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24 juin 2020 3 24 /06 /juin /2020 18:49

Paru en 2011, ce roman m'avait à l'époque attirée et révulsée. Il est des époques de la vie où certains livres heurtent et sont inaccessibles.


Je viens maintenant de le finir. En refermant ce livre, c'est une famille nombreuse qu'il faut quitter, une famille meurtrie par les disparitions prématurées, les secrets trop bien gardés, les séquelles, les non-dits et la résilience. Delphine de Vigan dresse ainsi un vaste panorama de sa famille et plus largement de la famille de sa mère Lucile. Mais cela conduit à s'interroger sur l'écriture elle-même et c'est aussi ce qui fait l'intérêt de ce récit : "Ai-je pris à ma charge, sans le savoir, le désir de Lucile ? Je ne sais pas. Lorsque j’ai publié pour la première fois, je n’ai pas eu le sentiment d’accomplir quelque chose dont elle avait rêvé ni d’être dans le prolongement d’une démarche inaboutie ou inachevée. Lors des échanges que nous avons pu avoir, Lucile n’a jamais établi aucun lien, ni opposition, entre mon désir d’écrire et le sien, et a gardé secrètes la plupart de ses tentatives de publication. Il me semble, pour elle comme pour moi, qu’il s’agissait d’autre chose. [...] Aujourd’hui, ma sœur et moi seules avons accès aux textes de Lucile, à leur douleur et à leur confusion.

 Ces textes me rappellent à l’ordre et me questionnent sans cesse sur l’image que je donne d’elle à travers l’écriture, parfois malgré moi. Lorsque j’écris sa renaissance, c’est mon rêve d’enfant qui ressurgit, ma Mère Courage érigée en héroïne : « Lucile laissa derrière elle ses heures parmi les ombres. Lucile, qui n’avait jamais pu monter à la corde, se hissa hors des profondeurs, sans que l’on sût véritablement comment, en vertu de quel élan, de quelle énergie, de quel ultime instinct de survie. » À la relecture, je ne peux ignorer la mère idéale qui plane malgré moi sur ses lignes. Non contente de s’imposer sans que je la convoque, la mère idéale s’écrit dans un lyrisme de pacotille."

Le titre est issu de la chanson Osez Osez Joséphine d'Alain Bashung, une chanson qui va bien à l'héroïne Lucile.

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30 décembre 2019 1 30 /12 /décembre /2019 23:17

Gustave Eiffel,un homme de 23 ans vivant à Paris en 1885, est diplômé et cherche un emploi sans y arriver mais un jour il tombe

sur une annonce pour un emploi, un peu étrange. En fait cette publicité est pour la Société Super Secrète des Savants en Science Surnaturelle (S.S.S.S.S.S) qui est chargée de s’occuper des créatures surnaturelles. Gustave n’était pas très haut dans le classement des recrues mais prometteur, la S.S.S.S.S.S. décide donc de l’envoyer sur l’affaire du phœnix.

J’ai aimé ce livre mais pas plus car j’adore tout ce qui est autour des personnalités de l’histoire et des créatures mythologiques et les deux vont bien ensemble dans ce livre mais il y a des parties soit longues soit importantes soit les deux que je ne comprends pas du tout.

Extrait choisi :

(Gustave)

-Pour obtenir les quantités d’énergies dont vous affirmez que mon corps a besoin, il faudrait bien plus qu’une barre de fer, dit-il. Il faudrait un pylône d’une hauteur considérable… au moins trois cents mètres… et personne n’a jamais construit cela.

-Mais ne pourriez-vous pas superviser un chantier de cette ampleur ? Pas trop loin de la Société, si possible?

-Vous voudriez que je fasse construire,au sein de la capitale, une tour de plus de trois cents mètres, entièrement en fer?

Alfred sourit.

-Avec vos nouveaux pouvoirs, dit-il, ce ne devrait pas être trop difficile.»

