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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 19:15

Beaucoup d'encre a déjà coulé à propos de ce roman sélectionné et élu au Goncourt des Lycéens qui une fois encore distingue un magnifique roman.

 

Comment rendre compte d'une expérience telle que celle que raconte ici l'auteur, celle du conflit sanguinaire entre Tutsis et Hutus, surtout lorsqu'on s'y est trouvé mêlé de si près ? C'est la question que soulève ce roman.

 

Le héros, lui, avait fait des choix pour se protéger : se retirer du monde, rester dans l'impasse où il vit avec son père, un Français, sa mère, une Rwandaise, sa soeur Ana et quelques employés et où il côtoie quelques camarades. Et lorsque même cette impasse devient dangereuse à son tour, se retirer chez soi, dans l'univers des romans prêtés par la voisine grecque. Plus globalement, Gaby voudrait se réfugier dans l'enfance, celle de l'innocence, du vol des "mangues charnues" du jardin de Madame Economopoulos, des "bouts d'zizis" des jumeaux "partis  au paradis", du vélo volé et retrouvé, des rêves d'amour avec Laure, la correspondante...  Plus tard, retiré en France, il évoque la France telle "un pays comme une impasse, où les bruits de la guerre et la fureur du monde nous parviennent de loin."

 

Mais se tenir à l'écart du monde, se réfugier dans l'enfance ou dans une impasse se révèle impossible : la famille maternelle de Gaby  est victime du génocyde, cette de son voisin aussi, le père de Gaby lui-même est assasiné. Gaby ne pourra plus résister aux pressions, lui aussi participera à la sauvagerie avant de partir. Et plus tard, lorsqu'il revient au pays désormais en paix, c'est sa mère, l'esprit et le corps dévastés par la guerre qu'il retrouve au hasard comme si l'horreur devait lui revenir sous les yeux sans échappatoire possible. 

 

Pourtant que ce pays de l'enfance était beau ! "Dans le jardin de Jacques, l'herbe était impeccablement tondue par un vieux jardiner qui agitait son coupe-coupe dans un grand mouvement de balancier, comme un swing de golf. Devant nous des colibris vert métallisé s'affairaient à butiner le nectar des hibiscus rouges, offrant un remarquable ballet. Un couple de grues couronnées déambulait à l'ombre des citronniers et des goyaviers. Le jardin de Jacques grouillait de vie, éclatait de couleurs, diffusait un doux parfum de citonnelle. Avec son mélange de boiseries rares issues de la forêt de Nyungwe et de roche noire et poreuse provenant du volcan Nyiragongo, sa maison ressemblait à un chalet suisse."(p.23)

 

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Publié par JBicrel - dans F
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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 16:22

Par ce roman publié en 1997, l'auteure nous fait découvrir la vie d'une famille de gitans relégués sur un terrain vague, en dehors du monde civilisé. Grace à son héroïne, Esther, une "gadjé" dont on ne sait presque rien (elle aurait un mari, et les gitanes se disent qu'il doit être très beau pour qu'elle ne le montre jamais et des fils que l'on ne voit pas davantage), on pénètre avec délicatesse dans le quotidien des gitans : leur fierté, leur mise à l'écart, leur promiscuité, leur pauvreté mais leur générosité lorsqu'ils invitent des plus pauvres à partager leur noël, leurs valeurs, le rôle des femmes, celui des maris, l'importance des enfants, le respect de l'aïeule ... Lorsque naît le petit garçon de Lulu, le père n'est pas admis à l'hôpital et son épouse l'est tout juste pour accoucher ; l'enfant n'est même pas déclaré à l'état civil, Lorsqu' Esther, qu' Angélique, la matrone du camp, finira par appeler "ma fille" parvient enfin à convaincre la directrice de l'école d'y inscrire la petite Anita, une porte semble enfin s'ouvrir mais peu après, les gitans sont chassés du terrain vague où ils séjournaient, Ester les voit moins régulièrement. Or, sa venue régulière au camp était pour les enfants puis pour tous un moment précieux car chaque semaine, elle lisait aux enfants de nouveaux livres et les écoutait réagir. A travers elle, le lecteur aussi découvre la sensibilité et l'intelligence de ces enfants avides de découvrir le monde et de rêver comme tous les enfants :

