nous dissimulons derrière chaque coin, derrière chaque support de barbelés et, avant de nous retirer un peu plus loin, nous lançons dans les jambes de nos assaillants des paquets d’explosions. Le craquement sec des grenades se répercute puissamment dans nos bras et dans nos jambes ; repliés sur nous-mêmes comme des chats, nous courons, tout inondés par cette vague qui nous porte, qui nous rend cruels, qui fait de nous des bandits de grand chemin, des meurtriers et, si l’on veut, des démons, - cette vague qui multiplie notre force au milieu de l’angoisse, de la fureur et de la soif de vivre, qui cherche à nous sauver et qui même y parvient. Si ton père se présentait là avec ceux d’en face, tu n’hésiterais pas à lui balancer ta grenade en pleine poitrine.

Les tranchées de première ligne sont évacuées. Sont-ce encore des tranchées ? Elles sont criblées de projectiles, anéanties ; il n’y a plus que des débris de tranchée, des trous reliés entre eux par des boyaux, une multitude d’entonnoirs. Mais les pertes de ceux d’en face s’accumulent. Ils ne comptaient pas sur autant de résistance."


Je
n'ai pas terminé ce livre car le thème était quelque chose qu'on avait déjà étudié en classe et le dernier livre que j'ai lu parlait lui aussi de la guerre. J'ai eu le sentiment de réapprendre ce que je savais déjà.
Je conseille ce livre à ceux qui s'intéressent à la Première Guerre mondiale et à la vie durant les combats.
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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 20:01
TITRE: Poil de Carotte
AUTEUR: Jules Renard
EDITION: Hachette jeunesse
COLLECTION: Bibliothèque verte

Je n'ai pas aimé ce livre, il y a plein de choses horribles : le personnage principal fait preuve d'un sadisme sans pareil. Il est maltraité par sa mère qui n'est pas digne d'une mère mais son père l'aime bien (logique pour un père).
Ce roman est en partie autobiographique ; l'auteur lui aussi s'est senti mal aimé dans son enfance.
Ce livre est composé de plusieurs histoires qui se passent dans différents endroits.

Un extrait que je trouve représentatif :
"Poil de Carotte trouve dans son chemin une taupe, noire comme un ramonat (raifort). Quand il a bien joué avec, il se décide à la tuer. Il la lance en l'air plusieurs fois, adroitement, afin qu'elle puisse retomber sur une pierre.
D'abord, tout va bien et rondement.
Déjà la taupe s'est brisé les pattes, fendu la tête, cassé le dos, et elle semble n'avoir pas la vie dure.
Puis, stupéfait, Poil de Carotte s'aperçoit qu'elle s'arrête de mourir. Il a beau la lancer assez haut pour couvrir une maison, jusqu'au ciel, ça n'avance plus.
-Mâtin de mâtin ! elle n'est pas morte, dit-il.
En effet, sur la pierre tachée de sang, la taupe se pétrit ; son ventre plein de graisse tremble comme une gelée, et, par ce tremblement, donne l'illusion de la vie.
-Mâtin de mâtin ! crie Poil de Carotte qui s'acharne, elle n'est pas encore morte !
Il la ramasse, l'injurie et change de méthode.
Rouge, les larmes aux yeux, il crache sur la taupe et la jette de toutes ses forces, à bout portant, contre la pierre. Mais le ventre informe bouge toujours.

Et plus Poil de Carotte enragé tape, moins la taupe lui parait mourir."
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