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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 20:48

Je craignais que Sorj Chalandon ait épuisé la veine de l'écriture romanesque après Profession

du père, Le quatrième mur, Retour à Killybegs, Mon traître... tant de beaux romans qui semblaient tous être nés d'expériences personnelles très puissantes. Le Jour d'avant est pourtant sorti cet été 2017 et comme les précédents, il semble bien avoir un rapport avec l'expérience personnelle, celle du journaliste de Libération qui en 1974 a suivi l'événement de la catastrophe de la mine de Liévin.

Alors une réécriture de Germinal, version XX" siècle ? Certes oui, et les références directes au roman de Zola sont d'ailleurs fréquentes. On croirait presque revoir Étienne descendre dans la mine ou les enfants Maheu au coron...

Cependant, le titre nous en avertit, ce qui intéresse ici le narrateur (intradiégétique) c'est le "jour d'avant" et ce narrateur, Michel,(qui rappelle de plus en plus Meursault) nous entraîne dans une perplexité de plus en plus grande lorsqu'il devient criminel ou presque, puis inculpé muet et condamné résigné alors que sa victime gagne en capital de sympathie à mesure qu'avance le récit. Dans ce roman les êtres sont complexes, une face en cache une autre et on explore ainsi l'extrême richesse de l'âme humaine.

L'écriture de Chalandon est toujours aussi efficace et incisive, je ne m'en lasse pas :

"Explosion. Une poche de grisou au creux de mon ventre. Une vague brûlante. Son souffle a enflammé ma poussière de charbon. Dos, bras, jambes. L'air m'a manqué. J'ai ouvert la bouche. Mes épaules se sont affaissées. Mon visage s'est violemment embrasé. Feu aux tempes, sang aux joues. Une larme de sueur a perlé derrière mon oreille. Ne pas abîmer mon regard. Ne pas cesser de sourire. Dans sa main, ma main tremblait. Ses yeux fouillaient les miens. Il prenait ce séisme pour un désarroi. J'ai rassemblé mes forces."

Passage énigmatique n'est-ce pas ? Mais tout le roman est comme ça ! Il faut se laisser intriguer.  

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 21:41

« Une histoire complète de la littérature mondiale en 19 recettes » tel est le sous-titre de La Soupe de Kafka de Mark Crick. Titres pleins de malice tout comme la photo de la jaquette aux éditions BakerStreet. Et pourtant sous les provocations de cette jaquette, on découvre un très beau livre, une couverture de toile blanche sans titre avec la photo imprimée ton sur ton en relief, des gardes de couleurs aux motifs de tapisseries bleu vert, des textes illustrés en pleines pages couleurs… Le livre donc est déjà un très bel objet qui se cache sous la provocation de la jaquette.

La malice on la retrouve bien dans le sommaire et la composition du recueil ; « Agneau à la sauce à l’aneth » à la Raymond Chandler (Je vous le recommande !), « Œufs à l’estragon »  à la Jane Austen (Particulièrement réussis), « Soupe Miso Express » à la Franz Kakfa, « Gâteau au chocolat » à la Irvine Welsh, « Coq au vin » à la Gabriel Garcia Marquez, « Risotto aux champignons » à la John Steinbeck et 13 autres recettes. Vous pouvez déjà mesurer l’éclectisme des écrivains et des recettes.

Or chacune de ces recettes est une vraie recette qui vous met l’eau à la bouche ou la cuillère en bois en main et aussi chacune est un superbe pastiche de l’écriture d’un auteur. J’ai trouvé particulièrement réussis les pastiches de Jane Austen (dont j’avais récemment lu trois romans), de Charles Dickens, de Marcel Proust, d’Homère et du Marquis de Sade mais comme je ne connais pas tous les auteurs, je ne peux pas vraiment donner un avis sur tous. Celui de Flaubert est très drôle : Emma, la pauvre, regarde la télé et s’éprend de … Donald Trump !

Les illustrations elles aussi sont des pastiches tantôt à la manière d’Andy Warhol, tantôt à la manière de Frida Kahlo ou de Man Ray ou d’une poterie grecque ou de Henri Matisse… et j’en passe beaucoup !

C’est que l’auteur en plus d’être un grand lecteur est aussi photographe, peintre et dessinateur de talent.

Un bémol ? Il écrit en anglais ! Pour cela, chaque recette a dû être traduite mais pas par n’importe qui : 19 traducteurs se sont répartis les 19 pastiches parmi lesquels Patrick Raynal pour Raymond Chandler, Geneviève Brisac pour Jane Austen,  Éliette Abécassis pour Kafka ou Frédéric Jacques Temple pour Sade… Des traducteurs choisis manifestement.

En somme voilà un très beau cadeau à offrir ou à s’offrir et pour ce qui me concerne, un livre précieux que je garderai dans ma bibliothèque et ressortirai sûrement à diverses occasions. Merci Babelio !

Extrait choisi :

"L'estragon français est une herbe aristocratique, et même si je la trouve fondamentalement trop bien pour vos oeufs, je ne peux nier que cela ferait un beau mariage,"dit Lady Camberland.
Mrs B accueillit sans broncher ce commentaire et l'offense faite à ses oeufs ne lui parut pas devoir être relevée. Une recommandation venue de si haut ne pouvait être négligée et le mépris de Mrs B pour l'auguste estragon fut instantanément oublié. La possibilité que ses oeufs pussent se retrouver dans le même plat que la noble herbe plongea alors notre héroïne dans une telle excitation que Lady Camberland se fût levée pour partir, n'eût été la perspective du déjeuner...

 

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 16:00

Je viens de lire ce roman publié en 2008 à propos de la trahison de Tyrone Meehan.

C'est dans Retour à Killybegs, publié en 2011 que l'on comprend comment ce héros de  l'IRA a pu devenir un traître. J'ai donc lu l'explication avant le récit de la trahison. C'est un itinéraire que je conseille car ainsi le personnage prend chair de manière plus puissante.

Le titre de ce roman peut surprendre : "Mon traître". La lecture de l'oeuvre l'éclaire : de même que dans l'incipit du Quatrième mur, publié en 2013, le narrateur désigne son ami Marwan par "mon druze", le narrateur désigne ainsi son ami "traître". Entre déterminant et nom, il y a comme un oxymore, un hiatus que le héros narrateur, Antoine, un luthier parisien, peine à transformer.

Ce roman, comme la plupart de ceux de cet auteur, est largement inspiré de la réalité : quand Sorj Chalandon, grand reporter à Libération, rencontre Denis Donaldson, leader charismatique de l’IRA et de sa branche politique, le Sinn Fein, ils deviennent amis. Le roman est surtout un hymne à l'amitié, thème qui se retrouve aussi dans Une Promesse, publié en 2006, à l'époque du jugement de l'ami traître, renommé Tyrone Meehan. Mise à mal par la trahison, l'amitié qui unit le luthier parisien et le membre de l'IRA est ici présentée de sa naissance à la disparition  de Tyrone, assassiné à Killybegs.La rencontre d'une vieille irlandaise permet cependant de conclure sur une note apaisée :

"Elle a dit qu'il y avait des Tyrone partout, dans les guerres comme dans les paix, et que cela ne changeait rien. Ni à la paix, ni à la guerre. Ni même à Tyrone.Elle a dit que nous l'avions aimé sans retenue parce que c'était lui.Et que nous lui avions donné notre confiance parce que c'était lui. J'ai hoché la tête. J'ai souri. J'ai revu nos gestes. Cette façon que nous avions de relever nos cols de vestes à la pluie. Ms pas dans les siens. Son regard sous la visière. Nos verres levés. Sa main. J'ai regardé la salle. J'ai laissé faire une larme." (p 216)

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 14:11

Paru en 2011, ce roman relate globalement la même histoire que Mon traître que l'auteur a publié en 2008 mais cette fois l'histoire est présentée du point de vue de Tyrone Meehan qui dit dans le prologue daté du 24 décembre 2006 : "Si je parle aujourd'hui, c'est parce que je suis le seul à pouvoir dire la vérité. Parce qu'après moi, j'espère le silence." L’expérience relatée est en effet douloureuse puisque membre actif de l'IRA, l'Armée Révolutionnaire Irlandaise, il a traversé les moments les plus difficiles de son histoire, combats armés contre des chars britanniques, emprisonnements sans jugement dans des conditions particulièrement sordides, torture, grève de l'hygiène, grèves de la faim, ...et pourtant Tyrone a fini par trahir. De malheureuses circonstances ont fait de lui une proie facile pour les services secrets britanniques et il s'est ainsi transformé de héros en traître durant plus de 20 ans. Lorsque la paix a été conclue, les britanniques ont jugé bon de discréditer les combattants de l'IRA en dénonçant la traîtrise de Tyrone et de deux autres personnes dont ils cachent le nom afin de créer les soupçons et d'interdire ainsi à l'organisation d'ériger quelques-uns des siens en héros ou en martyrs.

Le récit retrace à travers Tyrone l'histoire de l'IRA et de son organisation politique mais c'est aussi un hymne à l'engagement, à la solidarité, à l'humanité célébrés par une langue pleine de poésie où l'on croise de belles images bien saisissantes : "Gueule cassée, regard glace, Meehan vent mauvais" c'est le portrait de Patraig, le père de Tyrone (p 13), "le silence était en ruine", tel est l'effet ressenti par Tyrone encore enfant après les bombardements de Belfast par les Jerrys c'est à dire l'armée allemande (p 41)..

En somme, un roman nécessaire pour comprendre l'histoire de l'Irlande du Nord et une œuvre puissante comme le sont aussi Le Quatrième Mur et Profession du Père. Le métier de journaliste et les éléments de sa biographie se conjuguent dans l’œuvre de Chalandon à une plume à la fois délicate et acérée.J'espère qu'il écrira encore d'autres œuvres de ce type. Son seul roman de pure fiction m'avait semblé moins convaincant même si on y retrouve des thèmes récurrents chez Chalandon, comme celui de l'amitié ou celui de l'engagement.

Extrait choisi (et c'est un choix difficile !) : "Alors nous avons parlé de la misère. De la Grande Famine. Des enfants sans chaussures dans la boue. De la lèpre du pain, qui suinte au coin des bouches mal nourries. De mon père mort de givre. Nous avions une colère commune. Et la haine, aussi. Comme nous, Tom Williams avait fui son quartier. Une bombe loyaliste jetée sur un groupe d'enfants qui jouaient dans un parc. Il y avait eu des morts. Et c'est Terry Williams, son oncle, qui avait été emprisonné pour avoir défendu sa rue. Mais pas les tueurs protestants. C'était injuste. Tout était injuste...." p. 88

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 11:54

Albert camus est un écrivain né en 1913 mort en 1960 à l'âge de 47 ans. Albert Camus nait à Mondovi en Algérie, il est le second enfant de sa famille . Son père Lucien Camus fut mobilisé et mourut pendant la première guerre mondiale. Sa mère décida alors de partir vivre à Alger où grâce à l'aide de son instituteur, Albert obtint une bourse afin de poursuivre ses études. En 1932 il obtient son bac, il épousa Simone Hié en 1934. En 1942 il publia l'Etranger qui fut son premier roman ainsi que, Le Mythe de Sisyphe puis en 1945 il écrivit Caligula puis deux ans plus tard La Peste qui connaîtra un grand succès. Il fut élu en 1957 prix Nobel de l'année, il devint alors un modèle pour toutes les générations. Ici nous parlerons de l'Étranger publié en 1942, ce roman écrit au courant du XXe siècle, en pleine seconde guerre mondiale mêle registre absurde et tragique.

