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1 juin 2020 1 01 /06 /juin /2020 13:26

Sous-titré  " La Merveilleuse Histoire du général Johann August Suter", L'Or est le premier roman de Blaise Cendrars.

Publié en 1924, il raconte l'histoire vraie de Johann August Suter, qui en mai 1834 abandonne sa femme et ses quatre enfants dans le comté de Bâle en Suisse. Âgé de 31 ans, Il part sans un sou en poche et prend un bateau qui le conduit en Amérique. Pendant deux ans, il pratique de multiples petits métiers et se crée un réseau d'aventuriers et de commerçants grâce auxquels il s'informe sur les moyens d'atteindre l'Ouest. La traversée de l'Amérique d'Est en Ouest renvoie pour le lecteur moderne aux multiples images de westerns vus à la télé ou au cinéma.  Parvenu à Santa Fé, il apprend l'existence d'une autre région bien plus à l'Ouest, une région qui irrémédiablement l'attire. Il repart vers cette région, aujourd'hui la Californie, En chemin il s'arrête à Honolulu où il s'attache une équipe de travailleurs Canaques. Avec eux, il gagne la Californie où il obtient d'importantes concessions de la République de Mexico. Il nomme son domaine La Nouvelle Helvétie et mets en place agriculture et élevage puis construit moulins, ponts, routes, ... Suter devient multimillionnaire et parvient habilement à repousser les attaques. Il envoie de l'argent en Suisse et fait venir sa femme et ses enfants.

Extrait :

"La Nouvelle-Helvétie prenait tournure. Les maisons d’habitation, la ferme, les principaux bâtiments, les réserves de grains, les dépôts étaient maintenant entourés d’un mur de cinq pieds d’épaisseur et de douze pieds de haut. A chaque angle s’élevait un bastion rectangulaire muni de trois canons. Six autres pièces défendaient l’entrée principale. La garnison permanente était de 100 hommes. En outre, des patrouilles et des rondes parcouraient toute l’année l’immense domaine. Les hommes de troupe, racolés dans les bars d’Honolulu, étaient mariés à des femmes californiennes qui les accompagnaient dans tous leurs déplacements, portant le bagage, pilant le maïs et fabriquant les balles et les cartouches. En cas de danger tout ce monde se rabattait sur le fortin et venait renforcer la garnison. Deux petits bateaux armés de canons étaient à l’ancre devant le fort, prêts à remonter soit le Rio de los Americanos, soit le Sacramento.

Les directeurs des moulins, des scieries où se débitaient les arbres géants du pays, des innombrables ateliers, étaient pour la plupart des charpentiers de bord, des timoniers ou des maîtres d’équipage que l’on faisait déserter des voiliers en escale sur la côte en leur promettant une solde de cinq piastres par jour.

Il n’était pas rare de voir des Blancs venir se présenter à la ferme, attirés par la renommée et la prospérité de l’établissement. C’étaient de pauvres colons qui n’avaient pas su réussir seuls, principalement des Russes, des Irlandais, des Allemands. Suter leur distribuait des terres ou les employait selon leurs capacités.

Des chevaux, des peaux, du talc, du froment, de la farine, du maïs, de la viande séchée, du fromage, du beurre, des planches, du saumon fumé étaient journellement embarqués. Suter expédiait ses produits à Van Couver, à Sitka, aux îles Sandwich, et dans tous les ports mexicains et sud-américains ; mais il approvisionnait surtout les nombreux navires qui venaient maintenant jeter l’ancre dans la baie.

C’est dans cet état de prospérité et d’activité que le capitaine Frémont trouva la Nouvelle-Helvétie quand il descendit des montagnes après sa mémorable traversée de la Sierra Nevada. Suter s’était porté à sa rencontre avec une escorte de 25 hommes splendidement équipés. Les bêtes étaient des étalons. L’uniforme des cavaliers, d’un drap vert sombre relevé d’un passepoil jaune."

Mais, alors qu'il est installé depuis près de dix ans,  il suffira d'un coup de pioche d'un charpentier pour que tout l'édifice s'écroule. C'est que ce coup de pioche a provoqué la découverte d'un gisement d'or sur les terres de Suter. Alors, on assiste à la corruption de tous ceux qui jusque-là travaillaient en bonne entente sur le domaine et à l'invasion incontrôlée et incontrôlable du domaine par des chercheurs d'or venus du monde entier.  Une ville naît, San Francisco, Suter est proclamé général mais spolié de tous ses biens. San Francisco est rattachée aux États-Unis, Suter a tout perdu.    