"Chaque mercredi (vers onze heures) Ester les installait l'un après l'autre dans la voiture. Elle laissait tourner le moteur et mettait le chauffage au plus fort. Tu vas bouziller ta batterie, disait Sandro. Tu crois ? s'inquiétait Esther. Il hochait la tête. Je coupe ? demandait-elle. Non ! hurlaient les enfants.Ils riaient. C'était toujours le même plaisir. La petite soufflerie ronflait. Esther prenait son livre. Ils ne bougeaient plus et hormis quelques reniflements, le silence était total. Elle ignorait qui, de la chaleur ou de l'histoire, les apaisait d'un seul coup, sans qu'ils ne demandent rien? Ils ne sont pas difficiles, se disait elle. Jamais ils ne réclamaient, jamais ils n'avaient soif ou faim comme d’autres enfants qui ont sans arrêt besoin de quelque chose . Elle lisait dans le calme. On entendait juste le ronflement d'air chaud. Les enfants avaient posé leurs mains sur leurs cuisses. "Un âne comme Cadichon est un âne à part. - Bah! tous les ânes se ressemblent et ont beau faire, ils ne sont jamais que des ânes. ". Ils entraient petit à petit dans la chose du papier, ce miracle, cet entre deux-deux. "Il y a âne et âne. " Certaines tournures leur semblaient drôle. Ils riaient sans retenue. Esther ne s'arrêtait plus de lire pendant près d'une heure, et quand elle finissait, ils s'étiraient, revenant de l'autre monde, plus enveloppant, plus rond, plus chaud que celui dans lequel ils retournaient à peine sortis de la voiture et qui les mordait au visage comme un chien fou."p 110, 111, Babel, Acte Sud

En somme, un très beau roman, plein de délicatesse.

J Bicrel

 

Grâce et dénuement est une œuvre d’Alice FERNEY éditée chez   Actes Sud et parue en 1997. Alice FERNEY alias Cécile Brossollet est née le 21 novembre 1961, elle vit à Paris et enseigne à Orléans, elle a déjà publié chez Actes Sud Le Ventre de la fée (1993) et L’Elégance des veuves (1995).

Sujet :

                C’est l’histoire d’une bibliothécaire du nom d’Esther, une « mangeuse de livre » qui un jour a commencé à faire la lecture aux enfants dans un camp de gitans. Au début, les parents étaient réticents mais ils la laissaient faire pour le plus grand bonheur des enfants. Suite à cela, les principaux membres du camp se sont mis à l’apprécier et à la considérer de la famille. Tout les mercredis matin elle allait faire la lecture, une des filles allait même à l’école grâce à elle. Mais des événements ont tout fait basculer, la mort d’un des enfants, l’exclusion d’un autre et la mort d’Angeline, la grand-mère du camp. Suite à cela, Les gitans ont déménagé plus loin c’est pourquoi Esther ne va plus aussi souvent leur faire la lecture.

Verbe :

Alice Ferney manifeste notamment une prédilection pour le style indirect libre et elle aime croiser les consciences de ses personnages. Elle emploi e aussi le discours direct.

Voici l’extrait que j’ai choisi, il est situé aux pages 25,26 :

« Le petit éléphant volant », ce fut son prénom. Le dernier-né de Misia s’appela Djumbo. Parce que sa mère n’avait pas d’idée et que son père lui trouvait de grandes oreilles. Djumbo naquit le premier sur ce nouveau territoire, mais pas plus que les autres n’y reçut sa place.

 Le voyage en camion, le travail pour s’installer et l’anxiété naturelle de la mère dans ce grand remuement s’étaient confondus avec le terme. Le lendemain de leur arrivée au potager, dans une aube fraiche et mouillée de banlieue, Misia et Lulu partirent pour l’hopital. Ils se perdirent dans le dessin inconnu des rues toutes semblables qu’ils découvraient ce matin-là. Et il devrait y avoir un dieu des mères et des enfants, puisqu’ils finirent par s’y retrouver dans le plan qu’ils consultaient.

                Tout d’abord, on les renvoya. La grossesse s’était passée ailleurs, la future mère n’était pas inscrite à la maternité. Mais l’homme qui ne portait pas son enfant souffrait plus que la mère qui le mettait au monde. Il  laissa se crever la boule d’amour et d’impuissance qui s’était faite en lui. De Misia blanche et ronde, et même plus que blanche, si blême et silencieuse, personne ne se préoccupait : Lulu devint fou. Il hurla de toute sa juste colère, le bruit qu’il fit réussit à convaincre. Un interne se mit à crier lui aussi, après ce cirque et cette honte, pour qu’enfin vienne une sage-femme. La conscience médicale acheva de faire ce qui était dû : on voyait les cheveux de l’enfant. »

Jai choisi cet extrait car pour moi il est représentatif du livre et également de la vie des gitans. Jai été scandalisée par ce passage en voyant à quel point ils étaient exclus. Une femme était sur le point d’accoucher et les services médicaux ne réagissaient pas. Je trouve cela extrêmement grave.

Complément :

Pour ma part, j’ai vraiment dévoré ce livre, du début jusque la fin. Il était à la fois émouvant et instructif.  Malgré les mésaventures, leur clan a toujours été soudé et Esther qui ramenait toujours un peu de bonheur dans ses lectures.