Dans ce livre on trouve plusieurs personnages principaux, Meursault le personnage principal narrateur du roman, est un Français qui travaille et vit à Alger ; on sait qu'il a abandonné ses études, perdu ses deux parents, c'est un personnage très intrigant car radicalement réfractaire à tous types de sentiments. Mais en revanche il semble très sensible aux cinq sens, il parle très souvent de la vue avec la lumière, de l'odorat… Ce personnage se présente comme un anti- héros.

Marie Cardona est décrite comme étant une jeune femme séduisante, c'est aussi une ancienne collègue de travail Meursault elle a une personnalité totalement opposée à celle de Meursault, très expressive et ouverte.

Raymond Sintès, le voisin de palier de Meursault prétend être marchand , il deviendra l'ami de Meursault et la source de ses ennuis.

Les arabes sont des personnages importants car ils montrent le rapport Français/Algériens à cette époque Ce n'est pas le sujet principal mais c'est un sujet très sensible, on le remarque notamment grâce à l'appellation péjorative de Meursault et de son ami vis à vis des Algériens "les arabes"

L’histoire peut se résumer ainsi : Meursault est appelé par un télégramme à l'asile où sa mère vient de mourir à 80 km de Marengo, là-bas il accomplit la veillée funèbre. Il ne manifestera aucun sentiment et ira même jusqu'à fumer devant sa mère "j'ai offert une cigarette au concierge et nous avons fumé". Le lendemain à la plage il croise une ancienne amie et collègue de bureau Marie Cardona . Il se baigne avec elle et ils décident d'aller au cinéma voir un film comique avec Fernandel. Il ne prend pas la peine d'annoncer à Marie qu'il vient tout juste de perdre sa mère "elle m'a demandé si j'étais en deuil ". Le surlendemain son patron lui demande si il n'est pas trop fatigué et veut savoir l'âge de sa mère or, ne le connaissant pas Meursault répond "une soixantaine d'années " Le même jour en rentrant chez lui il se fait inviter par son voisin de palier Raymond qui lui parle de ses histoires avec sa maîtresse et avec les arabes , et il demande à Meursault de l'aider à écrire une lettre à sa maîtresse pour la punir. Meursault accepte et lui et Raymond deviennent alors amis. Les jours passent et Raymond invite Marie et Meursault à aller dans un cabanon chez un de ses amis près d'Alger à l'extrémité d'une plage. Une fois là - bas après avoir mangé, les trois hommes provoquent une bagarre avec deux arabes qui poursuivaient Raymond pour une histoire de femme. Après cette bagarre Meursault et ses deux amis rentrent au cabanon . Plus tard dans la journée Meursault retourne seul se promener sur la plage et dans un enchaînement de circonstances et d'impulsion et sans raison apparente, il tue un homme qu'il ne connaît même pas " j'ai tiré encore quatre fois sur un corps inerte ". Après son arrestation Meursault n'a pas conscience d'être un criminel. Il se demande même pourquoi prendre un avocat "je l'ai questionné pour savoir si il était absolument nécessaire d'en avoir un " et il trouvait pour ainsi dire son affaire très simple. Il paraissait donc au procureur juge et même à son avocat comme un étranger à leurs univers car il ignore tout des valeurs conventionnelles. Par la suite un juge d'instruction et Meursault ont un entretien et le juge lui demande encore de narrer sa version des faits. Et le juge sans raison apparente lui demande s’il est croyant et Meursault ne l'étant pas lui répond que non. Le juge, stupéfait, affirme que c’est "impossible et que tous les hommes croyaient en dieu». Le juge est tellement choqué de sa non croyance en Dieu qu’à chaque fois qu'il le voit il l'appelle "l'antéchrist». Le temps passe en prison. Marie n’a eu le droit de venir voir Meursault qu'une seule fois car ils n'étaient pas mariés et Marie lui a promis qu'à sa sortie ils se marieront et Meursault n'en éprouvant ni l'envie ni le besoin imminent lui dit "tu crois ".En prison il se rend compte que ce qui lui manque le plus ce sont les femmes. Lors de son passage au tribunal on ne l'accuse plus seulement de son crime mais aussi de l'insensibilité face à la mort de sa mère puis d'être allé avec Marie à la plage puis au cinéma.

Ce livre m'a plu car on retrouve dans le personnage de Meursault une certaine indifférence face à la vie, on le remarque notamment dans certaines de ses paroles comme par exemple quand Raymond lui demande si il veut être son ami, il lui répond que "ça lui est égal" ce qui marque un sentiment d'indifférence ainsi qu'une certaine ironie. Quand Marie lui demande aussi si il désire se marier avec elle il lui répond que "ça lui était égal" encore une fois on observe son indifférence et de l’ironie. On remarque aussi qu'il ne sait pas ou qu'il ne semble pas savoir ce qu'il désire : par exemple lorsque Meursault dit ne pas être croyant cela semble invraisemblable pour le juge d'instruction car selon lui tout homme croit en Dieu même ceux qui se détournaient de son usage . Cela ne facilite pas son intégration dans la société à partir du moment où il vit dans une société majoritairement constituée de croyant. Il se fait rejeter à cause de l'intolérance et des idées reçues. Mais il n'y a pas que ça, Meursault a aussi refusé de recevoir l'aumônier en prison mais il a dû s'y soumettre, ceci montre encore que pour s'intégrer dans une société il faut être identique à ceux qui nous entourent. On remarque aussi qu'on lui reproche le manque de sentiments face à la perte de sa mère. On constate donc qu'on ne le juge plus pour avoir condamné un homme à la mort mais on le juge car il n'entre pas dans le moule des personnes toutes semblables les unes aux autres. On le juge donc par rapport à son inintégration dans la société . Et c'est pour cela que j'ai apprécié ce livre car il nous montre et nous fait réfléchir sur le fait que tous les hommes ne sont pas identiques et que l'on nous pousse par tous les moyens à nous intégrer dans un corps social spécifique sous peine de rejet par la peur de l'autre face à une vision inconnue.

Je recommande ce livre car derrière le personnage ironique et indifférent de Meursault, on traite ici d'un sujet important, l'auteur cherche à faire réfléchir sur le sens de notre vie. Car en un sens Meursault se demande quel sens il faut donner à la vie puisqu'un jour nous allons mourir, il confronte donc l'homme à l’absence de sens de sa vie. De plus, son histoire illustre le fait que la société dans laquelle nous vivons nous impose trop de barrières et d'obligations de style de vie.

Audrey, 1 STL, mars 2016

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 11:13

 

La petite fille de Monsieur LinhPhilippe Claudel est un auteur de talent aux nombreux livres à succès dont La Petite Fille de Monsieur Linh. L'histoire est aisément compréhensible, c'est celle d’un vieil homme contraint de quitter son pays ravagé par la guerre (au Vietnam ? ). Il débarque dans un environnement totalement inconnu à ses yeux, ce qui compte le plus pour lui c’est de protéger sa petite fille, Sang Diû, une enfant de douze semaines, rescapée d’un éclat de bombe.   P. Claudel imaginant la rencontre du vieil homme avec un vieil Occidental, Monsieur Bark, montre certes les différences culturelles et sociales entre M. Bark et M. Linh mais il montre aussi que l’Occidental qu’est le gros homme voit très bien que la petite fille n’en est pas une, mais que peu importe pour lui, il s’est trouvé un ami et c’est le principal. L'opposition est pourtant flagrante entre les deux hommes, l’un est gros et gras, bien portant, l’autre est maigre et sec, dans un état lamentable, il est habillé de guenilles, chaussé de simples chaussons. L’histoire est poignante : M. Linh est contraint de s’intégrer dans une société pour lui étrangère et qui est la nôtre, il  est passé de son pays à un autre en six semaines par la mer. Son séjour commence dans une maison d'accueil surchargée par la présence de deux familles et se poursuit dans un hôpital psychiatrique. Pour finir en apothéose, M. Linh, portant toujours sa petite fille, se fait renverser par une voiture alors qu’il traversait la chaussée afin de rejoindre l’Occidental M. Bark sans accorder grande importance au monde environnant.

L’illustration de première de couverture est bien représentative du livre, le banc, l’homme et l’enfant dans ses bras, c’est l’endroit où se passe l'essentiel de l’histoire, c’est le centre du roman. A la fin de ce roman, la chute fait s’effondrer tout ce que le lecteur a construit. Nous découvrons alors la véritable situation de Monsieur Linh. Les questions que se pose le lecteur sur le caractère calme, la longue diète de l’enfant, ses expressions de visage impassible, le fait que les enfants du refuge jouent avec elle,... trouvent enfin une réponse : la petite fille de Monsieur Linh est une poupée de chiffon, le corps inanimé qui était à côté du cratère creusé par la bombe sur les rizières est la véritable trace de l'existence de la petite fille.
La simplicité, la délicatesse, la facilité de lecture sont des atouts que l’auteur a réunis et je trouve finalement cette œuvre très accessible, par son contenu comme par le vocabulaire.

Gaëtan O, 2nde, 15 juin 2010

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 Simple, franc, délicat, vrai et plein de sous-entendus… Voici quelques mots illustrant parfaitement ce discret roman à l’allure insignifiante. En effet, il n’a rien en rapport avec ces gros pavés intimidants aux morales pesantes. Le roman de Philippe Claudel, au contraire, est intime et sans superflu. Il met à nu l’auteur qui invite simplement le lecteur dans son univers. Cependant, bien plus qu’intime, ce roman est juste et bouleversant sans pour autant tomber dans le sermon ni la culpabilité. Il exprime une réalité trop souvent passée sous silence mais il l’exprime sans exagération et tout simplement. Le message que l’auteur fait passer est aussi un message d’amour et d’espoir. Cette histoire nous prouve que, malgré les différences culturelles et sociales, nous pouvons tous nous mélanger. Il suffit juste d’accepter de s’ouvrir aux autres et ainsi accepter l’inconnu et le fait que ces rencontres nous changent parfois profondément et perturbent nos habitudes. La petite fille de Monsieur Linh… un petit livre, un grand texte.

Lucie P, 2nde, 15 Juin 2010 

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 Cette œuvre La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel m’a semblé étrange à cause de Monsieur Linh, le personnage principal, dont tout au long du récit, on découvre l’univers étrange : sa petite fille reste avec lui dans l’hôpital, il n’a pas le droit de sortir de sa maison de retraite… Elle m'a semblé émouvante aussi, sans pour autant tomber dans l’excès, notamment avec l’histoire d’amitié entre Monsieur Bark et Monsieur Linh, la relation entre Monsieur Linh et sa petite fille, Sang-Diû qui ne parle jamais et ne mange rien .On ne le comprendra qu’à la fin. La chute provoque la surprise du lecteur qui découvre enfin les règles et les personnages qui entourent Monsieur Linh. La singularité de ce personnage, si différent des autres, peut se comprendre : l’auteur quand il a commencé à écrire se cachait comme s’il avait honte, se rattachant à l’écriture en occultant ce qui l’entoure .Cela rappelle la relation entre Sang-Diû et Monsieur Linh.

