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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 19:18

Paris, rue du Rendez-Vous, Franprix, caisse 4. Ici, le vendredi matin est un point

d’intersection entre 3 chemins de vie : la caissière, l’homme sombre et notre narratrice observatrice. De cette rencontre hebdomadaire ressort des éléments de leur passé, de leur présent. Jeanne raconte. Premièrement, elle imagine à partir de ce qu’elle voit : une photo qui s’est égarée, des courses suggestives. « J’ai l’œil, je n’oublie à peu près rien, ce que j’oublie, je l’invente. » Puis, peu à peu, elle remonte leur histoire en alternant avec la sienne. La vieille femme découvre beaucoup de choses au sujet de ces deux personnages tout au long du livre.On devine un point commun entre eux : la solitude.

            La façon d’écrire de l’auteure rend la lecture de ce récit très agréable. Du fait qu’il n’y a pas de schéma narratif ordinaire, ce livre ressemble plus à un journal intime, ce qui nous rapproche de la narratrice. L’alternance entre la vie de Jeanne et celle des autres facilite la lecture. En effet, malgré le fait qu’il n’y a pas de chapitre, c’est fluide et on ne reste pas trop longtemps à parler de quelqu’un, ce qui pourrait devenir ennuyant. J’ai lu dans ce livres de jolies figures de style et je trouve qu’il a un côté poétique. C’est essentiellement narratif, descriptif. De ce fait, la moindre chose hors norme qui se passe, tel que la caissière qui sort de sa cabine, devient un exploit et le rythme du passage accélère.

            Le thème choisi par l’auteure est la solitude. C’est un fait social intéressant et elle le traduit bien dans son roman qui a pour cadre spatio-temporel la ville de Paris, de nos jours. Lorsque qu’un personnage parle (ou parlait si c’est un souvenir), aucune des règles du dialogue que l’on apprend à l’école n'est appliquée. La phrase est insérée dans le texte. « Gordana, […] s’employait à soulager l’angoisse du chien en lui répétant, dans un français rogue et chantant, n’aie pas peur Nino elle est revenue voilà, elle est revenue Nino la voilà n’aie pas peur. » Tous les personnages présentés sont, ou ont été seuls, en passant même par Jeanne la narratrice. Ce récit traite aussi des inégalités sociales et de l’immigration à travers ses portraits : « Si elle était née en France, en Allemagne, ou en Angleterre, en Italie même, si elle était née du bon coté, elle aurait été réparée. ». Les histoires sont aussi touchantes les unes que les autres.

            Ce livre m’a cependant moyennement plu car je suis plus amatrice de récits fantastiques et le cadre de l’histoire était trop monotone pour moi. Cependant je l’ai trouvé facile car on peut faire une pause à tout moment. Si vous recherchez une lecture calme, ce livre a été écrit pour vous !

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