Ce livre met beaucoup en valeur le respect des uns envers les autres, quelle que soit l'origine. Mais il fait également énormément ressortir  les relations entre la femme et son mari. La mort est elle aussi très présente.

Clémence, 1S2

Sujet :

Des Gitans viennent occuper l’ancien potager, qui restait totalement inconstructible, d’une institutrice retraitée, celle-ci ne voulant, en effet pas le vendre à la commune. Ces gens du voyage forment une famille, effectivement la mère, Angéline, vit avec ses cinq fils, ses quatre belles-filles et ses nombreux petits-enfants. Cette famille est en marge de la société et plongée dans une grande misère. Cependant elle ne recherche pas de soutien auprès du reste de la population, d’autant plus que celle-ci  ne l’accueille pas avec joie. On observe donc deux mondes opposés qui se côtoient. Mais un jour, une bibliothécaire nommé Esther DUVAUX, va venir discuter avec Angéline, le pilier de cette tribu. Pendant un an, elle rendra visite à celle-ci, jusqu’au jour où elle propose à Angéline de venir, chaque semaine, lire des histoires aux enfants illettrés. Mais c’est tout d’abord avec un peu de nonchalance qu’Esther DUVAUX est accueillie, effectivement la vieille n’aime pas montrer qu’elle manque de quelque chose même si elle sait que des livres, jamais elle n’en a possédé. Angéline finit par accepter le projet de la bibliothécaire, les enfants s’attachent alors de plus en plus à cette femme, jusqu’à ne plus pouvoir s’en passer. Les femmes commencent à venir écouter ses histoires et même Angelo (le seul des fils d’Angéline qui n’a pas de femme). Celui-ci devient même amoureux (en secret) de cette bibliothécaire. Elle fait ainsi rêver les petits et les grands.

Verbe :

Alice FERNEY nous raconte cette histoire à travers une écriture au style plutôt courant et sobre, où elle exprime de nombreux sentiments tels que la fierté, l’amour, la haine, la tristesse… Elle emploie une majorité de phrases assez longues mais souvent ponctuées par des virgules. Ses paragraphes aussi sont très longs et sondent patiemment les secrets des gitans et les replis de l’âme. Elle nous décrit en effet la misère que vivent ces Gitans et nous fait part du portrait de ceux-ci. Cela permet ainsi aux lecteurs de rentrer dans l’intrigue et surtout de mieux pénétrer l’univers secret des gitans..

Extrait :

«Un peu plus loin, du côté des caravanes, les femmes étaient aussi entre elles-groupées autour du feu comme autour de leurs secrets, qui n’étaient pas tant ce qu’elles savaient ou fabriquaient et qu’elles auraient voulu taire, mais ce qu’elles ressentaient et qu’elles ne pouvaient pas dire. Parce qu’on a beau vouloir croire le contraire, un homme, un mari, ça ne comprend pas tout. Ça comprend rien ! disait Angéline qui pensait à ses nuits de désirs muets que l’époux n’avait pas soupçonné, lui qui avait pu dormir à coté d’elle sans la toucher. Oh mais oui ! Il avait refusé cette nature flamboyante qui avait fait cinq fils sans se coucher. Elle le répétait : Les hommes et les femmes, c’est rien de commun, et ça tient toujours à cause des femmes. Parce qu’elles en finissent assez vite de s’aveugler et de vouloir. Elles voient, après la chair, l’amour et les caresses qu’ils s’arrêtent jamais de prendre, et qu’il y a rien d’autre à faire que donner. Et ce qu’elle-même avait donné, non décidément elle ne l’avait plus, pensait Angéline, son ventre, sa douceur de nid, son élan pour diriger la vie sur un bon chemin et la gaieté d’avoir à le faire. Toute cette grâce pour vivre s’était diluée dans une grande fatigue. L’épuisement était entré en elle imperceptiblement, un jour derrière l’autre à se dire qu’elle se sentirait mieux le lendemain, un mois glacé après un autre, une année mauvaise suivant une qui n’avait pas été facile (on passe son temps à attendre au lieu d’être). L’épuisement avait d’abord emporté la fraicheur de son visage - sans que personne n’y vit rien car elle continuait de sourire elle était encore jolie. Puis la force incroyable de son corps, la vitalité inaltérable qui le portait vers une tâche, cela s’était perdu ensuite. Son visage alors était devenu ridé et gris (lui qui avait était rond et fruité) et ses yeux étaient entrés dans deux petites cavernes bleues dont elle ne sortirait plus jamais, et elle avait grossi à force de moins se remuer. Pour finir il n’était rien resté de ce qui avait fait la femme et la mère. Quand l’immense appétit (de plaisir et d’enfants, de vin, de fêtes, de bon sommeil et de vie) s’était usé contre le mari endormi, affalé, mort enfin, elle était restée seule avec une étrangère : elle-même veuve et vieillie elle était lasse maintenant, et lui, ce mari qui l’avait prise et gardée tout de même n’en était pas venu à bout : il était mort avant elle. Elle n’en avait choisi d’autre. Non qu’elle n’avait pas eu de nouvelle envie d’amour, mais c’était une envie simple et minuscule, elle aurait voulu cette fois ne donner que sa peau. Or sa peau ne pouvait suffire (ça ne suffisait jamais d’ailleurs), elle était fripée depuis longtemps. Que la vie est triste ! se disait quelque fois Angéline, on ne fait que décliner après avoir travaillé, et nous les Gitanes, on a pas le temps d’apprendre quelque chose, un métier, le monde comment il est tourné, que déjà on se trouve grosse, accaparée par les enfants et le mari. »