Cette histoire est donc une histoire vraie mais Cendrars lui donne une dimension largement plus intéressante, ce roman prend en effet la dimension d'une tragédie ou au moins d'un apologue.   

   

 

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17 mai 2020 7 17 /05 /mai /2020 18:21

Zéna, 4

 

Extrait  choisi :

"Toute la nuit Tippi et moi on dort les bras

enroulés l’une autour de l’autre comme des cordes.

J’ai le visage enfoncé dans son cou

et elle se réveille de temps en temps

pour m’embrasser le haut de la tête.

Quand les oiseaux commencent à chanter,

quand le ciel vire au rose nectarine,

on reste là à se regarder,

trop fatiguées pour pleurer.

Tippi frotte son nez contre le mien.

‘Ça va bien se passer, dit-elle.

Et même si ça ne se passe pas bien, ça ira.’"

3 raisons / 3 mn d'Alexiane, 4C

 

3 raisons; 3 mn de Gwen, 4C

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12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 19:54

"Ma condition physique, enfin auditive ne m'interdit rien, et je suis les cours de gym comme tout le monde. J'ai été sourde

mais je n'ai pas de séquelles. J'entends comme les autres, sauf que j'ai des appareils aux oreilles. Par conséquences, j'évite d'attacher mes cheveux, mais un jour le prof m'a demandé de les tirer en arrière. J'ai baissé le nez, j'ai refusé. La classe me regardait et je ne suis pas la plus forte pour tenir tête aux professeurs. Je n'ai pas pu évoquer la raison de mon refus, alors j'ai fini par obéir. J'ai obéi en pensant à mes appareils auditifs que tout le monde allait voir. Dans quelques mois, ils seront de taille plus réduite. J'ai prié je ne sais pas qui pour qu'on ne les remarque pas. Mais franchement, c'est impossible de ne pas les voir. Et Romane les a vus en première. Elle m'a demandé ce que c'était, je lui ai expliqué que j'avais été sourde mais que c'était en voie de guérison."

 

La citation que j’ai choisie explique certaines périodes du livre où le personnage principal a des moments de tristesse à cause de son passé. De cela, on tire aussi une conclusion que certains problèmes que nous avons vécus plus petit peuvent nous gêner et nous causer des problèmes. 

 

Anaïs, 4C

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 13:16

« Journal d’un enfant de lune » a été écrit par Joris Chamblain et illustré par Anne-Lise Nalin. Il a été écrit en 2017, en Français et c’est une Bande-Dessinée.

Ce livre présente la maladie génétique «  Xerodema Pigmentosum » qui empêche de pouvoir s’exposer au soleil. L’histoire est racontée à travers Morgane, 16 ans, qui découvre le journal intime de Maxime, 17 ans, enfant de lune, derrière le radiateur de sa chambre. Morgane vient d’emménager avec ses parents et son petit frère dans l’ancienne maison de Maxime. Avec l’aide de Lucie (sa meilleure amie ), elle découvre cette maladie et parvient à retrouver Maxime.

Cet ouvrage me rappelle la tolérance et la discrimination car à un moment de l’histoire, Lucie montre la photo de Maxime à des garçons qui étaient au collège avec lui et ils se moquent de lui en l’appelant « Maximonstre ».

J’ai adoré l’histoire car il y a du suspens, elle est simple à lire, on ressent de la compassion pour les enfants de lune et le récit est bien construit.

Grâce à cette histoire j’ai découvert cette maladie que je ne connaissais pas.

Mon avis est de 5 étoiles car c’est un sujet important et je le recommande.

Mon quiz https://www.babelio.com/quiz/44703/Journal-dun-enfant-de-lune

Charline, 4C

Les heures passent au rythme des enfants…

-soyez généreux sur la crème. Elle leur sauve la vie quand ils jouent dehors !

Et les jours s’enchaînent sous le signe du jeu ou de l’information…

-le manque de soleil provoque chez vos enfants une carence en vitamine D. Cette vitamine est importante pour…

d’un rythme de vie différent…

-Pffiou! Je suis crevée, moi !

-Pourtant, te coucher à deux heures du matin pour te réveiller à midi, c’est ce que tu fais pendant les vacances, non ?

Où l’amour naît parfois…

-Demain soir, il y a une sortie de prévue. Il y aura un lieu très romantique au bout du parcours, tu vas être surprise…

et puis...

-Où sommes-nous ?