Gustave se plaça devant la glace pour enfiler sa chemise. Oui, l’idée était loin de lui déplaire. Il avait toujours rêvé de bâtir des monuments. Déjà, dans sa tête, les calculs s’enchaînaient. Il pourrait déposer la tour sur quatre piliers, chacun orienté vers un point cardinal. On ajouterait des arcs tendus au-dessus des piliers. Et trois étages.

Maxence, 4C

Les côtés scientifiques et mythologiques m’ont beaucoup plu dans ce livre. En effet, le personnage principal évolue pendant la période de la Révolution Industrielle au sein d’une usine de métallurgie et dans un monde avec des créatures imaginaires comme des phénix. Par ailleurs, Gustave va résoudre une enquête trépidante qui va lui apporter de nouvelles connaissances tout en lui donnant de nombreux défis. Le lien avec la tour Eiffel sur la fin du livre est un joli clin d’œil à l’œuvre de Gustave Eiffel.

De plus, l’auteur a su rassembler plusieurs scientifiques du 19ème siècle qui nous sont tous connus.

Le point un peu négatif est que parfois le récit possède des longueurs au détriment de l’action.

Pour mon premier roman « steampunk », je ne peux que recommander la lecture pour découvrir ce type de littérature.

Extrait du chapitre 4 :

Gustave ne réfléchit pas. A l’instant où le loup surgit devant lui, son instinct de conservation prit le dessus, et commanda toutes ses actions. D’un seul coup d’œil, son cerveau embrassa la pièce et son adversaire. Le loup mesurait plus de trois mètres au garrot. Dans la petite pièce d’une trentaine de mètre de mètre carrés, il occupait presque tout l’espace. Dos à la porte, il pliait les pattes arrière, muscle tendus, prêt à bondir sur sa proie. Impossible de s’enfuir sans lui passer au travers du corps. Le tas d’armes empilées dans un coin ne serait d’aucune utilité. Ces vieilles lames au rebut se briseraient au moindre choc. […]

Je l’ai choisi car selon moi c’est un moment important du livre ; le héros est confronté à une dernière épreuve avant de pouvoir devenir centésimal. Cette épreuve est censée être impossible et le texte nous le montre bien. Ceci amène encore plus de suspens et d’intérêt à cet extrait.

                                                                                                                                                        Thomas, 4C

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24 mars 2019 7 24 /03 /mars /2019 21:59

Les Gratitudes est le dernier roman de Delphine de Vigan. Une fois encore, l’auteure nous plonge au cœur de la réalité même si un roman est une fiction ou peut-être d’autant mieux que le roman est une fiction.

 

Avec Michka c’est l’apprentissage de la déréliction que nous découvrons. Elle qui était correctrice dans une revue, la voilà atteinte d’aphasie. Or cette atteinte n’est pas nette, brutale et totale. Au contraire elle s’insinue : peu à peu les mots se déforment et puis peu à peu ils disparaissent laissant les phrases en suspens. Michka a bien conscience de l’irrémédiable perte. Jérôme son orthophoniste fait ce qu’il peut pour l’enrayer pourtant. Entre eux se tissent une relation humaine qui dépasse clairement les fonctions de Jérôme. Tout cela se passe dans un lieu qui ne laisse pas d’espoir de guérison puisqu’il s’agit d’un Epadh, lieu où l’attente "est une occupation à part entière."

Alors une fois toutes les gratitudes exprimées la perspective est toute tracée pour Michka.

Alors pourquoi lire un tel roman ? Pour l’humanité dont fait preuve l’auteure bien sûr. Pour la délicatesse de son écriture aussi. Ce n’est pas si facile d’écrire comme une aphasique ! Sous la plume de Delphine de Vigan, cela devient une nouvelle langue, une langue chargée de poésie.

Extrait choisi :

« Elle s’assied dans son fauteuil.

— Mais je n’arrive plus à dire, alors elle ne comprend pas. Même quand je suis dans le… la… elle… raboule comme ça.

— Vous voulez que j’en parle ?

— Non, non, surtout pas. Elle va être en colère. Et vous ? (Elle me scanne.) Vous avez l’air triste.

Les vieux sont comme les enfants, on ne peut rien leur cacher.

— Ah bon, vous trouvez ? Non, tout va bien je vous assure.