Ce passage se situe entre la page 46 et la page 47. Il se trouve dans la deuxième partie de l’œuvre.

Je trouve cet extrait représentatif de ce roman, en effet dans ce passage on en apprend davantage sur la vie antérieure d’Angéline car la narration se mélange au propos rapportés dAngéline. J’ai trouvé cela pertinent puisque c’est elle qui dirige la tribu, qui est le pilier de celle-ci. De plus dans cet extrait on remarque que les femmes restent ensemble et on voit le caractère franc d’Angéline lorsqu’elle affirme à ses belles-filles : « un homme, un mari, ça ne comprend pas tout. Ca ne comprend rien ! ». Je trouve aussi que cet extrait représentait bien le titre de ce roman, on y retrouve la grâce de cette vieille dame puisqu’en effet elle continue de sourire mais avec l’épuisement et le dénuement dans lequel cette famille est contrainte, Angéline perd sa force et sa vitalité.

 

Complément :

J’ai très vite accroché au roman, en effet l’action démarre in medias res et cela permet une immersion dans l’histoire. De plus j’aime beaucoup les romans qui nous racontent la vie de personnes, et en particulier dans celui-ci j’ai été très touchée par la misère de ces Gitans, d’autant plus qu’il y a des enfants, et que ces derniers ne sont même pas scolarisés. Ils ne savent ainsi ni lire, ni écrire, ni compter. C’était alors une très bonne idée de faire intervenir une bibliothécaire, qui fait preuve d’une grande patience et d’une grande générosité. Cela montre aussi à quel point la lecture peut faire oublier pendant quelques instants la misère. J’ai trouvé cela magnifique. De plus cette famille me passionnait et en particulier Angéline, qui est une femme de caractère mais elle était très touchante car à certains moments j’ai pu éprouver une certaine pitié à son égard. En effet les conditions dans lesquelles elle vit ne sont vraiment pas faciles pour une femme de cet age. Mais tous les personnages m’ont quand même intéressée, car on a l’impression de vivre leur quotidien avec eux. L’histoire nous tient en haleine jusqu’au bout, avec une fin très touchante et toujours avec l’envie d’en apprendre plus sur cette famille ! Je conseille alors vivement cette lecture, dont je me souviendrai longtemps. Un roman à ne pas rater !!       

Pauline, 1S2   

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Publié par JBicrel, Clémence, Pauline, 1S2 - dans F
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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 19:36
FOENKINOS, David, Le Mystère Henri Pick

J'ai écrit en septembre dernier une critique très mitigée de La Délicatesse. Cette fois, je me dois de rendre justice à David Foenkinos : son Mystère Henri Pick est un vrai régal ! Bien sûr cette histoire de bibliothèque des refusés à Crozon est déjà une promesse tant l'idée est romanesque mais ensuite la promesse est tenue, jusqu'aux dernières lignes : les histoires s'entrelacent, se nouent ou se dénouent sans cesse, plus improbables les unes que les autres et l'auteur manie les fils en virtuose. L'histoire de la plantureuse bibliothécaire prête à quitter son mécanicien de mari pour un jeune poète rimbaldien est un sommet de cet art ! "C'est vrai que Magali n'était pas du genre à partir comme ça, sans prévenir ; de manière générale, elle n'était pas du tout du genre à faire quoi que ce soit de non prémédité ; son existence était une succession de planifications. [...] Elle ouvrit la porte de la bibliothèque au petit matin, tout était tellement calme, comme si les livres eux aussi dormaient, et traversa les rayonnages pour rejoindre son bureau. Son cœur battait d'une manière nouvelle, sur un rythme inédit. Elle aurait pu marcher vite, se précipiter vers ce qu'elle allait découvrir, mais elle aimait ce temps d'attente ; pendant quelques mètres, quelques secondes, tout était encore possible." (p. 219). Le narrateur, qui manifeste de temps en temps son omniscience, ménage le suspense et nous fait ici attendre avec Magali de découvrir si, oui ou non, Jérémie est encore là. Outre ces deux personnages, c'est tout une galerie de portraits que l'auteur trace avec précision et... délicatesse !