-Tout le monde descend, nous sommes arrivés ! Au départ d’un parcours nocturne dans les arbres ! Tu vas voir, c’est une chouette expérience !

-Salut, les enfants ! Je suis l’homme-araignée et j’ai tissé ma toile ! Et vous, vous êtes des petits moucherons, miam !

-AAH !

-Chaque fois qu’un croise un arbre, on lui fait un câlin !

-Ha ! Ha !

-Ouah ! C’est excellent !!

-Bienvenue chez moi, je vous laisse contempler les étoiles…

un peu plus tard, sur le chemin du retour…

-Mo’ ? Quelque chose ne va pas ?

-Non, c’est rien…

-Tu sais, je ne m’attendais pas non plus à rencontrer quelqu’un ici. Ça s’est fait un peu tout seul. J’espère que tu n’es pas jalouse.

-Mais non… enfin, peut-être un peu ! Mais je ne le fais pas exprès.

-Demain, c’est notre dernier jour ici ! Je ne veux pas qu’on se fâche!

-T’inquiète, Lucie. Ça n’arrivera pas.

De retour au centre…

-Comment tu te sens, toi ? On part demain soir…

-Je suis un peu triste. Mais on s’est promis qu’on s’écrira !

-Et toi ? Ça fait longtemps que tu n’as pas replongé le nez dans le journal de Maxime !

-C’est vrai. Mais je n’ose plus. Ses dernières lignes étaient si noires, alors qu’ici c’est tellement joyeux! Je suis un peu perdue.

-Je demanderai à Anne si elle a sa nouvelle adresse et j’irai le lui rendre.

-Sans lui dire ce que tu éprouves ?

-Je ne sais plus ce que j’éprouve. Ce n’est que le personnage d’un journal !

-C’est un peu plus que cela. Tu sais à quoi il ressemble, ce qu’il a vécu. Tu sais même enfin ce qu’il ressent ! Alors, cette histoire serait finie avant d’avoir commencé. C’est tout.

-Mais si lui me repoussait ?

-Tu as raison. Au lit, maintenant. Demain, on a de la route.

 

 

J’ai choisi cet extrait car c‘est là où l’on observe d’autres enfants de lune, comment ils vivent et on peut également savoir comment les protéger. On découvre que toute la famille de Morgane ainsi que sa meilleure amie Lucie s’amusent avec les enfants. Mais Morgane a fini le journal et trouve les dernières lignes troublantes car Maxime a commencé à parler de suicide à la fin de son journal.

J’ai bien aimé cette BD mais j’aurais préféré que Maxime ne soit pas en couple pour pouvoir imaginer que les sentiments de Morgane seraient réciproques. Mais à part ça, j’ai beaucoup aimé cette histoire malgré le fin, car Morgane se préoccupe des enfants de lune et essaye de les aider et j’ai trouvé ça magnifique qu’une jeune fille s’inquiète pour d’autres personnes qu’elle ne connaît même pas.

 

 

                               Swann,  4C

 

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1 juin 2019 6 01 /06 /juin /2019 13:17

3 raisons/ 3 mn par Mélinda, 4C

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13 mars 2019 3 13 /03 /mars /2019 15:05

 

Publié aux éditions de La Part Commune et illustré par un Jean-Yves André, ce recueil de poésie d’Olivier

cousin est le second que je lis et sûrement pas le dernier. Cette fois le poète nous convie à une balade Sous [le] ciel sans paupière (Quel titre magnifique ! ) du bassin méditerranéen en commençant par Le Latium, la Campanie, la Toscane et la Sicile :

« Le tour de la ville vacille dans la lumière

Un chemin m’éloigne dans les collines

Plantées d’arbres verts et cendre

Des voix montent de l’oliveraie

Deux hommes trop loin

Dont l’italien s’échange à pleines mains »

La balade se poursuit en Crète :

« Assis sur une colonne sous le soleil ardent

–un fou a déchiré les nuages un à un_

Je consulte le dieu des sept erreurs

Aurait prévu de rester aux abonnés absents

Au moins jusqu’en 2022 »

 

Et le voyage se poursuit dans les îles ioniennes et dans le Péloponnèse :

« La réponse ne figurait pas hier

Dans la tribune hellénique achetée à Nauplie

Au café une étincelle jaillit de ma tasse

J’aimerais être Henri Schliemann

Pour apprendre au patron qu’Agamemnon

Le géant de Mycènes trahi par les siens

Est devenu autre chose que le gérant ventripotent

Dans un restaurant pour touristes et groupes scolaires »