La lecture de ce roman est plutôt facile .Les scènes s’enchaînent rapidement grâce à une description un peu cinématographique même si l’on se perd parfois entre le point de vue du narrateur et celui de Monsieur Linh.
J.G,
2nde, 15 Juin 2010 

 

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 Ce livre, qui est assez facile à lire, est un roman avec peu de dialogues mais, pour autant, il n’ennuie pas le lecteur. Ce roman, surprenant, jusqu’à la dernière ligne, laisse le lecteur imaginer la suite. Le titre tout aussi simple mais pertinent n'a sûrement pas été choisi au hasard. L’illustration en est tout aussi perspicace, elle  représente et résume le livre tout comme le titre. Cette œuvre fait transparaître la solitude et la tristesse de Monsieur Linh qui quitte son pays à cause d’une guerre et emporte sa « petite fille » Sang Diû. Le lecteur, le narrateur et le personnage principal ressentent la même chose, ils se noient tous dans ces grandes émotions.

Anthea M 2nde, 15 Juin 2010 

 

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La petite fille de Monsieur Linh est un petit roman avec un grand texte qui repose sur la solitude d’un homme qui a tout perdu.  Cet homme, Monsieur Linh, arrive dans un nouveau pays avec sa petite fille, Sang-Diû, soit « matin doux », dans sa langue natale.  Au fil du temps il noue des liens avec monsieur Bark, un gros homme solitaire. L’auteur relate souvent ces rencontres au discours indirect. Philippe Claudel illustre ici les problèmes de l'altérité en alliant deux hommes, deux cultures, deux pays. Le pays natal de Monsieur Linh est décrit comme beau, calme, les gens n'y sont pas pressés et prennent le temps d’apprécier la vie alors que le pays dans lequel il vient d’arriver est décrit comme plein de monde, de bruit, de danger, les gens y sont toujours pressés, ils courent. Le lecteur ressent surtout la solitude de  Monsieur Linh, il  ressent aussi la douleur qu’il a d’avoir tout perdu. En effet, le vieil homme ressasse toujours son passé. Ce roman est émouvant et en même temps intriguant et pourtant, l’auteur, Philippe Claudel, a affirmé que ce roman ainsi que les autres qu’il a écrits l’ont été d’une traite. Il n’a pas relu ce roman avant de le publier. Il reconnaît cependant que pour lui, publier un roman est un acte intime mais c’est aussi une rencontre par livre interposé avec ses lecteurs. Ce roman, facile à lire, peut plaire aux plus jeunes comme aux lecteurs expérimentés. 

Tiphaine D, 2nde, 15 Juin 2010 

 

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  Lors de sa sortie en 2005, La petite fille de Monsieur Linh, a valu à son auteur, Philippe Claudel, une reconnaissance du milieu de la critique qui l’attendait au tournant après son œuvre Les Ames Grises. Pari réussi par un auteur qui s’est longtemps caché pour écrire. Aujourd’hui, son œuvre, La petite fille de Monsieur Linh, reste dans la mémoire de ses lecteurs comme une image. Un homme, Monsieur Linh, déraciné de sa terre, de ses origines et des siens, morts à la guerre, débarqué en Occident (France ?) garde comme seule attache, tout contre lui, sa petite fille Sang Diû, l’objet le plus fragile et le plus merveilleux qui soit pour lui. Il promène avec lui une « valise de cuir bouilli », contenant des vêtements usagés, une photo jaunie et un sac de toile avec de la terre de son pays. Cette œuvre touchante et saisissante dénonce la réalité de cette société contemporaine ; la guerre, la perte de ses repères et le rejet dont sont victimes les étrangers. Une fin poignante que l’on n’oublie pas…

Julie P, 2nde II,
 15 Juin 2010 

 

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Le livre de Philipe Claudel La petite fille de Monsieur Linh m’a plu , il est facile à lire et court mais demande une réflexion par rapport à ce qu’est vraiment cette petite fille. Monsieur Linh nous fait pitié avec sa naïveté qui le fait croire à l’existence certaine de sa petite fille. On dirait que le narrateur partage la naïveté de M. Linh car c’est seulement avec des indices disséminés que l’on découvre la réelle identité Sang-Diû. Le vieil homme se souvient ainsi au tout début du livre qu'il avait vu « plus loin la petite, les yeux grands ouverts, emmaillotée, indemne, et à côté de la petite une poupée, sa poupée, aussi grosse qu’elle ». Or  à la fin  du roman,« il serre la jolie poupée dans ses bras maigres […] il la serre comme il serrerait une vraie petite fille». Ce livre montre aussi que le lien entre deux personnes ne parlant pas la même langue peut être très fort

Élisa RAULT

 

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  Auteur a succès après la sortie de son livre Les Ames grises , Philippe Claudel revient en 2005 sur le devant de la scène avec une nouvelle œuvre : La petite fille de M. Linh . Ce livre, facilement abordable pour tous les lecteurs, est une surprise inattendue de la part de l’auteur : il y change radicalement de registre comme le signale Delphine Peras dans sa critique. Un certain M. Linh, étrange vieil homme, débarque d’un pays où la guerre a ravagé les siens, muni d’une simple valise à la main et de sa petite fille qui a survécu. Elle s’appelle Sang Diû, ce qui signifie « matin doux » dans la langue natale du vieil homme. Considérée comme la prunelle de ses yeux, elle ne pleure jamais, ne réclame jamais à manger et elle s’endort dès que son grand père lui chante une chanson bien particulière :
« Toujours il y a le matin
Toujours revient la lumière
Toujours il y a un lendemain
Un jour c’est toi qui seras mère. »
Dans la suite de l’histoire la rencontre entre M. Linh et M. Bark, un homme en retraite habitant le pays nouveau , représente très bien l’échange avec l’étranger. Les deux hommes se retrouvent tous les soirs sur un banc où Monsieur Linh offre à son nouvel ami deux paquets de cigarettes par jour. Et c’est d’ailleurs ce fameux banc que Philippe Claudel a dessiné pour illustrer la page de couverture de son livre, signe de l’importance de ce lieu de l'échange.
Yann Lachever 2nd 2

 

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  C’est une histoire bouleversante avec un caractère poétique. C’est aussi une histoire assez mystérieuse, car le passé de Monsieur Linh, celui de la petite fille participent de l’intrigue du livre. Tout au long de ce roman, le personnage principal, M. Linh, noue des liens d’amitié avec M.Bark. M. Linh est un vieillard asiatique qui a fui la guerre dans son pays avec dans ses bras une fille que l’on confond avec une poupée à certains moments de l’histoire. Monsieur Linh est toujours tout seul avant de rencontrer Monsieur Bark. Ce Monsieur Bark est un Occidental banal qui au fur et à mesure du roman apprend à connaître Monsieur Linh.

C’est un roman engagé mais un peu monotone.

Timothée Raulet, 2nde 2, 15/06/10

 

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  Deux ans après avoir écrit Les Ames grises , l’écrivain Philippe Claudel, né en 1962, publie cette fois-ci La petite fille de Monsieur Linh dont la première publication a été faite en 2005 ce qui est donc très récent. Philippe Claudel écrit ses œuvres sans réfléchir, il aime perturber ses lecteurs, il n’utilise pas de cadre spatio temporel comme cela son histoire peut se situer dans n’importe quelle ville, à n’importe quel moment, sont but est d’être imprécis géographiquement et aussi temporellement. L’auteur donne une grande importance à ses titres, il ne les choisit pas au hasard il faut qu’ils sonnent bien et qu’il y ait un accord profond entre eux et le texte, il les aime parfois intriguants, et poétiques. Les thèmes de l’exil, de l’étranger, de l’exclusion sont présents dans ses romans car il est plus intéressé par ceux qui souffrent que par la situation des nantis. Ainsi cet homme, Monsieur Linh, a dû quitter son pays où tout a été dévasté, il veut protéger sa douce et silencieuse petite fille nommée Sang Diû . Cet homme désemparé et seul se rattache aux souvenirs de son ancien pays, comme son odeur car à présent il ne sent plus rien. L’auteur met de la poésie dans son roman, le vieil homme chantonne souvent une petite chanson à sa petite fille :
‘’Toujours il y a le matin
Toujours revient la lumière
Toujours il y a le lendemain
Un jour c’est toi qui sera mère
‘’
Et puis un jour sur un banc il rencontre Monsieur Bark, tous deux ne se comprennent pas mais ils s’apprécient, leurs voix les apaisent , les rassurent. Il se crée une amitié même s'ils sont dans l’incapacité de communiquer à cause de leurs langues différentes.

Ce roman est court, il peut facilement être lu par tout le monde. L’histoire de cet homme et de sa protégée est marquante et émouvante. La chute est surprenante, sans trémolo, ce texte est un récit narratif qui comporte peu de description. Ce roman est donc une réussite pour Philippe Claudel.

Mélanie Basset

 

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 La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel est un livre qui m’a plu car d’une part il a un caractère bouleversant et d’autre part l’histoire des deux personnages est fondée sur des faits réels et ouverts sur d'autres pays.
Ce qui est bouleversant dans cette histoire, c'est l’association des sentiments :
_ Le passé des deux personnages éponymes, le peu d’éléments que l’on a de leur passé est très émouvant ; ils ont survécu à un massacre où tous les membres de leur famille sont morts. Le modèle du grand-père avec sa petite fille est très étonnant, on se doute que le grand-père n’a pas sa petite fille par hasard au début de l’histoire puis quand on découvre son passé, on comprend pourquoi il y est très attaché.
_La situation du vieil homme est bouleversante car il se réfugie dans un pays qu’il ne connaît pas, il n'en connaît même pas la langue, il n'y connaît aucune personne,  il ne sait même pas où il va dormir même si il trouve refuge dans un dortoir.
Tout cela donne à l’histoire un caractère émouvant d'autant plus qu'on sait que la situation de ces deux personnages est plus que misérable, ils n’ont pas d’argent.

D'autre part, cette histoire est ouverte au monde, on y dénonce les événements passés, le massacre dans les rizières, c’est le signe d'une liberté d’expression ! Le roman dénonce aussi le mépris affiché par la société occidentale envers les réfugiés comme ce vieil homme, M. Linh et sa "petite fille".
Ce que l’on peut reprocher à ce livre est de ne pas en dire davantage sur le passé des deux personnages : il aurait fallu commencer l’histoire à partir de la mort des parents de la petite fille. Cette histoire aurait eu un caractère plus émouvant.

Marc-Antoine Hamon 2nd2

 

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 Philippe Claudel écrit sans réfléchir. Avec cette œuvre insistante sur le manque, il cherche , deux ans après le fracas des Âmes grises , un équilibre entre deux situations différentes , ici celles de Monsieur Linh et de Monsieur Bark. Il passe d’une situation normale à une solitude plus ou moins « forcée ». L’œuvre repose sur l'histoire d'un grand-père qui recueille une petite fille lors d’une guerre dans son pays où les parents, fils et bru du grand-père, sont morts  laissant derrière eux , une petite fille… Le grand-père, Monsieur Linh, décide donc de quitter son pays actuel pour prendre la route pour un pays inconnu pour lui, hors de danger, accompagné de la fille de son fils. Ils sont là-bas classés parmi les immigrés, placés dans un centre d’accueil. Ainsi le grand-père fait la connaissance de plusieurs personnes, et une plus particulièrement de Monsieur Bark avec qui il passe la majorité de son temps. Se créent entre les deux hommes des liens d’amitié très particuliers.
Dès sa sortie, ce roman est perçu de façon positive par la plupart des lecteurs. Ce qui ressort le plus souvent est qu’il « sort de l’ordinaire », c'est ce que soulignent surtout ceux qui ont lu d’autres œuvres de Philipe Claudel comme Les Âmes grises. Je porte moi aussi un regard positif sur ce roman, car je trouve que c’est une histoire et un thème singuliers.