Au cœur de ce récit publié chez Gallimard, c'est aussi tout le monde de l'édition que l'on explore à travers les intrigues et les personnages : c'est chez Grasset que les choses se passent mais on devine bien que cela peut concerner la plupart des grands éditeurs. On découvre ici comment peut se créer un événement, de toute pièce, dans le monde littéraire et comment on accompagne la sortie d'un livre que l'on veut promouvoir pour des questions d'argent et plus encore pour des questions de renommée. On explore un monde d'ambitieux, de déchus, de ratés et de secrets. Cette histoire-là est moins légère et plus mélancolique mais l'auteur l'aborde sans pesanteur, l'entrelaçant avec les histoires de vies, romanesques et sentimentales.

En somme, un très bon moment de lecture, à ne surtout pas manquer !

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Publié par J Bicrel - dans F
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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 22:06
Filipovic Zlata, Le Journal de Zlata

Titre du Livre: Le journal de Zlata


Le passage qui m'a touchée est celui où Zlata écrit le mercredi 23 octobre 1991 et parle de la guerre à Dubrovnik et elle explique comment les gens sont dans ce cas là. Je ne sais pas comment je peux l'expliquer mais je suis rentrée dans l'histoire grâce à ce moment- là car ça ma vraiment touchée et déçue, j’imagine que moi dans ce cas-là j’aurais peur, je serais triste, terrifiée... beaucoup de mots pourraient exprimer cela.
Je pense que les personnages ont été développés et sont intéressants, surtout Zlata. Zlata semble une fille très joyeuse, même aux moments difficiles, elle reste positive. La façon dont elle écrit à son journal (Mimmy), est toujours polie.

Je pouvais m'identifier aux personnages car Zlata écrit a son journal mais c’était comme si elle m’écrivait à moi, elle explique ce qu'elle fait, ce que se passe à ce moment -là...
J'aime bien le style du l'auteur, c'est agréable à lire et le vocabulaire est bien

Mimmy (Le prénom du Journal de Zlata)

le mardi 31 Mars 1992

Destinataire: Zlata Filipovic


Dear Zlata,


Merci de m'avoir donné un prénom, c'est trop mignon!
Je vois que tu n'as pas écrit, ce n'est pas grave, je sais très bien que ce moment est un temps difficile car tu as vu ces images si terribles. . . Je ne suis qu’un journal de toute façon donc bien sûr je ne voyais pas ces images avec toi et je ne sais pas exactement comment tu as réagi. D’être un journal pour une fille si sympa que toi est un rêve pour tous les journaux, d’autant plus si elle te donne un prénom si mignon. Zlata, tu es une fille très sympathique et positive, dans n'import quel moment, tu es joyeuse comme toujours. À chaque fois que tu m’écris, je vois que tu changes, d’une fille jeune à une fille assez âgée.

Dommage que je ne sois qu’un livre ! pour l’écriture mais ce n'est pas grave, si tu m’écris, à moi, c'est un moment spécial car je suis toujours excité de savoir ce qui s’est passé en réalité avec toi et les autres. La guerre ressemble à un cauchemar, horrible. Les gens de Dubrovnik n’ont pas de chance. . . les pauvres ! Ne perds pas de courage, aies confiance en eux. Ta courtoisie est superbe, j'ai presque oublié de te le dire.

J’espère que tu vas bien. . . tu n'as pas écris depuis hier.



Mimmy


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Publié par Rebekka, 4D - dans F
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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 13:18
Foenkinos David, La Délicatesse

D'habitude, je n'écris pas sur les livres que je n'aime pas. Cette fois pourtant, je le fais car je suis perplexe. Voilà un roman qui, dixit l'éditeur, "a obtenu dix prix littéraires et a été traduit dans une quarantaine de langues." Je vois même qu'il a été adapté au cinéma.

Et pourtant je n'y ai trouvé qu'une histoire sentimentale comme on peut en voir dans certains téléfilms, sans relief, à peine vraisemblable : combien iraient jusqu'à assener deux coups de poings à leur patron ?

Certes, quand j'ai choisi cette lecture, je cherchais un roman un peu léger et facile pour pallier le poids de la rentrée mais à ce point, ce n'est plus de la légèreté. Je cherchais aussi un auteur à découvrir. Ce livre est-il représentatif ?

Certes, il y a de l'humour, par moment et quelques jolies phrases aussi mais les définitions, recettes, statistiques... qui entrecoupent le récit s'apparentent à de la désinvolture.