 

La balade se poursuit en Turquie du côté de Bodrum avant de remonter vers l’Andalousie où j’ai trouvé cette pépite :

 

Les chemins andalous

Le soleil est mal accroché au ciel

Parfois il se montre bon envers les hommes

Parfois rien ne va sur les chemins qu’il trace pour eux

 

Je laisse mes yeux traîner

Sur les quatre domaines du vent

J’ai suspendu ma veste au seul nuage qui passe

 

Le sol est rougi de tant de sang,

De honte et d’orgueil, que là

Poussent des arbres à sève hautaine

 

J’avance pensant sans cesse

à ceux qu’on a couchés au bord du chemin :

Paysans, poètes, journaliers ou bandits

 

Et ce sont ces chemins

Qui me marchent à travers le cœur.

Grenade Cordoue, avril 2008

 Une belle balade poétique que je vous recommande chaudement en ce 20e printemps des poètes entre giboulées et coups de vent.

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25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 21:06

J'ai reçu ce recueil au courrier, soigneusement empaqueté dans un enveloppe craft bien scotchée, doublée de papier bullé. J'y ai ai trouvé le recueil entouré d''une copie d'écolier.

Comment résister, je l'ai dévoré et puis quoi ? Comment en parler ? Laissons-le dire :

 

SOUVENIRS CARNIVORES

Le destin a le coeur fragile

Le chat a la griffe facile

La langue a les mots qui dérangent

La nature a le feu aux joues

La mouche a le vol agaçant

et des tendances suicidaires

L'enfant a la force tranquille

la poudre aux yeux devant lui

et l'avenir qui le démange

[...] p 32

 

SANS VOITURE SOUS LA LUNE

[...]

On déguste le silence
avec le premier café
au coeur de cette dépolulation
un brin suspecte
que seuls des dieux
d'une rare efficacité
auraient le pouvoir d'éterniser

[...] P 95

 

FILER DOUX VERS LE LARGE

Le chemin vers nulle part
croise souvent le chemin vers ailleurs
L'allure seule fige la destination

Nous filons en pente douce
buter contre les vagues
poursuivis par les lignes de fuite

Les maisons accroupies dans les garennes
se laissent flatter léchine
par des tempêtes condescendantes

[...] p 71

 

Je pourrais continuer, il y a plein de jolies pages mais je ne vais pas tout déflorer !

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25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 12:20

Ce roman publié en 2017 est le premier roman d'une jeune femme qui jusque là s'était investie dans le cinéma. 2017, c'est le temps de #metoo, des femen et des pussy riots, les femmes sont au devant de la scène... mais au même moment des femmes afghanes sont emprisonnées car leur mari a été tué ou car elles ont quitté leur foyer ou car elles ne se sont pas laissé violer, c'est ce que Sonia Naudy montre dans son photoreportage ... et tant d'autres femmes dans tant d'autres pays sont traitées comme des esclaves.

 La Tresse sélectionne aussi trois histoires dans une multiplicité, celle de Smita, l'Intouchable , celle de Giulia, la jeune sicilienne, celle de Sarah, avocate canadienne. Giulia n'a que vingt ans, elle découvre l'amour, apprend à faire le deuil de son père et à imposer ses décisions. Les deux autres sont mères, Sarah a trois enfants qu'elle élève seule mais surtout un métier et des ambitions jusqu'à ce qu'un cancer lui brise les ailes. Smita a une fille de six ans et pour lui donner un avenir, elle quitte avec elle sa maison, son mari, son travail. L’auteure tresse leur histoire, elle se montre dans quelques poèmes en intervalles dans ce travail de tressage et elle travaille  de sorte qu'une tresse de cheveux sera le lien entre ces trois femmes d'Inde, de Sicile et du Canda.

Le roman offre surtout un intérêt documentaire. La vie de Sarah au Canada peut nous sembler proche de la  nôtre, celle de Giulia aussi mais la vie de Smita revoie à un univers nettement moins connu et le livre est sur ce point  très bien documenté :