— Parler… c’est si diffus… ça fatigue, vous savez.

— Je comprends, Michka.

— L’autre jour… j’ai fait un… (elle fait un drôle de geste, d’une main, qui désigne sa tête), j’aimerais vous le dire… mais c’est trop loin.

— Un rêve ?

— Oui, mais méchant.

— Un cauchemar ?

— Oui, avec la… grande régimente… Elle voulait me… débarrasser.

— Vous êtes anxieuse, Michka, ces derniers temps, vous en avez parlé aux auxiliaires ?

— Non, je ne peux pas… Il ne faut pas montrer qu’on est friable, aux militaires… Surtout pas.

Elle tourne un peu dans sa chambre, puis elle revient vers moi.

— Je voulais vous dire…

— Oui.

— C’est le… Ce n’est plus ce que c’était, vous savez. Ça a beaucoup baissé… Et puis j’oublie les… Alors tout est… effaré… égaré. Ça me… fraie.

— Ça vous fait peur ?

— Oui. Mais… froid aussi.»

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23 mars 2019 6 23 /03 /mars /2019 17:11

Je viens de finir de lire Les Loyautés de Delphine de Vigan, un livre qu’elle a écrit récemment, en 2018 me semble-t-il.

C’est un roman qui me plonge dans la vie réelle de beaucoup de jeunes adolescents actuellement et dans la vie de nombreux couples de notre société : on y trouve Théo, un jeune garçon en perdition, enfant d’un père profondément déprimé et  sans emploi et d’une mère intransigeante et froide, devenue allergique à tout ce qui se rapporte à la vie de Theo quand il est chez son père. L’enfant passe une semaine chez l’un, une autre chez l’autre mais il ne peut faire strictement aucun lien. Au collège, il se fait discret et se lie à Mathis un garçon solitaire lui aussi. Ensemble ils prennent de dangereuses habitudes.
Mathis pourtant vit avec ses deux parents mais la famille vacille aussi : le père William alias Wilmor joue un étrange jeu et sa mère hésite entre révolte et culpabilité.
Entre ces personnages, il y a le personnel du collège, le principal, l’infirmière, les professeurs.  Lourdes responsabilités que les leurs face à ces familles en déréliction. Hélène, professeur principal sent bien que Theo va mal mais comment ne pas outrepasser ses droits ?
Ce court roman dont le titre insiste sur une valeur qui concerne tous ses personnages nous plonge tour à tour dans la conscience de chacun avec une très grande sensibilité et beaucoup d'humanité.

extraits choisis :

             Quiconque vit ou a vécu en couple sait que l’Autre est une énigme. Je le sais aussi. Oui, oui, oui, une part de l’Autre nous échappe, résolument, car l’Autre est un être mystérieux qui abrite ses propres secrets, et une âme ténébreuse et fragile, l’Autre recèle par-devers lui sa part d’enfance, ses blessures secrètes, tente de réprimer ses troubles émotions et ses obscurs sentiments, l’Autre doit comme tout un chacun apprendre à devenir soi, et s’adonner à je ne sais quelle optimisation de sa personne, l’Autre-cet- inconnu cultive donc son petit jardin secret, mais oui, bien sûr, tout cela je le sais depuis longtemps, je ne suis pas tombée de la dernière pluie. Je lis des livres et des magazines féminins. Vaines paroles, lieux communs sans partage, qui ne procurent aucune consolation.

    […] Tous les couples se conforment à des règles et des usages, généralement implicites. Non ? C’est une sorte de contrat tacite qui unit deux êtres, quelle que soit la durée de cette union. Je parle de ces combines plus ou moins grossières que l’on fomente, à deux, sans jamais les formuler. Des accommodements avec le réel, oui, par exemple avec la vérité même.                              

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3 janvier 2019 4 03 /01 /janvier /2019 13:37

3 raisons/ 3 mn par Gwench'lan, 4C

L’auteur se nomme Pierre-Yves Villeneuve. Il a fait des études en sciences et en littérature au Québec. Il a été libraire et a travaillé pour de grandes éditions au Canada. Gamer est son premier roman de littérature jeunesse.