"Une fois chez elle, assise sur son canapé, Nathalie ouvrit le paquet. Elle découvrit un distributeur de Pez. Elle n'en revenait pas, car on n'en trouvait pas en France. Ce geste la touchait profondément. Elle remit son manteau et ressortit. Elle arrêta un taxi en faisant un mouvement du bras (un geste qui lui parut subitement simple).

72

Article Wikipedia concernant les PEZ

Le nom PEZ est dérivé de l'allemand..." (p. 133/134)

Alors est-ce moi qui ai mal compris ce livre ? C'est le sens de cet article : je suis perplexe devant le succès d'un tel livre que moi je n'ai pas apprécié.

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Publié par Etlire - dans F
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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 12:21

Titre: Où que tu sois...

Auteur: Jackie FRENCH

Édition: Flammarion

Collection: Tribal

Genre: Roman

Thèmes: Famille, adolescence, disparition

La couverture:

La couverture est bleue. On voit l'ombre d'une adolescente aux cheveux blonds. Le titre est écrit en grand et en bleu clair, le nom de l'auteur est écrit tout en haut de la couverture en blanc. En bas de la couverture, on voit la mer .

La 4ème de couverture:

Le fond est bleu foncé. En haut il y a le nom de l'auteur,

en dessous le titre. Un extrait du livre décrit l'intrigue de l'histoire. Puis il y a le résumé du livre.

Tout en bas et en petit, est noté le site internet de l'édition. À droite et à la verticale, il y a le code barre, le prix du livre en France  et le nom de celui qui a crée la couverture.

Les deux personnages principaux:

Sara: Sara est une adolescente qui vit en Australie. Ses parents sont divorcés, elle vit chez son père à la ferme. Elle a une sœur, Mélanie, qui a quatre ans de plus qu'elle. Sa meilleure amie se nomme Di. Sara est très curieuse.

Exemple:

« -La poubelle, ai-je murmuré. C'est là qu'il l'a mise. Personne ne sera surpris de te voir rouler ta poubelle dehors.

-Mais, il n'y a pas assez de place pour un corps! A protesté Di.

-Tu parles! Il suffit de tasser.

Toujours pas convaincue, Di a secoué la tête.

-On n'a qu'à essayer.

-Quoi? »

Elle est un peu jalouse de sa sœur Mélanie.

Exemple:

«Mel est blonde comme maman.»

«Mel est mince et élancée.»

«Mel faisait son lit sans qu'il soit nécessaire de le lui répéter quinze fois.» (extrait de la page 18)

Mélanie: Mélanie est la sœur de Sara; Elle est jolie , blonde, mince et élancée. Elle a disparu le jeudi 4 mai. Tout le monde l'appelle Mel. Elle était aimée de tous , c'était le modèle de Sara car tous ce qu'elle faisait était bien .Elle vivait en colocation avec Myra et Élaine. Son ancien petit copain s'appelait Johnnie.

Les grandes caractéristiques de l'écriture:

C'est une histoire réaliste, il y a beaucoup de description.

Exemple: page 117 à 121

L'auteure a utilisé un vocabulaire courant.

Exemple: «Papa avait quasiment passé sa nuit à appeler les connaissances de Mel les unes derrière  les autres pour vérifier si elle était ou non chez elles». Page37

Dans certains chapitres, le personnage principal écrit des lettres au personnage secondaire. Ce livre a donc quelques passages épistolaires.

Exemple:

«Chère Mel,

Ça fait presque quatre ans que tu es partie. Que tu es partie? Que tu nous as abandonnés? Que tu as été enlevée?» page 275

« Je veux entendre ta voix, ta vraie voix, pas celle qui le hante l'esprit. Je veux apprendre que tu es heureuse, même si je ne te revois jamais. Page 280

Je t'aime, Mel.

Sara.»

Ce que j'aurais changé si j'en avais la possibilité:

Si j'en avais la possibilité, je changerais le déroulement et la fin de l'histoire. Dans l'histoire, la sœur de Sara a disparu. Une enquête est menée mais à la fin du livre on ne sait toujours pas ce qui lui est arrivé.

Si je changeais la fin de l'histoire, on retrouverait le coupable qui a tué sa sœur.

Ou sa sœur serait partie refaire sa vie ailleurs.

Ce que je pense du livre:

Je n'ai pas aimé ce livre car je n'ai aucune affinité avec le personnage principal. Je l'ai trouvé ennuyeux, il n'y a pas d'action et il y a trop de descriptions.

La situation est presque la même du début à la fin de l'histoire. Le personnage principal écrit trop de lettres.

Je n'ai donc pas trouvé ce livre intéressant même s'il est bien écrit.