David Hellier

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Dans ce livre, Philippe Claudel met en avant les sentiments et l’histoire bouleversante d'un homme qui se nomme Monsieur Linh . Quand on lit ce livre, on voit l’attachement de Monsieur Linh pour sa petite fille Sang Diû. On peut remarquer que cet homme fait preuve de courage et affronte le regard des gens qui le dévisagent et le regardent plutôt méchamment, on pourrait le considérer comme un héros car il a récupéré sa petite fille lors d’une guerre où son fils et sa belle fille, les parents de la petite fille sont morts. Pour lui, sa petite fille est la seule personne importante qui lui reste. Sang Diû , lui donne le courage de vivre, de ne jamais baisser les bras.

A la suite de cela, il rencontre un homme, M. Bark. Leur rencontre est touchante car ils ne parlent pas la même langue mais se comprennent avec "bonjour" dans leur langue et en se regardant. Ces deux hommes sont blessés, mis à l’écart, ils souffrent mais pourtant se battent. A la fin, une chute, une grande surprise pour le lecteur : Sang Diu, la petite fille est ...

Ce roman évoque l’amour, le manque de tolérance de certaines personnes, l’intolérance et la souffrance des blessures. Philippe Claudel l'a écrit avec amour et il nous montre la
société telle qu’elle est aujourd’hui et l'on comprend qu'il faut qu’elle change.

J. Morvan

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  Le roman, La petite fille de Monsieur Linh fait maintenant partie des nombreux ouvrages écrits par Philippe Claudel. Ce natif de Lorraine change de registre et nous surprend avec cette nouvelle réaliste. L’œuvre raconte comment un homme trouve la force de survivre en quittant son pays détruit par la guerre (référence au Vietnam ?). C’est un déchirement pour le personnage principal, un petit vieillard, qui voit disparaître son pays de rizières et de coutumes ancestrales. Le bateau les emmène lui et sa petite fille, Sang Diû , dans un pays inconnu où la société dicte le mode de vie de chacun. Une personne va sortir de ce lot, c’est M. Bark. Lui seul offre à Monsieur Linh un accueil chaleureux , généreux mais qui reste curieux. Ce qui est admirable c’est que le séjour en hôpital psychiatrique et l’accident tragique de la fin n’ont pas entaché l’amitié des deux hommes.
La première de couverture illustre très bien le livre : un homme, M. Linh, une petite fille bien calme, Sang Diû et le banc, lieu essentiel de l'histoire.

Yoann Kerboëthau

 

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 La Petite Fille de Monsieur Linh est un roman écrit par Philippe Claudel après le succès des Âmes Grises. C’est l’histoire d’un vieil homme quittant sa terre natale pour donner un meilleur avenir à sa petite fille, orpheline à cause de la guerre. Il débarque en terre Occidentale ne connaissant rien de ce pays nouveau, si étrange, « sans odeur ». Tout au long de l’histoire il ne vivra que pour sa petite fille, il rencontrera Monsieur Bark qui deviendra son ami, malgré la barrière de la langue. Monsieur Linh nous inspire une amicale compassion par son innocence et ses simples difficultés qu’il affronte calmement mais avec obstination. Il saura attendre patiemment et garder espoir pour retrouver son ami, « Tout en marchant, il sent les forces revenir dans son corps».

Ce livre suscite des émotions : la compassion, la perplexité, l'étonnement...
Alice de Beauregard, 2nde II

 

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 La petite fille de Monsieur Linh, est un roman moderne laissant cours à l’imagination car il existe certaines zones sombres : on ne connaît pas le pays d’origine de Monsieur Linh, ni celui de sa petite fille, ni le pays où ils arrivent. « La petit fille », nouveau-né, dont il est question s’appelle Sang Diû, "matin doux", elle nous perturbe jusqu'à la fin du livre. Quant à Monsieur Bark, lui qui a perdu sa femme, va t-il retrouver la joie de vivre ?
Sans le vouloir et en écrivant d’une seule traite, Philippe Claudel dénonce une inégalité politique et sociale dans son livre. L’inégalité politique se distingue ici par le contraste entre le pays d'accueil et le pays en  guerre dont une imprécision géographique rend la situation indécise. La solitude de Monsieur Linh, sa peur et son manque de repères par rapport à ce changement de pays est une des marques de l’altérité. Dans les pays européens les voitures remplacent les bœufs, Monsieur Linh dit que « rien ne ressemble à ce qu’il connaît » et il s'étonne des contrastes : « Au village, il n’y avait qu’une rue, une seule ».
Philippe Claudel a su nous émouvoir mais sans excès, tout en rapportant les paroles de ses personnages, souvent au discours indirect. Ce livre peut être conseillé aux grands comme aux petits lecteurs, car il est court et facile à lire.

BOUCZO Anaïs le 9 juin 2010

 

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 Après le succès des Âmes Grises en 2003 qui s’est vendu à plus de 250 000 exemplaires, Philippe Claudel écrit un roman d’un nouveau genre tout à fait différent de son dernier succès. Le récit fondé sur le thème de l’étranger raconte l'histoire d'un homme âgé et de sa « petite fille » qui partent d’un pays de l’Est dont on ne connaît pas le nom. Suite à une guerre qui a ravagé leur pays, l’homme qui s’appelle Monsieur Linh a perdu sa femme, son fils et sa bru, il quitte alors son village pour « un pays sans odeurs ». Sa petite fille c’est tout ce qui lui reste avec sa valise , une poignée de terre dans un sac, sûrement le dernier souvenir avant que la terre soit retournée par la guerre et une vieille photographie toute abimée. Dans le bateau qui part de son pays il serre sa petite fille, son unique raison de vivre. Lorsqu’ils arrivent dans ce pays dont le nom n’est pas dévoilé dans le livre, il rentre dans un foyer d’immigration. Le vieil homme et sa petite fille extrêmement sage sont méprisés par les autres immigrants. Mais dans ses malheurs, Monsieur Linh rencontre Monsieur Bark , un homme qui partage avec lui ses émotions et qui comme lui, ne comprend pas le regard des autres.
Ce livre se lit facilement et en peu de temps. C'est un roman tout à fait bizarre puisqu’il ne contient pratiquement pas de dialogue direct et que les personnages principaux ne parlent pas la même langue. Le roman très court est à mon goût très ennuyeux car il n’est fondé que sur des descriptions tout au long de l'œuvre. C’est un livre que je ne conseille pas de lire.

Y.L.B

 

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 Philippe Claudel écrit ses œuvres sans réfléchir. Il aime perturber un lecteur surtout lorsque cette déstabilisation ouvre sur une faculté plus grande de conscience et de réflexion comme dans La petite fille de Monsieur Linh. Philippe Claudel s’inquiète plus pour les pauvres que pour les nantis comme nous le remarquons dans cette œuvre. Dans ce roman , il met en avant les sentiments et l’histoire bouleversante d'un vieil homme M. Linh, il montre aussi une amitié forte entre deux hommes qui ne se connaissent pas et ne se comprennent que par des regards ou un « Bonjour ». M. Linh fait preuve de courage et affronte les regards des gens qui le dévisagent. Sang Diû, sa "petite fille", lui donne le courage de vivre, de ne jamais baisser les bras. M. Linh et son nouvel ami, M. Bark sont deux hommes blessés par la vie et mis à l’écart mais pourtant ils continuent à se battre. Le courage mais aussi l’amour et également l'intolérance de certaines personnes et la souffrance sont au cœur du récit qui peut aussi nous ouvrir les yeux et nous faire réaliser que dans la société telle qu’elle est aujourd’hui les gens ne sont pas toujours solidaires les uns envers les autres.

Les lecteurs de La Petite Fille de Monsieur Linh n’ont pas tous perçu ce roman de la même manière mais on peut au moins s'accorder à le qualifier d'émouvant et même bouleversant.
Audrey

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Philippe Claudel avec très peu de mots sait nous narrer une intense histoire d’amitié entre deux hommes sans toutefois tomber dans le drame. Avec lui, tout est à la fois simple, beau et merveilleux. De plus, il nous charme avec une touchante révélation que de multiples indices pouvaient nous laisser prévoir bien qu'elle apparaisse comme une chute. Philippe Claudel en écrivant La Petite fille de Monsieur Linh réussit le pari fou de changer radicalement de registre, mais en sachant garder toutefois le succès qu’il a eu avec Les Âmes grises en 2003, souligne Delphine Peras.

Réjane

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Philippe Claudel, l’auteur des Âmes grises (2003) nous fait découvrir dans ce nouvel ouvrage une facette différente de ce que sont l’amitié et la fraternité telles que nous les connaissons. A travers ce vieil homme immigrant et le lien qu’il crée avec Monsieur Bark, on voit un étonnant sentiment d’amitié malgré les barrières culturelles et géopolitiques. Monsieur Bark est un pur Occidental, peut être Français, qui parle encore et toujours sans se demander si son voisin l’entend ou bien même le comprend. Monsieur Linh, réfugié de guerre après la mort de sa famille, a quitté son village pour sauver sa petite fille. Cette petite fille Sang Diû, toujours silencieuse, l'accompagne partout. Enveloppée dans plusieurs couches de vêtements, elle ne bouge pas et semble aussi fragile qu’une poupée de porcelaine.
Ce livre, écrit au présent avec un point de vue omniscient, nous plonge dans l’histoire et les sentiments de chacun des personnages. Les descriptions, si précises, créent des images quasi cinématographiques dans l'esprit des lecteurs. Nous sommes dans le bateau au début de l’histoire, dans la chambre avec les deux familles, sur le banc en face du parc... avec Monsieur Linh et sa "petite fille".
Lénaïg DAGORN 2nde II

 

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Dans cette œuvre de Philippe Claudel, La Petite Fille de Monsieur Linh, on rencontre un vieil homme, Monsieur Linh, étrangement lié d’amour avec une poupée qu’il prend pour sa petite fille. Il s’attache également à un homme, Monsieur Bark, là aussi, le sentiment d’amitié qui les lie est étonnant, la barrière de la langue ne leur permettant pas de communiquer. Ces mélanges de sentiments, la folie du vieil homme et sa naïveté rendent le roman assez intéressant et émouvant. On s’attache facilement à cet homme sans défense, perdu dans ce nouveau monde qui lui fait peur.