Le livre a été écrit en 2016 en français, il n’est pas traduit. Je reconnais cette œuvre en tant que roman. Le texte est destiné aux jeunes.

Ce livre raconte l'histoire d'une fille de mon âge, à qui je peux m'identifier, qui partage une passion avec ses amis. L'auteur évoque la vie des adolescents en général, les passions, l'importance des amis, mais aussi les conflits entre jeunes.

Le livre nous raconte donc l’histoire d’une jeune fille se nommant Laurianne. L'auteur décrit la vie banale d’une adolescente qui aime jouer aux jeux vidéo, courir et faire du skate. Laurianne vit dans un village, puis déménage dans une grande ville avec son père, qui change de travail. Laurianne vit dans sa bulle, elle est plutôt solitaire. Elle appréhende un peu de changer d'école, elle souhaite rester discrète.

Malgré tout, Laurianne se fait de nouveaux amis dans sa nouvelle école : Margaux, Charlotte, Elliot, mais aussi des ennemis comme Sarah, Jade et sa bande.

Laurianne est le personnage principal du roman. Sam est le second personnage du roman. Il est l'ami de Laurianne, et partage avec elle la passion du skate et des jeux vidéo. Le père de Laurianne est le troisième personnage principal, il tente de rassurer Laurianne par l'humour, sur leur déménagement.

J’ai aimé ce roman car il me fait penser à la réalité des jeunes d'aujourd'hui.

J’aime aussi beaucoup la personnalité de Laurianne. J'ai aimé sa façon de voir le monde : souvent un peu grognon, elle est débrouillarde, et gentille avec ses proches.

J’ai beaucoup aimé lire ce livre, je vais d'ailleurs acheter le tome 2. J'ai bien compris ce livre qui me fait penser à moi et mes amis.

La chambre de Laurianne me fait penser à une salle informatique, avec un PC et 3 écrans. Laurianne est une vraie « geek » : «Je n’ai pas eu le temps de tout rebrancher. Papa m’a permis d’installer le strict minimum pour que je puisse être fonctionnelle à l’école ».

www.archive-host.com style="font-family: Arial,Helvetica,sans-serif;">Pour terminer cette critique je donne 4,5/5 à ce livre que j’ai adoré.

                                                                              Gabin T 4C

Ce roman est écrit par Pierres-Yves Villeneuve, il a aussi écrit la saga GAMER. Ce livre a été écrit en 2016 et il est français. Ce texte est destiné à la jeunesse, si on n'est pas grand lecteur on peut hésiter sur le texte. Tout au long de la lecture de ce roman des images se sont installées dans ma tête. J'ai aimé ce livre car c'est une histoire moderne, sur les jeux vidéo.

"Elle est presque à ma portée. Je défais ma ceinture de sécurité, me lève et attrape le bras de Sam2dePique. De toutes les forces de ma mercenaires, le l’amène à l’intérieur du cockpit, puis, sans attendre, je tire sur le levier pour redresser le nez de l’avion. Le jet change de direction trop lentement, se cabre, mais continue sa chute. Le sol se rapproche dangereusement. Je peux discerner des avatars au sol qui ont cessé leur combat et qui espèrent nous voir nous écraser. En dernier recours, je mets la puissance maximale sur les turbines nécessaires à un décollage vertical."

                                                                                            Nathan PC

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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 10:15

Dans ce roman à la couverture ornée d’une mise en abyme en noir et blanc, le héros-narrateur, Jeff Valdera est amené à sonder son passé pour remettre à jour des souvenirs enfouis depuis plusieurs dizaines d’années.

 

Pour l’y contraindre, il y a d’abord trois cartes postales énigmatiques et puis il y a ensuite la non moins énigmatique Frieda Steigl et son vieux sac de cuir.