"C'est ainsi quand on n'a plus de mari, on n'a plus rien," soupire-t-elle. Smita le sait : une femme n'a pas de bien propre, tout appartient à son époux. En se mariant, elle lui donne tout. En le perdant, elle cesse d'exister. Lackshmama ne possède plus rien, à part un bijou qu'elle est parvenue à dissimuler sous son sari, offert par ses parents pour son mariage. Elle se souvient de jour faste où, ornée de riches parures, elle avait été conduite au temple par sa famille en liesse pour célébrer ses noces. Elle était entrée dans le mariage avec somptuosité ; elle en sortait dans un total dénuement. Elle aurait préféré que son mari l'abandonne, avoue-t-elle, ou la répudie, au moins la société ne l'aurait pas reléguée au rang de paria, peut-être ses proches auraient-ils montré quelque compassion, là où ils ne lui témoignaient que mépris et hostilité. Elle aurait préféré naître sous la forme d'une vache, ainsi elle aurait été respectée. Smita n'ose lui dire qu'elle a fait le choix de quitter son époux, d'abandonner son village et tout ce qu'elle connaissait. À cet instant, en écoutant Lackshmama, elle se demande si elle n'a pas commis une terrible erreur." (p.157)

 

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3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 14:27

 

3 raisons/3mn par Léopoldine, 4D

3 raisons/3 mn par Una, 4C

«  Migrant »  a été écrit par EOIN COLFER et ANDREW  DONKIN. Il a été écrit en octobre 2017

alors que  l’actualité parle beaucoup des migrants  qui arrivent en Europe. Ce texte a été écrit en français dès  l’origine. Il appartient au genre de la bande dessinée et il est composé de plusieurs chapitres.

Cette bande dessinée me fait penser aux images d’actualité à la télé. Il me fait aussi penser au roman « La Traversée » de Jean-Christophe Tixier.

L’action se passe en Afrique, en Italie, et sur La Méditerranée (l’année n’est pas dite mais je pense que ça se passe maintenant). Il y a de l’action dans ce livre. Les personnages principaux sont Ebo,  un enfant qui essaye de traverser la Méditerranée, Kwame son frère qui essaye aussi de traverser la Méditerranée avec lui. I l leur arrive plein d’aventures  entre des chapitres alternant le passé et le présent.

L’histoire parle d’Ebo qui est en Afrique et  à la recherche de son frère. Il pense que son frère a pris le bus donc il le prend aussi. Il arrive dans une ville où il trouve du travail en tant que chanteur dans les mariages. En chantant, il voit son frère qui est le serveur. Ils partent tous les deux avec un passeur transportant des marchandises mais  le camion s’arrête déposer la marchandise en plein milieu du désert et laisse les migrants tout seuls au milieu du désert. Ebo trouve des bouteilles d’eau et dit à tous les migrants de marcher vers l’Afrique qui n’était pas loin. Arrivé en Afrique Ebo et Kwame travaillent encore et encore pour payer leur passeur. Le camion du passeur était plein de migrants et de marchandises qui les cachaient. Au point de contrôle,  les contrôleurs n’ont pas vu les migrants en fouillant le camion donc ils ont pu repartir. Au cours du voyage, Ebo était malade mais il n’avait pas assez d’argent pour aller acheter des médicaments. Ils se sont cachés dans une bouche d’égouts. Les égouts se sont remplis d’eau mais leur argent était resté caché dedans donc Ebo a dû aller le chercher. Ebo effectue la traversée sur un canot,  accompagné de son frère et de sa famille. Quand la coque du canot se perce, Ebo doit aller à l’eau et le retourner. En pleine mer il croise un paquebot rempli de migrants qui les accueille. Les migrants voient un hélicoptère  et se ruent sur un seul coté du bateau ce qui le fait couler. L’hélicoptère a remonté  Ebo mais son frère est resté à l’eau et est mort noyé.  Ebo a été transporté dans un camp de refugiés ou il y retrouve sa sœur.

J’ai  compris ce livre et je l’ai aimé car je ne suis pas indifférent à cette histoire car je n’aimerais pas être à sa place car ça ne doit pas être évident de fuir son pays.

Ce texte est destiné à tous les âges mais moins aux élèves de primaire, ce livre explique la traversée d’enfer des migrants. L’auteur  provoque la tristesse pour le lecteur mais son texte est facile à lire car c’était une bande dessinée. L’auteur a écrit ce texte pour montrer que les migrants n’ont pas une vie facile et aussi pour sensibiliser les personnes qui pourraient les aider.

Théo B, 4D

 

 

                                                                                 Nuage de mots Zachalie, 4C

Ce livre a été écrit par Eoin Colfer et Andrew Donkin. Je ne connais pas d'autres œuvres de ces auteurs. Il a été écrit en 2017. Ce texte n'a pas été écrit en français à l'origine, il a été traduit par Pascal Bataillard. C’est une bande dessinée.