Laëtitia Prido 2nde II

 

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  De toute évidence, l’œuvre de Philippe Claudel est très facile à lire. Petite par la lecture et grande par l’émotion, La petite fille de Monsieur Linh, se fonde sur des faits réels, qui se sont passés par exemple la guerre , les bombardements et bien sûr l’exil des habitants et là de Monsieur Linh.
Ce dernier, un vieil homme fatigué, transporte avec lui « un bijou », sa petite fille Sang Diû, "matin doux", qui ne se plaint jamais, qui s’endort à chaque fois que l’on l’allonge.
On ne sait pas trop où l’on se situe. Le cadre spatio-temporel est confus, on peut penser que l’on se trouve en France ou dans un autre pays d’Occident. On découvre un mode de vie différent entre le pays d'origine de Monsieur Linh et son pays d'accueil car après son exil, le narrateur décrit, selon le point de vue du vieil homme, la ville avec des voitures, de grandes constructions alors que dans le pays de Monsieur Linh, c’est un paysage de rizières avec un village de petites maisons. Ce livre nous fait découvrir deux paysages et même deux environnements sonores contrastés car les images apportées de la ville sont dans un univers bruyant alors que les rizières sont plutôt un univers calme. Les barrières de la langue ne posent pas vraiment de problèmes entre Monsieur Linh et son nouvel ami, Monsieur Bark. Cette œuvre aborde en tous cas des sujets poignants, regroupés dans seulement 184 pages. Par rapport aux autres œuvres de l’auteur, ce récit sort du commun, il change radicalement de registre.

 Alexandre 

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 Cette nouvelle œuvre de Philippe Claudel marque un changement chez lui. Avant, Philippe Claudel se cachait et avait comme honte d’écrire, dit-il. Il se rattachait à ses livres. Ce livre est ouvert sur le monde et intimiste, universel et émouvant, c’est un des rares livres sur le manque. Ses thèmes principaux sont : l’absence, l’inexorable perte, la solitude forcée, l’existence déracinée. La lecture au premier abord peut déstabiliser car il y a des scènes étranges,  presque incohérentes : la petite fille, Sang-Diû paraît extraordinairement inexpressive jusqu’à la chute, à la fin du livre, où tout devient cohérent, on comprend alors l’histoire,  surtout au sujet de Sang-Diû. Ce passage renverse toute l’histoire en dévoilant la terrible vérité à propos de Sang-Diû. En somme, c’est un livre émouvant, très intense, à lire.

Alex Paillier

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Voici un roman que Philippe Claudel dit avoir écrit sans vraiment réfléchir. La petite fille de Monsieur Linh raconte une histoire d’amitié entre un homme du pays, Monsieur Bark et un réfugié,  Monsieur Linh toujours accompagné de sa petite fille Sang Diû. Ces deux hommes ne parlent pas la même langue mais Monsieur Linh aime être en compagnie de Monsieur Bark et réciproquement.

C'est un livre étrange, un peu comme muet car seul Monsieur Bark parle et Monsieur Linh se contente de dire « bonjour ». C'est aussi un récit étonnant car la petite fille ne grandit pas, ne pleure pas, ne mange pas. Le livre de Philippe Claudel est simple à lire, les lieux ne changent pas beaucoup, une seule personne parle, l’homme du pays, les réfugiés font tout le temps la même chose : les hommes jouent aux cartes, les femmes font la cuisine, les enfants jouent, courent,…. Le peu de choses qui change, ce sont les paroles de la seule personne qui parle, le temps, les personnes autour.
Ce livre paru en 2005 a rencontré le succès dans vingt-deux pays et deux cent cinquante mille exemplaires ont été vendus et traduits en vingt-deux langues.

RAULT Audrey

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 La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel est un roman captivant et poignant par l’histoire de ce vieil homme, Monsieur Linh, qui a quitté son pays natal avec sa « petite fille » Sang Diû à cause d’une guerre qui y fait rage depuis de nombreuses années. Il y a perdu sa famille ce qui l'a conduit à l'exil. L’auteur expose dans ce roman aux allures de nouvelle où le suspense règne jusqu'à la fin et même au-delà, le sentiment de manque que ressent le vieil homme ; il le fait comprendre au lecteur qui éprouve de la compassion pour lui. En effet, lorsque Monsieur Linh arrive dans ce nouveau pays sans rizières ni odeurs, on  s’imagine à sa place. On voit aussi la difficulté de s'intégrer dans un nouveau pays où l’on n’a aucun repère et où l’on ne connait personne. Dans le livre, Monsieur Linh a la chance de rencontrer Monsieur Bark avec qui il se lie d’amitié et avec qui il découvre la vie dans ce nouveau pays.

Raphaëlle Beaulieu

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 Après le succès du roman Les Ames Grises publié en 2003, La Petite Fille de Monsieur Linh était promis au succès. Auteur naturellement doué pour l'écriture, Philippe Claudel, qui avoue lui-même écrire sans réfléchir, nous transporte à nouveau dans un univers bouleversant, à travers ce vieil homme émouvant qu'est Monsieur Linh.
Son amour pour sa petite-fille, son appréhension face à ce pays inconnu, et l'amitié naissante entre lui et Monsieur Bark, un Occidental, nous rapproche de ce personnage fragile, nous touche. On ne sait presque rien de lui, et pourtant on se sent proche de cet homme et de son enfant si sage, si calme, presque trop.
Philippe Claudel amène encore une fois ses lecteurs à s'émouvoir, à se plonger avec passion dans l'histoire qui, bien que brève et se lisant facilement, nous marque.

Marie G.

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La petite fille de Monsieur Linh est un livre écrit par Philippe Claudel et paru en 2005. C'est l'histoire d'un vieil homme qui quitte son pays en compagnie de sa petite fille car il y a la guerre, toute sa famille s'est fait assassiner. Alors il débarque dans un pays inconnu, sans doute en Amérique. Il va y connaître divers événements. Un lien de fraternité et une amitié se nouent peu à peu  entre Monsieur Linh et un homme du pays, Monsieur Bark. C'est un roman assez troublant qui conjugue les thèmes de l'abandon, de la mémoire et du regard sur l'autre. Philipe Claudel souligne aussi les différences sociales et culturelles entre ces deux hommes. C'est l'auteur lui-même qui a illustré la première de couverture d'un dessin particulièrement sobre qui rappelle le langage très simple qu'il emploie pour écrire ce roman.

Justine Quinio

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Philippe Claudel, après avoir écrit Les Ames grises, a écrit La petite fille de Monsieur Linh, une histoire passionnante qui raconte la vie d’un vieil homme, Monsieur Linh. Après avoir quitté son pays, à cause de la guerre, ce vieil homme arrive dans un nouveau pays, sur une terre inconnue, avec sa petite fille « Sang Diû ». Ils sont seuls, ne parlent pas la langue du pays, pourtant ils vont faire la connaissance de Monsieur Bark, un homme qui vient de perdre sa femme. L’auteur, nous conte une histoire troublante dans laquelle se mêlent les thèmes comme la solitude, la tristesse, la perte d’un être cher et le regard des autres. Tous ces thèmes sont abordés dans une histoire brève, mais intense. C’est un roman facile à lire, c’est ce que l’ auteur cherchait, une lecture pour tous. C'est aussi une oeuvre intense, car il s'y passe plusieurs choses, il est question de sentiments, avec des péripéties. De plus, ce livre a une dimension universelle car il n’y a pas d’indications précises de lieu, ni de temps, l’auteur voulait que tout le monde puisse se sentir proche de Monsieur Linh, et suite au succès du roman Les Ames grises qu’il a écrit quelques années plus tôt et qui a été traduit en onze langues, Philippe Claudel voulait que l’histoire puisse être vraie partout. C’est également une histoire surprenante : la fragilité de Monsieur Linh qui fait tout pour protéger Sang Diû,  ces moments que Monsieur Linh et Monsieur Bark passent sur le banc sont représentatifs de l’histoire car Philippe Claudel écrit ces passages de façon à les rendre émouvants, marquants. Les nombreuses descriptions permettent au lecteur d'y être plus sensible encore. Puis, la fin nous émeut, elle nous trouble car c’est seulement à ce moment que le suspense tombe. Philippe Claudel a écrit cette histoire de façon à ce qu’ on ne la comprenne véritablement qu’à la fin.
Lauriane Carrée

 

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Après le grand succès des Ames grises Phillipe Claudel sort en 2005 un nouveau livre intitulé La petite fille de Monsieur Linh. Celui-ci raconte l’histoire d’un vieil homme, Monsieur Linh, qui fuit son pays à cause de la guerre. Celle-ci a emporté toute sa famille sauf sa petite fille qu’il surnomme Sang Diû. Tous deux rejoignent un nouveau continent pour entamer une nouvelle vie … Là Monsieur Linh entretient une vie assez banale : tous les soirs il se retrouve sur le même banc et donne deux paquets de cigarettes à un nouvel ami qu’il rencontre là bas, Monsieur Bark. Il commence à prendre ses marques et ses habitudes dans son nouveau pays. Ce livre est assez facile à lire et à comprendre, le vocabulaire employé par Phillippe Claudel est très simple et l'auteur pousse le suspense jusqu’au bout, en ne révélant pas réellement la véritable identité de la « petite fille » … Je vous conseille donc de lire ce livre pour sa simplicité et sa construction.

M Charles, 2nd II

 

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Philippe Claudel, auteur du célèbre roman Les Âmes Grises, écrit deux ans plus tard La Petite Fille de Monsieur Linh, un roman simple et émouvant où l'on découvre le vieux Monsieur Linh, un réfugié du Vietnam. Il est venu par la mer avec sa petite-fille et se rattache à elle comme à sa seule raison de vivre. Le roman montre l'amour aveugle que porte le vieil homme à une simple poupée, et par la suite l'amitié qui se lie entre Monsieur Linh et Monsieur Bark, plus forte que la barrière de la langue et de la culture... On s'attache très vite au vieux Monsieur Linh qui semble désorienté dans son nouvel environnement mais qui pourtant trouve quelques repères auxquels il tient plus que tout : sa petite-fille et son ami.

Léa Le Gonidec

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La petite fille de Monsieur Linh est un livre de Philippe CLAUDEL qui est un auteur français du vingtième siècle, il est également cinéaste et dramaturge. Très attaché à la Lorraine où il est né et réside toujours, il est maître de conférences à l'Université de Nancy au sein de laquelle il enseigne à l'Institut Européen du Cinéma et de l'Audiovisuel, en particulier l'écriture scénaristique. Philippe CLAUDEL a également été professeur en prison et auprès d'adolescents handicapés physiques. Ce livre est publié en 2005.

Personne n'aide Monsieur Linh à s'adapter, personne n'essaie de le comprendre, il est seul. Monsieur Bark est le seul qui le considère comme un être humain..
Le livre de Philipe CLAUDEL La petite fille de Monsieur Linh m’a plu , il est facile à lire et court mais on se pose des questions par rapport à ce qu’est vraiment cette petite fille.

Ce livre montre aussi que le lien entre deux personnes ne parlant pas la même langue peut être très fort.

Chloë A 1 STL

 

 

 

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Publié par 2nde 2, juin 2010, Choé A, 1STL, mars 2015 - dans C
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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 10:07

J'ai lu le livre Eldorado sorti en 2006, de Laurent Gaudé, un dramaturge et romancier français né le 6 juillet 1972 à Paris.

Ce roman tragique et réaliste raconte l'histoire de Soleiman un clandestin originaire du Soudan qui rêve de quitter son pays pour l'Europe avec son grand frère Jamal, qui lui ne pourra pas partir à cause de sa maladie. Le jeune homme fera une rencontre qui l'aidera dans sa quête de son eldorado. Puis il y a le commandant Salvatore Piracci, Sicilien vivant à Catane, il travaille à la surveillance des frontières maritimes. Lui, décide de partir et de quitter sa vie suite à la rencontre d'une femme clandestine qu'il avait sauvée quelques années auparavant, passagère du Vittoria, (bateau qui avait été abandonné en pleine mer par des passeurs) et qui maintenant voulait venger son fils, mort dans ce voyage. Tout au long du livre nous les suivons dans leur voyage aux multiples périples, tous deux déterminés à poursuivre leur voyage. Nous verrons à la fin du livre que les deux personnages se rencontreront par hasard dans la ville de Ghardaïa, une rencontre brève mais importante.