Frieda est Suisse, grande, blonde et elle s’exprime dans un français très approximatif. Avec une étonnante brutalité, elle pousse Jeff à retrouver les détails de sa vie à l’hôtel Waldheim à Davos en 1976. Pour l’aider, elle exhibe les documents qu’elle a obtenus lors de l’ouverture des archives de la Stasi. Elle pense que Jeff est coupable de la disparition du réseau d’exfiltration d’intellectuels allemands de l’Est et coupable notamment de la disparition de son père, M. Steigl. Tous les moyens lui semblent bons pour faire sortir enfin la vérité : paroles sibyllines des cartes postales,  rendez-vous imprévisibles, brutalité et colère, alcool, promenades au bord de la mer,… Et il est vrai que des souvenirs reviennent à Jeff, par bribes. Cela fait-il de lui un coupable ?

p. 264 "Aujourd’hui, j’ai l’impression qu’elle m’a convoqué ici une dernière fois pour me rentrer dedans plus directement encore. Ces dernières inhibitions viennent de sauter.

– Je ne t’ai pas convoqué. Tu vois que le faux, c’est toi. Tu as fait l’invité toi-même. Tu l’as dit à mon partenaire que tu le savais le plus et que tu venais tout le dire. Et qu’est-ce que tu viens le dire ? Je l’attends encore. Tu recules toujours, alors c’est le temps.

Je nie m’être invité. Elle dénature les propos que j’ai tenus  à son compagnon employeur, le galeriste de Zurich. Je n’ai fait aucune promesse ou pas de cette manière. Si elle m’a attiré dans le chalet du Dr Meili, c’est pour me faire reconnaître plus que des erreurs, carrément des fautes, pas encore un crime, mais pas loin."

Avec ce roman, un pan de la guerre froide refait surface, la dangereuse exfiltration d’Allemands de l’Est et la menace permanente de le Stasi. Avec Frieda, c’est aussi la paranoïa généralisée installée à cette époque qui se prolonge et survit créant chez Jeff et chez le lecteur un sentiment de malaise.

C’est en tous cas un roman qui vous tient en haleine, même la fin reste ouverte … Où est passée Frieda ? Par sa manière de fouiller le passé pour le faire ressortir des brumes de l’oubli au gré de rencontres étranges et de promenades ce roman me rappelle l’univers de Modiano, ses images sépia et des promenades.

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 20:37

J’observe

C’est Jules Verne qui l’a écrit, je connais déjà « Le Tour du monde en 80 jours », «  Voyage au centre de la terre » comme autre livre de cet auteur. Ce texte a été écrit en 1886, en français et son genre est la nouvelle

Je lis  j’écoute

Cette nouvelle me rappelle le livre « Finisterrae » de Jeanne Bocquenet-Carle. Je retiens les mots  « docteur Trifulgas »

Je comprends

Le personnage principal est le docteur Trifulgas il ne souhaite pas aller soigner  le craquelinier du Val-Karinou. Il y a aussi la fille, la femme et la mère du craqueliner qui vont chercher le docteur pour qu’il vienne soigner le patient mourant en lui proposant à chaque fois une somme d’argent différente. L’action se passe dans la petite ville de Luktrop et je ne sais pas quand elle se passe.

Le texte parle d’un docteur qui ne veut pas aller soigner un patient parce qu’il est pauvre. Il accepte l’argent de la mère et décide d’aller voir le patient accompagné de celle-ci.  Mais après un coup de tonnerre la mère disparait, le docteur entre donc seul dans la maison et reconnait la sienne, après être rentré dans la chambre, il se voit sur le lit.

Je réagis

Je suis indifférente à l’égard de cette nouvelle car selon moi elle est trop longue et je ne comprends pas forcément toute l’histoire.

J’interprète

Ce texte est destiné aux personnes riches qui ne veulent pas toujours aider les pauvres. Pour que  cette morale soit comprise de tous, il décrit et argumente.

Solène, 4B

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 12:10

L'écume des jours est un roman d'amour écrit par Boris Vian. Boris Vian est un écrivain français. Le 20 Mars 1947, il publie ce roman rédigé entre mars et mai 1946 et dédié à son épouse Michelle. L'Écume des jours ne sera reconnu par son public qu'à la fin des années 1960.