Lucile, 4B, juin 2015

 
 
Mathis B, 4A Octobre 2012
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Publié par Lucile, 4B, Mathis B, 4A - dans F
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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 09:44

Nom et prénom de l’auteur : Gustave Flaubert000821868.jpg

Titre du recueil : Un cœur simple

Collection : Etonnants classiques

Edition : GF Flammarion

Ce livre ne contient que cette nouvelle : Un cœur simple

Abécédaire :

  1. Anthropophages « Elles représentaient différentes scènes du monde, des anthropophages coiffés de plumes… » Page 34, un cœur simple.
  2. Bédouins  « un singe enlevant une demoiselle, des Bédouins dans le désert… » Page 34, un cœur simple.
  3. Capeline « Devant l’auberge elle questionna une bourgeoise en capeline de veuve… » Page 32, un cœur simple.
  4. Dressoir « Un dressoir en chêne supportait toutes sortes d’ustensiles… » Page 38, un cœur simple.
  5. Estampes « Pour instruire les enfants d’une manière agréable, il leur fit cadeau d’une géographie en estampes. Page 34, un cœur simple.
  6. Futaille  « Paul montait dans la grange, attrapait des oiseaux, faisait des ricochets sur la mare, ou tapait avec un bâton les grosses futailles qui résonnaient comme des tambours ». Page  35, un cœur simple.
  7. Gazette « Il avait lu ce renseignement dans une gazette ».Page 55, un cœur simple.
  8. Houseaux « C’était Liébard, le fermier de Toucques,  petit, rouge, obèse, portant une veste grise et des houseaux armés d’éperons. Page 33, un cœur simple.
  9. Instances « Elle s’échappait la nuit, et, parvenue au rendez-vous, Théodore la torturait avec ses inquiétudes et ses instances ». Page 31, un cœur simple.
  10. Jalousies « L’éblouissante clarté du dehors plaquait des barres de lumière entre les lames des jalousies ». Page 41, un cœur simple.
  11. Kyrielle « Mme Aubain étudia ses comptes, et ne tarda pas à connaitre la kyrielle de ses noirceurs… » page 80, un cœur simple.
  12. Louvoyer « Dès qu’elles avaient dépassé les balises, elles commençaient à louvoyer ». page 42, un cœur simple.
  13. Misaine « Leurs voiles descendaient aux deux tiers des mats ; et, la misaine gonflée comme un ballon,… » page 42, un cœur simple.
  14. Nippes « Il apportait ses nippes à raccommoder… » page 51, un cœur simple.
  15. Ostensoir « C’était les postillons saluant l’ostensoir ».Page 87, un cœur simple.
  16. Postillon « En voyant cette femme qui ne se dérangeait pas, le conducteur se dressa par-dessus la capote, et le postillon criait aussi… »page 74, un cœur simple.
  17. /
  18. Rouet « Félicité, qui tournait son rouet dans la cuisine ».Page 65, un cœur simple.
  19. Sarclait « Mme Aubain , assise, travaillait à son ouvrage de couture ; Virginie près d’elle tressait des joncs ; Félicité sarclait des fleurs de lavande ; Paul , qui s’ennuyait, voulait partir ».Page 41, un cœur simple.
  20. Tapissière « Enfin, un jour, une vieille tapissière s’arrêta devant la porte ; et il en descendit une religieuse qui venait chercher Mademoiselle ».Page 49, un cœur simple.
  21. Ursuline d’Honfleur « … elle résolut de la mettre en pension chez les Ursulines d’Honfleur ».Page 49, un cœur simple.
  22. Vérificateur « … et y montrait de si hautes facultés qu’un vérificateur lui avait offert sa fille, en lui promettant sa protection ».Page 79, un cœur simple.

 

Adeline H 4B                                                                                                                  15/04/2014

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 16:57

Titre :la fiancée à la robe vertela-fiancee-a-la-robe-verte-194323-250-400.jpg

Auteur :Aubrey Flegg

Edition : Rageot roman

Genre : roman

Quel est le sujet de ce livre : une fille qui va se marier pour obéir à son père et sa mère mais elle n’aime pas son futur époux et elle se fait peindre sur un tableau, à la demande de son père.

Qu’est ce que vous avez appris sur le XVII e s? Nous avons appris que Louise est la fille d’un  riche faïencier et qu’elle va se faire peindre sur un tableau avec une robe verte.

S’il fallait représenter se livre en 5 mots : peinture, fille, mariage, robe, verte

Si je devais publier ce livre je déciderais:

« Maitre, j’aimerais croire que vous avez raison, mais grâce à notre télescope nous verrons des choses qui prouveront sans aucun doute que c’est belle sphères de cristal n’existe pas. Comment expliqueriez-vous le mouvement des quatre lunes qui tournent autour de Jupiter? Comment pourrait-«elle tourner autour de cette planète si elle est entourée d’une sphère  de cristal?