L'auteur a écrit son livre en alternant les histoires des différents personnages, un chapitre parle d'abord de Piracci puis le chapitre suivant de Soleiman. Je trouve son choix judicieux car il nous raconte deux histoires sur l'immigration clandestine mais de deux points de vue différents en même temps. Il utilise un vocabulaire poignant ¨il hurle mais progresse¨, ¨il tire comme s'il voulait me démembrer¨ ou encore ¨mon corps est assailli de douleur¨ je trouve que cela nous montre bien la douleur atroce que les personnages sont prêts à endurer pour arriver à leur but. Laurent Gaudé nous décrit les personnages et les paysages au fur et à mesure des péripéties, ce qui nous permet de visualiser les scènes.

Ce livre m'a beaucoup fait réfléchir sur l'immigration, et les conditions de vie des clandestins pendant leur voyage vers l'Europe et surtout sur les passeurs. J'ai aimé que l'auteur aborde ce thème en deux points de vue différents car cela nous montre que l'on soit clandestin ou à la surveillance des frontières maritimes des personnes souffrent de cette situation. Le personnage que j'ai préféré est Soleiman, car au début je pensais qu'il était fragile puis par la suite je me suis rendu compte qu'en fait il était très courageux et fort, ce qui fait de lui un personnage très attachant. En revanche celui que j'ai le moins aimé est la reine d'Al Zuwarah que le commandant avait rencontrée lors de son voyage car c'est une femme hautaine qui ne pense qu'à l'argent et au pouvoir. J'ai eu beaucoup d'émotions en lisant ce roman notamment quand Jamal annonce à Soleiman qu'il est malade ou encore quand la femme raconte comment elle a perdu son enfant à Piracci, cependant j'aurais aimé que l'on sache si elle a réussi à se venger, si elle est morte ou bien en prison.

J'ai beaucoup aimé aussi que les deux histoires se rejoignent à la fin du livre. Il y a du suspens ce qui fait que l'on se pose des questions. Ce livre est réaliste, on peut donc bien se mettre à la place des personnages. Il y a du suspens ce qui m’a permis de me poser des questions sur la suite du livre.

J'ai apprécié ce livre car les histoires sont très touchantes, émouvantes, et montrent la réalité des choses.

Manon, 1STL, mars 2016

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J'ai lu le livre Eldorado sorti en 2006, de Laurent Gaudé, un dramaturge et romancier français né le 6 juillet 1972 à Paris.

Ce roman tragique et réaliste raconte l'histoire de Soleiman un clandestin originaire du Soudan qui rêve de quitter son pays pour l'Europe avec son grand frère Jamal, qui lui ne pourra pas partir à cause de sa maladie. Le jeune homme fera une rencontre qui l'aidera dans sa quête de son eldorado. Puis il y a le commandant Salvatore Piracci, Sicilien vivant à Catane, il travaille à la surveillance des frontières maritimes. Lui, décide de partir et de quitter sa vie suite à la rencontre d'une femme clandestine qu'il avait sauvée quelques années auparavant, passagère du Vittoria, (bateau qui avait été abandonné en pleine mer par des passeurs) et qui maintenant voulait venger son fils, mort dans ce voyage. Tout au long du livre nous les suivons dans leur voyage aux multiples périples, tous deux déterminés à poursuivre leur voyage. Nous verrons à la fin du livre que les deux personnages se rencontreront par hasard dans la ville de Ghardaïa, une rencontre brève mais importante.

L'auteur a écrit son livre en alternant les histoires des différents personnages, un chapitre parle d'abord de Piracci puis le chapitre suivant de Soleiman. Je trouve son choix judicieux car il nous raconte deux histoires sur l'immigration clandestine mais de deux points de vue différents en même temps. Il utilise un vocabulaire poignant ¨il hurle mais progresse¨, ¨il tire comme s'il voulait me démembrer¨ ou encore ¨mon corps est assailli de douleur¨ je trouve que cela nous montre bien la douleur atroce que les personnages sont prêts à endurer pour arriver à leur but. Laurent Gaudé nous décrit les personnages et les paysages au fur et à mesure des péripéties, ce qui nous permet de visualiser les scènes.

Ce livre m'a beaucoup fait réfléchir sur l'immigration, et les conditions de vie des clandestins pendant leur voyage vers l'Europe et surtout sur les passeurs. J'ai aimé que l'auteur aborde ce thème en deux points de vue différents car cela nous montre que l'on soit clandestin ou à la surveillance des frontières maritimes des personnes souffrent de cette situation. Le personnage que j'ai préféré est Soleiman, car au début je pensais qu'il était fragile puis par la suite je me suis rendu compte qu'en fait il était très courageux et fort, ce qui fait de lui un personnage très attachant. En revanche celui que j'ai le moins aimé est la reine d'Al Zuwarah que le commandant avait rencontrée lors de son voyage car c'est une femme hautaine qui ne pense qu'à l'argent et au pouvoir. J'ai eu beaucoup d'émotions en lisant ce roman notamment quand Jamal annonce à Soleiman qu'il est malade ou encore quand la femme raconte comment elle a perdu son enfant à Piracci, cependant j'aurais aimé que l'on sache si elle a réussi à se venger, si elle est morte ou bien en prison.

J'ai beaucoup aimé aussi que les deux histoires se rejoignent à la fin du livre. Il y a du suspens ce qui fait que l'on se pose des questions. Ce livre est réaliste, on peut donc bien se mettre à la place des personnages. Il y a du suspens ce qui m’a permis de me poser des questions sur la suite du livre.

J'ai apprécié ce livre car les histoires sont très touchantes, émouvantes, et montrent la réalité des choses.

Maud, 1STL, mars 2016

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Laurent Gaudé, est né le 6 juillet 1972, à Paris, c’est un grand écrivain français ayant obtenu plusieurs grand prix littéraires. Sa femme est d’origine italienne. Il a écrit Eldorado après l'obtention du prix Goncourt en 2004 pour Le Soleil des Scorta. Il met de nouveau en scène le sud de l'Italie, cette fois-ci à travers le phénomène d'immigration clandestine en provenance d'Afrique du Nord vers l'île italienne de Lampedusa qui a pris de l'ampleur à partir de 2004-2005.

L’histoire de ce roman tourne autour du travail du commandant Salvatore Piracci, il passe sa vie à naviguer pour intercepter les immigrants qui arrivent par bateau en Sicile. A travers lui, nous découvrons différents récits qui retracent les voyages de plusieurs clandestins. Salvatore, qui est le narrateur prend le temps d’écouter les ressentis, les interrogations et les incertitudes de chacun des personnages.

Mais c'est aussi un roman plein d'espoir. Sur des personnages qui n'abandonnent jamais. On voit rapidement que le commandant italien est envieux de ces clandestins, car l'espoir les fait vivre, ils ont une raison de vivre, un objectif que beaucoup, en Europe, ont oublié.

L'écriture de ce roman est réaliste, j'ai pu voyager et découvrir des paysages touchants, ce qui m'a plu.

Je relève cependant un point négatif, j'ai eu l'impression que le commandant n'a plu la même importance à la fin du roman qu'au début et devient presque inutile. Ce qui est dommage étant donné que c'est grâce à sa profession que le récit se fait. Je recommande tout de même ce roman car il est très réaliste et apporte une réflexion sur les valeurs humaines.

Malo, 1STL, mars 2016

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Sujet :      

 

À Catane en Sicile, Salvator Piracci était un commandant de la marine italienne dont le travail consiste à intercepter des immigrants provenant des pays du Sud, essayant d’atteindre en Europe un pays dont ils attendent beaucoup. 

 

En 2004, le commandant lors d’une mission intercepta un bateau le « Vittoria ». Il avait été abandonné en pleine mer par des passeurs. Cette mission changera sa vie. En effet durant le sauvetage il avait rencontré une femme terrorisée comme tous les autres, dans la cale du bateau, mais celle-ci avait quelque chose de différent dans le regard, quelque chose qu’il ne vit pas dans celui des autres. Deux ans plus tard alors qu’il se promènait sur le marché de Catane, cette femme le reconnut et le suivit. Arrivée devant son domicile, elle se présenta et celui-ci la fit rentrer. Elle lui expliqua alors que depuis son sauvetage, deux ans auparavant, elle n’avait qu’un seul objectif, celui de se venger de l’homme qui était à la tête de ce réseau de passeurs  et qui était responsable de la mort de son bébé, décédé durant la traversée.

Suite à  sa venue, la vie du comandant changea.  Il prit la décision d’abandonner sa vie d’officier italien, son identité… et de faire le chemin inverse de celui qu’effectuent les immigrés pour se rendre en Europe. Parallèlement Soleiman un jeune homme de 25 ans décidait de quitter le Soudan avec son frère Jamal. Il réussit à passer la première frontière sans souci, c’est alors que son frère lui annonça qu’il ne pouvait continuer le voyage avec lui car il était atteint d’un cancer. Jamal lui donna alors un collier de perles vertes et l’accrocha au cou de son frère afin qu’il ne perde espoir durant ce long périple qu’il allait effectuer. Soleiman rencontra un homme durant son voyage Boubakar avec qui il poursuivit son périple jusqu’au bout.

Ces deux récits sont menés en parallèle et sens inverse tout au long du roman et se rejoignent un court instant seulement, ils nous permettent à nous lecteurs de nous imaginer précisément la vie d’un immigré confronté à ses incertitudes, ses moments de faiblesse et de douleur …

Verbe : l’écriture, le style

            Deux personnages suivant les itinéraires parallèles mais inverses dans ce roman, un chapitre correspond à un personnage un autre à l’autre et ainsi de suite ce qui structure le roman. Dans le dernier chapitre l’auteur fait se rencontrer le commandant et la femme qui veut se venger. Dans chaque chapitre l’auteur fait des sous chapitres. Il structure beaucoup ces chapitres par de nombreux paragraphes, c’est très aéré  et tout cela  rythme le récit ne laissant jamais au lecteur le temps de s’ennuyer. L’auteur utilise la narration tantôt extra, tantôt intradiégétique et varie les points de vue pour faire vivre ses personnages voire de permettre l’identification du lecteur aux personnages. Le vocabulaire est simple.

Un extrait

      « Salvator Piracci regardait la silhouette étrange de ces croix de guingois et se demanda si l’hospitalité des gens de Lampedusa s’était usée comme son propre regard. Si lui aussi,  trop croiser la misère, n’avait pas fini par assécher son humanité. C’est alors qu’une voix le fit sortir de ses pensées.

-C’est le cimetière de l’Eldorado, entendit-il.

Un homme se tenait à quelque pas derrière lui. Il ne l’avait pas entendu s’approcher. Salvator Piracci le contempla avec surprise.

-C’est ainsi que je l’appelle, reprit l’inconnu. Le commandant ne répondit pas. Il observa l’intrus avec mauvaise humeur. C’était un homme maigre au dos voûté. Il avait quelque chose d’étrange dans sa façon de se tenir. On aurait dit un simplet ou une sorte de reclus vivant loin de la société des hommes. Mais sa voix contrastait avec son physique. Il parlait bien. Avec vivacité. Salvatore Piracci se demanda de qui il pouvait bien s’agir. Le gardien du cimetière ? Un homme venu se recueillir sur la tombe d’un proche ?  Piracci n’avait pas envie de nourrir la moindre discussion. Il espérait que son regard le ferait sentir mais l’homme continua.