On commence le livre avec une description de Colin le personnage principal puis de son cuisinier Nicolas ainsi que son ami Chick. Chick sort avec Alise, Colin étant jaloux de leur relation désire lui aussi trouver son amour, il décide alors d'aller à une fête, là il tombe sur la belle Chloé. Après cette fête il se marie avec elle et peu de temps après Chloé tombe malade, victime d'un nénuphar dans le poumon, Colin doit acheter des fleurs pour la sauver cela va le ruiner.

Les principaux thèmes de ce roman sont l'amour qui est vécu différemment: Colin et Chloé vivent un amour plus passionnel que celui entre Chick et Alise. Colin se ruine pour sauver le poumon de sa femme tandis que Chick dépense tout l'argent de Colin dans sa passion plutôt que d'épouser Alise. Il y a aussi le thème de l'argent: Colin qui est plus riche que Chick en début de roman aide son ami Chick. Mais bien sûr c'est la maladie de Chloé qui rythme un peu le roman et lance la suspense : on se demande si elle va s’en sortir.

Une particularité de l'œuvre est quelle utilise beaucoup de mots bien spécifiques et assez complexes à comprendre. Il faut avouer que ce monde dans lequel on pénètre est farfelu, plein de métaphores et il m'a été été difficile de savoir ce qui était réel ou pas. Mais après plusieurs pages, je me suis demandé : Et alors? C'était de la poésie à l'état pur, des personnages qui se ressemblaient tellement que leur seule différence se trouvait dans leur situation. Tous étaient sympathiques, ils s'aimaient tous d'une manière inconditionnelle mais la situation de l'un, n'est pas identique à l'autre ... Et voilà que ça part en cacahuète. C'est une lecture assez rapide mais dans laquelle on s'en prend plein la face. Les images que j'avais dans ma tête étaient incroyables. Il n'y avait que dans cet endroit impénétrable, que j'aurais pu les imaginer. Un pianococktail, quelle agréable façon de recevoir ses amis, autour d'une musique et d'un verre! La maison qui se rétrécissait au fur et à mesure que les états d'âme se déchiraient, se brisaient…

Ce roman nous apporte une bonne leçon de vie car Colin possédait la fortune au début du roman puis il rencontre Chloé qui à cause de sa maladie le ruine à tout point de vue, physiquement ainsi que moralement. Colin va ressortir détruit de cette relation mais les autres personnages aussi vont tous être détruits de différente manière.

Floriane L, 1 STL, mars 2016

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Le roman que j’ai choisi de lire est L’écume des jours de Boris VIAN publié pour la première fois le 20 Mars 1947 chez l’éditeur Gallimard.

Ce roman nous parle d’une histoire d’amour qui tourne au drame à cause de la maladie. Le personnage principal de ce roman est Colin, un homme suffisamment riche pour ne pas avoir à travailler pour quelqu’un d’autre et il a même le luxe de pouvoir avoir un cuisinier Nicolas ; alors que son ami Chick, qui est ingénieur, à lui, du mal à joindre les deux bouts.

Grâce à cet ami, Colin rencontre une jeune femme, Chloé, dont il tombe amoureux et avec qui il se marie. Cependant, Chloé attrape une maladie et pour la sauver, Colin dépense sans compter.

Pendant ce temps, Chick, à qui Colin a donné de l’argent dans l’espoir d’un mariage , dépense tout son argent dans des œuvres du philosophe Jean-Sol Patre , en oubliant tout le reste.

Peu à peu la fortune de Colin diminue et malgré un moment d’espoir, la maladie finit par emporter Chloé et laisser seul et sans argent Colin.

Extrait choisi :

« Je voudrais être amoureux, dit Colin. Tu voudrais être amoureux. Il voudrait idem (être amoureux). Nous, vous, voudrions, voudriez être. Ils voudraient également tomber amoureux…»

Il nouait sa cravate devant le miroir de la salle de bain.

« Il me reste à mettre ma veste et mon manteau, et mon foulard et mon gant droit et mon gant gauche. Et pas de chapeau pour ne pas me décoiffer. Qu’est-ce que tu fais là ? »

Il interpellait la souris grise à moustaches noires qui certainement n’était pas à sa place dans le verre à dents, même accoudée au bord dudit verre, et prenant un air détaché.