 

En le lisant, j’ai pensé à la maltraitance que subissent les migrants.Voici une phrase que je retiens particulièrement : «Peu leur importe qu'on tombe  du camion.»

Le texte  parle d'un personnage qui s'appelle Ebo, il veut retrouver son frère qui était parti vers l'Europe. Il le retrouve dans une ville et ils partent vers l'Europe rejoindre leur sœur qui était déjà là-bas. Par moment,  il y a des retours en arrière qui racontent comment il est arrivé jusqu'à un bateau de fortune.

Les personnages principaux sont Ebo et Kwame. Ils essayent de rejoindre l'Europe, ils font naufrage pendant la traversée et retrouvent un navire de migrants.

J'ai aimé et compris cette bande dessinée, nous ne pouvons pas hésiter sur le sens de ce texte. Ses intentions sont faciles à percevoir.

Je pense que les auteurs ont écrit ce texte pour nous montrer comment est la situation des migrants. Ils ne cherchent pas à faire rire, émouvoir ou provoquer ... Ce texte est dédicacé à Jackie et Paola.

Théophile A, 4D

extrait, planche 27

 

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15 janvier 2018 1 15 /01 /janvier /2018 09:28

Ce roman, publié en 2012 aux éditions de La Fosse aux ours, relate le voyage que fait le héros, Gouri en direction de Pipriat sa ville d'origine devenue ville interdite depuis l'accident nucléaire de Tchernobyl en 1986. Gouri est un poète qui travaillait autrefois à la centrale, il vit désormais à Kiev depuis l'évacuation de Pipriat mais sa fille Ksenia est malade, sans doute contaminée et il veut rapporter à Kiev la porte de sa chambre, objet chargé de souvenirs.

Au cours de son voyage, il s'arrête pour revoir son ami Iakov. Celui-ci est très mal en point. Comme les autres, il avait accepté de faire oeuvre citoyenne en allant "enterrer la terre" après la catastrophe mais il en paie très cher les conséquences. Éva son épouse prends soin de lui et aussi de ses voisins qu'elle reçoit chez elle au dîner : Svetlana qui peint des pierres et son époux le vieux Léonti qui a entrepris de reconstruire sa maison, le jeune Piotr, qui semble avoir perdu la tête et le mystérieux Kouzma. Ensemble ils partagent de nombreux verres de vodka, la soupe de poulet le chou. Kouzma met en garde Gouri : "tu me retrouveras rien de ce que tu as connu là-bas." dit-il. Il dresse même un portrait terrifiant de Pipriat : "Mais avec le temps, ce qui finit par te sauter en premier à la figure, ce serait plutôt une sorte de jus qui suinte de partout, comme quelque chose qui palpiterait encore. Quelque chose de bien vivant et c'est ça qui te colle la trouille. Ça, c'est une vraie poisse, un truc qui s'attrape partout. Et d'abord là dedans. De son pouce, il tapote plusieurs fois son crâne. Je sais de quoi je parle"

J'aime beaucoup l'écriture de ce roman, la plongée dans l'univers des personnages, la tendresse avec laquelle l'auteur en dresse le portrait mais je suis très déçue par la fin : je n'ai pas compris le revirement de Kouzma qui choisit d'accompagner Gouri  à Pipriat, l'aide à récupérer sa porte et même, bizarrement et à plusieurs reprises, "est contre Gouri" (p 109). Or alors que Gouri attend Kouzma parti guetter les pilleurs à Pipriat, Gouri pense que "ce n'est pas Kouzma qui le tracasse. Kouzma, ce n'est pas important. Qu'il meure, même, et ce ne serait qu'un petit drame de plus [...] Il envisage sa lâcheté." Heureusement Kouzma revient, ils rentrent ensemble jusque Marianovka où Kouzma "disparait entre les arbres".

Gouri aurait-il été un temps victime de la "vraie poisse" dont parlait Kouzma ? Il finit pourtant par tenir sa promesse chez Iakov, l'aidant à écrire à Éva sa lettre d'amour et d'adieu.

Extrait représentatif (p.34) : "On nous emmenés dans un camp vers ces coins-là, près du village de Tchestoganivka. On était une douzaine, peut-être un peu plus. Le chef a expliqué ce qu'on avait à faire. Il a dit, et je te jure que c'est exactement ce qu'il a dit : les gars, on va enterrer ce champ. On l'a regardé sans comprendre, et il a répété les mêmes mots. Alors, ce qu'il faut faire, a fini par demander l'un d'entre nous, c'est ni plus ni moins qu'enterrer la terre."

   

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