-L’herbe sera grasse, dit-il, et les arbres chargés de fruits. De l’or coulera au fond des ruisseaux, et des carrières de diamants à ciel ouvert réverbéreront les rayons du soleil. Les forets frémiront de gibier et les lacs seront poissonneux. Tout sera doux là-bas. Et la vie passera comme une caresse. L’Eldorado, commandant. Ils l’avaient au fond des yeux. Ils l’ont voulu jusqu’à ce que leur embarcation se retourne. En cela, ils ont été plus riches que vous et moi.  Nous avons le fond de l’œil sec, nous autres. Et nos vies sont lentes. »

 Extrait de la page 120-121

 

Cet extrait, se trouve dans le chapitre V appelé « le cimetière de Lampedusa ». Dans ce chapitre Salvatore ne croit plus en ce qu’il fait. Il n’a plus goût au métier qu’il exerce depuis plus de vingt ans. Un peu plus tôt, lorsqu’un immigré lui avait demandé si il pouvait le cacher afin qu’il ne soit pas emmené par la police et ramené dans son pays, le commandant avait refusé. Mais petit à petit le port approchait et le remord était apparu. Piracci s’était pris à réfléchir à une éventuelle cachette, de plus en plus il doutait et se sentait perdu quant à cette décision. Finalement il n’avait pris aucune décision et avait laissé le clandestin aux mains des policiers mais le remord le rongeait. Sur le port de Catane, il avait aperçu le capitaine qui avait abandonné en mer les clandestins que Piracci venait de sauver. Pris par la colère et le remord il frappa celui-ci.

Par la suite il se rendit au cimetière de Lampeduza et rencontra ce vieil homme.

Cet extrait est vraiment représentatif de ce roman, car c’est le moment clé qui nous fait comprendre ce que cherchent ces personnes qui quittent leur pays pour l’Europe. On comprend donc le choix de l’auteur quant au titre choisi pour ce roman. Il est très significatif et ce n’est pas une jeune personne qui explique qu’est ce que l ‘eldorado mais au contraire une personne d’un certain âge qui connait la vie et ses nombreux obstacles ce qui a un une portée symbolique.

Complément :

J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman, il est à la fois touchant et intriguant. Quand on commence à le lire on ne souhaite pas s’arrêter, on est vraiment envahi par l’histoire et les personnages. Je trouve très intéressant que l’auteur ait choisi de mettre deux personnages dans son roman mais que tous les deux soient indépendants l’un de l’autre. Dans chaque chapitre on voit l’évolution de Salvatore Piracci puis dans l’autre celle de Soleiman et ainsi de suite. Je trouve que cette idée est vraiment bien car cela permet au lecteur de savoir comment sera composé le roman au fur et à mesure et cela met le lecteur en attente. C’est un point positif et intelligent que l’auteur a eu de rassembler ses deux personnages dans le dernier chapitre. Je trouve que ce dernier chapitre donne une vision que je n’ai pas eue dans les précédents chapitres, ce qui je pense n’ennuie pas le lecteur. Il est également intéressant de faire  le parallèle entre ce roman et l’actualité. Aujourd’hui de nombreuses personnes quittent leur pays en guerre pour rejoindre l’Europe. On peut grâce  à ce romans se mettre dans leur peau et savoir ce qu’ils ressentent, pensent...

Angélique, 1S2, mai 2017

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Eldorado est un roman de Laurent Gaudé publié en 2006 retraçant l’histoire de deux hommes que tout oppose. D’une part, il y a la vie d’un commandant de frégate dans la marine, Salvatore Piracci chargé de récupérer les embarcations et les hommes tentant la traversée de la mer Méditerranée, et d’autre part l’aventure menée par un immigré, Soleiman, ayant pour seul obstination de rejoindre l’Europe.

La vie du commandant est particulière : il est dans la marine depuis une vingtaine d’années et a été affecté depuis quelques années au poste de commandant de son navire, le Zeffiro. Sa vie consiste alors à protéger l’Europe des immigrés à la recherche des richesses tant vantées de cette terre bénite. À ce moment de sa vie, il considère son travail comme juste et bon, il garde en effet les portes de l’Europe. Sa rencontre avec une immigrée qu’il avait sauvée auparavant lors d’une de ses patrouilles en mer déclenche en lui un doute envers sa vocation car pour la première fois il se considère comme celui qui empêche des hommes d’atteindre leur Eldorado.

Le pouvoir qu’il se découvre de choisir le destin et la vie des hommes qu’il ‘’sauve’’ l’effraye et c’est pour cette raison qu’il quitte son poste de commandant pour vivre sa vraie vie, sans aucun bien, radicalement l’opposée du chemin qu’il avait pris en rentrant dans la marine. Dès lors, il traverse la mer Méditerrané et effectue le chemin inverse de celui pris par les immigrés, à la recherche d’un but et d’un sens à sa vie.

Arrivé en Afrique, il erre et fait la rencontre avec le chef des passeurs, une femme « répugnante qui respirait l’aisance et l’abandon »… Il se rend compte de la corruption ainsi que de la cruauté dont font preuve les êtres humains pour arriver à leurs fins, et cela ne lui inspire que le dégout. Il poursuit son chemin en bus et s’éloigne davantage dans les terres puis tente de mettre fin à ses jours en s’aspergeant d’essence… Finalement, il arrivera dans la ville de Ghardaïa et c’est ici qu’il croise la route du second héros dont nous suivons l’histoire dans le roman, Soleiman. À ce moment de l’histoire, Soleiman le prend pour un messager du dieu des émigrés selon une légende transmise par les hommes à la recherche de l’Eldorado : Massambalo, Hamassala ou El-Rastu selon les langues. C’est à ce moment que Salvatore Piracci comprend son but : il doit envoyer les hommes à la poursuite de leur Eldorado. « La fièvre de l’Eldorado, c’est cela qu’il pouvait transmettre ».

Un second point de vue nous est proposé dans ce roman avec le personnage de Soleiman évoqué précédemment. Il est la figure des immigrés arrêtés par Salvatore durant toutes ces années et est donc une figure essentielle du roman. Au départ de son voyage, il abandonne tout pour partir avec son frère puis se retrouve seul à cause de la maladie de ce dernier. Il est victime de la cruauté d’hommes qui n’hésitent pas à dépouiller ceux qui n’ont déjà rien et se fait abandonner après s’être fait voler et tabasser. La seule personne qui reste est un autre immigré du nom de Boubakar qui lui demande de l’accompagner en Europe. Ils partent donc, totalement dépouillés de leurs biens pour un long périple, c’est un voyage impossible vers l’Eldorado ; « Nous somment deux silhouettes improbables et nous partons à l’assaut du monde infini […] Le monde est trop grand pour mes pieds mais je poursuivrai ».

 Durant ce voyage, Soleiman se voit agir d’une manière qui le répugne mais il n’a guère le choix, notamment en tabassant un vieillard et en lui volant ce qu’il a, puis il est pris de remord en se rendant compte du caractère immonde de son acte. Ce passage est particulièrement horrible et émouvant car il montre bien l’avidité dont il fait preuve uniquement dans son intérêt sans penser aux autres. « Je lui ai tout pris, et il reviendra chez lui, brisé et honteux. Il pleurera devant sa femme comme un enfant »

Sa rencontre avec Salvatore, qu’il prend pour une ombre de Massambalo, lui redonne la conviction de continuer ce voyage. C’est lors d’un assaut contre le dernier rempart de l’Europe, une barrière de barbelés haute de plusieurs mètres, et avec plus de cinq cents autres immigrés, que Soleiman et Boubakar réussissent en s’entrainant et donc sans devenir des animaux, à attendre leur Eldorado… « Nous avons traversé  la sauvagerie et si j’avais couru comme une bête, si je n’avais plus regardé ceux qui m’entouraient, je me serais perdu. […] Soleiman serait devenu une bête laide qui piétine ses frères. »

Au final, nous avons assisté à la vie de deux personnages que tout oppose mais dont la rencontre était inévitable dans un roman : Salvatore, un homme vivant confortablement mais sans but dans la vie et à la recherche d’un objectif, en opposition a Soleiman qui ne possède rien mais qui recherche le chemin de son Eldorado plus que tout. Au final, c’est bel et bien Salvatore qui a permis à Soleiman d’achever son aventure lors de leur rencontre.

Ce roman était très plaisant et facile à lire et m’aura permis de découvrir et de comprendre la vie et l’histoire des immigrés qui parviennent en Europe à la suite de périples très éprouvants… Ce roman est toujours d’actualité et nous pourrions même comparer le portrait fait page 22 d’un homme échoué sur les plages de Lampedusa à ce célèbre cliché d’un enfant mort sur les plages turques en septembre 2015. Cela montre bien que le triste destin des immigrés n’a pas changé depuis la parution de ce livre et que malgré le nombre sans cesse en augmentation de réfugiés, les mesures prises par le continent Européen sont minimes et sans réels effets.

Auguste, 1S2

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/aylan-la-photo-choc-du-drame-des-migrants_1712181.html

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De quoi est-il question ?

Situation initiale : le commandant Salvador Pirraci se promène dans les rues et sent une présence humaine derrière lui.

Élément perturbateur : Le commandant fait une surprenante rencontre.

Péripéties : Le commandant Piracci, gardien de la citadelle Europe, navigant depuis vingt ans aux larges des côtes italiennes, au fur et à mesure de l’histoire, perdra le goût de sa mission, cela donnera un sens nouveau à son existence. Maintenant il souhaite aider les migrants.

Situation finale : Le commandant meurt, seul.

Plus en détail :

Le travail du commandant Salvatore Piracci consiste à intercepter les immigrants qui arrivent par bateau en Sicile. Ils sont clandestins et attendent tout de leur nouvelle vie. Un jour, une femme arrivée deux années plus tôt sur l'île le retrouve. Elle lui raconte dans quelles conditions elle a voyagé et comment elle a perdu son bébé qui était avec elle sur le bateau. Plus tard, un homme qui se trouvait dans un bateau de clandestins qu'il vient d’intercepter lui demande son aide. Le commandant refuse.

Au fil du récit, Salvatore, qui a passé sa vie à naviguer pour arrêter les clandestins se demande si ce qu'il fait a un sens... Peu à peu l'humanité et la compassion le gagnent et il décide de commencer une nouvelle vie en passant, lui-aussi, une frontière.

Style d'écriture :

Ce roman présente une écriture courante et avec un langage de nos jours abordant les thèmes de l’exil, des passeurs...  Le récit est entraînant, on se plonge vite dedans, il est passionnant du fait du retournement de situation du commandant Pirraci.

« Là-bas, des sacs de couchage brûlaient et les chiens mor­daient les hommes aux mollets. Là-bas, ils faisaient monter dans des camions ceux qu’ils avaient matraqués. Entassés comme du bétail. Sans se soucier de qui saignait, de qui avait un enfant ou ne pouvait plus marcher.

La dernière fois, ils sont venus avec des chiens et de l’essence.

Dieu sait ce qu’ils vont amener cette fois-ci.