« Suppose, dit-il à la souris, en s’asseyant sur le rebord de la baignoire (rectangulaire d’émail jaune) pour se rapprocher d’elle, que je trouve chez les Ponteauzanne mon vieil ami Chose…»

La souris acquiesça.

« Suppose, pourquoi pas ? qu’il ait une cousine. Elle serait vêtue d’un sweat-shirt blanc, d’une jupe jaune et elle s’appellerait Al… Onésime… »

La souris se croisa les pattes et parut surprise.

« Ce n’est pas un joli nom, dit Colin. Mais toi tu es une souris et tu as bien de la moustache. Alors ? »

Il se releva.

« Il est déjà trois heures. Tu vois, tu me fais perdre mon temps. Chick et… Chick y sera certainement très tôt. »

Il suça son doigt et l’éleva au-dessus de sa tête. Il le redescendit presque aussitôt. Ça le brûlait comme dans un four.

« Il y aura de l’amour dans l’air, conclut-il. Ça chauffe.

« Je me lève, tu te, il se lève, nous, vous, ils, levons, levez, lèvent. Tu veux sortir du verre ? »

La souris prouva qu’elle n’avait besoin de personne en sortant toute seule et en se taillant un morceau de savon en forme de sucette.

« N’en colle pas partout, dit Colin. Ce que tu es gourmande !… »

Il sortit, passa dans sa chambre et mit sa veste. »

Ce passage est le début du chapitre 10 ( pages 63 et 64 ) ,  quand le personnage principal , Colin, se prépare pour aller à la fête chez les Ponteauzanne. On voit dès la première phrase du chapitre que Colin est encore attiré par la quête de l’amour, un sujet qui ne le quittera pas jusqu’à ce qu’il trouve l’amour auprès de Chloé.

L’extrait met en valeur le style d’écriture de Boris Vian dans ce livre. En effet c’est un style quelque peu extravagant, qui nous interpelle. Ici , il conjugue certains verbes de ses phrases à toutes les personnes et il parle à sa souris domestique comme s’il parlait à un ami.

Ce passage reflète bien le roman car il est ici question d’un dialogue et le dialogue est très souvent utilisé tout au long de l’œuvre et le côté fantastique de la souris qui le comprend nous ramène au côté extravagant que l’on retrouve sur toute l’œuvre. On retrouve dans ce roman beaucoup de brèves descriptions comme dans cet extrait la description de la baignoire qui permettent une grande liberté d’imagination.

J’ai trouvé ce roman très intéressant par le fait que les courtes descriptions qui nous donnent pourtant une idée assez précise du décor nous laissent la possibilité d’imaginer une partie du décor ce qui permet à chacun de pouvoir interpréter l’histoire comme il le souhaite.

De plus la présence de nombreuses actions et de nombreux dialogues m’ont beaucoup fait accrocher au livre car il y a toujours l’envie de savoir comment va se terminer un dialogue ou une série d’actions.

C’est un roman que j’ai apprécié lire car on croirait tout ce que dit l’auteur réalité. En effet, le roman est plus près de la fiction que de la réalité avec un piano à cocktail, une souris qui réagit aux paroles de son maitre etc. Mais il y intègre une forme de réalité avec la maladie de Chloé qui donne un sens particulier au roman. Car même dans une fantaisie qui nous paraît au premier abord près du comique, le malheur n’est pas loin.

Solenn, 1S2, mai 2017

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 22:52
Vigan (de) Delphine, D'après une histoire vraie

S'engager dans la lecture de ce roman de presque 500 pages, c'est accepter de se poser des questions d'un bout à l'autre et finalement accepter de n'avoir pas de réponse. Delphine de Vigan joue en virtuose avec les codes et avec les références. Réalité ou fiction semble être la question centrale pour l'héroïne mais manifestement, l'auteur n'est pas dupe et moi non plus : l'art du récit qui permet à l'auteur de tenir son lecteur en haleine est bien plus indispensable au romancier que ce faux débat de la réalité et de la fiction. Impossible de raconter l'histoire sans risquer de trop en dire.