-La réponse est très simple, ma chère, c’est impossible.

- mais… »

Clémence  4eme A, 2 décembre 2013

utlign9

La fiancée à la robe verte.

Aubrey Flegg.

 Rageot romans.

 Roman de littérature jeunesse historique.

 Louise Eeden, 16 ans, pose pour le première fois avec une robe en soie verte. Elle se lie alors avec le vieil artiste, perfectionniste excentrique, le peintre Jacob Haintink qui fait son portrait et surtout avec son apprenti, Pieter, dans les années 1650. Bon gré, mal gré, elle s’apprête à être fiancée à un riche héritier. Peu à peu, elle prend la décision de ne pas se marier...

 Dans cet ouvrage, les personnages se posent des questions sur les astres, les couleurs ... Ce qui veut dire qu'au XVIIe, beaucoup de gens ne savent pas encore comment l'on fait par exemple du vert :

 " - Vous ne nous demandez pas pourquoi nous utilisons du bleu et non du vert ? interrogea le maître.

 - Vous venez de dire qu'il n'existait pas de peinture verte, maître, cela signifie que vous devrez utiliser du bleu et du jaune. [...]

- Écoute-la, Pieter ! s'exclama maître Haitink avec une surprise non feinte. Cette jeune dame en sait beaucoup trop sur notre métier. " p.30.

 Le peintre se fait appeler "maître" par son apprenti mais aussi par ses clients.

 Pour résumer en trois mots : peinture (c'est le sujet principal du roman), vert ( la couleur de la robe qui à l'air de poser problème au peintre ), fiançailles (qui approchent), questions (tout au cours du roman, on construit de nouvelles hypothèses grâce aux questions), historique (Le recit se passe au XVIIe s.).

 Si je publiais ce livre ce serait grâce pour sa fin. On ne s'ennuie pas du fait ou l'on apprend qu'elle décide de ne plus se marier. Mais je ne publierais pas ce livre car je trouve le contenu de l'histoire ennuyeux à cause des hypothèses proposées sur ce que l'on connait déjà.

 04/12/2013 Le Moine Lindsay 4eme A


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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 19:39

Titre: Les Théâtres du Monde

Auteur : Gallimard Jeunesse

Edition : Les Racines du Savoir

theatres.gifGenre : Documentaire

Sujet : Le livre explique les différents types de théâtres dans le monde et leurs caractéristiques, les genres de pièces de théâtre, les origines et les premières pièces de théâtre, les comédiens très connus, leurs costumes et la composition de l’Opéra Garnier de Paris.

J’ai appris beaucoup sur la composition de l’Opéra Garnier de Paris et sur les masques de chaque comédien. 

-Livre page 24 :"11000 mètres carrés de superficie, 7000 marches, 7 millions de kilos de fer et de fonte ! L’opéra Garnier de Paris est le plus vaste du monde. "Trop d'or, trop d'or" s'écriaient les journaux à l'époque de son inauguration."  J’ai appris à partir de cet extrait que L'Opéra de Paris est le plus vaste du monde et qu’il est très luxueux.

-Livre page 3 : "Les masques. Tous les exécutants chœurs et acteurs, sont masqués. Faits de chiffons plâtrés coloriés, les masques sont souvent prolongés par des perruques .Chaque masque correspond à son type de personnage. " J’ai appris que chaque masque correspond à un caractère unique.

Les cinq mots qui me semblent représentatifs :

-Intéressant: Je trouve que la description de chaque image soit complète et détaillée.

-Gai: Je trouve que ce livre est composé de plein de couleurs vives et de nombreuses illustrations.

-Riche : Je trouve que la description est complète.

-Coloré : L'utilisation des couleurs a rendu la lecture plus agréable.

-Etudié : Jai vérifié ce qui est écrit, et que qui est écrit est vrai.

Je publierais ce livre car je le trouve très intéressant grâce au fait que son niveau de lecture n’est pas trop dur et que les illustrations aident beaucoup à comprendre le texte. Les illustrations forment un ensemble très homogène avec le texte, la difficulté du texte est donc atténuée et s’ouvre  á de lecteurs jeunes.

Je trouve aussi que le fait que le livre soit  coloré donne beaucoup plus envie de le lire car pour certains jeunes, lire c’est très ennuyeux alors je trouve que la couleur c’est plus gai et ça donne plus envie de lire, personnellement ça me donne plus envie de lire.

                                                                                                      Phillip 4A décembre 2013

 

 

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Publié par Philip, 4A - dans F
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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 18:50

si tu veux

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Publié par Clémence L, 4A - dans F
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