Je dois remonter au plus vite. Prévenir tout le monde. » p187

Cet extrait montre bien le langage peu soutenu, c'est un style d'écrire très compréhensible avec une lecture fluide, rapide et facile à comprendre. Cela montre bien dans ce passage la vie de clandestins, d'immigrés. Cet extrait est représentatif des conditions de vie  dans lesquelles les immigrés sont pendant une traversée.

Complément :

J'ai choisi de lire Eldorado puisque l'immigration est au cœur de la vie de nous français, en effet les élections présidentielles sont le parfait exemple entre deux programmes sur l’afflux de population. En effet, on constate des divergences à ce sujet.

Benjamin, 1S2

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 11:48

 

Quintin, le 2 février 2016

 

Objet: Compte rendu de lecture «En toutes lettres»

 

Madame,

J'ai lu votre roman épistolaire « En toutes lettres » publié par Alice Jeunesse. Les passages qui m’ont le plus marqué sont quand le père fuit de la maison et qu’il ne donne plus de nouvelles à sa famille, rendant sa fille et sa mère très tristes de son départ. Cette situation familiale n’est pas à envier et me perturbe. Egalement lorsqu'un petit garçon envoie une lettre d’amour à une fille, sa lettre est touchante car il utilise des mots recherchés en amour.

L'intrigue m’a dérouté car au milieu du livre je me suis perdu sur une lettre très spéciale car je ne voyais pas le rapport avec les autres lettres. J'ai adoré la fin du livre car le père revient à la maison.

Je trouve que les personnages ont un comportement familier et un caractère exigeant. J'ai pu m'identifier avec les personnages car ils sont du même caractère que moi.

Je n'aime pas le style de ce livre car il est un peu triste. Il est cependant agréable à lire car il a une grosse écriture et aussi parce qu'il ne comporte que 67 pages. Le vocabulaire est accessible, il y a même des mots familiers.

Veuillez croire, Madame, à mes sentiments cordiaux et respectueux.

Raphael

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 11:47
Cosem Michel, Liberté pour Hannah

Nom De L'auteur : Michel Cosem

Titre du Livre : Liberté pour Hannah

L’éditeur : Gulf Stream

La Collection : L'histoire comme un roman

L'Illustratrice de couverture : Sylvie Serprix

Le Genre de ce roman : roman d’aventure et historique

Ce livre raconte liste d'Hannah. Un jour, elle passa devant une boulangerie et en vitrine, elle vit un beau gâteau aux fruits confits. Gourmande comme elle était, elle entra dans la boulangerie et vola le gâteau ! La boulangère se mit donc à sa poursuite mais Hannah connaissait chaque recoin de cette rue. Elle emprunta une petite ruelle puis quelques mètres après elle tomba et quelque chose la maintint au sol ! Hannah n’eut pas le temps de se relever, la boulangère l'avait attrapée et avait appelé la police. Un policier était venu chercher Hannah pour l'emmener à la gendarmerie puis à la maison de correction pour jeunes filles de Belle-île. Elle dut prendre le bateau pour s'y rendre.

Lorsque Hannah arriva à la maison correctionnelle, elle se mit aux tâches demandées, c'est à dire, aller jusqu'à la ferme chercher le lait et le ramener à la laiterie. Elle trouva une chienne et lui demanda comment est ce qu'elle était venu jusque là.

Un matin en allant à une corvée, Hannah fit semblant d'avoir le lacet défait pour le refaire, elle laissa partir son groupe et s'en alla par le trou où la chienne passait.

Pour finir, Hannah s'est enfuie de la maison correctionnelle et a regagné le large, pris une barque pour revenir sur son île et revivre sa vie d'avant la maison correctionnelle.

Hannah une petite fille banale, comme toutes les autres petite filles de son âgé, elle est le personnage principal de ce livre. Elle est gentille même si elle pourrait faire peur dans certain moment. Elle a un caractère fort sympathique, même si il y a des moments où elle pourrait en effrayer plus d'un. Elle est aussi très rusée car, pour s'enfuir, elle passa par le trou où la chienne à qui elle avait parler auparavant était rentrée dans la maison correctionnelle.

Extrait choisi : « Son crime, elle le savait, ne lui serait pas pardonné.

Elle avait volé. Non, elle n'avait pas eu faim ce jour-là.

Simplement une envie. Celle d'un beau gâteau fourré aux fruits confits. Elle avait vu sa main s'avancer vers lui, comme si elle ne lui appartenait plus, et ses doigts avaient saisi la boite en carton, puis elle s'était enfuie. La pâtissière criait déjà, car elle avait surveillé l'approche d'Hannah, qu'elle soupçonnait depuis longtemps. La jeune fille avait couru.

La rue était très longue. Elle en connaissait chaque porte, chaque fenêtre. Elle craignait justement que l'une de ces portes ne s'ouvre brusquement et qu'elle ne soit alors reconnue. On la battrait, on se moquerait d'elle. Pourtant, pour rien au monde elle n'aurait lâché son gâteau. Il était pour elle. Elle serrait la boite contre sa poitrine et respirait la délicieuse odeur de la pâte fraîche. Les cris de la pâtissière s'éloignaient, mais d'autres voix se mêlaient à la sienne. Hannah prit une petite ruelle.

À cet instant, un monsieur surgit d'une porte. En entendant les cris, il se retourna d'un geste vif et fit tomber Hannah.

Je trouve que l'illustration de la couverture est très représentative de l'histoire car, elle porte une crinoline que l’on portait jusqu’au XIXe siècle sous les robes et elle ouvre les bras verticalement. Pour moi, cette crinoline forme une « Cage » qui représente la maison de correction et ses bras ouverts évoquent la liberté liée à sa fugue.

J'ai beaucoup apprécié ce livre car, cela pourrait arriver dans les pays du monde. Il n'est pas tellement long à lire, ni à comprendre. L'histoire m'a plu mais, elle était quelquefois un peu lassante, mais sinon dans l’ensemble, c'est un très bon livre.

Louis, 4D, décembre 2015

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 16:26
Causse, Manu, Le pire concert de Rock

Le pire concert de l'histoire du rock

Édition : Les incorruptibles avec l’aimable autorisation des éditions Thierry Magnier

Auteur : MANU CAUSSE

Type : Roman

Collection animée par Soazig Le Bail

Illustration de couverture : Benjamin Courtault

Résumé : C'est l'histoire d'un jeune garçon de 3ème nommé Jean-Sébastien. Ce jeune est un génie du piano qui se décrit comme '' l'homme invisible '' car à son collège il ne veut pas se faire remarquer ni se faire connaître. Il est passionné de musique classique et joue du piano depuis qu'il est tout petit mais il a la phobie des volatiles. Un jour, ses parents décident de déménager de la capitale, Paris, vers une petite ville située entre Limoges et Guéret pour cause de nouveaux travaux. Jean-Sébastien pensait redevenir ''l'homme invisible'' dans son nouveau collège mais tout ne s'est pas passé comme prévu. En cours de musique, la professeure lui a demandé d'aller jouer du piano devant tous les élèves et il a dû montrer ses talents de musicien devant tous les élèves de sa classe. Par la suite, des ''brutes'', s’appelant Clément, Adrien et Estéban, lui ont demandé s'il voulait jouer dans leur groupe de rock et il a accepté avec regrets. Puis il a commencé à connaître le rock et au fil du temps ça lui a plu. Au final, tout son groupe a fini par faire un concert de rock devant tout le monde et cela a tourné à la catastrophe car après un bout de temps plus personne ne dansait. Alors deux personnes du groupe sont parties de la scène, il n'y avait plus que Jean-Sébastien et Clément, un membre du groupe. Les plombs ont sauté et tout s'est éteint dans la pièce alors que pendant ce temps tous les spectateurs paniquaient et criaient. Par la suite tout s’est rallumé et ils ont fait leur prestation avec succès. Plus tard, Jean-Sébastien ne faisait plus partie du groupe mais enseignait quelques petites choses au chanteur du groupe, qui a fini par jouer de la basse.

Puis Clara, la belle-sœur de Clément a invité Jean-Sébastien à venir à un concert de rock... au final, ça ne sera pas son dernier concert...

Personnage du roman : Le personnage du roman est un jeune garçon s’appelant Jean-Sébastien en classe de 3ème habitant à Paris. C'est un passionné et génie du piano. Il vit chez ses parents, eux même passionnés de musique. Il joue avec ses parents tous les soirs. C'est un jeune garçon qui n'aime pas trop parler aux gens, il veut se jouer comme « l'homme invisible». Il est tout au fond de sa classe pour que l'on ne le remarque pas et reste sur les côtés pendant la récréation. Ses professeurs ne connaissent même pas son prénom. Il est assez timide et n'est pas du tout insolent vu que personne ne le remarque. Il passe ses soirées à jouer au piano comme c'est ce qu'il aime le plus. Il n'a qu'un seul ami, c'est un jeune garçon du même âge que lui qui est passionné de piano lui aussi et ils ne parlent entre eux que de musique.

Avis sur l'illustration de la couverture : Je trouve que l'illustration de la couverture est très bien faite. Elle est très représentative du livre. Elle montre tous les instruments que l'on trouve dans le livre comme la guitare, le synthé qui servira pour Jean-Sébastien, l'enceinte, les baguettes pour la batterie et le micro. Elle représente exactement le rock et tout est bien dessiné. L'écriture sur la couverture aussi est très bien choisie. Il y a même tout en bas le poulet que redoute tant Jean-Sébastien ! Mais c'est un détail à voir.

Extrait du roman page 77-78 :

« - Bon, on y va ? a demandé Clément.

J'ai gravi les trois marches de l'estrade comme on monte à l'échafaud. J'aime cette musique, le rock. J'aime ce que nous faisons. Clément est parfaitement en rythme ; la guitare d'Adrien sonne juste, sa voix est claire, mélodieuse ; et mes mains se promènent librement sur le clavier, martelant la basse tout en créant de nouveaux arrangements. J'improvise, et Clément me fait un clin d’œil : ça marche ! Je me sens aussi bien que dans toutes les auditions que j'avais passées auparavant. Mieux même. Je tape du pied en rythme, mes hanches bougent d'elles-mêmes...mais nom d'un chien, je danse ! Dans le public, les gens font de même. Ils rient, sifflent avec entrain et tapent dans leurs mains. Dans la lumière du projecteur, j'aperçois mon père qui lève un pouce enthousiaste.

Plus loin, Alain et la mère de Clara, enlacés. Et Clara elle-même, qui me regarde et sourit...

Oublié la migraine, les mains qui tremblent, le ventre noué. Je ne me suis jamais senti aussi bien de ma vie. C'est mon plus beau concert. J'adore le rock.

Un et deux et trois et...

C'est à cet instant précis que mes jambes se dérobent sous moi et je bascule en avant sur mon synthé.»

J'ai choisi cet extrait car je trouvais qu'il représentait beaucoup le livre surtout le moment où

Jean-Sébastien fait enfin son concert avec les autres membres de son groupe et il résume bien le livre.

Mon avis personnel : Je trouve que le livre est très bien. Il se lit très facilement et l'histoire est entraînante, on a envie de savoir la suite. On est vraiment dans la vie de ce jeune garçon, qui raconte exactement comment se passe sa vie en ce moment, ses problèmes, etc. La taille de l'écriture dans le texte est pile bien. Le seul défaut, c'est qu'il se lit trop vite !

Léa M, 4A, décembre 2015

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