Un livre à lire pour le plaisir de se laisser mener par le bout du nez mais aussi parce qu'on y retrouve nombre de références au monde de l'écriture : lecteurs, page blanche, attentes, intertextualité, singularité, réalité, fiction, romancier, singe, biographie, succès et rançon du succès, outils de l'écriture, monde de l'édition, ...

Extrait qui ne manque pas de piquant : "Dans la matinée, mon éditrice m'a appelée. Sans que j'aie eu le temps de placer un mot, elle s'est lancée dans une tirade enthousiaste, émue, transportée, elle était sens dessus dessous, c'était un texte intelligent, elle l'avait lu d'une traite sans pouvoir le lâcher, c'était perturbant et captivant,sans aucun doute ce que j'avais écrit de meilleur..." p.453

Je n'avais lu jusqu'ici que Les heures souterraines, je découvre dans cet autre roman une autre image des talents de Delphine de Vigan. J'ai bien envie de lire les autres textes.

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 14:48
Vigan (de), Delphine, Les heures souterraines

Ce court roman de presque 250 pages retrace une journée de la vie de Mathilde, veuve, cadre dans une société parisienne,mère de trois enfants un lundi 20 mai exactement et cette même journée de la vie de Thibault, célibataire et médecin à SOS Médecin à Paris. Tous deux, seuls, la quarantaine, vivent une journée très particulière de leur existence : Thibault parce qu'il a quitté la femme qu'il aimait, Lila car manifestement elle ne l'aimait pas. Mathilde car une voyante lui a prédit qu'un homme interviendrait pour la délivrer le 20 mai or elle a atteint un tel niveau de désespoir, qu'elle est prête à renoncer à sa rationalité pour croire une voyante ou s'accrocher à une carte chance que son fils lui a offerte, "Le défenseur de l'Aube d'Argent". Tandis que Thibault se débat pour atteindre les patients qu'il doit soigner et pour supporter le malheur qu'il prévoit parfois pour les malades, Mathilde se débat pour arriver à son travail malgré les surprises du RER et du métro, pour comprendre pourquoi Jacques dont elle était la collaboratrice la harcèle, pour s'adapter aux diverses tactiques que Jacques met en œuvre pour l'exclure, l'humilier, la réduire au néant. Quand la journée s'achève, Mathilde rentre chez elle, elle a démissionné, exactement ce qu'il ne fallait pas faire, elle n'a plus de travail et plus d'espoir, elle rate son train, elle "se tient à l'écart, elle observe les gens, la fatigue sur leur visage, cet air de contrariété, cette amertume sur leurs lèvres [...] Pour autant cela ne les rassemble pas, ne crée aucun lien entre eux." Thibault "maintenant [...] sait combien la ville est brutale et qu'elle fait payer le prix fort à ceux qui prétendent y survivre [...] Il arrive un moment où le prix est devenu trop élevé. Dépasse les ressources. Où il faut sortir du jeu, accepter d'avoir perdu. Il arrive un moment où l'on ne peut pas se baisser plus bas."

Quand cette journée s'achève, le lecteur s'accroche à l'idée qu'ils pourraient au moins se rencontrer, se consoler dans les bras l'un de l'autre et peut-être à partir de là, commencer une nouvelle vie. Ils sont en effet un moment face à face ce soir-là dans le métro mais ce roman n'est pas un conte de fées, le métro n'est pas un lieu de rencontre. "Emporté par le flot dense et désordonné, il a pensé que la ville toujours imposerait sa cadence, son empressement et ses heures d'affluence, qu'elle continuerait d'ignorer ces millions de trajectoires solitaires, à l'intersection desquelles il n'y a rien, rien, rien d'autre que le vide ou bien une étincelle, aussitôt dissipée."

Ce roman réaliste sur la vie urbaine présente une étude très précise et très vraisemblable de ce qu'est le harcèlement au travail, une description lucide des difficultés de circulation à Paris, une observation sans illusions de la solitude dans la ville. C'est un roman moderne et cruel.

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